• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour février 2020

Municipales dans ma ville ? Ou en sommes-nous ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2020

Taureau de camargue dans l'arène   DSC_0339      DSC_0408-richesses architecturales  DSC_0950-1-jour d'élection     DSC_1010-l'éclat du jaune   DSC_0217-1 couleurs de juillet   DSC_0220-1     DSC_0100-1   DSC_0158-du monde à une manif pour le pouvoir d'achat    DSC_0767   -1-rue des halles   DSC_0655-Henri et jean Claude

 

Apparemment deux listes devraient-être en présence  celle de Lucien Limousin (droite UDIet LR) et celle de Valérie Laupies (sans étiquette)  Il semble que le Rassemblement National de Le Pen, ex FN peine à constituer une liste et que la gauche est dans une situation identique.

 

Cela devrait conduire à une affrontement entre le Maire sortant et son opposante exclue du RN mais qui aurait le soutien de personnalités de droite de la région : Robert Menard à Béziers, Jacques Bompard à Orange qui brigue un cinquième mandat mais devrait affronter également une liste du RN peu probable nous dit-on au regard des difficulté du « parachuté » 

 

Par contre le Maire de Beaucaire Julien Sanchez, fidèle du RN combat durement Valérie Laupies et soutiendrait  le « venu d’aileurs » du RN (En témoigne la guerre des affiches qui a marqué cette dernière période)

 

Lucien Limousin qui se prévaut du soutien des Républicains et de l’UDI a été battu dans sa propre ville par le candidat du FN lors des dernières élections départementales ce qui laisse augurer quelques difficultés pour lui. Son mandat n’ayant pas, semble-t-il, répondu aux attentes de la population.

 

Devant une telle situation qui nécessite un déchiffrage politique compliqué nul doute que la personnalité des deux adversaires et la composition des listes va peser. La gauche et les communistes en particulier observeront sans grande illusion ce qui peut les intéresser dans les programmes proposés.

 

Une gauche qui sera absente ce qui est fort regrettable mais résulte des égarements de ses composantes non communistes de l’époque  (PS et PG) qui ont refusé l’Union en 2014 malgré les efforts que nous avions fait pour leur rassemblement. Ce qui a provoqué la décomposition que l’on connait malgré le bon résultat obtenu à la présidentielle par Hamon et Mélenchon et les extrêmes gauche au premier tour. 

 

Nous vivons donc une période  difficile pour la reconstruction de la gauche mais cette crise politique va bien au delà puisque la droite elle-même peine à trouver ses marques. Cela provient d’une désaffection des partis qui est organisée par les forces du capital qui tentent de façonner le paysage politique en se donnant des mouvements comme LREM, au service direct de la finance et des multinationales, usant de médias à leur service et tentant ainsi d’affaiblir des expressions populaires que suscitent les intérêts de classes et de catégories défavorisées mais aussi moyennes fussent-elles « inférieures ou supérieures »

 

En découle évidemment des mouvements comme celui des gilets jaunes et des luttes syndicales très larges qui sont des manifestations revendicatives .à caractère social, trouvant difficilement une expression politique autrefois incarnée à gauche par le Parti Communiste et la social démocratie (Parti Socialiste et Radicaux) et à droite par les partis conservateurs issus du gaullisme et des courants de la démocratie chrétienne car ayant tout de même des assises populaires non négligeables.

 

L’extrême droite a tiré les leçons de la situation d’autant que tour à tour, droite et social démocratie, se soumettant aux règles de la mondialisation capitaliste portées par l’Europe, ont notamment contribué à détruire les conquêtes sociales et économiques de l’après guerre (démolition de la Sécurité Sociale et dénationalisations) et favorisé la pauvreté en progression, mettant en cause la démocratie communale et d’une manière générale les services publics.

 

Ce qui se passe à Tarascon pour les municipales est le résultat de cette évolution. Mais dans bien d’autres villes et villages il en est de même.

 

Alors la question se pose : ou vont aller les suffrages, en l’absence d’une vraie représentativité des valeurs de gauche, héritées d’une histoire faite par des luttes populaires opiniâtres durant deux siècles ?

 

A ceux qui ont contribué dans un passé récent à réduire la part revenant au travail à l’avantage du capital ? A ceux qui n’ont de réponse que dans la courte vue populiste. Tous minant les esprits de solutions mineures et secondaires et  opposant de fait certaines catégories de la populations entre elles ?

 

Quatre  grands problèmes sont posés pour améliorer la situation de la ville :

 

- Dynamiser le centre ville ce qui nécessiterait une très forte volonté politique pour exploiter notamment l’impact touristique possible, pour une politique de réhabilitation des quartiers permettant un meilleur équilibre dans l’implantation de différentes catégories de la population ainsi qu’a des initiatives privées en matière d’hôtellerie, réponse possible au passage éclair des touristes.

 

Une politique de logement tournée vers le logement social mais aussi les réhabilitations nécessaires permettant entre autre de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et la résidence des jeunes. Limiter la transformation des terres agricoles en construction et encourager l’implantation des agriculteurs et éleveurs.

 

- Une action dans la formation professionnelle adaptée aux besoin dans le secteur  en faveur des jeunes évitant ainsi les déplacer y compris pour ceux qui aspirent à l’apprentissage, cela pourrait se faire conjointement avec la ville de Beaucaire qui connait également ce besoin (leur agglomération représente 30000 habitants)   Faire appel aux deux régions pour la réalisation d’un centre de formation, aux départements et à l’état. 

 

La gratuité des transports dans le triangle Nîmes, Avignon, Arles pour en finir avec des usages coûteux de la voiture souvent inaccessible notamment pour les jeunes mais aussi aux nombreux actifs amenés à se déplacer pour leur emploi.

 

Tout cela doit être accompagné d’action d’appui aux services publics que l’on tente d’éloigner , voir de supprimer, au détriment des plus démunis. Enfin l’école et l’action culturelle, le sport et les loisirs doivent-être fortement soutenus pour combattre les méfaits de toutes sorte : consommation de drogue, « décitoyennisation » qui conduit à rejeter l’action politique, à des pertes de repères, au triomphe du choix de la médiocrité dans l’audiovisuel, perte de l’usage du livre, en un mot de la perte de soi.

 

Les réalisations proposées ont un coût et doivent conduire à lutter pour une fiscalité plus juste pour améliorer les solidarités et des engagements clairs  pour soutenir les luttes sociales et non se faufiler dans des discours pleurnichards : « j’aime ma ville » ce qui ne veut rien dire car tout le monde aime sa ville, ses traditions, ses voisins, etc. !

 

 jacques.laupies@orange.fr

DSC_0802-photo 19 février à 2h20

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

La morale est un marécage dans lequel on s’embourbe facilement..

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2020

La motivation de l’auteur de la diffusion de la vidéo consiste en ce qu’il a voulu dénoncer la contradiction dans le comportement d’un homme politique qui mettait en avant son mode de vie familial très conformiste, en accord avec une morale dominante, et son attitude réelle très contraire à une conception bien pensante de la famille !

Quand bien même cela serait, la méthode est condamnable car au nom de quoi peut-on exposer un homme politique et surtout sa famille, ses enfants et ses amis, parce qu’il vit des contradictions qui relèvent de sa vie intime !

Ceux-là même qui « jouent » à cette sorte de délation seraient-ils intouchables  dans leur propre comportement moral au regard des morales que se donnent les différents groupes de la société, ou même chaque individu dans le choix de ses pratiques affectives et sexuelles ? 

Le combat politique n’a vraiment pas besoin de se perdre dans ce marécage !

Par contre il semble bien « normal » qu’il invite à juger moralement ceux qui sont à la pointe de ce combat sur l’usage qu’ils font d’un système qui aliène le travail d’autrui et en sont les complices pour leur propre compte. Ainsi il est de notre devoir de dénoncer un chef d’entreprise qui cumule des centaine de millions en salaires et avantages divers, qui plus est dispose des pouvoirs d’utiliser comme bon lui semble le capital accumulé !  Car en ce domaine il est clair qu’il y a atteinte aux droits de millions d’autres individus.

 

 

Benjamin Griveaux, vendredi, au moment de renoncer publiquement à sa candidature. Lionel Bonaventure/AFP

Benjamin Griveaux, vendredi, au moment de renoncer publiquement à sa candidature. Lionel Bonaventure/AFP

DÉMOCRATIE. AFFAIRE GRIVEAUX : UN TOURNANT DANS LA VIE POLITIQUE 

Lundi, 17 Février, 2020

Benjamin Griveaux a jeté l’éponge dans la course à la Mairie de Paris, vendredi, après la divulgation de vidéos intimes et privées. Un fait inédit en France, lourd de conséquences pour le débat public.

 

Un choc. Un séisme dont les répliques, très inquiétantes d’un point de vue démocratique, sont difficiles à prévoir. Vendredi, Benjamin Griveaux, tête de liste LaREM aux élections municipales à Paris, a annoncé le retrait de sa candidature, après la divulgation sur Internet de vidéos intimes. Publiés par l’artiste russe Piotr Pavlenski, les contenus mis en cause auraient été envoyés par l’ancien porte-parole du gouvernement à une jeune femme dans le cadre d’une relation consentie, il y a deux ans. Des échanges privés, en aucun cas répréhensibles judiciairement, ont donc provoqué le retrait d’une personnalité politique. « Personne ne devrait jamais subir cette violence. Je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis », s’est indigné Griveaux, au moment de jeter l’éponge. Décryptage.

1. Une première unanimement condamnée

Pour la première fois en France, des attaques privées ne relevant pas du champ pénal ont fait tomber une personnalité politique. Certes, depuis plus de cinquante ans, la vie privée des personnalités publiques est de plus en plus épiée, jusqu’à observer une « pipolisation » de la politique. Mais jamais des actes purement privés n’avaient poussé un homme politique français à démissionner ou retirer une candidature. De gauche à droite, le monde politique a condamné cette première dans une rare unanimité.

Tous les coups, même ceux en dessous de la ceinture, seraient-ils désormais permis ? La digue entre vie publique et vie privée s’est à nouveau affaissée. Un danger pour les hommes et femmes politiques, qui, malgré leur exposition et leurs responsabilités, doivent absolument voir le respect de leur intimité garanti. Et, par extension, pour l’ensemble des citoyens. « Si les révélations concernant Griveaux relèvent d’une relation consentie, elles n’ont rien à faire sur la place publique », analyse Adrien Quatennens, député FI. Car non, Griveaux n’a commis aucun délit ni violé aucune règle.

2. inquiétudes pour la vie démocratique

À quoi s’attendre si un cap s’avérait définitivement franchi ? Espérer un sursaut, une prise de conscience générale qui permettrait de mieux garantir le respect de la vie privée ou, au contraire, craindre le pire : des campagnes électorales systématiquement entachées de scandales de ce type, empêchant le débat de fond et la vie démocratique ? C’est ce que redoute Richard Malka, l’avocat de Griveaux, dans les colonnes du Journal du dimanche : « Depuis vendredi, on sait que l’on peut s’offrir le plaisir narcissique de faire démissionner un homme politique en vingt-quatre heures en violant sa vie privée. Cela créera des vocations. »

À l’inverse, le politologue germano-américain Yascha Mounk, cité par le Parisien, pense que l’affaire peut servir d’avertissement, à la fois pour renforcer le respect de la vie personnelle et influencer d’autres comportements, cette fois pénalement répréhensibles : « À partir du moment où l’on sait que des actes immoraux ont toutes les chances d’être découverts un jour, un homme politique ne pourra plus abuser de son pouvoir pour faire pression sur une femme, ou sur qui que ce soit. Ni même couvrir des actes délictueux. »

Le risque de cette affaire serait, en revanche, de dicter une morale presque puritaine aux représentants politiques et à la société entière. Pour justifier la publication des contenus impliquant Griveaux, Piotr Pavlenski a dénoncé « l’hypocrisie » de l’ex-candidat, faisant « la propagande des valeurs familiales traditionnelles » tout en ayant des relations extraconjugales. Mais il n’appartient ni aux journalistes, ni aux personnalités politiques, ni même aux citoyens de juger moralement un acte purement privé et non condamnable pénalement.

3 .Des hommes et des réseaux

Nombre d’observateurs ont profité de l’affaire pour clouer au pilori les réseaux sociaux. Mais les premiers responsables sont d’abord des hommes, qui ont diffusé les contenus en cause. Piotr Pavlenski, 35 ans, est en première ligne. L’artiste russe, qui s’est rendu célèbre par des performances politiques (se coudre la bouche en soutien aux Pussy Riot, se clouer le scrotum au milieu de la place Rouge), a publié les fameuses vidéos sur son site. Opposant à la politique de Poutine, ayant fui son pays en 2016 après une plainte pour agression sexuelle (qu’il présente comme un complot politique), il a obtenu le statut de réfugié politique en France, en 2017. Samedi soir, il a été mis en garde en vue dans le cadre d’une autre affaire liée à des violences le 31 décembre. Selon l’artiste, sa compagne, également placée en garde à vue dans le cadre de l’affaire, serait la véritable destinataire des vidéos impliquant Griveaux. Une fois les vidéos publiées, plusieurs personnes se sont empressées de les relayer sur les réseaux sociaux. Deux d’entre elles ont particulièrement contribué à cette propagation : Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et proche de la droite extrême, et le député Joachim Son-Forget (ex-LaREM), qui a tweeté le lien. C’est principalement via Twitter que le scandale est arrivé. L’affaire n’aurait peut-être jamais été révélée au public sans les réseaux sociaux, qui permettent une propagation rapide de n’importe quelle information ou diffamation et, surtout, permet de passer outre le filtre déontologique du journalisme. Mais « l’affaire Griveaux » ne doit pas faire oublier que ces réseaux ont parfois permis à des voix silencieuses de révéler de véritables scandales, de manière légitime. Et ce parfois sous couvert d’anonymat, qui les protège. Un anonymat que plusieurs personnalités politiques ont à nouveau appelé à supprimer, dans une pure récupération politique, alors qu’aucun protagoniste de cette affaire n’a masqué son identité.

4 .Que prévoit aujourd’hui la loi ?

Longtemps sujet d’un vide juridique, la diffusion sur Internet de photos ou vidéos sexuellement explicites d’une personne sans son accord est désormais passible de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende, selon l’article 226-2-1 du Code pénal. Ceux qui ont relayé les vidéos intimes encourent également ces peines. Si le Revenge Porn (la vengeance par la divulgation d’images sexuelles) est puni par la loi depuis 2016, les condamnations sont rares : une vingtaine en trois ans. Pour cette raison, l’essayiste et militante féministe Ovidie a regretté, hier dans Libération, que Griveaux ait jeté l’éponge : « Je ne peux m’empêcher de penser qu’avec cet épisode, on a loupé le coche d’une campagne efficace. (…) Quel message Griveaux envoie-t-il indirectement à ces jeunes filles en se retirant si rapidement de la course aux municipales ? Qu’il revient aux victimes de s’effacer de l’espace public. »

5. Quelles suites à l’affaire ?

Griveaux, par l’intermédiaire de ses avocats Richard Malka et Lorraine Gay, a déposé plainte contre X, samedi, pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel ». Dans cette affaire, Pavlenski ne sera finalement pas défendu par Juan Branco. L’avocat, militant et essayiste l’a lui-même annoncé : « Le parquet, en une violation exceptionnelle des droits de la défense, a décidé de s’opposer à ma désignation par Pavlenski. » Le parquet de Paris affirme, quant à lui, qu’il n’y est pour rien et que c’est Branco lui-même qui s’est dessaisi. Celui-ci-qui avait en 2019 révélé dans un livre l’homosexualité du secrétaire d’État Gabriel Attal, sans son consentement – aurait été contacté par l’artiste russe en décembre. Il assure l’avoir aidé uniquement pour vérifier l’authenticité de la vidéo, en sa qualité d’avocat.

Florent Le Du

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Je me souviens…

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2020

Je me souviens, c’était fin 2016 alors que Macron venait d’annoncer qu’il entendait réformer le système des retraites, au cas ou il serait élu, avoir rencontré un électeur de Tarascon dont je savais qu’il avait souvent soutenu l’union de la gauche mais que sa préférence n’allait parfois vers les communistes, bien que sa famille fut de tradition socialiste.

Je l’avais mis en garde sur le vote Macron, émanation directe des milieux financiers qui tombait tout droit des nébuleuses social libérales et droitières lui indiquant que son choix était suicidaire pour l’avenir des français. Fuyant le PS  et pas du tout rassuré et les gesticulations naufrageuses de la droite fillonnaise,  il avait mieux à faire que de voter pour ce qui est devenu l’actuel Président de la République. Je crains hélas qu’il ne m’ait pas entendu et que la stratégie de Mélenchon, unitaire à sens unique, doublées d’une méfiance à son égard, ne l’ait pas séduit non plus !

Combien de français ont réagi comme lui. A peine  deux sur dix bien que cependant ils ne l’aient pas toujours fait en connaissance de cause.

Alors nous dire comme le font des députés LREM que le Démocratie implique de respecter le vote de 2017 est une vaste fumisterie voire un extraordinaire mensonge. Et si d’aventure Monica Michel, Députée d’Arles avec le sourire d’usage qu’elle affiche et les prétentions municipales qu’elle développe, s’avise de suivre son président bonapartiste, en votant le projet de loi gouvernemental sur les retraites, je lui conseillerai de préparer la sienne !

 

DSC_0130-grand débat Gilets Jaunes 

Monica Michel (à droite) aura-t-elle le courage de voter contre la réforme !

Autant qu’elle en a eu pour ne pas soutenir les gilets jaunes lors du grand débat à Tarascon ?

Manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, à Paris, le 24 janvier. Une nouvelle mobilisation est prévue aujourd’hui à 16 heures devant le Palais Bourbon.Nicolas Cleuet/Hanslucas de
Manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, à Paris, le 24 janvier. Une nouvelle mobilisation est prévue aujourd’hui à 16 heures devant le Palais Bourbon.Nicolas Cleuet/Hanslucas

DÉMOCRATIE. JOUR HISTORIQUE À L’ASSEMBLÉE : LES DÉPUTÉS DOIVENT ENTENDRE LE PAYS

Lundi, 17 Février, 2020

La réforme des retraites arrive aujourd’hui dans l’Hémicycle, après des semaines de mobilisation sociale. Les députés LaREM écouteront-ils les Français ?

 

Les élus de la majorité ont rendez-vous avec l’histoire : le texte de la réforme des retraites arrive cet après-midi dans l’Hémicycle. Devant cette responsabilité immense, les députés LaREM feraient bien de relire de toute urgence la Constitution. C’est écrit noir sur blanc dans la loi fondamentale : « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » Les macronistes qui siègent au Parlement en ont-ils seulement conscience ? Car le projet de destruction d’un droit à une retraite digne et véritable voulu par Emmanuel Macron est contesté de toutes parts. Le président de la République a d’ores et déjà perdu la bataille de l’opinion. Il est minoritaire dans le pays, et n’a pour seule majorité que celle élue à l’Assemblée nationale en 2017. Une majorité pour l’instant sourde aux appels des Français, qui s’enferme dans un Palais-Bourbon déconnecté du pays.

Tous les syndicats ont tiré la sonnette d’alarme

Quelles seraient les conséquences politiques dramatiques si, dans les jours qui viennent, la représentation nationale, censée représenter le peuple, fait tout l’inverse ? « Nous sommes déjà dans une crise politique et démocratique très approfondie. Un passage en force de la réforme des retraites continuerait de nous tirer vers le fond et de décrédibiliser nos institutions abîmées. Une réaction saine serait d’écouter les Français. C’est à cela que doivent servir les députés », observe le parlementaire PCF Pierre Dharréville.

Depuis le 5 décembre s’exprime un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle. Des millions de personnes ont déjà manifesté contre le projet d’Emmanuel Macron. Tous les syndicats ont tiré la sonnette d’alarme et continuent de s’inquiéter du contenu de la réforme. Avocats, pompiers, médecins, éboueurs, danseurs, instituteurs, cheminots, saisonniers, infirmiers… La liste des professions mobilisées contre le projet gravissime de l’exécutif fait le tour du pays.

Le gouvernement accumule les mensonges

Selon le sondage Elabe réalisé pour l’Humanité et la Marseillaise, 67 % des Français se déclarent même favorables à l’organisation d’un référendum sur la réforme des retraites, preuve qu’ils ne font pas confiance au Parlement pour les représenter fidèlement. Il faut dire que, à chaque fois qu’ils en ont l’occasion, les députés LaREM répètent en chœur vouloir « appliquer le programme d’Emmanuel Macron, qui a été élu par les Français en 2017 »« C’est un mensonge éhonté. Dans son programme, Macron ne parle ni de repousser l’âge de départ à la retraite, ni de diminuer le montant des pensions. C’est pourtant exactement ce que prévoit le projet de loi », s’indigne Adrien Quatennens. Le député FI appelle les parlementaires LaREM à relever la tête. « Les Français sont pris pour des idiots et les députés aussi sont pris pour des idiots. On ne peut pas signer un chèque en blanc au gouvernement sur une question aussi fondamentale que les retraites, or il y a 29 ordonnances dans le projet de loi. Même l’étude d’impact est truffée de mensonges éhontés », s’alarme-t-il.

La réforme des retraites prend l’eau de toute part. Elle est « insincère » et « lacunaire », comme s’en est ému dans un avis assassin le Conseil d’État. Elle n’est même pas financée, comme s’en sont inquiétés les députés LaREM Émilie Cariou et Laurent Saint-Martin, pourtant rapporteur général du budget. Tous les éléments de langage sur une prétendue « universalité » ont déjà volé en éclats lors des débats. Pire : les promesses d’une pension minimum à 1 000 euros, pour les agriculteurs et pour tout le monde, se sont révélées mensongères. L’exécutif a même reconnu que sa réforme concernera toutes les générations, soit même ceux nés avant 1975. D’autres surprises ? L’indicateur transformant les points en euros au moment de faire valoir ses droits est lui-même tout simplement encore inconnu et purement fictif. Peut-on décemment légiférer dans ces conditions ? « La seule garantie obtenue, c’est que le montant global des pensions sera contraint par la règle d’or, à savoir une part maximale dans le PIB, ce qui fera baisser le niveau des retraites en cas de crise. C’est très inquiétant », dénonce le député PS Boris Vallaud.

« Une autre réforme des retraites est possible »

Un sursaut des élus LaREM est plus que jamais attendu. « À partir d’aujourd’hui, ils ont le pouvoir entre leurs mains. Ils ne pourront pas se cacher derrière leur petit doigt et vont devoir agir en conscience. Je les appelle à ne pas considérer nos initiatives comme une volonté d’entraver leur marche. Ce serait passer à côté de choses essentielles, enracinées dans le pays. Je les appelle à nous écouter », lance Pierre Dharréville. Le député PCF défendra ainsi une motion de rejet préalable cet après-midi dans l’Hémicycle. « Les parlementaires LaREM peuvent en conscience la voter, ou au moins voter la motion référendaire qui sera défendue par Fabien Roussel. Leur responsabilité est de dire stop au traitement infligé au pays et au Parlement », ajoute-t-il.

En cas d’échec de ces deux motions, l’examen du texte se fera article par article. Plus de 41 000 amendements ont déjà été déposés par les groupes parlementaires, contre environ 20 000 en commission. « Nous en avons rédigé 12 500. Nous voulons nourrir le débat de nos propositions et de nos arguments. Nous avons beaucoup d’amendements de fond, qui montrent qu’une tout autre réforme des retraites est possible », explique Pierre Dharréville. Le député, à l’instar de Boris Vallaud, dit craindre l’arsenal dont dispose désormais le président de l’Assemblée nationale pour empêcher les échanges. « Le tout nouveau règlement permet au président d’entraver les débats. Il a été fait pour ce type de cas de figure. On peut redouter une utilisation extrêmement stricte, avec un seul avis pour et un seul avis contre par amendement pour tout l’Hémicycle. Mieux vaudrait par contre y réfléchir à deux fois, car le Conseil constitutionnel a déjà émis des réserves et appelé à utiliser cet outil de façon mesurée et proportionnée », développe-t-il.

Une chose reste certaine : le débat d’aujourd’hui et des jours à venir fera date. Reste à savoir si les 60 députés de gauche seront les seuls à se montrer à la hauteur, en faisant entrer la voix des Français dans l’Hémicycle. La responsabilité des députés LaREM, devant notre modèle social et devant leur rôle de parlementaires, sera quant à elle gravée dans le marbre de l’histoire.

Aurélien Soucheyre

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

A propos de moralité » de « respect de la vie privée » et de la mise en cause d’un homme politique !

Posté par jacques LAUPIES le 15 février 2020

Pour que de tels faits ne se reproduisent, là comme dans bien d’autres domaines de la vie économique et sociale, politique et culturelle voire celle des morales, il faudrait s’en prendre aux causes.

Ainsi par exemple pour éviter les délocalisations meurtrières en matière d’emploi faudrait-il établir des règles fiscales et sociales qui conduisent à décourager les actionnaires d’aller chercher un coût du travail moins cher ou à procéder à toutes sortes de fraudes financières. L’institution de règles fiscales et sociales harmonisée en est une parmi d’autres qui pourraient neutraliser les « tricheurs ».  Certes tant que la production des richesses ne sera pas sous contrôle démocratique et au profit d’une infime minorité lesdits tricheurs auront beau jeu pour détourner les lois !

Ainsi sur le plan culturel faudrait-il éloigner du public les religions, les sectes, diffusant leurs principes moraux au nom d’idéologies et de croyances leur appartenant. Ces principes ne sauraient être imposés à quiconque, mais hélas des hommes politiques des patrons de médias les prennent à leur compte et les instrumentalisent pour servir leurs objectifs. La laïcité est certes un remède mais bien insuffisant au regard des dérives possibles que seule l’éducation pourrait atténuer !

Ainsi s’impose  dans l’opinion une vision majoritaire, ou en tout cas assez forte, de valeurs morales souvent désuètes, si ce n’est d’une dangereuses fausseté (racisme, xénophobie, rejet de certaines pratiques sexuelles)  que couvre souvent une vaste hypocrisie  où le « fais ce que je dis mais pas ce que je fais » devient nécessairement pratique courante.

Evidemment personne, parmi les faux culs, ne résiste la mise en cause de sa probité et, on le constate dans les multiples faits divers (sic) que révèlent parfois  des actes de délinquances mais aussi et c’est autrement plus grave des attitudes révélées par d’ignobles violation de la vie privée. 

On le voit étant donné la multitude et la diversité des conceptions sur la morale, voire sur l’éthique, la tentation d’utiliser comme arme les comportements individuels des hommes (et des femmes bien que moins concernées pour l’instant) est forte et parait s’imposer. Même à ceux la même qui ont pu en être victime ! 

En fait pour éviter les coups bas en ce domaine il conviendrait de « décrasser » la société tout entière de ces principes moraux que répandent dogmatiques de toutes sortes. Vaste programme, c’est clair,  et qui prendra du temps. Les mœurs et les pratiques qui ne portent atteinte à qui que ce soit, concernent des personnes consentantes, n’ont pas à être divulguées et c’est mettre en cause la vie privée que de le faire. 

Pour éviter ces situations qui aboutissent à des chantages, aux pires menaces, la meilleure façon est de se déclarer prêt à y résister et s’en prémunir en ne donnant pas une fausse image  de son intimité et si possible en ne l’exhibant pas ce que font malheureusement de nombreux politiques qui tentent de rendre sympathique en donnant un visage conformiste d’eux mêmes ! 

La loi doit protéger, et elle le fait, ceux qui sont victimes d’atteinte à leur vie privée mais elle n’épargne pas les conséquences de la mise au grand jour de tout ce qui n’est justement pas conforme à l’idée que se font notamment ceux qui se soumettent aux règles morales communément admises. A fortiori si la victime elle-même a fait preuve d’une certaine hypocrisie !

Enfin une question se pose : est ce que l’on peut dissocier l’usage de la délation qui accompagne l’intention de nuire de l’ensemble des fondements qui déterminent le fonctionnement d’une société ? 

Je ne le crois pas d’ou la nécessité de s’en prendre à eux ! Notamment lorsque ces sociétés  sont profondément inégalitaires et soumises à des contradictions d’intérêts entre classe et catégories. Gageons que le chemin sera long pour arriver à ce que l’on pourrait alors appeler un sociétéfraternelle

 

 

 Lionel Bonaventure/ AFP

Lionel Bonaventure/ AFP

GRIVEAUX RENONCE, LES CARTES REBATTUES À PARIS

Vendredi, 14 Février, 2020

Le candidat d’En marche se retire brutalement de la campagne, pour « protéger les siens » après la diffusion de messages et vidéos à caractère intime.

 

Il a pris la soirée et la nuit pour soupeser sa décision. « Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence » : Benjamin Griveaux, le candidat investi par LaREM pour l’élection municipale dans la capitale, jette l’éponge, dans une déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l’AFP, en présence de BFM Paris.

« En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique », a-t-il commenté, au milieu de membres de son équipe de campagne. « Depuis plus d’un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort », a-t-il poursuivi: « Ce torrent de boue m’a affecté et surtout a fait mal à ceux que j’aime. Comme si cela n’était pas suffisant, hier, un nouveau stade a été franchi. Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir cette violence. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin. »

Plusieurs messages et videos privées à caractère intime avaient été publiées jeudi sur le site d’un artiste performer russe réfugié en France, Piotr Pavlenski. Celui-ci entend dénoncer « les fonctionnaires et représentants politiques qui mentent à leurs électeurs en imposant le puritanisme à la société, alors qu’ils le méprisent eux-mêmes ». Seul Benjamin Griveaux en est la cible pourtant à ce jour, et le site est devenu viral lorsque son adresse fut donnée jeudi soir par le député (ex LaREM) Joachim Son-Forget, ) appelant de son côté que « les instigateurs de ces lynchages organisés doivent être traduits en justice ». Pour la députée PCF Elsa Faucillon, « Benjamin Griveaux retire sa candidature parce que son intimité a été salie. Je ne conçois pas une démocratie où c’est comme cela que l’on s’affronte politiquement ».

La décision du candidat rebat le cartes de l’élection à quatre semaines du premier tour. «Nous n’attendons pas d’explications sur le sujet. Il y a une confusion sphère privée et sphère publique, nous ne commenterons pas et prendrons acte des conséquences politiques » a déclaré ce matin sur Sud radio Emmanuel Grégoire, directeur de campagne d’Anne Hidalgo. Pour En marche, le coup est rude, même si les chances de son candidat, placé par tous les sondages en troisième position, apparaissaient minces. La maire sortante a vendredi matin appelé « au respect de la vie privée et des personnes », estimant que « les Parisiennes et les Parisiens méritent un débat digne ».

En marge de sa déclaration, Benjamin Griveaux a expliqué s’être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron, qui l’a selon lui assuré de son soutien « quelle que soit sa décision », en l’invitant à protéger les siens. Le chef de l’État qui s’est impliqué fortement dans l’élection, avec d’anciens de ses conseillers dépechés au QG de campagne pour relancer la campagne de Benjamin Griveaux, se trouve à court de munitions. Cédric Villani ,en s’étant maintenu, cristallise de la rancoeur parmi l’électorat d’En marche dont une partie n’est pas prête à voter pour lui. Surtout qu’il vient d’être exclu du parti… Le mathématicien a adressé vendredi matin, à Benjamin Griveaux, ainsi qu’à sa famille, son « soutien plein et entier dans cette épreuve. Je prends acte de sa décision difficile. L’attaque indigne qu’il subit est une menace grave pour notre démocratie ». Le mouvement pourrait alors se tourner vers ses colistiers. Vendredi matin, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a exclu de prendre la suite. On évoque également l’hypothèse Delphine Burkli, maire du 9eme arrondissement, qui aurait alors à faire oublier qu’elle est issue de la droite LR, quittée en juin 2019.

Pour le politologue Dominique Reynié, « Face à un tel régime médiatique et les réseaux sociaux, nous sommes débordés par la violence, rhétorique et physique, et c’est clairement un danger pour la démocratie ». « Dans un moment où les hommes politiques de l’ancien ou du nouveau monde se disputent le privilège de la morale, il est insupportable de les voir si souvent en manquer », assène la chroniqueuse Michèle Cotta. Si la diffusion des images est passible des tribunaux, leur échange privé en revanche n’est en rien répréhensible. L’épisode s’inscrit dans une tension générale de la société, constatée depuis la répression des premières manifestations des gilets jaunes. Et augure mal de la campagne présidentielle dans deux ans.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Rendre à Croizat ce qui revient à Croizat

Posté par jacques LAUPIES le 14 février 2020

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

123456
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...