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Retraité je me souviens…de 1968

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2019

 

 

 

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Défilé à TARASCON  :Au premier plan Marcel Badet (SNI – instituteurs) – Robert Lalauze, Antonin Saint Michel (conseiller municipal PS ) Jacques Laupies (UL CGT) – En arrière plan Michel Calvet (cheminots CGT) Pichon et Albert Richard (CGT Cellulose)

 

La plupart des entreprises implantées à Tarascon en 1968 ont cessé le travail. Certains vous diront que cela fut spontané. Sans doute mais à y regarder de plus près dans certaines d’entre elles, ce fut le cas de la gare de Tarascon (120 salariés cheminots) EDF (une cinquantaine), de la Cellulose du Rhône aujourd’hui Fibre Excellence (environ 500 salariés en 1968) des entreprises de construction du barrage de Vallabrègues (Campenon Bernard et GTE entre autres environ 1000 à 1500 sur le site salariés), Monoprix une trentaine d’employés, dans toutes ces entreprises ce fut à l’initiative des syndicats ou encore de l’Union Locale CGT que le mouvement démarra et se structura jusqu’à regrouper environ 2000 grévistes.

Pour démarrer les grèves la méthode était simple et fut étendue sur l’ensemble des entreprises du Nord des Bouches du Rhône. Le personnel participait devant l’entreprise ou parfois à l’intérieur un vote pour ou contre la grève. A chaque fois que la décision de faire grève l’emportait un autre vote suivait pour décider si l’on occupait ou non l’entreprise. Généralement l’occupation l’emportait et les cadres récalcitrants (que ce soit à la SNCF, à l’usine ou sur les chantiers) se trouvaient priés d’évacuer les lieux . cela dura deux à trois semaines en moyenne et le résultat chacun le connait, car toute la France « bougeait » de la sorte et selon les entreprises les droits nouveaux furent considérables.

Cela n’aurait pu se faire localement sans la volonté de quelques jeunes militants CGT Dans certaines entreprises leur engagement ne datait que de quatre à cinq ans  à peine, parfois bien moins. Ils étaient  prêts à agir car attentifs à la situation  d’ensemble, ayant participé ou suivi souvent des luttes corporatives très développées tout au long des mois précédents. Très motivés  par « l’oubli » qu’exerçait le patronat sur leurs revendications !

Pour quelques un d’entre eux l’engagement politique aidait à cette motivation  pour le combat syndical au sein duquel ils apportaient une compétence acquise dans leur organisation, notamment pour ceux qui étaient membres du PCF. Enfin le lien étroit avec les Fédérations et Unions départementales les avait préparés au sens des responsabilités qui en bien des fois permettait d’éviter les pièges que représentent les attitudes opportunistes émanant des syndicats réformistes de l’époque autant que les comportements anarcho-syndicalistes. 

Les travailleurs de ces entreprises, d’origine très diverses, issus des milieux ruraux (la région de Tarascon était à vocation agricole) des milieux ouvriers traditionnels (bassin minier et cités gardoises) d’une immigration  (italienne, espagnole et maghrébine étaient motivés par un esprit revendicatif dans lequel les plongeait  les refus patronaux dans une  période pourtant  marquée par les progrès économiques des trente glorieuses. Ces travailleurs, leur jeunesse  connaissaient les bienfaits de la prise de conscience de l’exploitation capitaliste et se rebiffaient. Les plus vieux se souvenaient de 36 !

Les actions « à la base » marquaient l’esprit d’initiative, pouvaient corriger certaines orientations trop centralisées mais elles n’étaient pas coupées de cette nécessaire « préparation » dont a besoin en particulier la classe ouvrière pour jouer son rôle d’émancipation pour elle même et les autres classes ou catégories de travailleurs. Il en etait de même au plan politique.

A l’époque  ces travailleurs, certes sans possibilité réelle de débouché politique avec une gauche divisée (Mitterrand jouait les sauveurs avec une social démocratie surprise autant que la droite gaulliste) Le PCF offensif mais prudent ne se laissa pas piéger face à une opération  droitière de type centriste (et atlantiste). Il sortit relativement renforcé de ce puissant mouvement qui déboucha sur des gains importants pour l’ensemble du mouvement ouvrier.

Certains rapprochements peuvent être faits  avec les luttes entreprises pour défendre les droits des retraités aujourd’hui. Ils peuvent aider à la réflexion. Mais en même temps il ne faut pas perdre de vue que la classe dominante, bien que mise en cause fortement évolue dans un cadre européen, de mondialisation capitaliste qui explique la ténacité (mais est ce vraiment nouveau) des dirigeants qu’elle s’est donnée dans notre pays, lesquels dépendent et sont là pour elle !

Il importe donc que les magnifiques exemples de combativité que nous donnent aujourd’hui ces militants qui demandent le retrait d’un loi scélérate prennent bien plus d’ampleur et que tous les salariés et au delà les retraités et autres catégories sociales spoliées soient multipliés et décuplés, qu’ils s’accompagnent d’une prise conscience politique pour évacuer les thèses social libérales autant que le populisme d’extrême droite  aux aguets.

Pour cela il faut les appeler à rejoindre le Parti Communiste car si ce dernier n’a pas vocation à se substituer aux travailleurs en lutte il peut apporter des réponses à la lutte contre ce capitalisme coupable des violences économiques, sociales et culturelles que nous connaissons et proposer des stratégies réalistes et efficaces pour en finir avec lui. Sans quoi tout sera à recommencer !

 

 

PAS DE TRÊVE DE NOËL POUR LES CHEMINOTS DE LA GARE DE LYON

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L’appel d’Emmanuel Macron à « savoir faire trêve » pendant les fêtes était au cSur des discussions. Julien Jaulin/Hans Lucas
 
Mardi, 24 Décembre, 2019

Après un rassemblement devant la maison de la RATP voisine, les agents de la SNCF ont tenu hier leur assemblée générale, reconduisant à l’unanimité la grève jusqu’au réveillon.

 

Ce n’était pas la petite assemblée générale qu’on aurait pu craindre, en ce début de vacances de Noël, et il y avait beaucoup de monde, autour du large feu de palettes, allumé pour ne pas se laisser refroidir.

Les cheminots de la gare de Lyon ont voté, à l’unanimité, en cette fin de matinée lundi, la reconduction de la grève, accompagnés par les grévistes de la RATP, avec lesquels ils venaient de manifester devant le siège de la Régie des transports parisiens. Il y avait d’autres cheminots, venus d’Île-de-France faire corps. « Ce matin à 9 heures, nous avons voté la reconduction jusqu’à jeudi. Alors on est venus faire groupe, explique Julien, qui a marché depuis gare du Nord avec une dizaine de collègues. Je suis le seul de mon service à ne pas être en vacances, mais je suis en grève. Les congés, ça peut empêcher les trains de rouler aussi », sourit-il.

« On a dans le viseur la journée de mobilisation du 28 »

Il aurait pu y avoir encore plus de monde. Une partie de la foule réunie dans la matinée devant la maison de la RATP n’a pu rejoindre l’assemblée générale de leurs collègues cheminots, empêchés de rentrer dans la gare par des cordons de CRS. Ils sont allés défiler sur les quais des lignes 1 et 14 du métro, les seules non perturbées car entièrement automatisées.

Se rassembler et entretenir le collectif, c’est important en ce moment de fête où les cheminots mobilisés ne sont pas beaucoup en famille. « Demain on organise un repas des grévistes, pour raffermir ce sentiment de solidarité et de fraternité, dans ces moments difficiles, et puis on a dans le viseur la journée de mobilisation du 28. Il faut faire vivre le mouvement », pointe Bérenger Cernon, secrétaire général de la CGT des cheminots de Paris gare de Lyon. Cette prochaine manifestation prévue samedi devrait à nouveau faire le plein avec le soutien des gilets jaunes, malgré les congés, avant le 9 janvier, nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. « Pendant les vacances, nous, les enseignants, sommes dispersés, alors nous avons décidé de venir aux rassemblements des cheminots et de la RATP, parce que, même si les écoles sont fermées, on ne fait pas non plus la trêve de Noël », assure Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, mais aussi professeure dans un lycée à Aubervilliers.

« On sent toujours le public derrière nous »

L’appel d’Emmanuel Macron à « savoir faire trêve » pendant les fêtes, est au cœur des discussions. « On nous rabâche que les enfants ne pourront pas voir leurs grands-mères à Noël, que les petits commerçants souffrent… Moi, je vois surtout des Français qui nous soutiennent malgré ce battage médiatique, qui savent que cette réforme est la pire régression de ces dernières années. On leur dit, si vous ne pouvez pas faire grève, alimentez les caisses, ça fait 19 jours qu’on est mobilisés, elles nou s permettront de continuer », a lancé Fabien Villedieu, de SUD rail, sous les applaudissements nourris de l’AG. « On sent toujours le public derrière nous et on sait que cette période est cruciale, dans les gares. Nous maintenons le bras de fer avec ce gouvernement qui cherche à jouer la montre », confirme Bérenger Cernon. Et puis les accusations de corporatisme portées par le gouvernement ne prennent pas. « Demain, il n’y aura plus d’embauche au statut. On ne se bat donc pas pour nous. C’est important que les Français l’entendent, pointe Mohamed Bouzourène, de l’Unsa RATP. Mieux vaut galérer pendant un mois à manger des pâtes que de regretter toute sa vie à se dire “Si j’avais tenu une semaine de plus, mes enfants auraient peut-être eu une retraite”… »

Pierric Marissal

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LE RÉDACTEUR EN CHEF D’UN JOUR. LAURENT BRUN A MIS L’HUMANITÉ SUR DE BONS RAILS

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2019

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LE RÉDACTEUR EN CHEF D’UN JOUR. LAURENT BRUN A MIS L’HUMANITÉ SUR DE BONS RAILS

Mardi, 24 Décembre, 2019

Le secrétaire général de la CGT cheminots s’est plongé avec appétit et humour dans la confection de notre quotidien, hier.

 

Il est arrivé à la rédaction peu après 9 heures, avec sa tablette et son stylo quatre couleurs. À lire le Figaro du week-end, c’est un « ultra », « léniniste pur et dur », prêt à « la guerre totale » et déterminé à « mettre la SNCF par terre » que l’Humanité avait invité, ce lundi, à tenir le rôle de « rédacteur en chef d’un jour ». Première surprise : si l’homme de 40 ans, secrétaire général des cheminots CGT depuis 2017, affiche une stature imposante (1,90 m sous la toise), il a troqué son « couteau entre les dents » pour l’humour et la modestie. « Vous savez, moi, l’actu, je n’y connais pas grand-chose. Surtout en ce moment… J’ai vraiment le nez dans la grève », confie Laurent Brun. Le fils et petit-fils de cheminots a toutefois appris qu’un bon journaliste devait vérifier ses infos. « Dans un portrait paru dans les Échos, je suis présenté comme un ex-rugbyman, amateur de guitare et de planche à voile. En fait, c’est le pedigree d’un homonyme, cheminot lui aussi, mais à Toulouse… »

Si la confusion le fait sourire, ce n’est pas le cas des mensonges massivement relayés sur les plateaux télé. « Quand un député LaREM affirme que le calcul de la retraite sera plus favorable sur toute la carrière que sur les 25 meilleures années, je ne peux pas laisser passer ça… » Dans le menu de l’Humanité de ce mardi, le « rédac’chef » a retenu le réveillon solidaire du Secours populaire. « On n’est pas étonné de voir que Bernard Arnault ne fait pas partie de ses pères Noël verts… » glisse-t-il, perfide. L’influence des lobbies privés sur la rédaction de la loi ou la casse de l’éducation nationale font aussi réagir le syndicaliste.

Car l’homme ne déteste ni la controverse ni le débat. « J’ai dû fermer mon compte Facebook : je passais trop de temps à répondre aux insultes. C’est plus fort que moi, j’aime argumenter. » Résolu à obtenir « le retrait de la réforme », il rappelle que si les cheminots se battent pour « tout le monde », le premier soutien qu’ils attendent des autres salariés, c’est que ceux-ci se mettent en grève à leur tour. « La délégation, ça a ses limites. Sinon, on va finir comme les mineurs anglais… » ose-t-il.

Conférence de rédaction, entretien pour l’édition papier, puis pour le site Internet, séance photo… Laurent Brun se prête à tous les incontournables d’une telle journée, aidé par une bonne dose de caféine. « Le gouvernement n’a pas encore pensé à supprimer les stocks de café dans les grandes surfaces… » plaisante-t-il. Après un point sur les papiers du jour, le syndicaliste peut quitter la rédaction avec le sentiment du devoir accompli. « Je dois vous laisser, j’ai une prise d’otages à organiser », lâche-t-il dans une ultime boutade.

Alexandre Fache, Reportage photo Magali Bragard

 

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