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Les collabos du pouvoir se donnent une victoire à la Pyrrhus mais la résistance s’organise…

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2020

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Les deux frères…Illustration apaisante !

Les « collabos » du pouvoir macronien Autrement dit la faune de journalistes, politologues, et autres commentateurs venus à leur rescousse s’ingénient, triomphants mais parfois inquiets, à justifier une réforme qui consiste tout simplement à alléger les charges sociales, part de la plus value  que s’approprient les actionnaires, pour accumuler la richesse à leur profit. Cause de la baisse programmée des retraites et du départ retardé

Plus je donne en salaire et protection sociale, moins je m’enrichis ! Cela crève les yeux et cependant Banques et grands Patrons ont recours à toutes sortes d’artifices pour nous faire croire que c’est pour notre bien ! De combat de classe il n’est pas question dans leurs analyses, pas plus que d’exploitation du travail : seule prevalent les notions de cotisants trop peu nombreux pour satisfaire des retraités en plus grand nombre. L’amélioration fulgurante de la productivité du travail et les immenses fortunes s’amplifiant (voir l’article reproduit hier) connais pas ! Aveugles, cons, je ne le crois pas mais plutôt empêtres dans l’individualisme qui règne dans le système et en fait des égoïstes, de petits profiteurs.

Même  « d’éminents sociologues » viennent nous expliquer que le populisme de Marine Le Pen (qui selon eux se confondrait avec celui de Mélenchon) et qu’il serait une expérience de recherche de plus de démocratie substituant aux partis politiques la voix du peuple souverain notamment par référendum. Sans nuance, comme si les expériences populistes s’étaient passées dans la douceur et la sérénité.

La règle selon laquelle s’impose l’idéologie de la classe dominante (par le contrôle qu’elle a du système éducatif, des pouvoirs économique, médiatique et politique, de la culture,  de l’instrumentalisation des religions, de la manipulation des mœurs, et j’en passe, ça non plus nos éminents « intellectuels’ de service, au service de la bourgeoisie, ne connaissent pas !

Bon courage à ces jeunes militants ouvriers qui résistent, à ces quelques rares commentateurs (du style à Gérard Miller) de ces vrais journalistes perdus dans la masse des faux qui plus est souvent faux culs !

Un rassemblement de soutien aux trois grévistes de la RATP menacés de licenciement a eu lieu le 13 janvier, au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Nicolas Portnoi/Hans Lucas

Un rassemblement de soutien aux trois grévistes de la RATP menacés de licenciement a eu lieu le 13 janvier, au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Nicolas Portnoi/Hans Lucas

RETRAITES. LE TEMPS DE LA RÉPRESSION CONTRE LES GRÉVISTES

Mercredi, 22 Janvier, 2020

Entretiens disciplinaires, intimidations, gardes à vue… Les salariés mobilisés contre la réforme des retraites accusent les directions d’entreprise de ne pas respecter le droit de grève, avec le soutien du gouvernement.

 

La direction aurait probablement préféré que ces entretiens se déroulent à l’abri des regards. Au lieu de ça, la journée s’est transformée en meeting politique improvisé, avec barbecue fumant et prises de parole. Le 13 janvier, trois salariés grévistes de la RATP étaient convoqués au dépôt de bus de Vitry (Val-de-Marne) pour un entretien disciplinaire « préalable à sanctions ». Alertées par la CGT, plusieurs personnalités de gauche ont fait le déplacement ce jour-là, dont Fabien Roussel (PCF) ou Jean-Luc Mélenchon (FI). Selon l’un des comptes rendus d’entretien, que nous avons consultés, les faits reprochés se sont produits le matin du 10 décembre, lors du blocage quotidien du dépôt de bus. Les grévistes sont accusés d’avoir « entravé la libre circulation des autobus (…), retardant de deux heures la sortie des premiers bus » et d’avoir « entravé la liberté de travailler de plusieurs salariés machinistes non grévistes et exercé des pressions anormales sur ces derniers ».

Au moins 120 enquêtes internes diligentées par la RATP

François, mécanicien convoqué par la direction, donne sa version des faits : « Nous étions 150 personnes à reprendre en chœur une chanson du rappeur Vegedream, la Fuite, en direction des conducteurs qui sortaient du dépôt. Ce morceau tourne pas mal sur les piquets de grève. À un moment, un conducteur a ouvert sa fenêtre et nous a insultés. Quelques noms d’oiseaux ont été échangés, mais le conducteur n’a même pas fait de rapport dans la foulée… Pour moi, la direction cherche à décourager les fortes têtes. »

Après la convocation, la direction dispose d’un mois pour notifier aux grévistes la sanction éventuelle. Les trois salariés pourraient alors « passer au tapis vert », comme on dit dans le jargon fleuri de la RATP, c’est-à-dire se retrouver devant la commission de discipline, située près de Bercy.

En tout, la CGT fait état d’au moins 120 enquêtes internes diligentées par la RATP depuis le début du mouvement, ce qui constituerait un « record » historique. Le chiffre est réfuté par la direction de l’entreprise, qui ne souhaite pas communiquer sur le sujet. « On ne sait pas encore quelle attitude la direction va adopter, conclut un cadre de la Régie. Elle peut choisir de se montrer revancharde vis-à-vis des grévistes et multiplier les sanctions, ou bien, à l’inverse, de calmer le jeu. Les prochaines semaines vont être décisives. »

Deux filiales d’EDF multiplient les dépôts de plainte

Sur le terrain, de nombreux militants syndicaux évoquent un climat d’intimidation particulièrement pesant dans les entreprises les plus mobilisées contre la réforme des retraites. Dans certains cas, les consignes viennent d’en haut. Les coupures de courant effectuées par la CGT énergie depuis le début du mouvement ont donné lieu à une sortie martiale de la ministre Élisabeth Borne, fin décembre : « Je condamne très fermement et j’ai demandé aux dirigeants de RTE (transport d’électricité) et d’Enedis (ex-ERDF) de déposer plainte systématiquement. » Message reçu cinq sur cinq par les deux entreprises concernées, toutes deux filiales d’EDF, qui ont depuis multiplié les dépôts de plainte.

À l’autre bout de la chaîne, les convocations commencent à tomber. Guillaume Floret, secrétaire général du syndicat CGT énergie du Lot-et-Garonne, a été entendu par la police à Agen, hier matin. Visiblement, l’objectif des policiers était clair : obtenir des informations concernant la coupure de courant survenue pendant le match de rugby Agen-Toulouse, le 21 décembre 2019, qui avait plongé le stade dans le noir une quinzaine de minutes. « J’ai été convoqué en tant que responsable syndical du département, raconte Guillaume Floret. Les policiers m’ont demandé si je connaissais le nom des responsables de la coupure de courant. Sur le ton de la boutade, je leur ai dit que les deux responsables s’appelaient Emmanuel Macron et Édouard Philippe… »

Dans certains cas, les convocations débouchent sur des gardes à vue pour des motifs étonnants. Alexandre Pignon (CGT) explique avoir passé quatre heures en garde à vue, le 5 décembre 2019, pour avoir tagué les murs d’un bureau de poste à l’abandon à Perpignan. « Je suis poursuivi pour dégradations graves de bâtiment public, alors que nous avions écrit deux tags, explique-t-il. C’est complètement disproportionné. »

«Une volonté de faire passer les militants pour des voyous »

Tous les délégués de terrain interrogés le confirment : depuis quelques années, ce type de convocations se déroule dans une atmosphère de plus en plus tendue, pour des motifs les plus variés. Elles ont peu d’effet sur la motivation des plus endurcis, mais peuvent décourager les autres. Laurent Indrusiak, secrétaire général de l’UD CGT de l’Allier, appartient clairement à la première catégorie. « Depuis 2016, j’ai été convoqué quatorze fois au commissariat, recense-t-il avec calme. Cela peut être pour des manifestations non déclarées ou des entraves à la liberté de circuler. Cette répression est particulièrement marquée depuis la loi travail de 2016. Il y a vraiment une volonté de faire passer les militants syndicaux pour des voyous, mais cela ne nous fait pas froid aux yeux. En revanche, je croise des collègues qui me disent : “Quand on voit ce que tu subis, quand même… À ta place, on ne sait pas si on pourrait encaisser.” »

Chantage à l’avancement, pression orale et mise en concurrence

Gérald Le Corre, inspecteur du travail, note lui aussi un durcissement : « Le droit de grève existe bel et bien sur le papier, mais, dans un certain nombre d’entreprises, il n’est pas respecté. Cela passe rarement par des sanctions disciplinaires, car les employeurs ne sont pas idiots. Mais les directions disposent de nombreux leviers pour intimider les salariés : pressions orales, chantage à l’avancement, etc. » Elles peuvent également jouer sur la mise en concurrence des salariés d’un pays à l’autre, poursuit l’inspecteur du travail : « C’est particulièrement vrai dans la période actuelle, pour des secteurs tels que la métallurgie. Un patron pourra expliquer aux salariés d’un site que s’ils se mettent en grève, la fabrication des pièces se fera ailleurs, sur un site concurrent… »

Cyprien Boganda

 

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ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2020

 

ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES dans POLITIQUE

ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES

Lundi, 20 Janvier, 2020

Emmanuel Macron reçoit aujourd’hui des grands patrons français et étrangers dans le cadre du troisième sommet Choose France. Une opération pour vanter sa politique au service d’« un coût de l’emploi compétitif ». Tout un symbole.

 

Mauvais timing. Alors que le front social contre la réforme des retraites s’apprête à entrer dans sa 8e semaine, Emmanuel Macron déroule aujourd’hui le tapis rouge, au château de Versailles, à quelque 200 grands chefs d’entreprise nationaux et internationaux, pour la troisième édition du sommet Choose France.

L’événement est à l’agenda présidentiel depuis longtemps, mais le symbole est dévastateur. Entre les dorures de cet ancien écrin monarchique, dont le personnel a par ailleurs lui aussi pris part à la grève nationale, sont attendus les représentants des fameux « 1 % » les plus riches de la planète, parmi lesquels le PDG d’Uber Dara Khosrowshahi, Jamie Dimon, de la banque JP Morgan, Larry Culp, de General Electric, Emmanuel Faber, de Danone, ou encore Daniel Zhang, patron du géant chinois du commerce en ligne Alibaba. Le dirigeant de Microsoft, l’Indo-Américain Satya Nadella, aura même droit à un traitement de faveur et à une réception à l’Élysée. Le sommet fait aussi la part belle à la « start-up nation », avec la présence de la banque en ligne Qonto ou du champion français des objets connectés, Actility.

Le fumeux« ruissellement » qui ne profite qu’aux riches

L’objectif affiché ? Rencontrer le gratin des multinationales en amont du Forum économique mondial de Davos, grand-messe du capitalisme qui s’ouvre le 22 janvier, et «  mettre en valeur l’ensemble des territoires pour attirer des investissements étrangers », dixit l’Élysée. Une opération de communication insistant sur le « ruissellement » des investissements étrangers au profit des entreprises françaises et de la création d’emploi. L’enrichissement des plus riches qui finirait par profiter aux revenus des plus pauvres, une théorie en vogue dans les rangs macronistes, malgré le creusement des inégalités (lire ci-contre). À ce titre, Emmanuel Macron se déplace aussi ce matin à Dunkerque (Nord) pour visiter et faire l’éloge d’un site de production, propriété du groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca. Et demain, les entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 et 4 999 salariés) tricolores auront le droit à une cérémonie dédiée.

Mais, dès vendredi, l’Élysée a pris les devants pour préparer le terrain avec la première « Grande Exposition du fabriqué en France » mettant en scène tout le week-end, devant quelque 10 000 visiteurs, une sélection de 120 produits issus de tous les départements. L’occasion surtout pour le chef de l’État de faire la promotion de sa politique. « Derrière ces objets, il y a tout ce qu’on fait avec les ministres », a-t-il vanté lors de l’inauguration avant d’insister : « Tout ça s’appuie sur des réformes qui sont conduites depuis quelques années. »

Depuis le 5 décembre, les manifestants en appellent à un autre partage des richesses et les syndicats demandent une contribution accrue du patronat à la protection sociale. Mais Emmanuel Macron n’a pas décidé de faire profil bas. « On me dit “vous faites des réformes parfois pour les riches” ? La belle affaire ! », a-t-il ironisé tout en mettant en mot la fameuse théorie du ruissellement : « Si on n’a pas des entrepreneurs et des investisseurs français qui investissent en France, ou l’entreprise ferme, ou on est dépendants , de capitaux étrangers qui ne regardent que la rentabilité. Donc oui, il a fallu faire des réformes pour baisser le coût de l’investissement, pour améliorer sa rentabilité, pour supprimer la part de l’ISF quand il s’investissait dans le capital productif français. » Et de résumer : « On ne peut pas demander de fabriquer en France si derrière on n’a pas un coût du capital compétitif, un coût de l’emploi compétitif. » Les actionnaires du CAC 40 dont la rente a battu un nouveau record en 2019 avec 60,2 milliards d’euros peuvent dormir tranquilles…

La dette colossale de Microsoft au fisc français

Ce « mini-Davos » alimente les crispations, dans un contexte social bouillant. «  En pleine mobilisation autour de la réforme des services publics et des mécanismes de protection sociale en France, l’heure n’est pas à l’opération séduction et au démantèlement des protections sociales et environnementales pour renforcer notre attractivité dans une course au moins-disant mortifère » , avertit le collectif d’organisation à l’origine de la campagne « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales », regroupant entre autres la CGT, la FSU, Solidaires, Greenpeace, ou encore Attac. Fortes d’une pétition qui a réuni plus de 680 000 signataires, ces organisations rappellent au contraire que « l ’heure (est) à la création de nouveaux régimes de droits, assortis de contraintes juridiques fortes, pour s’assurer que ces grandes entreprises puissent être tenues responsables des impacts de leurs activités devant la justice ».

Il est vrai qu’Emmanuel Macron pourrait en profiter pour évoquer avec le PDG de Microsoft les 600 millions d’euros que réclame le fisc français depuis 2017 à une filiale du groupe, pour des activités publicitaires facturées depuis l’Irlande. Et à Uber, le chef de l’État pourrait glisser un mot sur la sous-déclaration de chiffres d’affaires de la plateforme en France, fruit d’un malicieux montage financier entre les Pays-Bas et les paradis fiscaux des Bermudes et de l’État américain du Delaware. Ce ne sont pas les « optimisateurs » fiscaux qui manquent.

Cyprien Caddeo

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Ils sont légion du côté du pouvoir à jouer les vierges effarouchées face à des réactions de colère de groupes se situant du côté des grévistes. Moins réactifs quand un policier tabasse un mec à terre ! D’un côté des actes, discutables certes par les faux culs, mais qui ne portent pas atteinte à l’intégrité physique, de l’autre la brutalité et une sorte de lâcheté assez fréquente ! Jusqu’où cela va-t-il dans ce royaume des féodalités financières qui se donnent des monarques prisonniers de leurs privilèges et certes bien peu éclairés, plutôt aveuglés?

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2020

 

 

 

Ils sont légion du côté du pouvoir à jouer les vierges effarouchées face à des réactions de colère de groupes se situant  du côté des grévistes. Moins réactifs quand un policier tabasse un mec à terre ! D'un côté des actes, discutables certes par les faux culs, mais qui ne portent pas atteinte à l'intégrité physique, de l'autre la brutalité et une sorte de lâcheté assez fréquente ! Jusqu'où cela va-t-il  dans ce royaume des féodalités financières qui se donnent des monarques  prisonniers de leurs privilèges et certes bien peu éclairés, plutôt  aveuglés? dans POLITIQUE

RÉFORME DES RETRAITES : DES ACTIONS CIBLÉES, VISANT MACRON

Samedi, 18 Janvier, 2020

A Paris, une intrusion de quelques dizaines de grévistes de la RATP  dans le hall d’entrée du siège de la CFDT, durant une dizaine de minutes, sans heurts, a suscité de nombreuses réactions de responsables politiques et syndicaux, tandis que des manifestants ont voulu chahuter le chef de l’Etat dans un théâtre parisien.

 

Parmi le actions menées vendredi, au 44e jour du mouvement contre la réforme des retraites, quelques dizaines d’individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération » et ont « agressé verbalement et physiquement des salariés », selon Laurent Berger, le secrétaire général du syndicat, favorable désormais à la réforme des retraites. De son côté la CGT a déclaré «ne pas cautionner ce type d’action».

 

« Ces violences sont une honte pour notre démocratie », a réagi de son côté Emmanuel Macron. Dans la soirée, le président a lui-même été visé par une manifestation qui s’est déroulée devant le théâtre des Bouffes du Nord où il assistait avec son épouse à une représentation théâtrale. Le président, qui aime sortir discrètement dans Paris pour aller au restaurant ou au théâtre, a quitté les lieux en voiture vers 22H00 sous escorte policière. Aux cris de « tous ensemble, grève générale », les manifestants ont fait face pendant environ une heure à de nombreux policiers déployés devant cet établissement du Xe arrondissement. Peu visible en public depuis des semaines, Emmanuel Macron n’a pas fait de bain de foule depuis son passage à Amiens les 21 et 22 novembre, avant la réforme des retraites.

Actions ciblées

Des actions ciblées ont émaillé toute la journée de vendredi. De leur côté, les avocats ont décidé de reconduire pour une semaine leur mouvement de grève après avoir multiplié vendredi les actions lors des audiences solennelles de rentrée des cours d’appel.  Une centaine d’entre eux ont ainsi observé un sit-in silencieux à Lyon. A Grenoble, ils ont formé une haie d’accueil des autorités invitées à l’audience de rentrée. A Caen, quelque 300 avocats ont observé une minute de silence. A Orléans, ils ont accroché des ballons noirs aux grilles du palais de justice et à Bourges, ils ont chanté « Bella ciao » avant de jeter leurs robes à terre.
Les salariés de la culture restent très mobilisés.
Plus d’une centaine de manifestants ont bloqué l’entrée de la pyramide du Louvre en agitant des drapeaux et scandant: « On ira jusqu’au retrait! » Ils ont appelé les touristes massés devant les barrière de sécurité à s’associer au mouvement – sans succès, s’attirant même quelques huées en retour. Le musée n’a pas pu ouvrir vendredi.
La CGT-Spectacle a appelé à manifester lors des voeux du ministre de la Culture Franck Riester prévus lce undi à la Bibliothèque nationale de France. Une cérémonie que la Rue de Valois a annulée vendredi soir, estimant que les conditions n’étaient pas « réunies » pour qu’elle « se déroule sereinement».

« Ports morts » pendant 72 heures

La fédération CGT des Ports et Docks appelle à une nouvelle opération « ports morts » la semaine prochaine, pendant 72 heures, après les trois jours d’arrêt du travail de la semaine dernière. A la Banque de France, le mouvement de grève engagé lundi par plusieurs syndicats dont la CGT se poursuit sur plusieurs sites. Selon Pascal Gabay de la CGT, « le mouvement va s’étendre aux transporteurs de fonds (qui alimentent les distributeurs), notamment en Ile-de-France». L’intersyndicale opposée au système de retraite « universel » (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et des organisations de jeunesse) a appelé à de nouvelles actions et manifestations la semaine prochaine, avec une 7e journée de mobilisation interprofessionnelle en point d’orgue, vendredi 24 janvier, à l’occasion de la présentation du projet de réforme des retraites en Conseil des ministres

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Quand on a affaire à un Président qui gouverne avec l’appui de deux français sur dix qui ont approuvé son programme au premier tour d’une élection présidentielle, que les médias télévisés comme BFM ne cessent de tenter de soutenir le projet de réforme et ont le culot de faire appel à des députés ou ministre LREM en commentateurs permanents sur les plateaux de télé, pour le défendre face aux syndicalistes et grévistes, accusés de violence, alors on peut comprendre que ce Président soit chahuté comme ceux qui sabotent les luttes ouvrière comme le font les représentants de la CFDT et de l’UNSAV !

Posté par jacques LAUPIES le 19 janvier 2020

 

 

FINANCES. LES FONDS DE PENSION BIEN AU CŒUR DU PROJET DE RÉFORME

Vendredi, 17 Janvier, 2020

Trois articles du texte de loi, actuellement devant le Conseil d’État, favorisent directement les plans de retraite par capitalisation, donc profitent aux organismes de gestion d’actifs et aux assureurs comme BlackRock, Axa ou Amundi.

 

L’article 64 du projet de réforme des retraites est très clair sur le sujet. Il entend « renforcer l’attractivité de l’épargne retraite », en ratifiant les ordonnances prises du fait de la loi Pacte, qui promettaient la libéralisation de ce type de produits ­financiers. Le but est donné : « Le développement de cette épargne de long terme procurera aux entreprises davantage de financements en fonds propres pour accompagner leur croissance et financer l’innovation. » Il s’agit donc bien de placer l’épargne retraite sur les marchés d’actions. Le gouvernement promet d’ailleurs, toujours dans l’article 64, «  l’assouplissement des modalités de sortie en rente ou en capital et l’ouverture de tous les produits d’épargne retraite aux assureurs, aux gestionnaires d’actifs et aux fonds de retraite professionnelle supplémentaire ». Ce qui fait dire à l’économiste atterré Henri Sterdyniak que « les bénéficiaires du méfait (la dégradation du système public de retraite) sont ainsi clairement désignés ».

AG2R, la BNP, le Crédit agricole… Un cercle fermé

Il s’agit des fonds de gestion d’actifs, à savoir, en France, Amundi, qui détient 1 400 milliards d’euros, filiale du Crédit agricole. Il y a aussi Axa IM, qui gère environ 700 milliards d’euros, et la BNP Paribas Asset (500 milliards). Ces structures, comme leur nom l’indique, gèrent notamment l’argent des fonds de pension et des assureurs. Ce sont eux qui proposent les solutions d’épargne retraite, à savoir, en France, Axa, AG2R, la BNP, le Crédit agricole… Un cercle fermé. Et puis, il y a les géants états-uniens : BlackRock (7 000 milliards d’actifs, dont les deux tiers constitués d’épargne retraite) et Vanguard (près de 6 000 milliards). Ces sommes donnent le vertige. Il faut réaliser que la moitié de l’argent en circulation sur les marchés financiers dans le monde provient de la retraite par capitalisation, donc des fonds de pension. Cela les rend particulièrement vulnérables aux crises financières, mais aussi susceptibles de provoquer de terribles krachs boursiers.

« Cela fait des semaines que le gouvernement prétend que son projet vise à “sauver le régime de retraite par répartition” et qu’il n’est pas question de développer la retraite par capitalisation, ou encore que le lien entre les retraites et Blackrock relève du “fantasme”. Pourtant, le projet de loi rendu public montre précisément le contraire », affirme Attac dans une note publiée ce jeudi. Le Figaro jugeait d’ailleurs que l’Humanité alimentait ce « récit de suspicion », précisant que « la polémique BlackRock n’est que le dernier avatar en date de l’association poisseuse Macron-­Rothschild », « un amalgame à l’odeur nidoreuse ».

L’heure n’est pourtant pas à la suspicion. Le ministre de l’Économie le dit bien, s’il y a une polémique autour des fonds de pension, « c’est surtout parce qu’il n’y a pas de BlackRock français ou européen, il faut en construire un », assure-t-il dans le Parisien de ce jeudi. Son appel a été entendu, voire anticipé. Depuis la publication du rapport Delevoye, Predictis, MeilleurPlacement, Groupama, SwissLife, Axa, Generali, Amundi, Société générale, LCL, Crédit agricole, Aviva, BNP Paribas et bien d’autres ont tous mis sur le marché leur nouvelle offre de plan épargne retraite (PER). « L’assureur Axa, dans une de ses documentations, évoque très clairement “la baisse programmée des futures pensions”, à la suite de la mise en œuvre de ce qu’Axa appelle encore la “réforme Delevoye sur les retraites”, pour inciter ses clients à épargner pour leur retraite à travers un PER », a repéré Attac.

Publicité d'Axa pour vanter ses produits financiers "retraites" dans le cadre de la "baisse programmée des futures pensions". Une publicité remisé dans les tiroirs du géant de l'assurance pour l'instant.

Publicité d’Axa pour vanter ses produits financiers « retraites » dans le cadre de la « baisse programmée des futures pensions ».

 

3,8 à 4 milliards d’euros de cotisations en moins à compenser

Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, les sommes versées annuellement en France dans le cadre de ces produits d’épargne-­retraite s’élèvent à 6,6 milliards d’euros, une paille rapportée au total des 325 milliards d’euros de pensions de retraite versés. Et un énorme marché à conquérir. « C’est une explosion, un développement exponentiel de la capitalisation en France », note ainsi Maxime Combes, porte-parole d’Attac. Il ajoute : « C’est très important pour un assureur ou un gestionnaire d’actifs de voir son marché gagner 15 ou 20 % par an. Il y a très peu de marchés comme ça. »

Maintenant que les bénéficiaires sont clairement identifiés, reste à constituer le gâteau qu’ils vont se partager. L’article 13 du projet de loi limite le calcul des cotisations et des droits à la retraite aux salaires jusqu’à 10 000 euros par mois (contre 27 000 euros dans le système actuel). Au-delà de ce plafond, les cotisations baissent de 28 % à 2,8 %, et le montant des pensions n’augmente plus. C’est 3,8 à 4 milliards d’euros de cotisations en moins, qu’il faudra compenser. Ces milliards seront en revanche immédiatement disponibles pour les produits par capitalisation, à usage des plus riches.

L’article 15 se charge de renforcer l’attractivité des plans d’épargne retraite. « Il s’agit de favoriser fiscalement la capitalisation sur la partie des salaires qui ne serait plus couverte par la répartition », résume Henri Sterdyniak. Autrement dit, les versements effectués sur un plan d’épargne retraite seront déductibles des impôts sur le revenu, toujours en favorisant les plus aisés. « Pour 1 000 euros versés, un contribuable payant l’impôt sur le revenu obtiendra 300 euros de déduction d’impôt s’il se trouve dans la tranche à 30 %, 410 euros s’il est dans la tranche à 41 %, 140 euros s’il est dans la tranche à 14 % », a calculé Attac. Une réforme inégalitaire jusqu’au bout.

Pierric Marissal

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FINANCES. LES FONDS DE PENSION BIEN AU CŒUR DU PROJET DE RÉFORME

Posté par jacques LAUPIES le 17 janvier 2020

 

 FINANCES. LES FONDS DE PENSION BIEN AU CŒUR DU PROJET DE RÉFORME dans POLITIQUE

 
 
Vendredi, 17 Janvier, 2020

Trois articles du texte de loi, actuellement devant le Conseil d’État, favorisent directement les plans de retraite par capitalisation, donc profitent aux organismes de gestion d’actifs et aux assureurs comme BlackRock, Axa ou Amundi.

 

L’article 64 du projet de réforme des retraites est très clair sur le sujet. Il entend « renforcer l’attractivité de l’épargne retraite », en ratifiant les ordonnances prises du fait de la loi Pacte, qui promettaient la libéralisation de ce type de produits ­financiers. Le but est donné : « Le développement de cette épargne de long terme procurera aux entreprises davantage de financements en fonds propres pour accompagner leur croissance et financer l’innovation. » Il s’agit donc bien de placer l’épargne retraite sur les marchés d’actions. Le gouvernement promet d’ailleurs, toujours dans l’article 64, «  l’assouplissement des modalités de sortie en rente ou en capital et l’ouverture de tous les produits d’épargne retraite aux assureurs, aux gestionnaires d’actifs et aux fonds de retraite professionnelle supplémentaire ». Ce qui fait dire à l’économiste atterré Henri Sterdyniak que « les bénéficiaires du méfait (la dégradation du système public de retraite) sont ainsi clairement désignés ».

AG2R, la BNP, le Crédit agricole… Un cercle fermé

Il s’agit des fonds de gestion d’actifs, à savoir, en France, Amundi, qui détient 1 400 milliards d’euros, filiale du Crédit agricole. Il y a aussi Axa IM, qui gère environ 700 milliards d’euros, et la BNP Paribas Asset (500 milliards). Ces structures, comme leur nom l’indique, gèrent notamment l’argent des fonds de pension et des assureurs. Ce sont eux qui proposent les solutions d’épargne retraite, à savoir, en France, Axa, AG2R, la BNP, le Crédit agricole… Un cercle fermé. Et puis, il y a les géants états-uniens : BlackRock (7 000 milliards d’actifs, dont les deux tiers constitués d’épargne retraite) et Vanguard (près de 6 000 milliards). Ces sommes donnent le vertige. Il faut réaliser que la moitié de l’argent en circulation sur les marchés financiers dans le monde provient de la retraite par capitalisation, donc des fonds de pension. Cela les rend particulièrement vulnérables aux crises financières, mais aussi susceptibles de provoquer de terribles krachs boursiers.

« Cela fait des semaines que le gouvernement prétend que son projet vise à “sauver le régime de retraite par répartition” et qu’il n’est pas question de développer la retraite par capitalisation, ou encore que le lien entre les retraites et Blackrock relève du “fantasme”. Pourtant, le projet de loi rendu public montre précisément le contraire », affirme Attac dans une note publiée ce jeudi. Le Figaro jugeait d’ailleurs que l’Humanité alimentait ce « récit de suspicion », précisant que « la polémique BlackRock n’est que le dernier avatar en date de l’association poisseuse Macron-­Rothschild », « un amalgame à l’odeur nidoreuse ».

L’heure n’est pourtant pas à la suspicion. Le ministre de l’Économie le dit bien, s’il y a une polémique autour des fonds de pension, « c’est surtout parce qu’il n’y a pas de BlackRock français ou européen, il faut en construire un », assure-t-il dans le Parisien de ce jeudi. Son appel a été entendu, voire anticipé. Depuis la publication du rapport Delevoye, Predictis, MeilleurPlacement, Groupama, SwissLife, Axa, Generali, Amundi, Société générale, LCL, Crédit agricole, Aviva, BNP Paribas et bien d’autres ont tous mis sur le marché leur nouvelle offre de plan épargne retraite (PER). « L’assureur Axa, dans une de ses documentations, évoque très clairement “la baisse programmée des futures pensions”, à la suite de la mise en œuvre de ce qu’Axa appelle encore la “réforme Delevoye sur les retraites”, pour inciter ses clients à épargner pour leur retraite à travers un PER », a repéré Attac.

Publicité d'Axa pour vanter ses produits financiers "retraites" dans le cadre de la "baisse programmée des futures pensions". Une publicité remisé dans les tiroirs du géant de l'assurance pour l'instant.

Publicité d’Axa pour vanter ses produits financiers « retraites » dans le cadre de la « baisse programmée des futures pensions ».

 

3,8 à 4 milliards d’euros de cotisations en moins à compenser

Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, les sommes versées annuellement en France dans le cadre de ces produits d’épargne-­retraite s’élèvent à 6,6 milliards d’euros, une paille rapportée au total des 325 milliards d’euros de pensions de retraite versés. Et un énorme marché à conquérir. « C’est une explosion, un développement exponentiel de la capitalisation en France », note ainsi Maxime Combes, porte-parole d’Attac. Il ajoute : « C’est très important pour un assureur ou un gestionnaire d’actifs de voir son marché gagner 15 ou 20 % par an. Il y a très peu de marchés comme ça. »

Maintenant que les bénéficiaires sont clairement identifiés, reste à constituer le gâteau qu’ils vont se partager. L’article 13 du projet de loi limite le calcul des cotisations et des droits à la retraite aux salaires jusqu’à 10 000 euros par mois (contre 27 000 euros dans le système actuel). Au-delà de ce plafond, les cotisations baissent de 28 % à 2,8 %, et le montant des pensions n’augmente plus. C’est 3,8 à 4 milliards d’euros de cotisations en moins, qu’il faudra compenser. Ces milliards seront en revanche immédiatement disponibles pour les produits par capitalisation, à usage des plus riches.

L’article 15 se charge de renforcer l’attractivité des plans d’épargne retraite. « Il s’agit de favoriser fiscalement la capitalisation sur la partie des salaires qui ne serait plus couverte par la répartition », résume Henri Sterdyniak. Autrement dit, les versements effectués sur un plan d’épargne retraite seront déductibles des impôts sur le revenu, toujours en favorisant les plus aisés. « Pour 1 000 euros versés, un contribuable payant l’impôt sur le revenu obtiendra 300 euros de déduction d’impôt s’il se trouve dans la tranche à 30 %, 410 euros s’il est dans la tranche à 41 %, 140 euros s’il est dans la tranche à 14 % », a calculé Attac. Une réforme inégalitaire jusqu’au bout.

Pierric Marissal

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