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La montée de l’extrême droite un peu partout en Europe devrait inquiéter les peuples. Non seulement il faut que ces peuples se mobilisent pour éradiquer un mal qui sous des formes nouvelles, dites populistes, prennent le pas sur les forces progressistes. En développant des peurs de toutes sortes émergent des partis qui d’évidence sont maîtrisés par une fraction importante de la bourgeoisie qui attend son heure et fera le nécessaire le moment venu pour donner naissance à un néofascisme si besoin est ! Et besoin sera inévitablement car le libéralisme économique s’avère incapable d’apporter des réponses à l’accumulation des richesses entre les mains d’une poignée de possédants et à l’appauvrissement du plus grand nombre qui ne sait plus à quels saints se vouer. Alors que ces mêmes possédants ont plusieurs de ces « saints » dans leur panier !

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2019

 

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PAUL VAILLANT-COUTURIER UNE PLUME CONTRE LE FASCISME

Lundi, 12 Août, 2019

Lanceurs d’alerte en 1939 16/29. Brillant rédacteur en chef de l’Humanité, il joua un rôle majeur pour rassembler les intellectuels progressistes contre Hitler et Mussolini. Et mit en lumière, sans relâche, les périls qui se dessinaient pour le monde.

 

Déjà, le sang coule sur le pavé parisien. Ce 6 février 1934, les extrémistes fascistes des Ligues sont parvenus à manipuler les mécontentements pour lancer des milliers de manifestants à l’assaut de l’Assemblée nationale. En dépit des réticences de son directeur, qui sous-estime la menace, le rédacteur en chef de l’Humanité dépêche sur place un jeune reporter qu’il protège dans son équipe, un certain Louis Aragon. Alors que l’Italie et l’Allemagne, et à leur suite des pays d’Europe centrale, ont déjà basculé dans le fascisme, c’est de ce brasier parisien que naît le Front populaire. Pour Paul Vaillant-Couturier, le combat antifasciste ne débute pas. Son journal, bien seul dans la presse française, a montré les persécutions anticommunistes et antisémites, le soutien de la grande bourgeoisie allemande aux nazis, le complot de l’incendie du Reichstag. Le journaliste Daniel Schneidermann – qui vient de publier Berlin 1933. La presse internationale face à Hitler – constate malgré ses préventions que « voilà que cette langue de propagande, cette langue de bois, (lui) apparaît aujourd’hui comme celle qui sonne le plus juste – la plus clairvoyante, la plus efficace pour dire la folie montante de l’hitlérisme (…) celle qui a le mieux traversé l’apocalypse ».

L’écrivain engage son journal dans la solidarité avec l’Espagne républicaine qui résiste à Franco

Vaillant-Couturier met en garde l’opinion, comme ce 18 septembre 1935 : « Les déclarations pacifiques d’Hitler ne font plus illusion qu’à ceux qui veulent s’illusionner ou qui ont d’inavouables intérêts à propager l’illusion (…). Nous savons, nous, que dans l’impossibilité où sont les fascistes d’apporter le moindre soulagement réel aux malheureux peuples qui les subissent, ils n’espèrent plus qu’en une issue : la guerre. Quand des déments en armes parcourent le monde, la plus immédiate garantie réside dans la force des accords conclus par les nations pacifiques pour sauvegarder la paix. » Malgré l’interdiction d’entrer en Allemagne des journalistes de l’Humanité à partir de 1933, il publie des témoignages sur les persécutions, les tortures, les premiers camps.

Le flamboyant rédacteur en chef connaît le prix de la guerre. Il est de la génération du Feu, mobilisé dès le cinquième jour du conflit de 1914. Il a connu les tranchées et les premiers chars, les corps déchiquetés et les âmes avilies, la peur de mourir et la fureur de tuer. « La guerre a fait de moi un combattant à vie », écrira-t-il. Elle l’a conduit en prison, mais aussi à figurer parmi les grands fondateurs du PCF, en 1920. Écrivain, peintre, poète, avocat, député et maire de Villejuif, il s’est voué à l’Humanité, envers et malgré tout. Il fera de son journal le grand quotidien du Front populaire. Il joue un rôle majeur dans le rassemblement des intellectuels antifascistes et dénonce sans rêves la montée des périls.

Ainsi, le 4 octobre 1935, fustige-t-il les accords de Rome, « que nous seuls, communistes, avons refusé de contresigner », et qui donnent les mains libres à l’Italie : « Le feu est mis à l’Éthiopie, et maintenant Mussolini menace de mettre le feu au monde entier (…) Mussolini libre de bafouer la conscience universelle, la loi de la jungle reconnue comme la seule règle internationale, c’est demain Hitler se jetant sur la Lituanie, sur l’Autriche, sur la Tchécoslovaquie, sur l’Alsace, sur la France… » Déjà, en 1927, Vaillant-Couturier avait été expédié à la Santé pour avoir traité « Mussolini de cabotin et avoir dit de l’enfant Zamponi (assassiné par les chemises brunes), percé de quatorze coups de poignard, qu’il était un martyr » ! Et d’interpeller le ministre : « Rappelez vos juges à l’ordre, Barthou ! Précisez qu’ils portent désormais sur leur hermine une pancarte avec ces mots : “Ici, Duce, s’il vous plaît, essuyez vos pieds !” »

Il engage pleinement l’Humanité dans la solidarité avec l’Espagne républicaine qui résiste à Franco. Il expédie des envoyés spéciaux, Gabriel Péri, Arthur Koestler, Simone Téry. Lui-même se rend sur le front de Bilbao en mai 1937 (cinq mois avant sa mort près de Rambouillet) et il écrit : « Ce peuple “tient” dans la rue, dans ses maisons, dans ses abris, devant sa table vide, malgré ses nerfs et ses forces qui s’épuisent, malgré sa faim et sa terreur de l’air… » Et il décrit, raconte, dépeint « ce canapé sanglant, sous l’escalier du casino de Saint-Sébastien, où avait été attaché nu, par les fascistes, un jeune soldat asturien. Une large tache sombre de sang séché marquait encore le velours jaune, reproduisant la forme d’un corps humain. Et de là, le sang avait ruisselé sur le dallage. Durant tout le temps qu’avait duré l’attaque du casino par les troupes loyales et les miliciens, le soldat avait été torturé là, à petits coups de baïonnette et de poignard ». Mais il analyse et alerte, évoquant « Guernica, ville cobaye : c’est le crime qui annonce le sort que les tueurs fascistes de l’Espagne entendent réserver à Bilbao, et que Paris doit méditer ». Hélas, le gouvernement Blum a choisi la non-intervention qui laisse les mains libres à Hitler et à Franco.

Patrick Apel-Muller

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L’histoire se répète ? Pas étonnant : la lutte des classes est là et beaucoup d’exploités hélas ne comprennent pas grand chose à son déroulement et ses formes nouvelles…Tous les chemins cependant ne mènent pas à Rome !

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2019

 

 

Le 10 août. Matteo Salvini lors de sa tournée des plages, à Policoro dans le sud de la péninsule. Ponctuée de bains de foule sur le sable et de meetings en soirée, elle se poursuit jusqu’au 18 août. Alberto Pizzoli/AFP<br /><br /><br />

Le 10 août. Matteo Salvini lors de sa tournée des plages, à Policoro dans le sud de la péninsule. Ponctuée de bains de foule sur le sable et de meetings en soirée, elle se poursuit jusqu’au 18 août. Alberto Pizzoli/AFP
 

ITALIE. AVEC MATTEO SALVINI, L’EXTRÊME DROITE ATTEND SON HEURE

Lundi, 12 Août, 2019

Au plus haut dans les sondages, la Ligue va déposer une motion de défiance envers le gouvernement auquel elle participe, afin de provoquer des élections anticipées. Le M5S pourrait prendre part à un front contre le ministre de l’Intérieur.

 

Le leader de la Ligue est en campagne électorale depuis ce week-end. Jeudi, Matteo Salvini a annoncé la présentation d’une motion de défiance contre le gouvernement dont il est pourtant le ministre de l’Intérieur. Depuis, il fait la tournée des plages pour aller à la rencontre des Italiens, dans l’attente d’élections anticipées qu’il espère voir arriver le plus tôt possible. Depuis des mois, les couteaux sont tirés avec ses partenaires gouvernementaux, les démagogues du Mouvement 5 étoiles (M5S). Il y a quelques semaines, au Parlement européen, ces derniers avaient voté en faveur de la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, alors que la Ligue, tout comme le reste de l’extrême droite, avait voté contre. Mercredi, au Sénat, les ministres de la Ligue et du M5S se sont affrontés au sujet de la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin (Tav), soutenue par les premiers et vilipendée par les seconds (voir notre édition du 8 août). Les chefs de groupe parlementaire doivent se retrouver aujourd’hui pour définir le calendrier.

Cela fait longtemps que Salvini prépare sa marche sur Rome. En 2013, quand il prend la tête de la Ligue, il récupère un parti en lambeaux, qui ne pèse guère que 4 % des voix à la suite d’une série de scandales. Le parti régionaliste réclame alors l’indépendance du riche nord de l’Italie. Il est également le principal allié – mais minoritaire – de la droite berlusconienne. Sentant le vent tourner, celui qui se fait appeler le Capitaine entame une conversion de sa formation en un parti nationaliste pour l’Italie tout entière. Copiant la stratégie lepéniste, la Ligue devient anti-Union européenne (UE) et anti-migrants. Cela permet au leader d’extrême droite de prendre l’ascendant sur un Berlusconi en perte de vitesse au sein de la très mal nommée Coalition de centre droit. Cette stratégie est couronnée de succès puisque, aux législatives de mars 2018, la Ligue passant devant Forza Italia, il prend le leadership de la droite, avec 17 % des voix, engrangeant des suffrages y compris dans le sud du pays.

Faute de majorité parlementaire, Salvini abandonne alors son allié de droite et intègre en juin un gouvernement de coalition dite antisystème avec le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio, vainqueur des élections avec 33 % des voix. Mal préparé (voir ci-contre), ce parti aura bien du mal à faire face au rouleau compresseur de la Ligue qui déroule son agenda politique. Dès juillet, profitant de sa fonction de ministre de l’Intérieur, Salvini bloque un navire de migrants. Arrivé numéro deux, ex aequo du gouvernement avec Luigi Di Maio, il devient l’homme fort de l’exécutif.

La formation d’un bloc nationaliste au sein du Conseil européen

Il freine alors les réformes voulues par les 5 Étoiles : la diminution du nombre de parlementaires – qui n’a toujours pas vu le jour – et le revenu de citoyenneté – réduit au rang de revenu minimum d’insertion. Mais c’est Salvini qui apparaît comme le promoteur de la réforme qui revient sur le report de l’âge du départ à la retraite, adopté en 2011 sous le gouvernement technique de Mario Monti.

Après sa victoire aux élections européennes, au plus fort dans les sondages avec désormais 38 % d’intentions de vote, celui qui est entré actionnaire minoritaire dans le gouvernement cherche à recueillir les dividendes de son action. Il pourrait se rabibocher avec ses anciens alliés, avec lesquels il peut tutoyer la majorité absolue. Le parti berlusconien Forza Italia est crédité de 6,5 % des voix, tout comme Fratelli d’Italia, la formation néofasciste de Giorgia Meloni qui a appelé à la constitution d’un gouvernement de droite. Qu’il y ait ou non de nouvelles élections, Salvini pourrait donc faire le choix de reformer une coalition de droite classique comme celle qui a dominé le pays depuis 1994, mais au sein de laquelle l’extrême droite serait hégémonique. Le chef de la Ligue cherche, comme Berlusconi par le passé, à transformer toute compétition électorale en référendum sur sa personne.

Beppe Grillo, fondateur du Mouvement 5 étoiles, mais aussi certains de ses parlementaires penchent désormais pour un front anti-Salvini, pour éviter une accession au poste de président du Conseil de l’homme fort de l’extrême droite qui dit réclamer les « pleins pouvoirs ». Certains poids lourds du Parti démocrate (PD), tel Dario Franceschini, ont déjà pris contact avec le président de la Chambre des députés, le chef de file de l’aile « gauche » des 5 Étoiles, Roberto Fico, pour envisager une telle solution. Toutefois, cette perspective quelque peu baroque pourrait être bloquée par le secrétaire du PD, Nicola Zingaretti, partisan d’élections anticipées. L’ancien président du Conseil démocrate, Matteo Renzi, se dit, lui, désormais prêt à gouverner pendant un an avec le Mouvement 5 étoiles en lui offrant la réforme du nombre de parlementaires qu’il vient de réclamer.

Pour l’heure, tous les scénarios sont possibles : de nouvelles élections ; un rabibochage entre ex-alliés ; un gouvernement du M5S ou technique avec un appui plus ou moins implicite du Parti démocrate (PD).

Pourquoi cette crise advient-elle maintenant ? Les bons sondages de la Ligue n’expliquent pas tout. Salvini est sous pression de sa base électorale dans le nord du pays, qui a vu de grandes manifestations en faveur de la ligne Lyon-Turin. Surtout, la politique « sociale » (revenu de citoyenneté et baisse de l’âge du départ en retraite) n’a pas été financée. Or, à l’automne commence l’examen de la loi de finances, et certainement l’UE exigera-t-elle, à l’heure où les taux d’intérêt sur les titres de dette italienne repartent à la hausse, une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée. Salvini ne veut pas endosser cette responsabilité. Il préférerait voir cette mesure impopulaire mise en œuvre par un gouvernement technique qu’il se ferait un plaisir de critiquer depuis les bancs de l’opposition…

Dans tous les cas, Matteo Salvini attend son heure. Il entend couper définitivement court aux maigres politiques sociales du M5S et pousser plus avant la décentralisation, au détriment du sud de l’Italie, au nom de l’autonomie des régions. Il veut également mettre en place sa réforme phare : l’instauration d’un impôt à taux unique qui bénéficierait aux plus riches et aux évadeurs fiscaux.

Sur le plan européen, il souhaite prendre la tête de l’extrême droite et, s’il est président du Conseil, entamer un rapprochement de l’Italie avec le groupe de Visegrad – la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie – pour former un bloc nationaliste au sein du Conseil européen. Mais il a deux fers au feu. Il entend travailler avec le reste de la droite, celle qui siège au Parti populaire européen comme « Les Républicains » (LR) français ou la CDU allemande. Pour ce, Salvini pourrait s’appuyer sur… Silvio Berlusconi. Il a d’ailleurs appelé ce dernier avant sa rupture avec le Mouvement 5 étoiles. Le Cavaliere, élu député européen en mai dernier, n’a cessé depuis juin 2018 de faire des offres de service, mettant en avant ses bonnes relations avec le reste des dirigeants de l’UE.

Gaël De Santis

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Préparer la fête…

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2019

 

 

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Il suffit de suivre les infos, les débats sur les plateaux de télé et les passages des hommes politiques « invités » pour se rendre compte des privilèges dont bénéficient les femmes et hommes politiques de la majorité LREM. Egalement la manipulation des leaders de la pseudo opposition de gauche est édifiante sur l’intention des pouvoirs médiatiques qui ne sont autre chose que ceux de la bourgeoisie petite, moyenne et surtout grande grande. Certes cela est « bien fait » pour ceux qui économiquement dominent et l’illusion que donne la parole donnée « équitablement » au lambda ne change rien à la mascarade. Tripotez, mentez sur les événements de l’actualité et même dévoilés et confondus par la vérité il en restera toujours du trouble, notamment cet idée que tout le monde est pourri…

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2019

 

Le ministre le plus plébiscité est celui de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer avec 47 passages. Frédéric Bukajlo/RTL/Sipa<br />

Le ministre le plus plébiscité est celui de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer avec 47 passages. Frédéric Bukajlo/RTL/Sipa
 

MÉDIAS. INVITÉS POLITIQUES : UN FAUTEUIL POUR PEU

Vendredi, 9 Août, 2019

Avec pas moins de 2 500 interviews, les matinales TV et radio ont accueilli en moyenne neuf invités chaque jour. Où ce sont souvent les mêmes qui trustent les places.

 

La proportionnalité politique n’est pas la même que la proportionnalité médiatique. La compilation, effectuée par le Figaro, à partir des données du site Internet Politiquemedia, des principales interviews politiques matinales dans l’audiovisuel (1) témoigne d’une écrasante surreprésentation du tandem gouvernement/majorité parlementaire.

Avec la crise des gilets jaunes, ministres et secrétaires d’État, envoyés sur les plateaux ou les studios pour diffuser les éléments de langage ou effectuer la « pédagogie des réformes », se taillent la part du lion des 2 500 passages analysés avec 745 passages en tout (+ 153 par rapport à l’année dernière). Tous médias audiovisuels confondus, le gouvernement est le plus représenté le matin sur les antennes, à raison de… deux interviews par jour en moyenne. Premier de cette classe, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer (47 passages). Mais moins que Yannick Jadot qui, sur la même période, s’est vu invité 54 fois, à la faveur de la campagne des européennes. Troisième sur le podium, Benjamin Griveaux, comme porte-parole du gouvernement puis candidat à la Mairie de Paris. En quatrième position, figure François de Rugy, qui a écumé plateaux et studios pour se défendre, avant et après sa démission forcée du gouvernement.

Le décalage est flagrant selon l’appartenance politique

Le palmarès reflète en creux le besoin des grands médias de « bons clients » ; ainsi, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est… la cinquième personnalité la plus invitée durant la période étudiée (1) avec 38 passages en un peu moins d’un an, tout en ayant réalisé 3,5 % aux dernières élections européennes. Pourtant, hormis Olivier Faure (PS, 30 passages) et Stanislas Guerini (LaREM, 22), les chefs de parti n’apparaissent guère. C’est parfois une stratégie de garder la parole rare, donc solennelle. Si Jean-Luc Mélenchon, avec 2 passages, a quasiment déserté les émissions matinales, c’est le député Adrien Quatennens (31) qui est désormais la première figure médiatique des Insoumis. Année électorale, 2019 a vu l’émergence de têtes de liste nouvelles, comme Raphaël Glucksmann (13 passages), François-Xavier Bellamy (LR, 20) ou Manon Aubry (FI, 30). Les invitations, une fois l’élection passée, se sont taries…

C’est si l’on prend ces chiffres par ventilation partisane que le décalage est flagrant. Sur 2 500 passages médias, gouvernement et majorité s’en arrogent 1 062. Juste derrière, « Les Républicains » cumulent 504 passages. Puis viennent le PS, avec 197 passages, le Rassemblement national de Marine Le Pen (180 passages), la France insoumise (165 passages), EELV avec 93 invitations, et enfin le PCF, avec 56 occurrences, en dépit de posséder deux groupes parlementaires et 7 500 élus. Lesquelles invitations doivent beaucoup, si l’on regarde plus en détail, au fait qu’une campagne électorale s’est tenue. Ainsi sa tête de liste aux européennes, Ian Brossat, cumule 41 % des invitations faites au PCF.

(1) Liste établie entre le 21 août 2018 et le 13 juillet 2019. Émissions étudiées : RTL Matin (7 h 45), l’Interview politique sur Europe 1 (8 h 15), l’Invité politique sur France Inter (8 h 20), l’Interview de Jean-Pierre Elkabbach sur CNews (8 h 5), l’Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC (8 h 35), l’Invité de 8 h 30 Aphatie sur France Info (8 h 30), les 4 Vérités sur France 2 (7 h 35), l’Invité politique de Guillaume Durand sur Radio classique et Paris première (8 h 15), l’Invité du matin de RFI (7 h 50), l’Invité de Territoires d’infos sur Public Sénat et Sud Radio (8 heures).
Lionel Venturini

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S’il est un exemple de la nécessité d’avoir un parti présent sur les territoires, l’action pour la mobilisation populaire pour soutenir la réussite de la pétition en cours pour exiger la tenue du référendum contre la privatisation des ADP en est un exemple vivant. On peut se plaindre que le pouvoir, au service des oligarchies financières et du grand patronat, soit muet sur le sujet et de fait rende muet la plupart des médias, il n’en sera jamais autrement pour les grandes questions mettant en cause les profits ! Même nécessaire que représentent la voix de quelques dirigeants ou élus communistes dans les médias qui ne peuvent les ignorer totalement ? Peu de chose au regard de la puissance d’un parti présent sur le terrain et doté de moyens d’intervention et de propagande pour mettre en éveil un peuple dont certaines catégories n’en peuvent plus d’être laissée à l’abandon dans un pays aussi riche que le nôtre.

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2019

 

 

Partout en France, des collectifs se sont formés pour mobiliser autour du référendum. Ici, des militants nantais. PHOTO JEREMIE LUSSEAU/ HANS LUCAS.

Partout en France, des collectifs se sont formés pour mobiliser autour du référendum. Ici, des militants nantais. PHOTO JEREMIE LUSSEAU/ HANS LUCAS.

POUR ADP, NE RIEN CÉDER À LA TORPEUR DE L’ÉTÉ

Jeudi, 1 Août, 2019

Les congés et canicules successives ont ralenti le rythme du pays comme celui de la collecte de signatures pour le référendum. Bravant les obstacles politiques et climatiques, les militants sont à pied d’oeuvre pour convaincre et obtenir la consultation populaire sur la privatisation d’ADP.

4 717 396. C’est le nombre de soutiens qu’il faut réunir d’ici à mars 2020 afin qu’un référendum soit déclenché pour décider du sort d’ADP. Si le nombre peut à première vue faire peur, rien d’impossible pour autant. C’est en moyenne 17 000 signatures journalières qui doivent être enregistrées et les militants sont un moteur essentiel pour atteindre cet objectif malgré la torpeur de l’été.

Seulement une semaine après l’annonce par le Conseil constitutionnel de l’ouverture de la procédure du RIP, des élus de tout bord se sont mobilisés. Un meeting transpartisan s’est tenu le 19 juin en présence de parlementaires des groupes PCF, LFI, LR, Libertés et Territoires. Ce dépassement du clivage droite-gauche marque le début d’une alliance pour le moins inhabituelle mais qui témoigne de l’enjeu… Début juillet, à la bourse du travail de Paris, un collectif composé d’organisations syndicales, politiques et associatives a lancé un appel pour coordonner les différents mouvements dans cette lutte qui est « aussi un combat pour la sauvegarde de l’environnement et pour la transition écologique ». Sous l’impulsion du collectif, la mobilisation doit prendre différentes formes au niveau local, « avec la constitution de “bureaux de vote de rue”, des conférences-débats publics, des affiches, tracts, argumentaires divers », qui seront ensuite mutualisées au niveau national.

Pour le PCF, l’objectif est pour l’instant d’arriver à dépasser la barre du million de signatures à la fin de la Fête de l’Humanité, le 15 septembre. Pour ce faire, élus et militants mettent les bouchées doubles. Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis, s’est engagé à tenir des permanences à la mairie de Saint-Denis à raison de deux fois par semaine, les mercredis et vendredis. Elles « ont pour fonction d’aider les citoyens à signer la pétition électronique et à les informer sur le fonctionnement du RIP ».

De Saint-Denis à Berck-sur-Mer

À ces permanences devraient s’ajouter la mise à disposition de postes informatiques en mairie, ainsi que l’impression de Cerfa pour obtenir des signatures papier. Dans le département de Seine-Saint-Denis, toutes les occasions sont bonnes pour récolter des signatures. Lors des journées à la plage organisées dans le cadre de l’initiative « Les cars à la mer », le PCF en profite pour « faire connaître la bataille contre la privatisation d’ADP et expliquer la notion de bien public », déclare Émilie Lecroq, dirigeante de la fédération communiste de Seine-Saint-Denis. « Nous étions présents à Berck-sur-Mer, samedi 20 juillet, et nous avons pu récolter 60 signatures », précise-t-elle, avant d’ajouter que les ventes de fournitures scolaires et de fruits et légumes, fin août, seront « à chaque fois l’occasion pour parler d’ADP et de faire signer la pétition ».

Les insoumis refusent également de céder à la langueur de l’été. Bien au contraire, le week-end du 14 juillet fut l’occasion de passer la première en organisant des actions sur tout le territoire. Affiches, tracts, autocollants, toutes les actions de terrain sont les bienvenues et les groupes d’appui s’activent. Rencontré à Montreuil à l’occasion d’un stand de signatures, Pierre, militant insoumis, nous donne un aperçu des initiatives en cours et de leur relatif succès.

Des clics et des places publiques

Pour lutter contre ce projet qui « n’est pas justifié économiquement, ni socialement et ne présente aucun intérêt pour la France », Pierre nous indique que le groupe d’appui dont il est membre « va surtout s’installer sur les places publiques des quartiers populaires où les gens ne sont pas forcément inscrits sur les listes. On est déjà allés aux cités des Morillons et de Bel-Air », explique-t-il. Certains viennent à sa rencontre pour signer la pétition numérique, en expliquant avoir essayé de s’inscrire en ligne, avant d’avoir abandonné en raison de la discutable ergonomie du site. D’autres déclarent « en avoir entendu parler » mais ne pas encore s’être penchés sur la question.

Armé d’une tablette et d’un PC

La question du référendum suscite des vocations au-delà des organisations. Dalila Ven, qui se définit comme militante, est personnellement très impliquée dans la campagne. « J’habite dans un immeuble où on se connaît tous. Je fais de la politique tous les jours. Quand mes voisins ont besoin d’aide, j’en profite pour parler d’ADP et de politique en général. Aujourd’hui, je suis passée à la permanence de Stéphane Peu et j’ai fait signer 5 personnes », explique-t-elle. Cette initiative individuelle est loin d’être un cas isolé. Refusant d’attendre patiemment la rentrée politique, Alexandre, ingénieur et gilet jaune résidant en région parisienne, parcourt les places publiques armé d’une table et d’un PC. Celui qui « faisait les ronds-points en Alsace », d’où il est originaire, s’indigne de la vague de privatisations en cours et se mobilise pour rassembler un maximum de signatures dès qu’il a un peu de temps libre. S’il concède qu’il « faudrait faire beaucoup plus », il se réjouit surtout de la réceptivité dont font preuve la plupart des personnes venues à sa rencontre. Un constat similaire établi par Luc, rencontré place Verlaine dans le 13 e arrondissement de Paris, point de rencontre hebdomadaire des gilets jaunes du groupe Paris Sud. Il nous fait part de « l’accueil relativement favorable » des passants et de leur réceptivité. « Quand on leur explique l’exemple de l’aéroport de Toulouse, les gens comprennent bien et refusent que cela se reproduise. En fait, même si la privatisation est légale, c’est la question morale qui suscite l’indignation. » Chaque semaine comptera pour mobiliser suffisamment d’indignés pour que le peuple ait son mot à dire sur l’avenir du plus grand aéroport d’Europe.

Sihem Irouche

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