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Ca lutte dur…avec beaucoup de voix !

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2020

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Hé le Président Démocrate et tous les autres en marche ! Au fait en marche pourquoi ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2020

 

 

Hé le Président Démocrate et tous les autres en marche ! Au fait en marche pourquoi ?  dans POLITIQUE

DÉMOCRATIE. « MONSIEUR LE PRÉSIDENT, SOUMETTEZ VOTRE RÉFORME AU RÉFÉRENDUM »

Lundi, 10 Février, 2020
 

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraite voulue par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances.

Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires  », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. à ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.

La liste des premiers signataires : 

Michel Agier, anthropologue. 

Christophe Alévêque, humoriste.  
Pouria Amirshahi, président et directeur de publication de Politis. 
Gérard Aschieri, membre du Conseil économique, social et environnemental, ancien secrétaire général de la FSU.
Eliane Assassi, sénatrice communiste, présidente du groupe CRCE.  
Jean-Louis Auduc, agrégé d’histoire. 
Clémentine Autain, députée FI. 
Audrey AvramoLechat, avocate au barreau de Paris.  
Guillaume Balas, coordinateur de Génération.s.
Jeanne Balibar actrice, réalisatrice. 
Kian Barakat, avocate au barreau de Rouen. 
Julien Bayou, secrétaire national d’EELV.
Linda Bechaouch, cheffe de projet. 
Sonia Bechaouch, avocate. 
Séfiane Belmahi, analyste financier.
Noria Bendjebbour, avocate au barreau du Val d’Oise. 
Eva Bergamaschi, avocate au barreau du Val-de-Marne.
Alaia Berhonde, comédienne.
Sandrine Berrosi, avocate, Seine-Saint-Denis.
Claire Biélakoff, avocate, Seine-Saint-Denis.
Laurent Binet, écrivain.
Anastasia Binoche, avocate, Val d’Oise.
Morgane Blanchard, avocate, Val-de-Marne. 
Michel Blay, directeur de recherche honoraire à l’EHESS.
David Bobée, metteur en scène.
Frédéric Boccara, économiste, dirigeant national du PCF, membre du CESE.
Magalie Boudringhin, aide-soignante.
Pascale Bougier, avocat, Seine-Saint-Denis.
Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine. 
Patrick Braouezec, membre honoraire du Parlement.
Ian Brossat, adjoint au logement de la Maire de Paris. 
Céline Brulin, sénatrice PCF.
Dominique Bucchini, ancien président de l’Assemblée de Corse.
Axel Calvet, avocat, Val d’Oise. 
Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du PS.
Guy Carlier, auteur.
Jean-Michel Carré, cinéaste.
Luc Carvounas, député PS.
Aude Catala, avocate.  
Aurélie Cattan-Attias, avocate au barreau de Paris. 
Stéphanie Chabauty, avocate, Seine-Saint-Denis.  
André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale.
Geneviève Chemla, avocate, Val-de-Marne. 
Stéphane Chenon, cuisinier.  
Hana Cherif-Hautecoeur, avocate au barreau de Paris.  
Samuel Churin, comédien.  
Estelle Cimarelli, avocate au barreau de Thionville.  
Chloé Clair, avocate, Val-de-Marne.  
Marie-Claude Hourquiscot, retraitée. 
Laurence Cohen, sénatrice PCF. 
Fabien Contaminard, ingénieur.  
Yves Contassot, responsable du pôle idées de Génération-s. 
Jacques Cotta, journaliste et réalisateur.
Alain Coulombel, porte-parole d’EELV.
Olivier Coulon-Jablonka, metteur en scène.
Clotilde Couratier-Bouis, avocate au barreau de Paris.  
Pierre Cours-Salies, sociologue.  
Cécile Cukierman, sénatrice PCF. 
Christian de Montlibert, sociologue, professeur émérite de l’université de Strasbourg.
Eléna de Gueroult d’Aublay, avocate, Val d’Oise. 
Ludivine de Leeneer avocate, Val-de-Marne. 
Michelle Décosse, retraitée de l’éducation nationale.  
Anaïs Defosse, avocate, Seine-Saint-Denis. 
Isabelle Desjardins-Azoulay, avocate au barreau de Paris.  
Pascal Dessaint, écrivain.  
Richard Dethyre, sociologue.  
Paul Devin, président de l’Institut de Recherches de la FSU.
Pierre Dharréville, député PCF.
Richard Dethyre, sociologue Mickaël Dion, producteur.  
Cyril Dion, écrivain et réalisateur.
Marion Dodier, avocate, Seine St Denis. 
Sonia Elghozi, avocate, Val-de-Marne.  
Hakim et Mouss, Zebda-Motivés.  
Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement. 
Eric Fassin, sociologue.  
Elsa Faucillon, députée PCF. 
Olivier Faure, député et secrétaire national du PS.  
Pascale Fautrier, écrivaine.  
Christian Favier, sénateur PCF, président du conseil départemental du Val-de-Marne
Caroline Fiat, députée FI. 
Gérard Filoche, porte-parole de la Gauche démocratique et sociale. 
Bernard Friot, économiste.  
Sophie Frontino, infirmière.  
Bruno Gaccio, comédien, auteur. 
Daniel Gaxie, politiste, Paris-1. 
Fabien Gay, sénateur PCF. 
Marion Geniès, avocate, Val-de-Marne.  
Joao Goncalves, avocat, Val-de-Marne.  
Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite à l’université Aix-Marseille.  
Jérôme Goutille, avocat, Val-de-Marne.  
Stephanie Gracia, cheminote.  
Florent Gras, avocat, barreau de Bordeaux.  
Michelle Gréaume, sénatrice PCF. 
Mathieu Grégoire, maître de conférences en sociologie, chercheur à l’IDHES (CNRS). 
André Grimaldi, professeur émérite de médecine.  
Florent Gueguen, dirigeant associatif dans la lutte contre l’exclusion.
Michel Guez, informaticien.  
Bruno Hélin, cadre supérieur paramédical et vice Président du département du Val de Marne. 
Odile Henry, sociologue, Université Paris-8.
Charles-Emmanuel Herbière, avocat, Val d’Oise. 
Adrien Holstein, politiste, Université de Nanterre.  
Christian Hutin, député MRC. 
Jean-Marie Sauret, psychanalyste, professeur émérite des universités.  
Pierre Jouvet, conseiller départemental, porte-parole du PS. 
Régis Juanico, député Génération-s. 
Sébastien Jumel, député PCF. 
Insaf Kabsi, avocat, Val-de-Marne.  
Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat.  
Razmig Keucheyan, sociologue.  
Pierre Khalfa, économiste, fondation Copernic.
Bernard Lahire, professeur de sociologie, ENS Lyon. 
André Laignel, vice-président de l’Association des maires de France. 
Aurore Lalucq, députée européenne Place publique.  
Pierre Larrouturou, député européen Nouvelle Donne.  
Anne Lassalle, avocate, Seine St Denis.  
Pierre Laurent, sénateur PCF. 
Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.
Anicet Le Pors, conseiller d’Etat honoraire.
Hervé Le Corre, écrivain.  
Didier Le Reste, président de Convergence nationale Rail, ancien secrétaire général de la CGT cheminots. 
Frédéric Lebaron, professeur de sociologie, ENS Paris-Saclay.  
Serge Lechtimi, Parti progressiste martiniquais.
Pierre Lemaitre, écrivain.  
Renaud Lemoine, ingénieur.  
Krystel Lepeu, avocate, Val de Marne.  
Aude Lequerré, avocate, Val de Marne.  
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice Gauche républicaine et socialiste. 
Whiteside Lottin, conducteur RATP. 
Fernando Lourenco, sans profession. 
Mélanie Luce, présidente de l’Unef.
Marie Luchi, responsable projet Génération-s.
Nabil Maiz, technicien métallurgie. 
Delphine Malapert, avocate, Paris. 
Noël Mamère, militant écologiste. 
Alexandre Martin, avocat au barreau de Toulouse.  
Christiane Marty, syndicaliste, militante associative, spécialiste des retraites.  
Corinne Masiero, comédienne.  
Sylvie Maugat, épidémiologiste. 
Claire Maugat-Decosse, avocate, Val de Marne. 
Emmanuel Maurel, député européen de la Gauche républicaine et socialiste.
Jean-Luc Mélenchon, député FI. 
Marion Ménage, avocate, Val d’Oise.  
Daniel Mermet, journaliste.  
François-Michel Lambert, député Liberté, écologie, fraternité. 
Catherine Mills, économiste, directrice de la revue Economie et Politique.
Jean-Yves Mollier, historien.  
Bernard Montagne, syndicaliste, responsable associatif.
Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.
François Morel, écrivain et comédien.
Dominique Noguères, avocate retraitée. 
Gérard Noiriel, historien.  
Alain Obadia, président de la fondation Gabriel-Péri. 
Abdallah Ouahmane, sans profession. 
Ahmed Ouahmane, ambulancier.
Aïcha Ouahmane, avocate, Val de Marne.
Fatima Ouahmane, retraitée.  
Mina Ouahmane, agent de surveillance.
Benjamin Page, chauffeur poids lourd.
Mathilde Panot, députée FI. 
Pascale Torgemen, avocate, Val de Marne.
Willy Pelletier, coordinateur général de la fondation Copernic.  
Mimouni Peres-Rifka, avocat, Seine-Saint-Denis.  
Michel Pigenet, historien.  
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien. 
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS. 
Éric Piolle, maire de Grenoble.
Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme.  
Mélanie Plouviez, philosophe.  
Joël Pommerat, auteur, metteur en scène.  
Didier Porte, humoriste.
Christine Prunaud, sénatrice PCF. 
Adrien Quatennens, député FI. 
Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale. 
Robin Renucci, comédien et réalisateur. 
Jacques Rigaudiat, économiste.  
Denis Robert, journaliste.  
Jean Rol-Tanguy, journaliste retraité. 
Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de la revue Cause commune.  
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord.
Alain Ruscio, historien.  
Mathilde Sanson, avocate, Rouen. 
Gisèle Sapiro, directrice d’études à l’EHESS et directrice de recherche au CNRS.
Jamila Sarraf, avocate, Val de Marne.  
Pascal Savoldelli, sénateur PCF. 
Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques.  
Claudine Secq, retraitée.  
Stéphanie Secq, avocate, Val de Marne.  
Lucien Sève, philosophe.  
Karine Shebabo, avocate, Paris.  
Karen Sileber, assistante de direction.
Jean-Pierre Siméon, poète.  
Evelyne Sire-Marin, magistrate et membre du Syndicat de la magistrature.  
Stéphane Sirot, historien.  
Gabrielle Siry, porte-parole PS. 
Henri Sterdyniak, animateur des Economistes atterrés.  
Pascale Taelman, avocate, Val de Marne.  
Sophie Taillé-Polian, sénatrice Génération-s. 
Danielle Tartakowski, historienne.  
Bertrand Tavernier, cinéaste.  
Agnès Teissedre, avocate au barreau de Paris.  
Jacques Testart, biologiste.  
Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. 
Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail.  
François Thiollet, délégué au projet EELV.  
Emmanuel Todd, démographe et historien.
Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac. 
Sophie Ulliac, avocate au barreau de Paris.  
Boris Vallaud, porte-parole et député PS.  
Arthur Vercken, avocat, Paris. 
Marie-Christine Vergiat, responsable associative et ex-députée européenne.
Marie Violleau, avocate, Paris.  
Francis Wurtz, membre honoraire du Parlement européen.

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ENTRETIEN. « NOUS UTILISERONS TOUS LES LEVIERS PARLEMENTAIRES POUR COMBATTRE CETTE RÉFORME ».

Posté par jacques LAUPIES le 9 février 2020

 

 

Photo Jacques Dermathon/AFP

Photo Jacques Dermathon/AFP

 

Jeudi, 6 Février, 2020

La bataille parlementaire vient d’entrer dans une phase décisive. Le communiste Pierre Dharréville explique ce que sera la stratégie de son parti pour contrer le gouvernement et ses ordonnances.

 

Pierre Dharréville Député PCF des Bouches-du-Rhône

La bataille continue. Le gouvernement a l’intention de faire rentrer la rivière dans son lit. La nôtre est de faire en sorte qu’il prenne la mesure du rejet massif de sa réforme dans le pays, et qu’il renonce à ce projet malintentionné. C’est le premier enjeu. Ensuite, l’arrivée du texte devant l’Assemblée nationale va permettre de continuer à mettre en lumière la gravité des mesures contenues dans le projet de loi, et qui parfois se cache dans les détails. L’examen en commission spéciale, qui commençait dès le 2 février, est l’occasion d’essayer de « désosser » le projet gouvernemental. Notre état d’esprit est de mener la bataille et de faire la démonstration de la dangerosité de ce projet. On sait déjà que, en dehors des éléments de langage qu’elle nous répète constamment, la majorité n’a pas beaucoup d’arguments à faire valoir.

Cette procédure réduit le délai dont nous disposons pour examiner le texte, le comprendre et préparer des propositions. Nous ne pouvons pas faire grand-chose contre cette contrainte. Elle supprime également la deuxième lecture du texte après le passage au Sénat. La volonté du gouvernement de faire entériner sa réforme en dépit de la contestation, majoritaire dans l’opinion, est donc claire. Nous utiliserons donc tous les outils à notre disposition dans ce débat parlementaire. Nous avons la possibilité de déposer des motions qui viendront en temps voulu. Ce qui est clair, c’est que nous déposerons une motion de censure. Dans les conditions actuelles, avec une opinion opposée sans ambiguïté à ce projet de réforme, nous aurons aussi la possibilité de déposer une motion référendaire, de façon à permettre aux citoyens de trancher par référendum. En attendant, nous allons déposer des amendements. Pour faire des propositions, pour supprimer les dispositions négatives de ce texte, et elles sont très nombreuses. Mais aussi pour limiter la portée d’un certain nombre de dispositifs de la réforme. Il s’agira de faire en sorte que la loi soit la moins mauvaise possible…

Les ordonnances nous privent de notre pouvoir législatif au profit de l’exécutif, qui se l’arroge. Nous allons les contester en bloc. Il est inadmissible de légiférer par ordonnances sur un sujet aussi fondamental, qui nous engage pour des décennies et qui a provoqué le mouvement social que l’on traverse depuis le 5 décembre. Nous allons essayer de les bloquer ou de les contrecarrer par d’autres propositions. Nous essaierons également d’obliger le gouvernement à dévoiler ses intentions cachées derrière ces ordonnances.

Nous avons déjà mené des batailles convergentes, dès le début du mandat d’Emmanuel Macron, contre les ordonnances de la loi travail. Nos groupes se sont réunis pour partager nos analyses et nos intentions. Le dialogue est clairement établi entre nous. D’abord, pour déclencher ensemble les dispositifs dont nous pourrions avoir besoin pendant le débat parlementaire. Ensuite, pour additionner nos contre-offensives respectives. Nous sommes déterminés à défendre également les exigences que nous avons exprimées dans la plateforme commune de la gauche. Elle est un point d’appui pour montrer qu’il y a une alternative au projet du gouvernement.

La droite est opposée à cette réforme, mais pas toujours pour les mêmes raisons que nous… On peut imaginer une convergence sur des éléments ponctuels, mais nous ne portons clairement pas le même projet. Les parlementaires de droite auraient souhaité une démarche commune contre la procédure accélérée. Ces questions de procédure font partie des convergences ponctuellement possibles.

Cela traduit d’abord une fébrilité, une fragilité de la part du gouvernement. Non seulement il fait face à un mouvement social puissant depuis plusieurs mois, mais de surcroît les plus hautes juridictions de la République, comme on l’a vu avec le Conseil d’État, critiquent sa méthode et en dévoilent les failles.

Le gouvernement n’a pas vraiment décidé d’en tenir compte… Il passe outre ces remarques. Mais, dans la suite des événements, il y aura des conséquences. Si le projet de loi devait continuer sa progression, le Conseil d’État nous a fourni tous les arguments pour saisir le Conseil constitutionnel. Ignorer l’avis du Conseil d’État est symptomatique de la manière de gouverner d’Emmanuel Macron. Sauf que nous sommes dans une démocratie, un État de droit et qu’il y a des règles à respecter. Lorsque cet avis critique des conditions d’examen du projet de loi, il y a déjà matière à contester devant le Conseil constitutionnel. La possibilité d’une invalidation est réelle. Mais ce n’est pas notre bataille d’aujourd’hui.

On peut surtout parler de régression civilisationnelle. La création de la Sécurité sociale et sa philosophie étaient un progrès civilisationnel considérable. Vouloir modifier ses fondements est un recul fondamental. La volonté du gouvernement à travers ce projet de loi est d’abîmer la solidarité entre les générations et la garantie des droits à la retraite. Il crée un système qui s’affranchit du principe selon lequel chacun participe selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins, en le remplaçant par un principe individuel selon lequel chaque euro cotisé donne les mêmes droits à la retraite. Il a les apparences de l’égalité, mais porte surtout la marque du libéralisme : son objectif est de ne pas accroître la part de richesses consacrées aux retraites et de faire travailler plus longtemps. Il n’y a aucun projet social dans ces deux lignes directrices, tandis que le taux de remplacement, le niveau des pensions sont totalement absents de cette réforme.

magali bragard

Entretien réalisé par Diego Chauvet

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Il ne faut pas attendre du pouvoir qu’il cède s’il n’y est contraint par un mouvement social encore plus fort ! Son entêtement ne sera pas entamé bien qu’il s’enfonce dans un échec politique certain qui devra tôt ou tard le contraindre à s’effondrer. Mais qu’en ont affaire président et ministres. La bourgeoisie prépare la relève pour des marionnettes dont la durée de vie est suspendue aux ficelles qu’elle manipule ! Qui seront les nouvelles marionnettes ? Ne nous inquiétons pas les nouveaux guignols s’entassent dans les coulisses de ce théâtre pour enfants immatures !

Posté par jacques LAUPIES le 8 février 2020

 

 Le 6 février à Paris, Attac alerte sur les risques du Macronavirus. Guillaume Clément

Le 6 février à Paris, Attac alerte sur les risques du Macronavirus. Guillaume Clément

MOBILISATION. LA DÉTERMINATION RESTE INTACTE FACE À L’EXÉCUTIF

Vendredi, 7 Février, 2020

Les manifestants défilaient, ce jeudi, lors de la neuvième journée d’action contre la réforme des retraites. à Paris, les agents du public comme les salariés du privé restent déterminés.

 

«Travail, travail, plus loin… que l’âge de la retraite. » Jeudi, lors de la neuvième journée d’action contre la réforme des retraites à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires et des organisations de jeunesse, certains manifestants parisiens reprenaient ce refrain revisité de la chanson Voyage, voyage, de Desireless, pour marteler leur opposition frontale au projet de loi en débat à l’Assemblée nationale. Même si le cortège est moins fourni que les semaines passées, avec 130 000 personnes présentes dans la capitale selon la CGT, la détermination reste intacte face à un gouvernement qui prend l’eau de toutes parts.  « La mobilisation, elle est là, et tous ceux qui refusent de la voir doivent ouvrir les yeux », a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Les dérapages de LaREM ont ajouté à l’indignation

De nombreux agents des secteurs publics, de la santé, de l’éducation nationale… et des salariés du privé ont ainsi défilé de la gare de l’Est jusqu’à la place de la Nation. « C’est une question de survie, on se souvient que des textes de loi comme le CPE ont été annulés après avoir été adoptés », explique Julien Allayaud, égoutier dans le Val-de-Marne, bombe de peinture en main. À ses pieds, il a dessiné la forme d’un corps sur le bitume avec l’inscription « Égoutier mort au travail ». Sur son casque, un cimetière est peint avec sa date de naissance, 1981… « J’ai mon père, trois oncles et deux cousins dans le métier. J’ai vu plein de collègues mourir en dix-sept ans. Nous, on est égoutiers pour le service public, pour la communauté, ce n’est pas une passion de travailler dans la merde et les gaz mortels. Donc, on veut juste garder notre droit à partir plus tôt en retraite », poursuit-il, en précisant que 70 % des agents sont grévistes dans le département.

La volonté des députés LaREM de ne pas allonger le congé des parents en cas de décès d’un enfant, puis leur rétropédalage ont ajouté une couche d’indignation. « Ils sont déconnectés, ils ne connaissent pas la valeur de la vie humaine. Il n’y a aucun respect du peuple ! » tranche Michel Le Goff, coordinateur CGT du groupe Bigard, Charal et Socopa, venu avec des salariés de toute la France. Seize sites d’abattage et de transformation de viande étaient en action hier. Pour lui, il n’est pas envisageable de lâcher le morceau. « Certains employés marchent 20 kilomètres par jour, d’autres soulèvent 20 tonnes de jambons, mais Bigard pense que nos problèmes de santé viennent de notre mauvaise hygiène de vie et nous conseille de faire du sport ! On voudrait plutôt que l’entreprise nous paie des préretraites à partir de 55 ans », expose le cégétiste. À Guingamp (Côtes-d’Armor), la chaîne était arrêtée cet après-midi. « J’ai sept maladies professionnelles au compteur, donc je crois que j’ai tout à fait ma place dans la rue, nous n’allons pas laisser sacrifier une partie de la société », assène Solange Le Cam, déléguée syndicale centrale CGT chez Socopa.

Les femmes ont disparu du simulateur du gouvernement

Plus loin, Esther, bibliothécaire de 26 ans, éclate de rire. L’étude de l’OFCE parue mercredi confirmant que la politique d’Emmanuel Macron profitait aux riches : « On le savait déjà. Je me suis mobilisée à chaque fois, on peut pas dire qu’on n’aura pas essayé ! » affirme celle qui a reproduit le personnage de dessin animé, l’âne Trotro qui « veut partir plus tôt » en retraite sur une pancarte. Avec leurs bannières roses, une soixantaine d’agents de Solidaires Finances contournent la place de la République : « On est peut-être plus nombreux que la semaine dernière, observe Sandra Demarcq, secrétaire départementale du syndicat, rappelant que les femmes ont disparu du simulateur mis en place par le gouvernement. On essaie de nous éliminer pour mieux évacuer le fait qu’on sera les grandes perdantes. Il y a donc une nécessaire volonté de continuer. On lutte aussi contre les suppressions d’emplois dans les services publics, contre la dématérialisation ! On espère qu’il y aura une grande manifestation nationale en mars pour reconstruire d’ici là la grève dans les secteurs. » De son côté, Attac alerte sur les risques du Macronavirus avec la tête du président de la République accrochée à un plumeau. Pour éradiquer le problème, les manifestants sont prêts à se remobiliser la semaine prochaine.

Cécile Rousseau

 

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Parmi les beaux visages de l’Amérique le cinéma et ses acteurs mythiques comme Kirk Douglas ont contribué à nous construire comme on dit !

Posté par jacques LAUPIES le 7 février 2020

Fasciné par les western je ne pouvais éviter une admiration pour cet acteur, mais évidemment « son Van Gogh » et les « Sentiers de la gloire », ainsi que bien d’autres films ou il parait, ont tout autant marqué  ma jeunesse. J’ai eu la chance, dans un milieu ouvrier, d’accéder très tôt à des oeuvres cinématographiques qui sont aujourd’hui considérées comme essentielles. Cela étant du au fait que j’ai traîne mes savates dans une salle de Nîmes, aujourd’hui rasée et dans laquelle était projeté les meilleures réalisations d’après guerre, sans bourse délier pour y voir et revoir les plus grands acteurs de cette période si prolifique !

 

Au rang de ces productions le cinéma américain a occupé une grande place, plus  visible sans doute que d’autres durant mon adolescence, avant que les réalisations du cinéma italien des années soixante ne prenne le dessus.

Privé du lycée car dans la décade qui a précédé, l’école primaire malgré ses qualités et celles des collèges techniques, aux programmes littéraires réduits, voire insignifiants la jeunesse de l’époque doit beaucoup au septième art. Et à tous ceux qui l’ont défendu contre des médiocrité que l’on voudrait voir disparaître de nos écrans…

 

 

Parmi les beaux visages de l'Amérique le cinéma et ses acteurs mythiques comme Kirk Douglas ont contribué à nous construire comme on dit ! dans POLITIQUE

DISPARITION. KIRK DOUGLAS, L’ÉTERNITÉ ET UN SIÈCLE

Vendredi, 7 Février, 2020

C’est une légende du cinéma qui vient de s’éteindre. Un acteur hors norme, un producteur audacieux, un écrivain facétieux. Sa vie, son œuvre, ses films, ses romans, ses amours, ses engagements… Tout se croise, se mêle, se nourrit, se contredit parfois. Retour sur une vie mouvementée, un géant qui a traversé le siècle dernier à un train d’enfer.

 

Au cinéma, il mourait, presque toujours. Dans la vraie vie, il a réchappé par deux fois à la mort. Il lui aura fallu patienter 103 ans pour que la Grande Faucheuse se rappelle à son souvenir. Rien ne semblait l’arrêter, l’inquiéter. Kirk Douglas fixait l’horizon de ses yeux bleu perle, visage sculpté au burin qu’égayait un sourire au charme infini, et cela lui suffisait pour soulever des montagnes. Il avait l’étoffe des héros qu’il incarnait à l’écran, des types qui défendait la justice, la loyauté, la camaraderie, contribuant ainsi à forger dans l’imaginaire collectif les valeurs d’une Amérique conquérante, très mâle. Il a été cow-boy (la Captive aux yeux clairs, Règlements de compte à OK Corral, El Perdido), aventurier (Vingt Mille Lieues sous les mers, les Vikings), officier dans les tranchées de la Première Guerre mondiale dans les Sentiers de la gloire, le général Patton dans Paris brûle-t-il ?… Péplums, westerns, comédies, films d’espionnage, films d’époque, films de genre, il a tout joué, des gentlemen et des brutes, des durs à cuire et des hommes fragiles, des soldats et des séducteurs avec un appétit féroce, une soif de repousser toujours plus loin les limites, s’aventurant sur tous les fronts.

Il a déjà une longue filmographie derrière lui quand, en 1960, sort sur les écrans Spartacus. Pour la deuxième fois, il fait appel à Stanley Kubrick, qu’il avait imposé comme réalisateur dans les Sentiers de la gloire. Kirk Douglas incarne le rôle-titre, celui qui rompt ses chaînes et prend la tête de la première révolte des esclaves. Il rompt aussi avec Hollywood, qui ne voulait pas de ce projet, et décide de produire le film lui-même. Il impose au générique le scénariste Dalton Trumbo, l’un des Dix d’Hollywood, blacklisté parce que communiste. En pleine guerre froide, en pleine hystérie alimentée par McCarthy, Kirk Douglas ne plie pas. Comme les héros de ses films, il défie Hollywood.

Un lutteur dans l’âme, pas que sur les rings

Son histoire démarre comme celle de tous ces migrants qui ont fui l’Europe pour débarquer à Long Island. Kirk Douglas est né pauvre, en 1916, à Amsterdam, dans l’État de New York. Fils de chiffonnier, de migrants russes analphabètes, né Issur Danielovitch, il a grandi à coups de poing, la rage au ventre, dans une Amérique où tous les rêves sont possibles et tous les coups permis. Il a connu le froid, la faim, l’antisémitisme. Kirk Douglas n’a rien à perdre, il a tout à gagner. C’est un lutteur dans l’âme et pas que sur les rings. Lorsqu’il débarque jeune homme à New York, il s’inscrit à l’Académie des arts dramatiques et devient l’ami pour toujours de Lauren Bacall. Il étudie Shakespeare, les classiques grecs, français. Il sait danser, un peu, chanter, pas mal, et fréquente un temps les planches de Broadway, comme machino d’abord puis acteur. Mais lassé de courir les petits cachets, il s’envole pour la cité des Anges. Hollywood ne l’attendait pas mais, très vite, il se fait remarquer dans l’Emprise du crime, de Lewis Milestone, en 1946, puis se distingue aux côtés de Robert Mitchum dans la Griffe du passé. Mankiewicz lui permet de grimper un nouvel échelon dans l’usine à rêves hollywoodienne avec Chaînes conjugales (1948). En 1952, il est à l’affiche de la Captive aux yeux clairs, d’Howard Hawks. Il enchaîne, en 1953, avec les Ensorcelés, de Vicente Minnelli, et tient le rôle principal dans Ulysse, de Mario Camerini. Puis joue dans la Vie passionnée de Vincent Van Gogh, de Vicente Minnelli et George Cukor, en 1956, l’un des rôles qui l’aura le plus marqué de toute sa carrière. S’ensuivent Règlements de comptes à Ok Corral, de John Sturges en 1957, les Sentiers de la Gloire, de Kubrick la même année et, aux côtés de Tony Curtis et Janet Leigh, les Vikings, de Richard Fleischer.

Derrière les sourires de façade, Hollywood a la rancœur tenace

Les années 1960 sont tout aussi intenses. Un, deux, voire trois films par an tout au long de cette décade. Il tient l’affiche de réalisations signées Robert Aldrich, Minnelli, John Huston, Otto Preminger, Anthony Mann, Elia Kazan qui, curieusement, boucle ces années 1960. Il est un des acteurs les plus populaires. Son nom attire les foules. Au box-office, il est une valeur sûre et chère. Derrière les sourires de façade, Hollywood a la rancœur tenace. Il ne sera nommé que trois fois pour l’oscar du meilleur acteur. Au regard de son immense filmographie, ce n’est pas lourd. Une première fois en 1950 pour le Champion, de Marc Robson, pour les Ensorcelés de Minnelli en 1953, et enfin pour son rôle dans Van Gogh en 1957. À chaque fois, il repartira bredouille. Lui a-t-on fait payer Spartacus, son irrévérence, sa liberté ? En 1989, Kirk Douglas est en France pour présenter son premier roman le Fils du chiffonnier. À l’occasion d’une conférence de presse, il déclare, non sans une pointe d’ironie : « Je n’ai jamais eu d’oscar. Comme vous, je pense que c’est incroyable. D’autant que mon fils, Michael, en a déjà deux. Je suis jeune. Peut-être qu’un jour, j’en recevrais un. » Il a alors 73 ans, le regard bleu toujours aussi pétillant, la fossette malicieuse et le sourire contagieux. Ce n’est qu’en 1996 qu’il recevra un oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Il était temps.

Instinctif, intuitif, terrien, sa seule présence suffisait à crever l’écran

À partir des années 1970, il se fait plus rare sur les plateaux de tournage. Quelques films, çà et là. Toujours producteur, il joue moins et se consacre à l’écriture. Il publie son premier roman autobiographique en 1988. Le Fils du chiffonnier raconte tout, sans filtre : son enfance à la dure, sa rage de franchir tous les obstacles, sa colère à fleur de peau – qui peut-être une forme de révolte –, ses amitiés, ses amours. Elles sont légion. Marlène Dietrich, Rita Hayworth, Gene Tierney, Pier Angeli qu’il brandit comme autant de trophées… La plupart ne sont plus là pour confirmer ou infirmer les dires de la star. Qu’importe, cela alimente sa légende de séducteur qu’il revendiquait crânement. Avec toute la franchise qui le caractérisait, quitte à y laisser des plumes, il ne se privait pas de lancer des piques à certains réalisateurs, dont une à l’égard de Kubrick qui ne manquait pas de sel : « Un sale con avec du talent. »

Il parlait volontiers des films, peu de son métier d’acteur. C’était un acteur instinctif, intuitif, terrien, sa seule présence suffisait à crever l’écran. Un jeu physique, puissant, qui ne l’empêchait pas de jouer la fragilité. John Wayne avait manqué s’étrangler en buvant son whisky après avoir vu Van Gogh. Comment pouvait-il jouer des rôles aussi efféminés, lui avait-il lancé, bougon… Il aura endossé tous les rôles avec vaillance, traversé tous les tourments de ce siècle, deux guerres mondiales, la Grande Dépression. Il a 100 ans lorsque Trump se présente à la présidence des États-Unis. Kirk Douglas entend le candidat républicain parler de l’immigration – ​​​​​​​ « Tous ceux qui veulent rejoindre l’Amérique ne pourront pas être pleinement assimilés », dit ce dernier. Le sang du fils du chiffonnier qu’il est toujours resté ne fait qu’un tour. Douglas décide alors de réagir publiquement : « Je pensais avoir tout vu, jusqu’à maintenant. Mais je n’ai jamais vu une telle campagne de peur menée par l’un des principaux candidats à la présidence des États-Unis. »

Un clin d’œil à la vie et au cinéma

C’est son fils Michael Douglas qui a annoncé la mort de l’acteur : « C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma (…) mais, pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa. » Laissons à Kirk les derniers mots, comme un clin d’œil à la vie et au cinéma : « J’ai voulu devenir acteur dès mon enfance, à l’école primaire. J’ai joué dans une pièce de théâtre, et ma mère m’avait cousu un tablier noir, et je jouais un cordonnier. Après ma représentation, mon père m’a remis mon premier oscar : un cône de glace. »

Marie-José Sirach

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