• Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 3 janvier 2020

Arrêtez d’être gentils fermez les boites et soyez dans la rue le 9 janvier !

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2020

 

Depuis fort longtemps j’ai quitté l’entreprise SNCF au sein de laquelle j’ai cotisé pendant presque 40 ans, apprentissage inclus qui ramène à 37 ans et demi le nombre d’années cotisées, pour recevoir aujourd’hui  1885.02 de pension en brut et déduction faite des cotisations sociales (Mutuelle comprise) 1477.39 €. Placé sur un niveau de maîtrise (au milieu de l’échelle des salaires) voilà donc que des « pignoufs » de la télé et des hauteurs ministérielles osent me considérer comme privilégié et veuillent priver ceux qui aujourd’hui seraient mes enfants ou petits enfants, nouvellement recrutés par la SNCF, d’un tel « avantage » relève de l’insulte !

Nombre de mes camarades entrés plus tardivement dans l’entreprise n’ont pu obtenir le même déroulement de carrière et de plus n’ont pu cotiser aussi longtemps et se trouvent recevoir  des pensions bien inférieures., sans parler de la multitude de ceux qui étaient sur des niveaux inférieurs.

Dans ma ville des milliers de retraités  (souvent anciens ouvriers du bâtiment ou agricoles) n’atteignent pas les minima de pension de 700 €, sont souvent a charge d’un loyer et doivent sacrifier l’usage du téléphone (ne parlons pas d’internet) de la voiture et les loisirs et vacances. Je n’évoque pas le pire qui consiste à laisser des jeunes de 16 à 25 ans déscolarisés et sans ressources, même pas le RSA de misère. Que tous ceux la, bien à tort, puissent me considérer comme privilégié, je veux bien admettre leur ignorance mais, que cela vienne de types qui atteignent les 30000 € mensuels, c’est insupportable. 

Quand je vois des Député(e)s de LREM s’époumoner à justifier une réforme qui vise à diminuer la part du PIB consacré au social et ne dire mot sur un présumé voleur qui a supprimé des centaines d’emplois dans les entreprises d’automobiles pour remplir les poches des actionnaires et les siennes en particulier, je peux comprendre que ceux qui luttent, manifestent et font grèves promettent de ne pas se laisser rouler, eux et leurs enfants demain !

Alors une « jaune » houspillée, un CRS traité de quelque nom d’oiseau, relève de la gentille protestation en un temps ou, comme en 1968 il faudrait occuper les entreprises et paralyser l’économie pour se faire entendre !

Arrêtez d’être gentils, fermez les boites et soyez dans la rue le 9 janvier pour commencer !

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

 

Tête du cortège des cheminots, le 26 décembre à Paris. Lucas Boirat/Hans Lucas

Tête du cortège des cheminots, le 26 décembre à Paris. Lucas Boirat/Hans Lucas
 

RETRAITES. UN MOUVEMENT SOCIAL DÉJÀ ENTRÉ DANS L’HISTOIRE

Vendredi, 3 Janvier, 2020

Alors que la contestation contre la réforme dure depuis un mois, la rentrée sociale devrait se traduire par une montée en pression.

 

Les appels à « l’apaisement » d’Emmanuel Macron lors de ses vœux n’y changeront rien. La mobilisation contre la réforme des retraites, démarrée le 5 décembre dernier, fait déjà date dans l’histoire. Elle surpasse en termes de durée le mouvement massif contre le plan Juppé en 1995, qui avait durée 22 jours. Pour la SNCF, c’est même la plus grande grève en continu depuis celle de 1986-1987 pour la défense des salaires et des conditions de travail. Une déferlante sociale inédite depuis Mai 68.

Le cap du mois sera franchi ce dimanche, avant une rentrée sociale qui s’annonce agitée pour le gouvernement entre le début des négociations sur la pénibilité et les fins de carrière, le 7 janvier, entre les syndicats et, surtout, la journée d’action interprofessionnelle du 9 janvier à l’appel de la CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunesse.

Car les promesses de maintien de certaines spécificités comme celles des danseurs de l’Opéra de Paris ou les engagements à revaloriser les salaires des professeurs n’ont absolument pas rassuré.

Comme l’explique Nathalie Carboni, directrice d’école dans le 20e arrondissement de Paris et élue au SNUipp-FSU, « on sera mobilisés ce samedi à Paris et pas mal d’intentions de grève ont été déposées pour la semaine prochaine. Le climat reste favorable à la contestation. On nous avait déjà promis une revalorisation salariale sous Hollande en janvier 2019, Emmanuel Macron l’a décalée d’un an. On ne croit pas à ses arguments, le but est toujours de baisser notre retraite ».

« Il n’y aura plus rien qui coulera dans les pipelines »

Cette semaine sera donc placée sous le signe d’une montée en pression de la mobilisation dans certains secteurs. C’est le sens de l’appel lancé par la CGT chimie à renforcer le blocage des huit raffineries du 7 au 10 janvier. « En fait, c’est une grève qui va avoir des effets sur l’expédition du produit, précise Emmanuel Lépine, secrétaire général de la fédération, il n’y aura plus rien qui coulera dans les pipelines. Il va aussi y avoir des problèmes en termes d’importation de pétrole, comme les ports se mettent en grève. Des raffineries comme celles de Grandpuits (Seine-et-Marne), La Mède et Lavéra (Bouches-du-Rhône) sont déjà bien mobilisées, si on arrivait aussi à faire bouger celle de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime), ça serait un signal positif.  » Pour le cégétiste, les trois mois de réserves stratégiques de pétrole mis en avant par le gouvernement pour contrer la pénurie ne sont ni plus ni moins que « du baratin. On tape dedans depuis le 11 décembre. À Lavéra, ils raffinent déjà du pétrole issu de ce stock. Il y aura des conséquences à la pompe la semaine prochaine », précise Emmanuel Lépine, avant d’évoquer « En fonction de ce qui se passe la semaine prochaine, on proposera de mettre à l’arrêt les installations des raffineries. »

Quant au collectif SOS Retraites, qui regroupe des professions libérales (avocats, infirmiers, kinésithérapeutes…) relevant de régimes autonomes, il appelle à une « grève glissante » du 3 au 6 janvier. Le Conseil national des barreaux n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins, « constatant que le gouvernement reste sourd à la situation critique des avocats et qu’il n’entend que les professions susceptibles de bloquer le pays, (il) n’a pas d’autre choix que de durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier ».

« La journée d’action du 9 sera un nouveau temps fort ! »

Si la SNCF communique sur le nombre de grévistes en baisse – ils seraient 6,9 %, selon la direction, ce jeudi –, que le gouvernement mise sur un affaiblissement de la contestation, le mouvement s’est pourtant bel et bien poursuivi pendant les vacances de Noël. Ce jeudi, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), des syndicalistes de la CGT ont bloqué des entreprises de transport entre 5 h 00 et 9 h 00. À Donges (Loire-Atlantique), environ 200 manifestants, dont des cheminots et des fonctionnaires territoriaux, se sont rassemblés devant la raffinerie.

« On organise des barrages filtrants depuis le 5 décembre, rappelle Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports. Il y en a eu à Nantes, Saint-Nazaire, Bordeaux, la semaine dernière, ça ne s’arrête pas, mais les médias ne les relaient pas. J’entends des rumeurs d’accords concernant les retraites des routiers, mais il n’y a absolument rien ! On va recommencer les assemblées générales. Il faut que les salariés du transport comprennent qu’ils ont l’économie entre leurs mains et que cela peut faire très mal au g ouvernement. »

Même son de cloche du côté de la RATP, où la grève restera dans les annales. « C’est le plus grand mouvement depuis la création de l’entreprise en 1948, avec plus de dix lignes de métro fermées, avance Jacques Eliez, de la CGT RATP. La direction estime que le nombre de grévistes baisse, mais elle a oublié de dire qu’il y avait moins de trafic entre Noël et jour de l’an. La journée d’action du 9 sera un nouveau temps fort ! »

Après trente jours de lutte non-stop, de salaires amputés et un président de la République toujours inflexible, le mouvement doit s’élargir, pour Emmanuel Lépine. « Le rapport de forces est déjà élevé dans certains secteurs comme le nôtre, il faut une nette élévation dans le public comme dans le privé. Il faut aussi multiplier les rendez-vous interprofessionnels. Nous en avons la capacité. »

Cécile Rousseau

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...