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La vie n’est pas facile pour les jeunes surtout quand ils sont immigrés mais ils ne sont pas seuls à se trouver dans la précarité ! Bon nombre de jeunes et ceux particulièrement issus de milieux modestes ne voient pas leur avenir brillant. A quand une grande politique sociale qui offre à chacun, dès son plus jeune âge, une garantie d’emploi et (ou) de formation ? Un parcours de vie serein ou l’essentiel : nourriture saine, logement décent, transports, loisirs et vacances, culture leur seront accessible ! Le bonheur, le joie de vivre et d’aimer cela commence par cela ! Les trous du cul qui se gavent d’inutile et d’égoïsme et que génère une société ou sont maîtres d’exploiter quelques poignées d’individus possédants devraient se poser la question car eux mêmes périront de leur inconséquence.

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2019

Le collectif immigration de la CGT du Loiret appelle à de nouveaux rassemblements de soutien, de manière régulière et jusqu’au 31 août, devant le conseil départemental.<br /><br /><br /><br />

Le collectif immigration de la CGT du Loiret appelle à de nouveaux rassemblements de soutien, de manière régulière et jusqu’au 31 août, devant le conseil départemental.
 

ENFANCE. LE LOIRET VEUT SE DÉBARRASSER DES JEUNES ÉTRANGERS ISOLÉS

Jeudi, 8 Août, 2019
À Orléans, un collectif d’associations, de partis politiques et de syndicats dénonce la mise à la rue, programmée au 31 août, de 150 mineurs isolés. Au quotidien, ces adolescents doivent déjà subir des conditions de vie précaires. Reportage.
 
Orléans (Loiret), correspondance. «Quand j’ai débarqué à Orléans, il n’y avait ­personne pour m’accueillir. C’est le com­missariat qui a fait les démarches pour que je sois pris en charge. » Sylvain (1), à bientôt 16 ans, est arrivé du Cameroun en 2017. Il y a laissé sa mère, incapable de subvenir aux besoins de ses deux enfants. Il raconte son périple d’une voix posée qui évoque plutôt celle d’un jeune adulte éprouvé devenu mature trop tôt. « Une tante m’a fait passer en France par la voie maritime via la Libye, l’Italie et la Belgique. J’ai choisi la France, car il y avait une ­communauté africaine importante et moins de racisme que dans d’autres pays. » Après un passage par Paris et comme des dizaines d’autres jeunes de son âge, Sylvain est d’abord pris en charge par l’aide sociale à l’enfance de Tours, en Indre-et-Loire. Là-bas, l’accueil se passe dans de bonnes conditions. « Le département m’a admis, pris en charge et logé à l’hôtel avant que je quitte la ville pour Orléans. » Là, les choses se gâtent. Pour les mineurs isolés présents en France – qui a signé la convention internationale des droits de l’enfant le 26 janvier 1990 –, la loi impose de ne faire aucune différence en fonction de la nationalité de l’enfant à ­protéger. La législation prévoit « un placement à l’aide sociale à l’enfance soumis à des obligations », telles « l’orientation du mineur dans une structure ou dans une famille habilitées en protection de l’enfance » et « la réalisation de démarches en vue de la scolarisation ou de l’inscription dans une formation professionnelle », comme récemment rappelé dans un jugement de la cour d’appel d’Orléans.

« Lâchés dans la nature dans la discrétion la plus totale »

Dans les faits et depuis plusieurs années, le département du Loiret mène la vie dure à ces mineurs, dont 150 pourraient être jetés à la rue au 31 août, faute de prise en charge. Une situation qui conduit associations, syndicats et partis politiques de gauche à occuper régulièrement les parvis du conseil départemental et de la préfecture de région. « Pour les jeunes mineurs devenus majeurs ou titulaires d’un diplôme, l’accompagnement n’est pas obligatoire, explique Ségolène Petit, du Collectif de soutien aux jeunes isolés étrangers du Loiret (Cojie). Mais, au fil des semaines, de nombreux jeunes sont lâchés dans la nature dans la discrétion la plus totale. » Avant d’être abandonnés à leur sort, ces jeunes, comme Diallo (1), 16 ans, sont « parqués » dans des hôtels bas de gamme. « Nous avons une chambre, un petit déjeuner et deux repas à base de riz et de pâtes, explique le jeune homme, également originaire d’Afrique subsaharienne. L’hôtel où je suis logé ne fait que ça, nous sommes les seuls résidents. Le propriétaire a totalement cessé ses activités et même ouvert un autre hôtel pour doubler ses capacités d’accueil. » Autant dire que le business est rentable. C’est dans l’un de ces hôtels, fin juin, qu’un jeune mineur est décédé dans des conditions troubles. « On n’a pas d’éducateurs en nombre suffisant et aucun accompagnement sérieux pour nos études, dénonce Sylvain. À Tours, on nous écoutait, on nous aidait. Ici, à Orléans, le département délègue à des commerçants. »

Tous n’ont pas connaissance de leurs droits

Comme si cela ne suffisait pas, ces jeunes se retrouvent souvent coincés dans un imbroglio administratif. « Dans les réunions, les associations de soutien nous conseillent, à juste titre, d’être scolarisés ou de trouver un apprentissage, explique un autre jeune. Un camarade qui avait deux CAP a trouvé une entreprise en alternance, mais le patron a refusé de payer la taxe d’apprentissage, du coup on lui demande de quitter le ­territoire. » Ce dernier a opté pour un recours devant les tribunaux, mais tous n’ont pas connaissance de leurs droits, d’où l’importance des réunions menées par les comités de soutien. « Nous avons saisi le Défenseur des droits et lancé une pétition pour que ces jeunes ne se retrouvent pas à la rue, explique Franck, du collectif immigration de la CGT du Loiret. Ils sont pour la plupart en apprentissage, donc futurs salariés corvéables à souhait, d’où notre implication dans la bataille. » Contacté par l’Humanité, le conseil départemental se justifie : « À ce jour, 415 mineurs non accompagnés sont pris en charge par le département jusqu’à leur majorité ou la fin de leur année scolaire (…). Dès lors qu’ils ont 18 ans ou à la fin de leur année scolaire, ces jeunes entrent dans le droit commun et relèvent alors de dispositifs gérés par l’État, notamment dans le cadre de sa ­politique migratoire. » Frappant d’humanité. Le département précise cependant que certains jeunes devenus majeurs et dans certaines conditions peuvent « bénéficier du dispositif “allocation jeunes ­insertion Loiret” ». Face à ces situations, certains élus se mobilisent. Michel Ricoud, conseiller métropolitain PCF, a tiré la sonnette d’alarme : « Je suis intervenu auprès du président de la République, des parlementaires, des élus de la métropole pour qu’ils ne laissent pas faire ce véritable drame humain. » Le collectif appelle, de manière régulière et jusqu’au 31 août, à de nouveaux rassemblements de soutien.

(1) Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés.
Joseph Korda

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Une action internationale des forces progressistes dans le monde devient plus que jamais nécessaire, avec en premier lieu la lutte contre la mise en concurrence des « forces de travail ». Ce qui implique une uniformisation des droits sociaux ! Evidemment la lutte pour la paix est aussi un élément essentiel…

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2019

 

Le bras de fer commercial s’intensifie entre Pékin et Washington. Les entreprises chinoises ont cessé d’acheter des produits agricoles états-uniens, à la suite de la menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations chinoises à compter du 1er septembre. Mark Ralston/AFP<br /><br />

Le bras de fer commercial s’intensifie entre Pékin et Washington. Les entreprises chinoises ont cessé d’acheter des produits agricoles états-uniens, à la suite de la menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations chinoises à compter du 1er septembre. Mark Ralston/AFP
 

GUERRE ÉCONOMIQUE. LES RISQUES POUR LE MONDE DE « L’AMÉRIQUE D’ABORD »

Mercredi, 7 Août, 2019
La stratégie de Donald Trump d’affrontement commercial et monétaire avec la Chine attise les tensions économiques et diplomatiques. Pékin riposte tout en refusant une escalade. Décryptage.
 
Droits de douane augmentés sur les produits chinois importés par les États-Unis, monnaie chinoise dévaluée en réaction, Bourses mondiales fébriles sur fond d’accumulation historique de liquidités, d’argent quasi gratuit et de « bulles » gorgées comme jamais : en déclenchant une nouvelle étape de la guerre commerciale, Donald Trump a craqué une allumette au-dessus de multiples barils de poudre. Comment, pourquoi et jusqu’où ?

1Pourquoi Donald Trump a-t-il repris la guerre commerciale ?

Dès son entrée en fonction, Donald Trump a tenté d’extorquer, mesures punitives à l’appui, aux principaux partenaires commerciaux, à commencer par la Chine, un nouveau mode de relations commerciales, dans l’espoir de passer avec chacun d’entre eux un nouveau « deal » plus bénéfique pour les États-Unis. Pourquoi à ce moment-là ? Trump a sans doute interprété la décision de la FED de baisser les taux d’intérêt comme un alignement de la banque centrale, pourtant indépendante, sur ses desiderata politiques. Elle ferait bien de même en cas de nouvelle guerre commerciale qu’il déclenche aussitôt en annonçant l’établissement de nouveaux droits de douane sur des produits chinois au point que ceux-ci « ont retrouvé les niveaux que nous associons avec le protectionnisme d’avant les années 1930 », selon Paul Krugman, prix Nobel d’économie. Mais la guerre commerciale relève principalement de l’argument de campagne électorale permanente qu’entretient Trump. Il sait que sa réélection tient aux quelques dizaines de milliers d’électeurs qui l’ont fait roi dans trois États du Midwest, sensibles à sa rhétorique de nationalisme économique (« America First »).

2 Le « protectionnisme » de Trump favorise-t-il l’emploi américain ?

Les politiques commerciales de Donald Trump sont frappées du sceau du « protectionnisme » ; tous les indicateurs de l’économie sont au vert, donc le nationalisme économique a engendré une nouvelle phase de croissance : voilà le dernier sophisme à la mode. Si le président en exercice ne valorise pas outrageusement (ce qui ne correspond évidemment pas à son caractère) l’apparente bonne santé de l’économie, c’est aussi parce que les Américains savent ce qui se cache derrière : l’accentuation des inégalités sociales et la faiblesse de la mobilité sociale. Quant aux mesures virilement annoncées de protectionnisme, leur effet concret apparaît nul, voire contre-productif. Le fardeau de l’augmentation des tarifs douaniers ne pèse pas sur la Chine mais sur les consommateurs américains. Les entreprises voient le coût des « biens intermédiaires » s’alourdir. Par ailleurs, la guerre commerciale entraîne des représailles qui minent les exportations américaines. Enfin, ce qui n’est plus importé de Chine l’est du Vietnam. Au final, le déficit commercial des États-Unis continue de se creuser.

3 La Chine a-t-elle manipulé sa monnaie ?

Depuis lundi, la guerre commerciale lancée par Donald Trump a entraîné celle de la monnaie. Pour la première fois depuis onze ans, la valeur de la devise chinoise a dévissé au point de franchir un seuil symbolique de 7 yuans pour 1 dollar. Contrairement à ses habitudes, la Chine a laissé jouer le marché. Habituellement, sa banque centrale intervient pour soutenir sa monnaie lorsque son cours fluctue au-delà des 2 %. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait dès le lendemain, mardi, en intervenant sur le taux pivot – la devise n’étant pas totalement convertible. Pékin s’est défendu de vouloir utiliser l’arme monétaire dans la guerre commerciale. La baisse de la valeur du yuan permet à la Chine de faire baisser le prix de ses produits vendus en dollars et donc d’absorber les droits de douane supplémentaires. Reste que la deuxième puissance mondiale a envoyé un sérieux avertissement : elle dispose des moyens de « résister », pour reprendre les propos du président chinois Xi Jinping. « En dévaluant de façon temporaire, ils ont montré habilement de quoi ils pourraient être capables », confirme l’économiste et membre du conseil scientifique d’Attac Dominique Plihon. D’autant que le pays, grâce à ses excédents commerciaux, est assis sur une montagne de dollars. Il peut donc intervenir et fixer la valeur du yuan comme et quand il le souhaite.

4 Une guerre perdant-perdant pour Pékin et Washington ?

Les deux principales puissances économiques mondiales n’ont aucun intérêt à se lancer dans une telle escalade. Même si Xi Jinping assure que « le navire de l’économie chinoise (peut) affronter les vagues », en enregistrant une croissance de 6,2 % au second trimestre, soit sa plus faible performance depuis vingt-sept ans, la Chine a montré que sa situation économique se dégradait. D’ailleurs, le premier ministre Li Keqiang a appelé la semaine dernière à prendre davantage de mesures pour soutenir l’emploi et prévenir « les risques de licenciements massifs et de chômage ». « La Chine est d’autant plus vulnérable qu’elle est très ouverte, (les États-Unis étant le premier débouché de ses exportations – NDLR) même si, depuis la crise de 2008, elle tente de changer son modèle de croissance, en mettant davantage l’accent sur la consommation intérieure », analyse Dominique Plihon. En jouant sur le yuan, la Chine prendrait également le risque de perdre des investisseurs, ce qui pourrait freiner son développement. Les stratégies de Donald Trump pourraient également se retourner contre son pays. « Les États-Unis sont en fin de cycle économique. Après neuf ans de croissance, celle-ci devrait également s’essouffler », estime David Cayla, maître de conférences à l’université d’Angers et membre des Économistes atterrés. Depuis quelques mois, les économistes entrevoient un ralentissement. Dans de nombreux secteurs, la politique commerciale agressive aura des effets négatifs. Dans l’agriculture par exemple, Pékin a d’ailleurs suspendu tous ses achats de produits agricoles américains et n’exclut pas d’imposer des taxes sur l’importation de produits agricoles issus des États-Unis et achetés après le 3 août. Dans l’industrie, la Chine est le premier sous-traitant des entreprises américaines. L’augmentation du prix des biens intermédiaires chinois entraînerait un renchérissement des produits finis américains, une baisse des exportations, une baisse de production et in fine une hausse du chômage.

5 La croissance mondiale est-elle menacée ?

L’affaiblissement de ces deux puissances accentuerait le ralentissement de la croissance mondiale. Depuis plusieurs mois, les institutions internationales comme le FMI et l’OCDE alertent et revoient à la baisse leurs prévisions en la matière. Dans sa note de conjoncture, le FMI constatait mi-juillet que l’évolution des échanges commerciaux stagnait à 0,5 % au premier trimestre et qu’elle ne devrait pas dépasser les 2,5 % en 2019, contre 5,5 % en 2017. Dans ce contexte morose, les Européens seront les premières victimes. La crise industrielle allemande, totalement dépendante de ses exportations, en est révélatrice. « L’effet de l’augmentation des droits de douane pourrait être amplifié dans la mesure où une proportion importante de marchandises passe les frontières à de multiples reprises au cours du processus de production », avait également averti en juin le président de la BCE. Mais, surtout le climat d’incertitude pourrait créer une rupture du cycle de croissance. Les entreprises, par exemple, en manque de visibilité préféreront reporter leurs investissements ou les embauches prévues, au risque de gripper la machine.

6 Y a-t-il un risque de krach financier ?

La tempête semblait s’éloigner, mardi, sur les places financières, après l’annonce du patron de la banque centrale chinoise, Yi Gang, d’une stabilisation du yuan. Mais le fort tangage des Bourses mondiales de ces derniers jours a rappelé combien la planète était à la merci d’un nouveau krach majeur semblable à celui de 2008, alors que les bulles spéculatives se sont reformées, comme en témoignent les records battus, semestre après semestre, par les principaux indices. Un tel scénario noir pourrait-il se produire, plongeant le monde dans une nouvelle crise ? Personne ne peut le dire à l’avance. Mais les signaux d’alerte se sont allumés dès l’annonce des mesures de Trump. La réplique de Pékin a amplifié la crispation des marchés. Le CAC 40 avait perdu 300 points (– 5 %) entre le 1er et le 6 août, et le Nasdaq américain 500 points (– 6 %). Si l’accès de panique est passé, de nombreux voyants restent au rouge vif. L’excès de monnaie déversée sans contrepartie par les banques centrales à des taux historiquement bas pour soutenir à tout prix l’investissement et l’inflation, surfant sur l’illusion d’une ère sans fin d’« argent gratuit ». Ce qui favorise le gonflement des bulles boursières déconnectées du réel, tandis que les leviers budgétaires publics restent grippés et que la fin du cycle de croissance guette aux États-Unis. « Pour une crise financière il faut un terrain favorable : beaucoup de liquidités, un ralentissement de l’activité, et un choc, une étincelle. La dévaluation du yuan pourrait provoquer ce choc sur le marché des changes et entraîner cela », met en garde l’économiste Dominique Plihon.

7 Pourquoi l’Europe est-elle aux abonnés absents ?

Prise au dépourvu par le krach économique et financier en 2008, l’Europe est censée avoir tiré les enseignements de cette période noire, avec un arsenal anticrise renforcé grâce à la mise sur pied de l’union bancaire et de mécanismes budgétaires destinés à assurer la solidarité de ses États dans la tempête. Mais au moment où une nouvelle menace surgit, ses dirigeants paraissent singulièrement manquer de voix et d’initiative pour la contrer. « L’Union européenne n’a pas trouvé de moteur interne pour compenser la baisse de ses exportations. Elle n’a ni politique économique, ni politique commerciale. Même si elle signe des accords de libre-échange dangereux, elle laisse passer les trains », estime l’économiste David Cayla. Du fait, notamment, de la dépendance aux exportations de l’Allemagne, première économie de l’UE, toute nouvelle restriction du commerce mondial risquerait d’entraîner le continent dans la récession. Une tragédie, alors que la croissance, poussive en comparaison des États-Unis, fait l’objet d’un soutien aussi massif que son efficacité est contestable de la part de la Banque centrale européenne (BCE). Avec un curseur bloqué en position maximum en matière de rachats de dette et de baisse des taux d’intérêt, la BCE n’a plus de marge de manœuvre pour réagir en cas de survenue d’un nouveau choc, tandis que les États sont prisonniers de dogmes qui empêchent toute réelle politique de relance. Pour Dominique Plihon, « les mesures qu’a prises la BCE pour endiguer la crise de 2008 ont créé les conditions d’une nouvelle crise. Quant aux États, ils restent dans un attentisme coupable face aux salaires trop faibles et aux immenses besoins d’investissements dans la transition écologique et les services publics ».

Sébastien Crépel, Christophe Deroubaix et Clotilde Mathieu

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Lutte des races ou lutte des classes ! Pas toujours facile à comprendre pour les imbéciles

Posté par jacques LAUPIES le 5 août 2019

Bien que peu enclin aux catégorisations des groupes sociaux, je me suis toujours refusé à tout amalgame concernant les racistes. Son usage est cependant très fréquent et je le trouve dangereux car à vouloir ranger tout adversaire de l’immigration sous l’étiquette raciste est donner bien trop d’importance aux champions de la ségrégation raciale. Car la question que pose l’immigration est intimement liée à d’autres aspects de la différence et notamment à celui de.l’appartenance de classe.

Je suis plus à l’aise quand j’entends parler de pauvres et de riches et encore cela ne saurait me satisfaire car chacun le sait il existe des pauvres éminemment racistes et des riches éminemment antiracistes. Toutefois parler de riches et de pauvres conduit aisément aux notion d’exploiteurs et d’exploités qui nous ramène aux véritables causes des racismes et autre xénophobie : la marchandisation de la force de travail soumise aux différences de développement économique des pays et au traitement social de leur main d’oeuvre. Et bien entendu également au poids des différentes oligarchies industrielles et financières qui elles (malgré quelques chicaneries au demeurant parfois dangereuses pour la paix dans le monde) maîtrisent les marchés financiers et maintiennent et accélèrent  la dévaluation , par des voies politiques, du travail au bénéfice des profits..

Et ne vous en déplaise le plus grand ennemi des travailleurs immigrés, toutes ethnies confondues, n’est pas le fou qui tue ni même le salopard qui le commandite, mais ce système exécrable qualifié de capitaliste (comme tous les systèmes d’exploitation antérieurs)  qui produit nécessairement ces deux pourritures.

POUR REFLECHIR SUR LA QUESTION ALLEZ SUR WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme#Race_en_tant_que_construction_sociale

 

Selon le FBI, le «	terrorisme intérieur	» constitue la principale menace pour le pays. José Luis Gonzales/Reuters<br /><br /><br />

Selon le FBI, le « terrorisme intérieur » constitue la principale menace pour le pays. José Luis Gonzales/Reuters
 

ÉTATS-UNIS. MASSACRE SUPRÉMACISTE À EL PASO

Lundi, 5 Août, 2019

Un « manifeste » dénonçant l’« invasion hispanique du Texas » a été mis en ligne quelques minutes avant la tuerie, samedi, qui a coûté la vie à vingt personnes.

 

Il était 10 heures 39 minutes et 35 secondes – sur la foi des images de vidéosurveillance – lorsque Patrick Crusius, 21 ans, est entré dans le Walmart du Cielo Vista Mall, dans la partie est d’El Paso. Pas pour faire quelques courses. Mais pour tuer. Un casque antibruit sur les oreilles. Le doigt sur la détente d’un fusil d’assaut. Quelques minutes de feu et de sang et le bilan s’inscrit comme la sixième tuerie la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis et la plus sanglante prenant les Latinos pour cibles : 20 morts, 26 blessés.

Dix-neuf minutes avant le premier appel au fameux 911 – le numéro des appels d’urgence –, un texte avait été posté sur Internet. Comme une revendication. « Un manifeste anti-immigrants », selon le New York Times. Son titre : « La triste vérité ». Sa thèse, écrivons plutôt son délire : l’« invasion hispanique du Texas », version locale du « grand remplacement », théorie forgée par le Français Renaud Camus, au demeurant cité dans ce document de quatre pages. Une référence au massacre perpétré, le 15 mars dernier, par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ne laisse aucun doute sur sa motivation : la haine et le nationalisme blanc. Le texte a été publié sur la plateforme 8chan, tout comme la revendication de l’attentat de Christchurch et la diatribe antisémite de l’auteur d’un attentat contre une synagogue en avril dernier, près de San Diego.

« Les Hispaniques vont prendre le contrôle du gouvernement local de mon bien-aimé Texas, changeant les politiques pour les faire correspondre à leurs besoins. La massive population hispanique au Texas va en faire un bastion démocrate », peut-on y lire.

Sa solution, à terme : un plan de séparation de l’Amérique selon « ses races ». À court terme : prendre un AK-47, avaler un millier de kilomètres depuis une banlieue huppée de Dallas, où il vit avec ses grands-parents, et buter autant d’« envahisseurs » que possible. Donc, venir un samedi matin (les familles venaient y acheter les fournitures scolaires, arrivées en rayons, en prévision de la prochaine rentrée scolaire) dans un Walmart (dont la clientèle est réputée très populaire).

Si les enquêteurs étudiaient encore, à l’heure où ces lignes étaient écrites, le lien précis entre le texte et l’auteur des faits, la concordance entre ces 2 300 mots de haine et les dizaines de balles criblant des corps apparaît absolue. Pour quelle autre raison tracer autant de chemin, si ce n’est par la volonté de cibler le lieu le plus symbolique possible ? El Paso coche toutes les cases pour un désaxé du suprémacisme blanc. La ville, située à la frontière avec le Mexique, a une sœur jumelle, de l’autre côté du Rio Grande, Ciudad Juarez. Ici, le grand fleuve est plus un trait d’union qu’une frontière. Les Latinos constituent 80 % de la population de cette ville en pleine expansion démographique (650 000 habitants, contre 425 000 en 1980 et 130 000 en 1950). Depuis plusieurs semaines, le nom d’El Paso, pourtant classé parmi les villes les plus sûres du pays, revient sans cesse dans les flux les plus sombres de l’actualité : elle est l’épicentre de la « crise des migrants », en provenance principalement d’Amérique centrale. Les centres d’« accueil » dans lesquels hommes, femmes et enfants sont entassés dans des cellules bondées, voire des cages, sans hygiène et sans droits, sont situés sur son territoire ou dans sa banlieue proche.

Début juillet, une délégation d’une douzaine de députés démocrates a visité les lieux, constatant et alertant sur ces conditions inhumaines. Parmi eux : Veronica Escobar, députée du Texas, et Alexandria Ocasio-Cortez, la jeune et médiatique députée socialiste de New York. Donald Trump ne pardonne pas à la benjamine du Congrès ses dénonciations et éructe par voie de Twitter qu’elle et ses collègues du « squad » (composé de trois autres députées progressistes « de couleur ») rentrent « chez elles ». Climat délétère attisé chaque jour par une attaque contre des membres des minorités.

« Trump est un raciste et il attise le racisme dans ce pays »

Comme après chaque mass shooting (tuerie de masse) – le pays en a connu deux le même jour puisque neuf personnes sont mortes dans la nuit de samedi à dimanche, à Dayton, dans l’Ohio, fauchées par un tueur ensuite abattu par la police –, les appels à un renforcement du contrôle des armes à feu ont été lancés. Ils rejoindront les précédents dans les poubelles du Sénat, où la majorité républicaine veille aux intérêts de la NRA (le lobby des armes à feu) et des fabricants. Donald Trump a envoyé ses « pensées et prières » aux familles des victimes et elles n’auront droit à rien de plus.

Mais c’est un autre débat qui a commencé à enflammer le pays. Beto O’Rourke, candidat à la primaire démocrate, originaire d’El Paso, a visé le président en exercice : « Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels. Trump est un raciste et il attise le racisme dans ce pays. »

Selon le FBI, le « terrorisme intérieur » constitue la principale menace pour le pays. De plus en plus motivé par l’idéologie du suprémacisme blanc, il a tué plus d’Américains, depuis le 11 septembre 2001, que le « terrorisme international ». Témoignant devant le Congrès, en juin dernier, le directeur du FBI, Christopher Wray, révélait qu’une centaine d’arrestations liées au « terrorisme domestique » avaient été réalisées ces derniers mois. Outre Patrick Crusius, combien encore en liberté ? 

Christophe Deroubaix

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Serions nous tous des assassins de la nature ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 août 2019

 

Adolescent je rêvais d’une société où l’on serait tous vêtus de la même façon, ou la nourriture et le logement seraient simples mais garantis à tous, où l’éducation, les soins, les transport seraient gratuits  où chacun serait capable de diriger sa vie, de travailler et d’aimer selon ses désirs, ou les maîtres à penser et travailler s’effaceraient, ou les fantasmes religieux disparaîtraient, etc. Je n’avais lu ni ne connaissais aucun philosophe, certainement pas Marx, encore moins Darwin ou Freud. Cela advint plus tard et plutôt parcimonieusement.

Sans doute mes convictions furent de courte durée et avaient-elles cependant pour origine mon existence dans un milieu très modeste dans lequel enfant j’ai évolué. Un milieu d’où émergeaient des idées communistes et anarchistes portées par des par des parents dénués de « grands savoirs » mais que les exigence de leur condition conduisaient à à vivre simplement.

Parallèlement à cette période dite de construction de l’être, puis devenant adulte ou presque, je me suis laissé gagner par la consommation inutile, cédant par instinct possessif  à ce mélange de besoins inventés par les humains.

Des besoins que favorisent les cupidités et jalousies dérisoires. Bref j’ai fait comme tout le monde à la mesure de mes petits moyens. Je ne voyais aucun mal à cela sauf que j’étais depuis ma naissance pris dans la tenaille de la consommation suscitée, placée sous le contrôle de rapaces qui en faisait l’appât pour mieux me piéger et me rendre dépendant.

J’ai évidemment résisté malgré les sirènes du productivisme qui intéressent des possédants qui l’organisent ! Confondant l’utile et l’inutile nous avons contribué sous leur pouvoir à consommer n’importe quoi, n’importe comment et aujourd’hui nous versons des larmes mais eux continuent à rigoler. Il serait temps de dire stop !

 

« L’alarme doit être déclenchée, comme le demandent les mouvements des jeunes pour le climat. » PHOTO RAYMOND ROIG / AFP.

« L’alarme doit être déclenchée, comme le demandent les mouvements des jeunes pour le climat. » PHOTO RAYMOND ROIG / AFP.

L’URGENCE CLIMATIQUE À LA FÊTE DE L’HUMANITÉ

Jeudi, 1 Août, 2019

L’éditorial de Patrick Le Hyaric. La Fête de l’Humanité souhaite pouvoir se hisser à la hauteur des enjeux. Elle va offrir ses espaces et ses débats aux mouvements de défense du climat et de l’environnement en toute liberté et responsabilité.

 

Ce n’est pas une péripétie. Champs grillés par le soleil, lacs au bord de l’assèchement, rivières au lit devenu trop large, incapables de refroidir les centrales nucléaires, nuit de sauna, bovins entamant les réserves de l’hiver, recherche partout de climatiseurs, risques d’incendie aggravés. Non, ce n’est pas un mauvais moment à passer. L’humanité est placée au pied d’un immense défi : celui de sa survie. On aurait grand tort de continuer à détourner les yeux. La quasi-totalité de la surface de la terre vit sa période la plus chaude depuis… 2 000 ans. Ces trente dernières années nous avons subi deux fois plus de canicules en France que sur les trente années précédentes. Les sécheresses en moyenne sont dans notre pays de deux mois et, selon les experts, cette durée pourrait doubler d’ici à l’année 2050. La vitesse de l’augmentation des températures de la planète depuis la fin du siècle précédent est totalement inédite. Et il est de plus en plus démontré qu’il ne s’agit pas de phénomènes naturels mais bien les résultats des activités humaines. On y peut donc quelque chose. Est en cause le type de développement qu’impose l’insertion des êtres humains dans un système qui en permanence surexploite la nature autant que la force de travail. Un système qui cache d’ailleurs ses propres incohérences. En effet, les coûts des effets des modifications climatiques qui vont des grandes sécheresses aux effets destructeurs de typhons, tornades et ouragans, des incendies géants, des inondations, sur tous les continents, se chiffrent en centaines de milliards de dollars. À moins que, comme les destructions provoquées par les guerres, les effets destructeurs du réchauffement climatique ne permettent au capital de « se refaire momentanément la santé » au détriment de l’avenir de l’humanité.

L’alarme doit être déclenchée, comme le demandent les mouvements de jeunes pour le climat. Doit-on continuer d’accepter que des centaines de millions de personnes à travers le monde, celles qui, déjà les plus assaillies de difficultés, en paient le prix fort ? Doit-on accepter de laisser reculer les glaciers, de s’éroder notre littoral avec la hausse du niveau de la mer, de subir des pluies torrentielles, de considérer comme fatales des pénuries alimentaires et des diminutions des niveaux nutritionnels à cause des sécheresses qui détruisent les sols ? Évidemment, non ! Personne ne souhaite ce monde invivable. C’est pourtant celui vers lequel nous mène le capitalisme financier mondialisé. Or, aucun accommodement n’est possible à terme. La recherche du profit, de la spéculation et des paradis fiscaux n’est pas compatible avec une transformation radicale des systèmes de production, d’échanges et de consommation. Il y a urgence ! Sortir sérieusement des énergies carbonées, électrifier les transports et relancer le transport ferroviaire du fret, déployer l’hydrogène pour certains moteurs, impulser des transports en commun confortables, abordables et fiables, changer les pratiques agricoles et alimentaires est rigoureusement impossible avec l’actuel projet de nouvelle réforme de la politique agricole commune et les traités de libre-échange. Il convient de repenser totalement l’aménagement du territoire, comme l’ont réclamé de multiples façons les gilets jaunes, en repensant notamment la construction des villes, les matériaux utilisés pour construire bâtiments, logements et routes afin d’aider à économiser de l’énergie et de favoriser une circulation de l’air efficace, avec la végétalisation des villes pour réduire les échauffements en surface. D’énormes moyens sont nécessaires pour le faire. Des millions d’emplois à créer, de jeunes à former aussi. Raison de plus pour orienter l’argent aujourd’hui gâché dans la course aux armements vers l’urgence climatique. Raison de plus pour utiliser l’argent créé par la Banque centrale européenne et prêté à taux négatifs vers l’investissement pour la justice sociale et écologique, avec notamment l’effort considérable qu’il faut déployer pour de nouveaux services publics, propriété citoyenne.

À la veille de la réunion des chefs d’État et de gouvernement à l’ONU, la Fête de l’Humanité souhaite pouvoir se hisser à la hauteur de ces enjeux. Elle va offrir ses espaces et ses débats aux mouvements de défense du climat et de l’environnement en toute liberté et responsabilité. Ils auront la possibilité d’y déployer des initiatives, d’y faire connaître leurs analyses et propositions, de les confronter avec les opinions des participants. Ce sera le prélude à une semaine d’actions dont celle du 21 septembre pour un sursaut en faveur du climat et de la justice sociale. La Fête de l’Humanité prendra une dimension universelle. Il y a urgence. Vraiment !

Par Patrick Le Hyaric

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Jaures

Posté par jacques LAUPIES le 2 août 2019

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