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Manipulations et manipulateurs !

Posté par jacques LAUPIES le 26 janvier 2020

 

Apathie critique Ségolène et Jean Luc ! Ce journaliste inféodé au macronisme critique vivement les accusations d’autoritarisme du gouvernement actuel formulées par Ségolène Royal et de Jean Luc Mélenchon. Il vante un système qui fait du Président de la République qui à reçu le soutien d’à peine un électeur sur quatre votants au premier tour de la présidentielle, soit le soutien de moins de 2 français sur 10.

 

Comment définir un régime qui propulse au pouvoir un homme de la finance  et lui octroie de manière mécanique une assemblée à sa botte à partir d’une minorité d’électeurs ? Il y des mots pour cela : autocratie, ploutocratie, etc. Que cela puisse conduire à la Dictature, l’histoire est là pour témoigner que ce n’est pas impossible…

 

La manipulation qui aboutit à mettre au deuxième tour en présence un pseudo garant de la démocratie et une pseudo suspecte d’extrémisme de droite est tellement éclatante que ce résultat ne donne à Macron aucune crédibilité représentative de soutien à son programme. Vision qu’Apathie évidemment conteste !

 

 

AFP

AFP

RETRAITES. LE CONSEIL D’ETAT TORPILLE LE PROJET GOUVERNEMENTAL

Samedi, 25 Janvier, 2020

Projections économiques « lacunaires », manque de précisions… Dans son avis rendu public le vendredi 24 janvier, la plus haute juridiction administrative estime également ne pas avoir eu « les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique ».

 
 
 

Voilà qui fait tache pour le gouvernement. A peine avait-il fait adopter vendredi en Conseil des ministres ses deux projets de loi pour instaurer la retraite à points, qu’était publié dans la foulée l’avis sévère du Conseil d’État sur la manière dont l’exécutif a bouclé ces deux textes qui doivent être examinés à partir du 3 février à l’Assemblée nationale. L’institution estime ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » de la réforme et déplore aussi les « projections financières lacunaires » du gouvernement et un recours aux ordonnances qui « fait perdre la visibilité d’ensemble ». Saisi le 3 janvier, le Conseil d’État n’a disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi (organique et ordinaire), que la majorité a en outre modifiés à six reprises durant cette période, ce qui « ne l’a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé », estime-t-il. La plus haute juridiction administrative juge cette « situation d’autant plus regrettable » qu’il s’agit d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir (…) l’une des composantes majeures du contrat social ».

L’étude d’impact étrillée

L’avis du Conseil d’État se révèle aussi sévère sur l’étude d’impact qui accompagne les deux textes: la première mouture était « insuffisante » et même une fois complétée, « les projections financières restent lacunaires », notamment sur la hausse de l’âge de départ à la retraite, le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux.

Le Conseil d’État dénonce également le choix de recourir à 29 ordonnances, y compris « pour la définition d’éléments structurants du nouveau système de retraite », ce qui « fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionalité ». Celle portant sur la « conservation à 100% des droits constitués » au moment de la bascule entre le système actuel et le futur système est jugée « particulièrement cruciale », à tel point « qu’en l’absence d’une telle ordonnance », la réforme  »ne s’appliquera pas » aux personnes nées à partir de 1975. Enfin, l’engagement de revaloriser les rémunérations des enseignants et des chercheurs via des lois de programmation serait condamné à disparaître du texte car « ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ».

« Le projet de loi ne crée pas un régime universel »

Le Conseil d’État torpille au passage la communication présidentielle du « chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous ». Cet objectif affiché « reflète imparfaitement la complexité et la diversité des règles de cotisation ou d’ouverture de droits définies par le projet de loi ». En outre, l’institution relève que contrairement à l’objet prétendu du projet de loi, celui-ci « ne crée pas un régime universel »,  mais cinq régimes distincts et qu’  »à l’intérieur de chacun de ces régimes créés ou maintenus, des règles dérogatoires à celles du système universel sont définies » et  »sont maintenues plusieurs caisses ». Au final, cet avis conforte tous les arguments des opposants à la réforme. L’exécutif, qui misait sur l’essoufflement du mouvement social et comptait passer en force au Parlement, va devoir se justifier sur cet avis de la plus haute juridiction administrative. Et revoir sa copie. Sa réforme est -très – loin d’être pliée.

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 PETIT LEXIQUE DE DÉTOURNEMENT DU VOCABULAIRE MÉDIATIQUE

Vendredi, 24 Janvier, 2020

Pour décrédibiliser l’adversaire, le détournement de vocabulaire est une pratique courante. Depuis le début de ce mouvement, des expressions ont refait surface, utilisées par les commentateurs médiatiques et politiques, qui disent le mépris dans lequel « ceux qui luttent » sont tenus. Aux traditionnelles expressions (« prise d’otage », « culture de la grève »…) s’en ajoutent de nouvelles, dont la Macronie se délecte et qu’elle propage de studios en plateaux…

 

Actions « sauvages » :

Qui dérangent le ron-ron d’un « conflit social de basse intensité », comme défini récemment par le sondeur Frédéric Dabi pour le Journal du dimanche. Exemple : les « coupures sauvages de courant », dénoncées à l’Assemblée nationale par le premier ministre, dépassé par le patron des députés LR Damien Abad, parlant mercredi sur CNews d’ « actes de barbarie », « contraires à l’État de droit ». L’appel à la raison est venu de la « jusqu’au-boutiste » CGT, qui, dans un communiqué daté du 22 janvier, estimait que le « vrai scandale » réside dans le fait que des « dizaines de milliers de foyers (572 000 en 2018, estime-t-elle – NDLR) sont plongés dans le noir et le froid » par manque de moyens financiers.

Galère :

Conséquence logique du taux de soutien à la mobilisation actuelle (51 % des Français expriment toujours leur soutien à la mobilisation, selon l’Ifop pour le Journal du dimanche), de nombreuses rédactions qui dépêchent leurs petites mains dans l’enfer du RER A ou de la ligne 13 du métro parisien ont abandonné le vocable « prise d’otage ». Mais la « galère » reste leur moyen de transport médiatique privilégié (« la galère des usagers sans solution pour Noël », le Figaro du 19 décembre), notamment celle des touristes (voir « galère des touristes dans la capitale », Actu.fr, 3 janvier)…

Grogne :

Un renvoi à « l’animalité des manifestants (…) incapables de produire une pensée, une parole, une action politique », traduit Acrimed dans un « lexique médiatique pour temps de grève et de manifestations » réactualisé à chaque mouvement social. Se décline comme suit : « Grogne des avocats lillois » (la Voix du Nord, le 16 janvier), « Grogne des enseignants du lycée » (le Républicain lorrain, le 20 janvier)…

Pédagogie :

Langage de la « raison » : dès les premières oppositions au projet, un reportage du JT de 13 heures de TF1 (le 14 décembre) expliquait que « le gouvernement veut croire que sa pédagogie peut convaincre ». Hélas ! Hier, sur le site de Challenges, Sophie de Menthon, une des figures du Medef, se désolait que Macron comme son gouvernement « ont minimisé l’importance de faire de la pédagogie sur les réformes »…

Progressistes/contestataires :

Se dit des syndicats anciennement « réformistes », étiquette posée par l’exécutif à la CFDT et à l’Unsa. Par opposition, la CGT, FO et Solidaires sont « contestataires », « protestataires », voire « jusqu’au-boutistes ». On peut réfuter le « en même temps » macronien, et s’entendre sur celui proposé par le secrétaire général de la CGT, qui lors de son congrès en mai 2019 se voulait à la fois « réformiste » et « contestataire ». Car le progressisme (pas celui qu’ont maladroitement tenté de définir dans Le progrès ne tombe pas du ciel deux anciens conseillers présidentiels, Ismaël Emelien et David Amiel), n’est-ce pas induire une notion de « progrès » dans la société, à l’inverse d’un recul de l’âge de la retraite ?

Réforme :

Celle du moment est toujours déclinée avec une majuscule, « La réforme ». Ce qui positive le message malgré son caractère imposé. Par déduction, toute proposition contraire est une « contre-réforme ». Or, rappelait Philippe Martinez dans le Monde en septembre 2015, il faudrait « qu’on se mette d’accord sur ce qu’est une réforme. La casse du Code du travail, ce n’est pas une réforme. La semaine de 32 heures (proposée par la CGT – NDLR), c’est une réforme ».

régimes Spéciaux ou spécifiques :

L’emploi du premier terme est à bannir. Alors, le gouvernement tente de populariser le second. « La nuance est subtile », soulignait RTL, le 7 janvier, en écrivant qu’Édouard Philippe « réfute l’accusation selon laquelle les régimes spéciaux, destinés à disparaître, vont devenir des régimes spécifiques ». Pas pour Marc Fiorentino, porte-parole de meilleurplacement.com, « précurseur de l’assurance-vie en ligne depuis 1999 » (sic), invité hier à s’exprimer sur le site Internet LesEchos.fr : « Nous savions déjà que cette réforme n’avait plus d’universel que le nom, tant les régimes spécifiques, on ne dit plus régimes spéciaux, sont nombreux. » Depuis, derrière les policiers et gendarmes, plusieurs professions sont en effet passées du régime « spécial » au régime « spécifique ».

Grégory Marin

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