Sébastien Jumel, Député PCF de Seine-Maritime et membre de la commission spéciale retraite,
Posté par jacques LAUPIES le 6 février 2020
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Posté par jacques LAUPIES le 6 février 2020
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Posté par jacques LAUPIES le 5 février 2020
Même si la société chinoise et l’action déterminante du parti communiste de ce pays m’interroge sur bien des points, je n’hésiterai pas à dire que le bilan est globalement positif (ne riez pas!) Il suffit de comparer l’évolution de ce pays en un un temps historiquement court (qu’est ce au fond que trois quart de siècle à l’échelle de la construction de l’humanité ?) pour mesurer le bond en avant effectué par les chinois et les comparaisons effectuées avec des nations d’importance similaire (Inde notamment) ne font que conforter mon appréciation. Quant à la mise en parallèle avec les société occidentales évoluées économiquement comme les Etats Unis je ne ferai pas un dessin.
Alors il y a bien sur la question des libertés individuelles et collectives ? De ce point de vue les dégâts causés causés par l’impérialisme américain malgré un recours constant et verbal aux droits de l’homme, à la démocratie suffisent à me faire douter, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de cette nation, qu’elle puisse prétendre donner de leçon. Née de la conquête coloniale et d’une action génocidaire et esclavagiste, et totalement submergée par le libéralisme économique et un capitalisme ravageur, l’Amérique de Trump ne survivra pas à l’effondrement et devra tot ou tard céder la place à une société de partage, plus égalitaire. De ce point de vue la Chine qui connait certes elle aussi peut connaitre des formes particulières de lutte de classe (ou de catégories) dispose d’un système qui malgré ses imperfections la maintient dans le camp du progrès social et de la paix !
Son « agressivité » est économique. Elle inquiète certes, mais qu’a-t-elle à voir avec l’impérialisme américain, surarmé et qui constamment fait dans la menace et même l’action militaire ? A ce que l’on dit Marx estimait que le socialisme ne peut se construire que dans une société ou le capitalisme atteint un haut degré de développement et se trouve confronté à des contradictions qui appellent à la socialisation des grands moyens de production ? La Chine est sur cette voie et l’on comprend que cela dérange les dirigeants américains inféodés aux grandes fortunes et bien plus puisqu’elles sont directement au pouvoir.
Tel qu’il est je ne peux croire à une menace chinoise sauf contre les intérêts des classes dominantes occidentales. Ce qui ne vaut aucunement dire qu’il ne faille pas se garder des conséquences d’une emprise de certaines formes de développement du « capitalisme » chinois ! Mais le Parti Communiste Chinois n’est il pas précisément la garantie d’un communisme de demain ?

La principale menace mondiale contre la Paix, les États-Unis, veulent déclencher une seconde vague de maccarthysme ciblant cette fois le Parti Communiste Chinois. Quoi que l’on pense de ce parti, cette déclaration de Mike Pompeo (dépêche AFP) doit interroger les communistes et noter que la seule vision possible du monde se résume aux principes « démocratiques occidentaux » (impérialisme, capitalisme, guerres, ingérences …) :
Le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a qualifié jeudi le Parti communiste au pouvoir en Chine de « menace centrale de notre temps » qui remet en question les principes occidentaux.
« Le Parti communiste chinois représente la menace centrale de notre époque », a déclaré le diplomate de haut rang de Washington lors d’une rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab.
Il a ajouté que les alliés occidentaux doivent « veiller à ce que ce siècle soit régi par ces principes démocratiques occidentaux ».
Pompeo est arrivé mercredi à Londres pour chercher des assurances sur la Chine qui pourrait permettre aux deux anciens alliés de continuer à partager leurs informations et de conclure un accord commercial post-Brexit.
Le 31 janvier 2020
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Posté par jacques LAUPIES le 4 février 2020
George Mandel Jacques Villeret et Catherine Frot
Après avoir vu l’excellent film « le dernier été » retraçant un épisode de la vie de George Mandel qu’interprète le non moins excellent Jacques Villeret accompagné de Catherine Frot, actrice que j’adore, je voulais tenter une petite dissertation sur la nécessité de ne pas se livrer à des amalgames concernant la collaboration de représentants de la grande bourgeoisie avec les nazis.
George Mandel issu directement de la famille Rothschild (son vrai nom), conservateur de droite fut une sorte de résistant anti syndicaliste serait un bon prétexte pour ma démonstration qui bien entendu s’adresserait à certaines personnes qui cultivent des rapports ambiguës avec l’extrême droite, laquelle n’a pas les mains très propres, ni avec les syndicalistes, ni avec les juifs, et se permettent de nos jours de jouer les patriotes.
Cela n’atténue pas pour autant ma conviction, que si l’histoire ne se répète pas, il faut se garder de ne pas la prendre en compte pour le présent et savoir distinguer les bêtes immondes des bêtes dociles à leur maîtres !
Par paresse je n’en dirai pour l’instant pas plus ! Simple et complexe à la fois le sujet sera déplacé en vous proposant un article de l’Huma paru ce jour,, et qui concerne les droits à retraite des artistes et auteurs !
Il est parfois difficile par ailleurs de dédouaner certains adversaires de classe dont l’intelligence sert sans discernement cette classe et méprise celle qui se bat pour son émancipation. Très actuel…
Ils sont 190 000 qui pensaient avoir cotisé pour leur retraite et ont été oubliés par l’organisme qui assure la gestion de leur Sécurité sociale. Un scandale qui perdure depuis 1975, pointé par le rapport Racine.
C’est une bombe à retardement qui provoque la colère et la panique des artistes-auteurs, écrivains, illustrateurs ou photographes, déjà très fragilisés. Paru le 22 janvier dernier, le rapport Racine sur l’auteur et l’acte de création explique que plus de 190 000 artistes-auteurs n’ont « jamais été prélevés de cotisations à l’assurance-vieillesse », alors qu’ils pensaient cotiser pour leur retraite. L’Agessa, en charge du recouvrement des cotisations sociales des auteurs, n’aurait pas effectué le prélèvement vieillesse auprès des diffuseurs (maisons d’édition, presse…) depuis plus de quarante ans. Lors des états généraux du Livre, le 4 juin 2019, l’écrivaine Sophie Chauveau avait ainsi témoigné de sa situation catastrophique : 320 euros de retraite alors que ses livres se vendaient bien et qu’elle avait même, à une époque, été mensualisée par sa maison d’édition : « J’ai cru que j’étais une salariée comme les autres (…), j’ai entendu mes éditeurs me dire que comme ils payaient déjà les Agessa, je n’avais pas à le faire moi aussi (…). J’ai compris qu’on m’avait menti. »
L’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs), créée en 1975, reconnaît sa responsabilité, tout en s’abritant derrière une insuffisance du système informatique et en affirmant avoir alerté les tutelles, les ministères de la Culture et des Affaires sociales, depuis plusieurs années. « Le problème est mis sur le tapis tous les ans depuis 2012 mais les ministères de tutelle n’aiment pas reconnaître qu’ils ont été défaillants. Dès la préfiguration, le système fonctionnait du côté de la Maison des artistes mais pas de l’Agessa. Il n’y a jamais eu moyen de faire appliquer la loi. Ils se sont construits ainsi, pour n’avoir à gérer qu’une petite partie des artistes-auteurs. Plusieur s générations ont été sacrifiées », explique Katherine Louineau, membre du Comité pluridisciplinaire des artistes-auteurs et des artistes-autrices (Caap).
La majorité des personnes concernées sont les anciens assujettis à l’Agessa, une population qui recouvre une grande diversité de situations : « Il existait une différence entre assujettis et affiliés, matérialisée par un seuil de revenus en droits d’auteurs annuels d’environ 9 000 euros (900 fois le Smic horaire). En deçà, les éditeurs prélevaient des cotisations (CSG, RDS, formation professionnelle) pour les reverser à l’Agessa qui n’ouvraient aucun droit à l’assurance-vieillesse. Au-delà de ce seuil, l’auteur devait déclarer spontaném ent ses revenus, pour cotiser à la retraite de base », explique Patrice Locmant, directeur général de la Société des gens de lettres. Depuis le 1er janvier 2020, la différence entre assujettis et affiliés a disparu et c’est l’Urssaf Limousin qui prélève désormais les cotisations des artistes-auteurs. Beaucoup témoignent de l’opacité du système, du déficit d’information, voire du mépris auquel ils ont été confrontés : « J’ai perdu neuf années de cotisation », constate Henri Fellner, illustrateur. Né en 1962, il a commencé dans la presse jeunesse, a été payé à la pige puis en droits d’auteur, pensant que son employeur, Bayard Presse, reversait les cotisations. « J’ai débuté très jeune, en 1981. Je ne pensais pas vraiment à la retraite. En 1990, je suis allé à l’Agessa et on m’a dit que je n’existais pas. J’ai été pris de vertige. On m’a fait culpabiliser en me disant que c’était de ma faute. En fait, c’était illégal de ne pas prélever ces cotisations, et c’était quand même de leur responsabilité de le faire. » Conscient du problème, l’État a proposé en 2016 aux artistes-auteurs qu’ils rachètent leurs trimestres manquants : « Qui peut payer d’un coup vingt-cinq ans de cotisations ? Très peu d’auteurs ont répondu à l’appel », répond Patrice Locmant. « Ils se penchent sur l’avenir mais ne gèrent pas le passé et les préjudices subis », déplore Katherine Louineau.
L’avenir, c’est le projet de réforme des retraites, qui génère beaucoup d’inquiétudes : que signifie une carrière complète pour des personnes dont les revenus sont forcément irréguliers ? Comment s’assurer que les artistes-auteurs, qui relèvent du régime général et dont les cotisations sont désormais précomptées par les diffuseurs dès le premier euro perçu, ne soient pas obligés de cotiser davantage pour un niveau de pension moindre ? « Les auteurs seront défavorisés par rapport aux autres salariés. L’État s’est engagé à prendre en charge la cotisation patronale jusqu’à un plafond de 40 000 euros de revenus, mais au-delà, un euro cotisé par un auteur vaudra moins que pour un salarié. Désavantagés par les régimes de base, les auteurs ne pourront plus compter sur les régimes complémentaires, qui vont disparaître après une période de transition. La spécificité des auteurs doit être sanctuarisée », précise Guillaume Prieur, de la SACD. « On a un statut bricolé. On n’essaie pas de sauver l’existant car la situation est catastrophique. On veut que ça change », plaide Samantha Bailly, écrivaine, vice-présidente de la Ligue des auteurs professionnels. La balle est dans le camp du gouvernement.
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Posté par jacques LAUPIES le 3 février 2020
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Posté par jacques LAUPIES le 2 février 2020
La volonté des pouvoirs successifs de centraliser la gestion des communes dans un ensemble de dimension départementale avec une grande métropole Aix- Marseille, comme cela se produit autour des grandes métropoles du pays, est une intention qui a pour objet de répondre aux exigences du libéralisme économique tout autant que les choix de ce denier au niveau européen.
Après être dépossédée de nombre de ses prérogatives par la mise en place de la Communauté d’Agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette, la ville de Tarascon risque de se voir, comme nombre d’autres de ce nord des Bouches du Rhône, noyée dans une entité monstrueuse, au sein de laquelle elle aura de moins en moins la possibilité de s’affirmer. Cela conduira inévitablement à éloigner sa population des centres de décision et réduira considérablement ses possibilités de contrôle du travail des élus.
Sans entrer dans le détail des projets soutenus par les principaux responsables des collectivités locales et des collectivités de la région et du département, il apparaît clairement qu’à l’exception de certains élus de la communauté ACCM, la droite dans son ensemble se rallie à cette idée d’intégration.
On notera que le Maire de sensibilité de gauche de Saint-Rémy-de-Provence Hervé Chérubini tout comme le communiste Conseiller Départemental Adjoint au maire d’Arles Nicolas Koukas, tous deux candidats « tête de liste » aux élections municipale, ont milité contre le rattachement à Aix – Marseille.
Gageons que les électeurs attachés au renforcement de leur prérogatives de citoyen s’en souviendront le 22 mars et de ce fait sanctionneront une droite et les soutiens de LREM, du style de Monica Michel la députée de la circonscription, complice d’une réforme de retraites que rejette la majorité de français et qui – je m’en souviens - lors d’une rencontre concernant l’action de gilets jaunes à Tarascon tentait lamentablement de justifier la politique anti-sociale du gouvernement !
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