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Les gilets jaunes, un mouvement auquel il faut s’intéresser malgré (ou à cause de) sa diversité ! C’est une part du peuple qui souffre et résiste qui est là…

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2020

 

Plusieurs centaines de participants se sont réunis pendant trois jours autour de nombreux débats et ateliers. Lydie Lecarpentier/REA

Plusieurs centaines de participants se sont réunis pendant trois jours autour de nombreux débats et ateliers. Lydie Lecarpentier/REA
Lundi, 9 Mars, 2020

DÉMOCRATIE COMMENT LES GILETS JAUNES COMPTENT PESER SUR LE SCRUTIN

La cinquième « assemblée des assemblées » s’est tenue ce week-end à Toulouse, à une semaine du premier tour des élections municipales. Impliqués, les gilets jaunes comptent manifester à Paris samedi prochain, un jour avant le vote.

 

Toulouse (Haute-Garonne), envoyé spécial.

Les municipales, les gilets jaunes de l’assemblée des assemblées (ADA) ont essayé de s’en emparer. Fin novembre, la réunion de Commercy (Meuse) avait lancé un appel à créer des « assemblées communales populaires » et à constituer des listes citoyennes. À une semaine du scrutin, l’heure est déjà au bilan de ce « municipalisme » prôné par beaucoup au sein du mouvement. « Certains d’entre nous sont candidats sur des listes citoyennes qui n’émanent pas du mouvement. Nous l’observons avec intérêt, mais il faudra voir ce que ça donne », confie l’un d’eux, dans le hangar où se tenait la cinquième ADA, à Toulouse.

« Notre idée au départ, c’était d’arriver, dans les petites communes, à monter des listes citoyennes un peu à l’image de ce qui se fait à Saillans, dans la Drôme, explique Bernard, un participant. Mais ce n’est pas facile, évidemment. Donc certains d’entre nous ont rejoint des listes citoyennes qui s’inscrivent dans une démarche compatible avec la nôtre. » Thomas, gilet jaune toulousain, s’est investi par exemple auprès de la liste « Archipel citoyen », constituée selon lui sur le modèle barcelonnais d’Ada Colau. Mais les listes ne sont pas la seule manière de s’emparer du scrutin. Outre les députés, les gilets jaunes ont ainsi demandé aux têtes de liste dans certaines communes de se prononcer sur l’une de leur revendication phare : l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC).

Certains n’attendent pas qu’elle devienne constitutionnelle. C’est le cas des gilets jaunes de Saint-Affrique, qui ont lancé l’organisation d’un référendum sur la réforme des retraites. Ils comptent l’organiser partout où ce sera possible… le 15 mars, jour du premier tour des municipales, à proximité des bureaux de vote. « Nous avons écrit aux maires, explique Patrice, et aux partis politiques, sauf le RN et LaREM. Pour l’instant, nous n’avons pas encore reçu de réponse. » Patrice regrette cependant « le manque de diffusion nationale » de leur initiative, qui est l’occasion selon lui de mener des actions d’éducation populaire sur le terrain.

Bien entendu, les municipales n’ont pas été le seul sujet débattu par les centaines de « mandatés » de l’ADA, qui ont enchaîné débats et ateliers autour de cinq thématiques. D’abord « comment sortir du capitalisme », puis la « stratégie de lutte et d’actions », le « processus constituant », « comment préserver et étendre nos services publics », et enfin, « l’organisation du mouvement ». Les échanges ont provoqué un bouillonnement d’idées, des plus concrètes, comme l’achat d’un terrain pour l’ADA ou la promotion du mouvement dans « les médias mainstream », jusqu’au rejet du mot « République ». « Certains estiment que République, ça fait très ancien régime », justifie Florian, « facilitateur » de l’atelier consacré au « processus constituant ». Les médias, souvent la cible de critiques, ont eux aussi été critiqués. « Ils ont un rôle à jouer dans notre démocratie, explique Florian, mais ils n’ont pas les moyens de le faire parce qu’ils sont tenus en laisse par des groupes privés dont le cœur d’activité n’est pas la presse. » D’où la proposition qui s’est dégagée d’inscrire dans la Constitution que « les journaux aux mains du privé ne perçoivent plus de subventions publiques » et s’organisent en Scop.

L’ADA essaie également de se structurer davantage. Un appel à s’organiser à l’échelle internationale, et notamment européenne, a été adopté par l’assemblée plénière dimanche matin. Un gilet jaune belge a même suggéré que l’ADA de l’automne prochain se déroule à Bruxelles. « Des consensus se constituent, vers davantage de coordination, tout en laissant la pleine autonomie aux groupes sur les ronds-points », apprécie-t-on. Julie, gilet jaune de Perpignan, lance un appel à « s’allier également par régions ». Un autre explique que son groupe de Haute-Loire est organisé à présent en « structure associative ». Et il fait la proposition suivante : « On aimerait recenser toutes les associations de France de façon à acquérir un lieu, une Maison du peuple nationale. »

Mais le prochain rendez-vous est fixé au 14 mars : les gilets jaunes seront de nouveau dans la rue à la veille des municipales. Certains proposent de reprendre les ronds-points pendant la semaine de façon à « booster » la mobilisation et déferler en nombre sur Paris samedi prochain. « Après un an et demi de lutte, on se connaît tous et, du coup, on est capables de faire beaucoup mieux », souligne Yanis, de Champigny-sur-Marne. Les gilets jaunes sont ainsi sortis regonflés de ces trois jours de rencontres. Mais, au-delà du feu d’artifice des propositions (700 au total), certains rappellent la réalité. Bernard Floris, gilet jaune et sociologue à la retraite, est toujours, depuis novembre 2018, sur le rond-point du Rafour, à Crolles, en Isère, et a coécrit le livre Sur la vague jaune, l’utopie d’un rond-point« Beaucoup de gens sur les ronds-points sont dans la misère. Et ceux-là s’expriment peu, ou beaucoup plus simplement en termes de pouvoir d’achat », explique-t-il. Raison pour laquelle, selon lui, « il est difficile de les faire venir dans les ADA ». Il alerte alors ses camarades de lutte : « Si les bavardages ne tiennent pas compte de leur pauvreté, on va perdre des gens. Il ne faut pas oublier que ce sont ceux-là qui sont descendus les premiers sur les ronds-points. »

Diego Chauvet

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Municipales à Tarascon : trois candidats de droite s’affrontent, la gauche est absente laissant un quart de l’électorat dans un choix qui va de l’abstention ou le vote blanc au soutien à des politiques qui sont causes de bien des maux que cette population subit depuis des années !

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2020

 

Le débat diffusé sur France 3 nous éclaire sur le niveau au raz des pâquerettes de la bataille.

Le candidat  Jean Guillaume Remise du Rassemblement National (plutôt épargné de son appartenance à l’extrême droite par le présentateur)  règle ses comptes avec Valérie Laupies qui est présentée par le journaliste comme étant d’extrême droite, s’en défend puisque soutenue par le CNIP et se situe dans les divers droite, comme Lucien Limousin de fera pour lui même. A noter que ce dernier, mettant en cause le gouvernement, se place dans un créneau de droite assez limité !

Il peine à présenter un bilan et pour cause. Il est assez ambiguë sur le rattachement à la métropole considérant en même temps qu’il faut maintenir le département qu’il estime , en tant que vice-président du Conseil Départemental, susceptible de lui apporter « beaucoup d’argent »

Evidemment le candidat RN  a beau jeu pour le mettre en difficulté sur le fait qu’il n’est pas très vaillant pour défendre les prérogatives des élus locaux, ce qui est tout à fait dans le jeu du RN qui depuis des années mise sur les politiques désastreuses de la droite et des sociaux libéraux et autres représentants directs macroniens du monde de la finance.

Le débat tourne autour des questions du centre ville ( petitement abordé à coup d’un ridicule comptage des ouvertures et fermetures de magasin) et sur la sécurité  (c’est sur la forme qu’à lieu l’affrontement dans un sens répressif)

Du logement social pas un mot, de la formation professionnelle pour les jeunes rien, des transports gratuits localement silence radio, du développement de l’économie locale (excepté par le candidate du CNIP qui évoque le nécessité de développer le tourisme) rien, de l’encouragement à l’agriculture, rien, du maintien à domicile des personnes âgées, connais pas !

Vous allez me dire mais alors pourquoi les communistes ne seront pas présents ? Nous avons répondu : pas possible de rassembler à gauche ou certains vont faire le chantage à la menace de l’extrême droite, ne sachant même pas ou elle se trouve, et appeler ou rassemblement républicain. Avec qui je vous le demande ?

Mais ne nous inquiétons pas  le Parti Communiste et les idées de partage des richesses qu’il porte s’imposera dans les luttes et dans les combats électoraux à venir…

 

 

 

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