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RÉFORME DES RETRAITES : 67 % DES FRANÇAIS VEULENT UN RÉFÉRENDUM

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2020

 

 

RÉFORME DES RETRAITES : 67 % DES FRANÇAIS VEULENT UN RÉFÉRENDUM dans POLITIQUE

RÉFORME DES RETRAITES : 67 % DES FRANÇAIS VEULENT UN RÉFÉRENDUM

Jeudi, 13 Février, 2020

Selon notre sondage Ifop, 67 % des Français souhaitent se prononcer directement sur le projet de l’exécutif. À 56 %, ils indiquent même vouloir le repousser, preuve que le gouvernement ne peut pas imposer son projet à marche forcée.

 
 
 
 
 
Les résultats sont sans appel : 67 % des Français soutiennent la tenue d’un référendum sur la réforme des retraites. Le sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité et la Marseillaise « montre un niveau d’adhésion massif » à cette idée, portée par l’appel lancé le 10 février dans nos colonnes et déjà signé par plus de 35 000 personnes. Le président de la République, qui fait face à une mobilisation historique contre son projet mais a jusqu’à présent méprisé les citoyens, les manifestants, les syndicats et les parlementaires, ne peut plus continuer d’ignorer les Français. Un référendum lui donne l’occasion de consulter le pays et de sortir du conflit par le haut. Les deux tiers des citoyens y sont favorables. « L’adhésion est non seulement massive mais également extrêmement peu clivée. Les Français sont pour un référendum quels que soient leur âge, leur classe sociale, leur statut public ou privé, leur situation géographique et leur préférence politique et partisane », pointe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. Seulement 15 % des Français, très minoritaires, se déclarent d’ailleurs « pas du tout favorables ».
 
55 % des électeurs de Macron sont favorables à un référendum
En cas de référendum, ils sont de nouveau majoritaires à vouloir repousser la réforme d’Emmanuel Macron : 56 % voteraient « non ». « Cela signifie que les Français s’interrogent massivement sur le bien-fondé de cette réforme, et que le gouvernement n’a pas convaincu sur sa légitimité pour la mener à bien. Cela montre également que ce qui se passe actuellement au Parlement n’est pas du tout de nature à rassurer les Français. À leurs yeux, le référendum apparaît comme la meilleure façon de trancher la question », développe Frédéric Dabi.
Dans le détail, la proportion de sondés pour un référendum monte à 84 % chez les sympathisants du PCF et de la France insoumise, ou encore 69 % du PS ou d’EELV (70 %). L’adhésion à un référendum est très partagée à gauche, avec des niveaux à la fois élevés et comparables. Elle est aussi partagée à un moindre degré à droite : 54 % des électeurs LR, 76 % de ceux de l’extrême droite y sont également favorables. Parmi ceux qui ne revendiquent aucune proximité partisane, ils sont encore 69 % à vouloir que les Français tranchent par le vote la question de la réforme. Et même… 45 %, soit une forte minorité, des personnes sondées se déclarant sympathisantes d’En marche. Si l’on se réfère au vote de 2017, c’est une majorité (55 %) des électeurs d’Emmanuel Macron qui sont favorables à un référendum. C’est donc de sa base que se coupe un peu le président de la République, avec la méthode retenue pour sa réforme. La demande référendaire traverse toutes les générations d’actifs. Ainsi 70 % des 18-24 ans, quasi autant des 25-34 ans (69 %), 68 % des 35-49 ans et 69 % des 50-64 ans y sont favorables. C’est un tout petit peu moins chez les retraités, quoique 61 % des 65 ans et plus se disent tout de même favorables à la tenue d’un référendum.
 
 
Difficile pour l’exécutif d’ignorer cet arc large
C’est ainsi plus de deux Français sur trois, tous âges confondus, qui se retrouvent d’accord. Difficile pour l’exécutif d’ignorer cet arc large qui conteste sa réforme. Surtout que, dans le dernier tableau de bord mensuel de l’Ifop, Emmanuel Macron chute de 4 points avec 36 % de « bonnes opinions », soit son niveau de février 2019 en pleine crise des gilets jaunes. Le chef de l’État y baisse chez les ouvriers (19 %, – 7) et les employés (25 %, – 6), mais également dans les catégories qui lui sont d’habitude plus favorables : les cadres supérieurs (51 %, – 7), les retraités (42 %, – 5), et les sympathisants « Les Républicains » (29 %, – 15). Une désaffection nouvelle pour Macron, qui enregistrait auparavant ses meilleurs scores dans ces catégories, après avoir capté en 2017 les voix qui s’étaient portées sur Hollande en 2012. L’apport des cadres supérieurs, des retraités issus de la droite, avait ensuite, courant 2018, compensé la désaffection de l’électorat de centre gauche. Emmanuel Macron avait jusqu’ici bénéficié globalement, en termes de popularité, de ces vases communicants. La dernière période semble au contraire montrer une fuite des deux côtés.
Sur le fond cependant, le caractère droitier de la politique du gouvernement ne trompe pas. En cas de référendum, 56 % des Français, selon notre sondage, se prononceraient contre la réforme du gouvernement. Les millions de manifestants qui ont défilé dans les rues depuis le 5 décembre, n’en déplaise à l’exécutif, ne sont pas aussi isolés qu’il aime à le prétendre.
« J’entends ceux qui exercent leur droit profondément légitime de faire grève, mais aussi ceux qui subissent des désagréments et qui souffrent », avait tenté dès les premières heures du mouvement en décembre Édouard Philippe. Mais, près de trois mois plus tard, son gouvernement, malgré ses efforts de « pédagogie », n’a toujours pas convaincu… hormis à droite. « On retrouve la sainte alliance que l’on a vue sur beaucoup de réformes par le passé entre les sympathisants de la République en marche et ceux des “Républicains” qui en cas de vote seraient en ligne avec le projet du gouvernement », explique Frédéric Dabi. Si 44 % de Français se porteraient sur le « oui », la proportion monte à 85 % chez les sympathisants LaREM et à 65 % chez ceux des « Républicains ». L’ancrage à droite du mouvement présidentiel se confirme puisque, si l’électorat de François Fillon de 2017 se prononcerait en faveur de la réforme au même niveau que les proches de LR (64 %), seuls 68 % de celui d’Emmanuel Macron le feraient aussi.
Le système universel par points tant vanté par l’exécutif rencontrerait l’opposition frontale de la gauche en cas de vote avec un non à 71 % (86 % chez les proches de la FI et du PCF, 73 % pour le PS, 63 % pour EELV) et dans une moindre mesure du RN (66 %). « La France des actifs et des jeunes serait sur le non, à la différence des personnes âgées qui ne sont pas concernées par la réforme », relève également le sondeur. Parmi ceux les plus portés à refuser le projet gouvernemental, on trouve ainsi les 18-24 ans (64 %), les habitants des communes rurales (64 %), les salariés du secteur public (68 %, mais aussi une majorité de ceux du privé avec 54 %). Et tandis que les dirigeants d’entreprise voteraient à 60 % en faveur de la réforme, 66 % des employés et des ouvriers se prononceraient contre.
Autant de monde susceptible de se retrouver devant l’Assemblée nationale le 17 février lors de l’arrivée du projet de loi dans l’Hémicycle, mais aussi le 20 février à l’occasion de la nouvelle journée d’action à l’appel de l’intersyndicale.
 
Julia Hamlaoui, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini

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De chacun selon ses besoins à chacun selon ses moyens !

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2020

De chacun selon ses besoins à chacun selon ses moyens ! Belle formule qui préfigure une société en marche vers ce que d’aucuns n’osent appeler le communisme…Et pourtant ? Imaginez que demain la formule soit appliquée pour l’usage de l’éducation, des soins, du logement, des transports et généralement de tout ce qui est nécessaire à l’épanouissement des individus comment qualifieriez vous la société qui appliquerait ce principe énoncé plus haut?

 

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SIX MILLIONS D’EUROS POUR LE NOUVEAU PATRON DE RENAULT

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2020

 

L'ex-patron de Seat, Luca de Meo (au centre), a été nommé à la tête de Renault le 28 janvier. (Photo : Josep Lago/AFP)

L’ex-patron de Seat, Luca de Meo (au centre), a été nommé à la tête de Renault le 28 janvier. (Photo : Josep Lago/AFP)

SIX MILLIONS D’EUROS POUR LE NOUVEAU PATRON DE RENAULT

Mardi, 11 Février, 2020

Luca de Meo, directeur général du groupe automobile français, sera mieux payé que ses prédécesseurs Carlos Ghosn et Thierry Bolloré.

 

Que Luca de Meo se rassure, il n’a aucun souci à se faire pour sa future retraite. D’autant moins que la limitation des hauts salaires chez Renault, ce n’est visiblement pas pour demain. L’ancien patron de Seat, marque du groupe Volkswagen, deviendra le nouveau directeur général de l’entreprise automobile française au 1 er juillet. Pour attirer l’Italien de 52 ans dans ses filets, Renault a aligné les zéros. D’après un document publié par le constructeur le jour de sa nomination le 28 janvier, il touchera, au maximum, 6 millions d’euros. Un joli pactole qui se décompose de la façon suivante : une rémunération fixe annuelle de 1,3 million d’euros «payable en douze mensualités», une rémunération variable pouvant atteindre 150 % du fixe en fonction des performances de Renault (1,95 million d’euros) et une rémunération de long terme de 75 000 actions s’il reste au moins trois ans (2,6 millions selon le cours actuel de l’action).

Cela fait de lui un patron mieux payé que ses prédécesseurs, même si, magnanime, il aurait «accepté de baisser sa rémunération fixe comme variable» pour rejoindre Renault, selon les déclarations d’une source proche du dossier à l’AFP. Avant de devenir fugitif, Carlos Ghosn pouvait, lui, percevoir jusqu’à 4,7 millions d’euros, en excluant les rémunérations gagnées en tant que PDG de Nissan. Dirigeant de la marque au losange entre janvier et octobre 2019, Thierry Bolloré ne pouvait gagner «que» 3,7 millions d’euros.

«C’est faramineux et indécent ! dénonce Fabien Gâche, délégué syndical central CGT Renault. Ça en dit long sur une entreprise qui donne autant à ses dirigeants alors qu’elle demande à ses salariés de se serrer la ceinture. Ils n’ont rien appris de l’affaire Carlos Ghosn ! Plutôt que de calmer le jeu en donnant une rémunération que les salariés pourraient comprendre, la direction générale en remet une couche.»

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C’est clair !

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2020

 

 

 

Emmanuel Todd était l\'invité éco du lundi 10 février 2020 (capture écran).
Emmanuel Todd était l’invité éco du lundi 10 février 2020 (capture écran). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Plus de 140 personnalités réclament un référendum sur la réforme des retraites.  Elles publient une tribune dans le journal L’Humanité, alors qu’à l’Assemblée nationale, une Commission spéciale examine le projet du gouvernement. Le démographe Emmanuel Todd, l’invité éco du 10 février, a signé cette pétition. Selon lui, cette réforme est contraire à la Constitution.  »Je n’ai pas peur du Parlement, explique-t-il sur franceinfo, mais j’ai peur d’une réforme qui n’a pas été étudiée (…) Le travail démographique, le travail économique sur ce qui va venir n’a pas été fait. C’est une sorte d’acte de nihilisme législatif (…) On est au bord de la sortie de constitutionnalité ».

« Revenir dans les clous de la légalité constitutionnelle »

Emmanuel Todd estime que cette réforme va mettre « tous les Français en état d’insécurité sociale car elle brise le pacte social », et qu’elle va « produire une délégitimation du pouvoir en place ». Il insiste : « Si cette loi n’est pas constitutionnelle, si elle passe en force, ça voudra dire que le mandat des députés est de fait invalidé et que le mandat présidentiel est invalidé. »

Selon lui, seul un référendum permettrait de « revenir dans les clous de la légalité constitutionnelle » . En revanche, si la loi était adoptée, ce serait, selon Emmanuel Todd, un « coup d’Etat ».

Emmanuel Todd vient de publier Les luttes de classes en France au 21e siècle (Seuil).

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Choisir : soit détruire la solidarité avec la réforme des retraites signée Macron, soit améliorer par le haut le système actuel pour aller vers une véritable universalisation

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2020

 

 

Le 14 janvier, à Paris. Déterminées, les jeunes générations s’emparent de l’engagement du minis tre communiste du Travail. L. Boirat/Hans Lucas

Le 14 janvier, à Paris. Déterminées, les jeunes générations s’emparent de l’engagement du minis tre communiste du Travail. L. Boirat/Hans Lucas

RETRAITES. UNE AUTRE RÉFORME, DANS LES PAS DE CROIZAT

Mardi, 11 Février, 2020

Retraite à 60 ans, prise en compte de la pénibilité, égalité salariale, politique de l’emploi, mise à contribution des revenus du capital… de nombreuses pistes existent pour améliorer le système actuel.

 

Pour les opposants au projet de réforme mis sur la table par le gouvernement d’Emmanuel Macron, le statu quo n’est pas une option. Avec l’objectif de faire vivre le système par répartition inventé au sortir de la Seconde Guerre mondiale et de l’améliorer pour répondre aux défis économiques et sociaux actuels, les propositions alternatives émergent, qui garantissent les principes fondateurs de la répartition contre la capitalisation, de la solidarité contre l’individualité.

Elles reposent sur un droit à la retraite à 60 ans – anticipé pour les salariés exposés à la pénibilité –, sur un strict respect de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, et une réelle prise en compte des carrières hachées ou incomplètes. Une réforme progressiste, financée par une politique volontaire de l’emploi, une hausse des salaires et la contribution des revenus du capital.

1. Réaffirmer les bases et rebâtir un socle commun

Sur le podium européen, la France est, derrière le Danemark, le pays qui affiche le taux de pauvreté des plus de 65 ans le plus faible. Or, le gouvernement met sur la table l’antithèse de ce qu’avait édifié Ambroise Croizat. Limiter « la part de la richesse produite (à 14 % du PIB – NDLR) qui leur revient signifie programmer l’appauvrissement des retraités par rapport à la population active », résument Attac et la Fondation Copernic. Lesquels dénoncent un système abîmé par les réformes successives, qui « toutes, depuis 1993, ont consisté à durcir les conditions pour l’obtention d’une retraite à taux plein ». Pour la CGT, améliorer le système actuel revient à rebâtir « ce socle commun de garanties, auxquelles doit aboutir chaque régime, par des modalités adaptées aux types de carrière du secteur concerné ». Ainsi, le syndicat plaide pour la garantie d’une possibilité de départ à 60 ans ; un départ à 55 ans « ou un trimestre de départ anticipé par année d’exposition » pour les métiers pénibles ; l’assurance d’un niveau de pension « d’au moins 75 % du revenu d’activité pour une carrière complète » ; l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires et non sur l’inflation ; la garantie d’un minimum de pension « au niveau du Smic pour une carrière complète ».

2. Corriger les inégalités au travail

Principale faille du régime de retraites actuel, les inégalités du niveau des pensions. Parmi lesquelles, celles des femmes, qui perçoivent en moyenne une pension 42 % inférieure à celle des hommes. En dépit des grands discours de l’exécutif pour vendre une réforme prétendument plus « juste », c’est bien en corrigeant les inégalités salariales durant la vie active que réside l’une des pistes pour corriger les inégalités à la retraite. Pour le secrétaire national du PCF, le strict respect de l’égalité salariale femmes-hommes renflouerait les caisses de 6 milliards d’euros annuels de cotisations. De leur côté, Attac et la Fondation Copernic plaident pour une « politique volontariste en matière d’égalité du taux d’activité ». En effet, celui des femmes est aujourd’hui de 8 à 10 points inférieur à celui des hommes, « pour des raisons liées au manque de modes d’accueil de la petite enfance et aux stéréotypes sur les rôles sexués ». Autre inégalité criante, les temps partiels imposés qui font baisser singulièrement le montant des pensions de ceux (et surtout celles) qui les subissent. Une surcotisation patronale sur ce type d’emploi pourrait rapporter 1 milliard d’euros par an.

3. la prise en compte de la pénibilité

La pénibilité devrait faire l’objet d’une « négociation globale », martèle la CGT, mais « inutile pour cela de remettre à plat tout notre système de retraite », complète Force ouvrière. Alors que la réforme gouvernementale confirme la suppression des régimes spéciaux, et donc des possibilités de départ anticipé qui y sont rattachées, les défenseurs d’une réforme progressiste des retraites exigent le maintien et l’extension des critères de pénibilité dans le calcul des pensions. Ainsi, syndicats et partis politiques de gauche réclament la réintroduction des quatre critères de pénibilité (postures pénibles, port de charges lourdes, vibrations mécaniques, exposition aux agents chimiques dangereux) supprimés par le gouvernement dès son arrivée en 2017. Des critères qui doivent être mis en place « au niveau national, être reconnus dans tous les secteurs et aboutir à leur prise en compte en matière de retraite, notamment par un départ anticipé », abondent Attac et la Fondation Copernic. Des départs anticipés à taux plein à 55 ans, voire 50 ans « pour les métiers les plus pénibles », détaille la CGT. C’est, selon le syndicat, « la garantie d’une espérance de vie en bonne santé pour toutes et tous ».

4. Une autre politique salariale et de l’emploi

C’est le Conseil d’orientation des retraites qui le dit : une baisse du taux de chômage à 7,4 % à l’horizon 2022 permettrait de dégager près de 10 milliards d’euros. Et un véritable retour au « plein-emploi » à terme (estimé à 4,5 %, 3 % de chômage) permettrait de dégager des ressources encore plus importantes. On parle ici de CDI ou CDD qui génèrent des cotisations, pas de microentreprise. Car, dans le cadre d’un régime de retraite par répartition, l’emploi et le niveau des salaires permettent d’assurer le financement de la Sécurité sociale. Dans la même veine, « l’embauche en emploi stable de 200 000 personnels dans la fonction publique, la réalisation de l’égalité femmes-hommes, et le dégel du point d’indice permettraient de générer entre 15 et 16,5 milliards d’euros de recettes dans les caisses de la Sécurité sociale », a calculé ainsi Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT fonction publique. Une hausse générale des salaires, tout comme l’investissement massif dans la transition énergétique qui permettrait de créer un million d’emplois, aurait ces effets tout aussi bénéfiques sur le financement de notre protection sociale.

5. Différentes sources de financement existent

« On arrive à 324 milliards d’euros environ de revenu brut du capital perçu par les ­entreprises, selon nos calculs, estime ­l’économiste Denis Durand. Ce sont principalement des dividendes et intérêts que ces entreprises tirent de leurs placements financiers. Si on applique à ces recettes les cotisations patronales, on arrive à entre 33 et 34 milliards en plus chaque année dans les caisses de la Sécurité sociale, tout en incitant les entreprises à investir plutôt dans l’emploi, les salaires ou la formation. » Selon Oxfam, sur 100 euros de profits des entreprises du CAC 40, 67,40 euros ont été reversés aux actionnaires sous forme de dividendes, ne laissant plus que 27,30 euros pour le réinvestissement et 5,30 euros d’intéressement et de participation pour les salariés sur la période 2009-2016. Attac, de son côté, a calculé le montant des allègements fiscaux et de cotisations. Toutes catégories confondues, ces exonérations atteignent entre 50 et 60 milliards d’euros par an. Leur remise à plat permettrait de récupérer 11,2 milliards d’euros. Enfin, une hausse très mesurée des cotisations patronales, à hauteur de 0,2 % par an, permettrait de récupérer autour de 10 milliards d’euros d’ici à 2025.

Marion d’Allard et Pierric Marissal

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