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ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2020

 

ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES dans POLITIQUE

ÉLYSÉE. EN PLEINE TEMPÊTE SOCIALE, UN « MINI-DAVOS » À VERSAILLES

Lundi, 20 Janvier, 2020

Emmanuel Macron reçoit aujourd’hui des grands patrons français et étrangers dans le cadre du troisième sommet Choose France. Une opération pour vanter sa politique au service d’« un coût de l’emploi compétitif ». Tout un symbole.

 

Mauvais timing. Alors que le front social contre la réforme des retraites s’apprête à entrer dans sa 8e semaine, Emmanuel Macron déroule aujourd’hui le tapis rouge, au château de Versailles, à quelque 200 grands chefs d’entreprise nationaux et internationaux, pour la troisième édition du sommet Choose France.

L’événement est à l’agenda présidentiel depuis longtemps, mais le symbole est dévastateur. Entre les dorures de cet ancien écrin monarchique, dont le personnel a par ailleurs lui aussi pris part à la grève nationale, sont attendus les représentants des fameux « 1 % » les plus riches de la planète, parmi lesquels le PDG d’Uber Dara Khosrowshahi, Jamie Dimon, de la banque JP Morgan, Larry Culp, de General Electric, Emmanuel Faber, de Danone, ou encore Daniel Zhang, patron du géant chinois du commerce en ligne Alibaba. Le dirigeant de Microsoft, l’Indo-Américain Satya Nadella, aura même droit à un traitement de faveur et à une réception à l’Élysée. Le sommet fait aussi la part belle à la « start-up nation », avec la présence de la banque en ligne Qonto ou du champion français des objets connectés, Actility.

Le fumeux« ruissellement » qui ne profite qu’aux riches

L’objectif affiché ? Rencontrer le gratin des multinationales en amont du Forum économique mondial de Davos, grand-messe du capitalisme qui s’ouvre le 22 janvier, et «  mettre en valeur l’ensemble des territoires pour attirer des investissements étrangers », dixit l’Élysée. Une opération de communication insistant sur le « ruissellement » des investissements étrangers au profit des entreprises françaises et de la création d’emploi. L’enrichissement des plus riches qui finirait par profiter aux revenus des plus pauvres, une théorie en vogue dans les rangs macronistes, malgré le creusement des inégalités (lire ci-contre). À ce titre, Emmanuel Macron se déplace aussi ce matin à Dunkerque (Nord) pour visiter et faire l’éloge d’un site de production, propriété du groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca. Et demain, les entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 et 4 999 salariés) tricolores auront le droit à une cérémonie dédiée.

Mais, dès vendredi, l’Élysée a pris les devants pour préparer le terrain avec la première « Grande Exposition du fabriqué en France » mettant en scène tout le week-end, devant quelque 10 000 visiteurs, une sélection de 120 produits issus de tous les départements. L’occasion surtout pour le chef de l’État de faire la promotion de sa politique. « Derrière ces objets, il y a tout ce qu’on fait avec les ministres », a-t-il vanté lors de l’inauguration avant d’insister : « Tout ça s’appuie sur des réformes qui sont conduites depuis quelques années. »

Depuis le 5 décembre, les manifestants en appellent à un autre partage des richesses et les syndicats demandent une contribution accrue du patronat à la protection sociale. Mais Emmanuel Macron n’a pas décidé de faire profil bas. « On me dit “vous faites des réformes parfois pour les riches” ? La belle affaire ! », a-t-il ironisé tout en mettant en mot la fameuse théorie du ruissellement : « Si on n’a pas des entrepreneurs et des investisseurs français qui investissent en France, ou l’entreprise ferme, ou on est dépendants , de capitaux étrangers qui ne regardent que la rentabilité. Donc oui, il a fallu faire des réformes pour baisser le coût de l’investissement, pour améliorer sa rentabilité, pour supprimer la part de l’ISF quand il s’investissait dans le capital productif français. » Et de résumer : « On ne peut pas demander de fabriquer en France si derrière on n’a pas un coût du capital compétitif, un coût de l’emploi compétitif. » Les actionnaires du CAC 40 dont la rente a battu un nouveau record en 2019 avec 60,2 milliards d’euros peuvent dormir tranquilles…

La dette colossale de Microsoft au fisc français

Ce « mini-Davos » alimente les crispations, dans un contexte social bouillant. «  En pleine mobilisation autour de la réforme des services publics et des mécanismes de protection sociale en France, l’heure n’est pas à l’opération séduction et au démantèlement des protections sociales et environnementales pour renforcer notre attractivité dans une course au moins-disant mortifère » , avertit le collectif d’organisation à l’origine de la campagne « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales », regroupant entre autres la CGT, la FSU, Solidaires, Greenpeace, ou encore Attac. Fortes d’une pétition qui a réuni plus de 680 000 signataires, ces organisations rappellent au contraire que « l ’heure (est) à la création de nouveaux régimes de droits, assortis de contraintes juridiques fortes, pour s’assurer que ces grandes entreprises puissent être tenues responsables des impacts de leurs activités devant la justice ».

Il est vrai qu’Emmanuel Macron pourrait en profiter pour évoquer avec le PDG de Microsoft les 600 millions d’euros que réclame le fisc français depuis 2017 à une filiale du groupe, pour des activités publicitaires facturées depuis l’Irlande. Et à Uber, le chef de l’État pourrait glisser un mot sur la sous-déclaration de chiffres d’affaires de la plateforme en France, fruit d’un malicieux montage financier entre les Pays-Bas et les paradis fiscaux des Bermudes et de l’État américain du Delaware. Ce ne sont pas les « optimisateurs » fiscaux qui manquent.

Cyprien Caddeo

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Ils sont légion du côté du pouvoir à jouer les vierges effarouchées face à des réactions de colère de groupes se situant du côté des grévistes. Moins réactifs quand un policier tabasse un mec à terre ! D’un côté des actes, discutables certes par les faux culs, mais qui ne portent pas atteinte à l’intégrité physique, de l’autre la brutalité et une sorte de lâcheté assez fréquente ! Jusqu’où cela va-t-il dans ce royaume des féodalités financières qui se donnent des monarques prisonniers de leurs privilèges et certes bien peu éclairés, plutôt aveuglés?

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2020

 

 

 

Ils sont légion du côté du pouvoir à jouer les vierges effarouchées face à des réactions de colère de groupes se situant  du côté des grévistes. Moins réactifs quand un policier tabasse un mec à terre ! D'un côté des actes, discutables certes par les faux culs, mais qui ne portent pas atteinte à l'intégrité physique, de l'autre la brutalité et une sorte de lâcheté assez fréquente ! Jusqu'où cela va-t-il  dans ce royaume des féodalités financières qui se donnent des monarques  prisonniers de leurs privilèges et certes bien peu éclairés, plutôt  aveuglés? dans POLITIQUE

RÉFORME DES RETRAITES : DES ACTIONS CIBLÉES, VISANT MACRON

Samedi, 18 Janvier, 2020

A Paris, une intrusion de quelques dizaines de grévistes de la RATP  dans le hall d’entrée du siège de la CFDT, durant une dizaine de minutes, sans heurts, a suscité de nombreuses réactions de responsables politiques et syndicaux, tandis que des manifestants ont voulu chahuter le chef de l’Etat dans un théâtre parisien.

 

Parmi le actions menées vendredi, au 44e jour du mouvement contre la réforme des retraites, quelques dizaines d’individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération » et ont « agressé verbalement et physiquement des salariés », selon Laurent Berger, le secrétaire général du syndicat, favorable désormais à la réforme des retraites. De son côté la CGT a déclaré «ne pas cautionner ce type d’action».

 

« Ces violences sont une honte pour notre démocratie », a réagi de son côté Emmanuel Macron. Dans la soirée, le président a lui-même été visé par une manifestation qui s’est déroulée devant le théâtre des Bouffes du Nord où il assistait avec son épouse à une représentation théâtrale. Le président, qui aime sortir discrètement dans Paris pour aller au restaurant ou au théâtre, a quitté les lieux en voiture vers 22H00 sous escorte policière. Aux cris de « tous ensemble, grève générale », les manifestants ont fait face pendant environ une heure à de nombreux policiers déployés devant cet établissement du Xe arrondissement. Peu visible en public depuis des semaines, Emmanuel Macron n’a pas fait de bain de foule depuis son passage à Amiens les 21 et 22 novembre, avant la réforme des retraites.

Actions ciblées

Des actions ciblées ont émaillé toute la journée de vendredi. De leur côté, les avocats ont décidé de reconduire pour une semaine leur mouvement de grève après avoir multiplié vendredi les actions lors des audiences solennelles de rentrée des cours d’appel.  Une centaine d’entre eux ont ainsi observé un sit-in silencieux à Lyon. A Grenoble, ils ont formé une haie d’accueil des autorités invitées à l’audience de rentrée. A Caen, quelque 300 avocats ont observé une minute de silence. A Orléans, ils ont accroché des ballons noirs aux grilles du palais de justice et à Bourges, ils ont chanté « Bella ciao » avant de jeter leurs robes à terre.
Les salariés de la culture restent très mobilisés.
Plus d’une centaine de manifestants ont bloqué l’entrée de la pyramide du Louvre en agitant des drapeaux et scandant: « On ira jusqu’au retrait! » Ils ont appelé les touristes massés devant les barrière de sécurité à s’associer au mouvement – sans succès, s’attirant même quelques huées en retour. Le musée n’a pas pu ouvrir vendredi.
La CGT-Spectacle a appelé à manifester lors des voeux du ministre de la Culture Franck Riester prévus lce undi à la Bibliothèque nationale de France. Une cérémonie que la Rue de Valois a annulée vendredi soir, estimant que les conditions n’étaient pas « réunies » pour qu’elle « se déroule sereinement».

« Ports morts » pendant 72 heures

La fédération CGT des Ports et Docks appelle à une nouvelle opération « ports morts » la semaine prochaine, pendant 72 heures, après les trois jours d’arrêt du travail de la semaine dernière. A la Banque de France, le mouvement de grève engagé lundi par plusieurs syndicats dont la CGT se poursuit sur plusieurs sites. Selon Pascal Gabay de la CGT, « le mouvement va s’étendre aux transporteurs de fonds (qui alimentent les distributeurs), notamment en Ile-de-France». L’intersyndicale opposée au système de retraite « universel » (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et des organisations de jeunesse) a appelé à de nouvelles actions et manifestations la semaine prochaine, avec une 7e journée de mobilisation interprofessionnelle en point d’orgue, vendredi 24 janvier, à l’occasion de la présentation du projet de réforme des retraites en Conseil des ministres

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