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LE RÉDACTEUR EN CHEF D’UN JOUR. LAURENT BRUN A MIS L’HUMANITÉ SUR DE BONS RAILS

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2019

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LE RÉDACTEUR EN CHEF D’UN JOUR. LAURENT BRUN A MIS L’HUMANITÉ SUR DE BONS RAILS

Mardi, 24 Décembre, 2019

Le secrétaire général de la CGT cheminots s’est plongé avec appétit et humour dans la confection de notre quotidien, hier.

 

Il est arrivé à la rédaction peu après 9 heures, avec sa tablette et son stylo quatre couleurs. À lire le Figaro du week-end, c’est un « ultra », « léniniste pur et dur », prêt à « la guerre totale » et déterminé à « mettre la SNCF par terre » que l’Humanité avait invité, ce lundi, à tenir le rôle de « rédacteur en chef d’un jour ». Première surprise : si l’homme de 40 ans, secrétaire général des cheminots CGT depuis 2017, affiche une stature imposante (1,90 m sous la toise), il a troqué son « couteau entre les dents » pour l’humour et la modestie. « Vous savez, moi, l’actu, je n’y connais pas grand-chose. Surtout en ce moment… J’ai vraiment le nez dans la grève », confie Laurent Brun. Le fils et petit-fils de cheminots a toutefois appris qu’un bon journaliste devait vérifier ses infos. « Dans un portrait paru dans les Échos, je suis présenté comme un ex-rugbyman, amateur de guitare et de planche à voile. En fait, c’est le pedigree d’un homonyme, cheminot lui aussi, mais à Toulouse… »

Si la confusion le fait sourire, ce n’est pas le cas des mensonges massivement relayés sur les plateaux télé. « Quand un député LaREM affirme que le calcul de la retraite sera plus favorable sur toute la carrière que sur les 25 meilleures années, je ne peux pas laisser passer ça… » Dans le menu de l’Humanité de ce mardi, le « rédac’chef » a retenu le réveillon solidaire du Secours populaire. « On n’est pas étonné de voir que Bernard Arnault ne fait pas partie de ses pères Noël verts… » glisse-t-il, perfide. L’influence des lobbies privés sur la rédaction de la loi ou la casse de l’éducation nationale font aussi réagir le syndicaliste.

Car l’homme ne déteste ni la controverse ni le débat. « J’ai dû fermer mon compte Facebook : je passais trop de temps à répondre aux insultes. C’est plus fort que moi, j’aime argumenter. » Résolu à obtenir « le retrait de la réforme », il rappelle que si les cheminots se battent pour « tout le monde », le premier soutien qu’ils attendent des autres salariés, c’est que ceux-ci se mettent en grève à leur tour. « La délégation, ça a ses limites. Sinon, on va finir comme les mineurs anglais… » ose-t-il.

Conférence de rédaction, entretien pour l’édition papier, puis pour le site Internet, séance photo… Laurent Brun se prête à tous les incontournables d’une telle journée, aidé par une bonne dose de caféine. « Le gouvernement n’a pas encore pensé à supprimer les stocks de café dans les grandes surfaces… » plaisante-t-il. Après un point sur les papiers du jour, le syndicaliste peut quitter la rédaction avec le sentiment du devoir accompli. « Je dois vous laisser, j’ai une prise d’otages à organiser », lâche-t-il dans une ultime boutade.

Alexandre Fache, Reportage photo Magali Bragard

 

 

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