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Les collabos du pouvoir se donnent une victoire à la Pyrrhus mais la résistance s’organise…

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2020

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Les deux frères…Illustration apaisante !

Les « collabos » du pouvoir macronien Autrement dit la faune de journalistes, politologues, et autres commentateurs venus à leur rescousse s’ingénient, triomphants mais parfois inquiets, à justifier une réforme qui consiste tout simplement à alléger les charges sociales, part de la plus value  que s’approprient les actionnaires, pour accumuler la richesse à leur profit. Cause de la baisse programmée des retraites et du départ retardé

Plus je donne en salaire et protection sociale, moins je m’enrichis ! Cela crève les yeux et cependant Banques et grands Patrons ont recours à toutes sortes d’artifices pour nous faire croire que c’est pour notre bien ! De combat de classe il n’est pas question dans leurs analyses, pas plus que d’exploitation du travail : seule prevalent les notions de cotisants trop peu nombreux pour satisfaire des retraités en plus grand nombre. L’amélioration fulgurante de la productivité du travail et les immenses fortunes s’amplifiant (voir l’article reproduit hier) connais pas ! Aveugles, cons, je ne le crois pas mais plutôt empêtres dans l’individualisme qui règne dans le système et en fait des égoïstes, de petits profiteurs.

Même  « d’éminents sociologues » viennent nous expliquer que le populisme de Marine Le Pen (qui selon eux se confondrait avec celui de Mélenchon) et qu’il serait une expérience de recherche de plus de démocratie substituant aux partis politiques la voix du peuple souverain notamment par référendum. Sans nuance, comme si les expériences populistes s’étaient passées dans la douceur et la sérénité.

La règle selon laquelle s’impose l’idéologie de la classe dominante (par le contrôle qu’elle a du système éducatif, des pouvoirs économique, médiatique et politique, de la culture,  de l’instrumentalisation des religions, de la manipulation des mœurs, et j’en passe, ça non plus nos éminents « intellectuels’ de service, au service de la bourgeoisie, ne connaissent pas !

Bon courage à ces jeunes militants ouvriers qui résistent, à ces quelques rares commentateurs (du style à Gérard Miller) de ces vrais journalistes perdus dans la masse des faux qui plus est souvent faux culs !

Un rassemblement de soutien aux trois grévistes de la RATP menacés de licenciement a eu lieu le 13 janvier, au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Nicolas Portnoi/Hans Lucas

Un rassemblement de soutien aux trois grévistes de la RATP menacés de licenciement a eu lieu le 13 janvier, au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Nicolas Portnoi/Hans Lucas

RETRAITES. LE TEMPS DE LA RÉPRESSION CONTRE LES GRÉVISTES

Mercredi, 22 Janvier, 2020

Entretiens disciplinaires, intimidations, gardes à vue… Les salariés mobilisés contre la réforme des retraites accusent les directions d’entreprise de ne pas respecter le droit de grève, avec le soutien du gouvernement.

 

La direction aurait probablement préféré que ces entretiens se déroulent à l’abri des regards. Au lieu de ça, la journée s’est transformée en meeting politique improvisé, avec barbecue fumant et prises de parole. Le 13 janvier, trois salariés grévistes de la RATP étaient convoqués au dépôt de bus de Vitry (Val-de-Marne) pour un entretien disciplinaire « préalable à sanctions ». Alertées par la CGT, plusieurs personnalités de gauche ont fait le déplacement ce jour-là, dont Fabien Roussel (PCF) ou Jean-Luc Mélenchon (FI). Selon l’un des comptes rendus d’entretien, que nous avons consultés, les faits reprochés se sont produits le matin du 10 décembre, lors du blocage quotidien du dépôt de bus. Les grévistes sont accusés d’avoir « entravé la libre circulation des autobus (…), retardant de deux heures la sortie des premiers bus » et d’avoir « entravé la liberté de travailler de plusieurs salariés machinistes non grévistes et exercé des pressions anormales sur ces derniers ».

Au moins 120 enquêtes internes diligentées par la RATP

François, mécanicien convoqué par la direction, donne sa version des faits : « Nous étions 150 personnes à reprendre en chœur une chanson du rappeur Vegedream, la Fuite, en direction des conducteurs qui sortaient du dépôt. Ce morceau tourne pas mal sur les piquets de grève. À un moment, un conducteur a ouvert sa fenêtre et nous a insultés. Quelques noms d’oiseaux ont été échangés, mais le conducteur n’a même pas fait de rapport dans la foulée… Pour moi, la direction cherche à décourager les fortes têtes. »

Après la convocation, la direction dispose d’un mois pour notifier aux grévistes la sanction éventuelle. Les trois salariés pourraient alors « passer au tapis vert », comme on dit dans le jargon fleuri de la RATP, c’est-à-dire se retrouver devant la commission de discipline, située près de Bercy.

En tout, la CGT fait état d’au moins 120 enquêtes internes diligentées par la RATP depuis le début du mouvement, ce qui constituerait un « record » historique. Le chiffre est réfuté par la direction de l’entreprise, qui ne souhaite pas communiquer sur le sujet. « On ne sait pas encore quelle attitude la direction va adopter, conclut un cadre de la Régie. Elle peut choisir de se montrer revancharde vis-à-vis des grévistes et multiplier les sanctions, ou bien, à l’inverse, de calmer le jeu. Les prochaines semaines vont être décisives. »

Deux filiales d’EDF multiplient les dépôts de plainte

Sur le terrain, de nombreux militants syndicaux évoquent un climat d’intimidation particulièrement pesant dans les entreprises les plus mobilisées contre la réforme des retraites. Dans certains cas, les consignes viennent d’en haut. Les coupures de courant effectuées par la CGT énergie depuis le début du mouvement ont donné lieu à une sortie martiale de la ministre Élisabeth Borne, fin décembre : « Je condamne très fermement et j’ai demandé aux dirigeants de RTE (transport d’électricité) et d’Enedis (ex-ERDF) de déposer plainte systématiquement. » Message reçu cinq sur cinq par les deux entreprises concernées, toutes deux filiales d’EDF, qui ont depuis multiplié les dépôts de plainte.

À l’autre bout de la chaîne, les convocations commencent à tomber. Guillaume Floret, secrétaire général du syndicat CGT énergie du Lot-et-Garonne, a été entendu par la police à Agen, hier matin. Visiblement, l’objectif des policiers était clair : obtenir des informations concernant la coupure de courant survenue pendant le match de rugby Agen-Toulouse, le 21 décembre 2019, qui avait plongé le stade dans le noir une quinzaine de minutes. « J’ai été convoqué en tant que responsable syndical du département, raconte Guillaume Floret. Les policiers m’ont demandé si je connaissais le nom des responsables de la coupure de courant. Sur le ton de la boutade, je leur ai dit que les deux responsables s’appelaient Emmanuel Macron et Édouard Philippe… »

Dans certains cas, les convocations débouchent sur des gardes à vue pour des motifs étonnants. Alexandre Pignon (CGT) explique avoir passé quatre heures en garde à vue, le 5 décembre 2019, pour avoir tagué les murs d’un bureau de poste à l’abandon à Perpignan. « Je suis poursuivi pour dégradations graves de bâtiment public, alors que nous avions écrit deux tags, explique-t-il. C’est complètement disproportionné. »

«Une volonté de faire passer les militants pour des voyous »

Tous les délégués de terrain interrogés le confirment : depuis quelques années, ce type de convocations se déroule dans une atmosphère de plus en plus tendue, pour des motifs les plus variés. Elles ont peu d’effet sur la motivation des plus endurcis, mais peuvent décourager les autres. Laurent Indrusiak, secrétaire général de l’UD CGT de l’Allier, appartient clairement à la première catégorie. « Depuis 2016, j’ai été convoqué quatorze fois au commissariat, recense-t-il avec calme. Cela peut être pour des manifestations non déclarées ou des entraves à la liberté de circuler. Cette répression est particulièrement marquée depuis la loi travail de 2016. Il y a vraiment une volonté de faire passer les militants syndicaux pour des voyous, mais cela ne nous fait pas froid aux yeux. En revanche, je croise des collègues qui me disent : “Quand on voit ce que tu subis, quand même… À ta place, on ne sait pas si on pourrait encaisser.” »

Chantage à l’avancement, pression orale et mise en concurrence

Gérald Le Corre, inspecteur du travail, note lui aussi un durcissement : « Le droit de grève existe bel et bien sur le papier, mais, dans un certain nombre d’entreprises, il n’est pas respecté. Cela passe rarement par des sanctions disciplinaires, car les employeurs ne sont pas idiots. Mais les directions disposent de nombreux leviers pour intimider les salariés : pressions orales, chantage à l’avancement, etc. » Elles peuvent également jouer sur la mise en concurrence des salariés d’un pays à l’autre, poursuit l’inspecteur du travail : « C’est particulièrement vrai dans la période actuelle, pour des secteurs tels que la métallurgie. Un patron pourra expliquer aux salariés d’un site que s’ils se mettent en grève, la fabrication des pièces se fera ailleurs, sur un site concurrent… »

Cyprien Boganda

 

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