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Difficile de se faire une opinion sur une situation qui concerne la Chine ! La société chinoise a une histoire et sans doute est-il difficile de se livrer à des comparaisons avec nos sociétés occidentales. Je me méfie comme de la peste des commentaires de nos médias qui sont préoccupés plus par une stigmatisation de Pékin que par le fondement de la révolte « populaire » qui semble marquer Hong Kong et dont une annalyse plus approfondie parait nécessaire…

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2019

 

Selon le sinologue Jean-Louis Rocca, «	la crise du logement n’est pas née de la rétrocession, mais de la nature du capitalisme hongkongais	». John Warburton-Lee/Photononstop<br />

Selon le sinologue Jean-Louis Rocca, « la crise du logement n’est pas née de la rétrocession, mais de la nature du capitalisme hongkongais ». John Warburton-Lee/Photononstop
 

HONG KONG. LE FOSSÉ SE CREUSE ENTRE CHINOIS DES DEUX RIVES

Vendredi, 16 Août, 2019

Les scènes de violence à l’aéroport ont illustré l’incompréhension grandissante entre Chinois du continent et de la région autonome. Au-delà du sentiment national, c’est un rapport différent à l’avenir qui est en cause.

 

À Hong Kong, les manifestants qui ont occupé l’aéroport jusqu’à mardi soir semblent avoir pris conscience des contradictions inhérentes à leur mouvement et de l’impact désastreux des images de violence contre des Chinois du continent. Plusieurs échanges musclés ont en effet eu lieu entre des voyageurs et des Hongkongais. Mais le paroxysme a été atteint lorsque le journaliste chinois Fu Guohao a été molesté, insulté et ligoté. Ces scènes, reprises à l’envi par les médias officiels, ont poussé certains manifestants à s’excuser sur les réseaux sociaux.

Elles illustrent toutefois le fossé politique et culturel qui s’est peu à peu creusé entre sociétés continentale et hongkongaise. « Ces images posent problème car elles prouvent d’une part que la population du continent désapprouve les revendications et les méthodes des Hongkongais, d’autre part qu’il existe une animosité assez forte entre les deux sociétés », soulève le sinologue Jean-Louis Rocca, professeur à Sciences-Po. D’autant plus problématique, pour les autorités locales et nationales, que la Région autonome spéciale (RAS) est censée revenir dans le giron chinois à l’horizon 2047. Selon un sondage réalisé en 2018 par l’université de Hong Kong, seuls 38 % des habitants de l’île se disaient fiers d’être chinois. Une proportion qui tombait à 16 % pour les 18-29 ans. Ces chiffres illustrent au mieux l’ambivalence des Hongkongais vis-à-vis de la Chine, au pire, la résistance qui court depuis 2003 contre toute remise en cause du haut degré d’autonomie.

La jeunesse se débat dans une société de plus en plus inégalitaire

Mais, selon Chan Chi Kit, professeur à l’université Hang Seng de Hong Kong, le mal est plus profond. « Les Hongkongais semblent avoir fait de la Chine un “autre” rétrograde et inférieur ». Un sentiment de supériorité en partie hérité de la colonisation britannique, qui classait les peuples en fonction de leur prétendu degré de civilisation. L’incompréhension entre les deux rives vient également du fait que, du point de vue des continentaux, les Hongkongais ont « tous les avantages d’être chinois sans les inconvénients », selon Jean-Louis Rocca. « Avant la mise en place de restrictions, nombre de Chinoises cherchaient à accoucher de l’autre côté afin que leur enfant bénéficie des soins, de la citoyenneté et du passeport hongkongais, exempté de visa dans 150 pays », détaille le chercheur. La génération née en Chine après 1949 et la proclamation de la République populaire est « très politisée et dévouée à la nation », explique Jean-Louis Rocca. « Ils observent néanmoins une certaine distance vis-à-vis de la politique, tiennent à l’ordre et à la sécurité car ils ont traversé des événements comme la Révolution culturelle et Tian’anmen. » Leurs enfants ont ainsi été éduqués dans l’idée que la stabilité était garante du niveau de vie et de son amélioration. Sur le continent, la jeunesse, qui a bénéficié des chiffres de croissance insolents des dernières décennies, a confiance en l’avenir et soutient incontestablement le pouvoir actuel. « Ils rêveraient d’un régime démocratique qui exclue le désordre dont ils ont peur. Une sorte de système à la Napoléon III qui n’est pas vraiment une démocratie, mais permet de défendre ses droits. »

Alors que, sur le continent, 20 ans semble l’âge des possibles, les jeunes Hongkongais voient au contraire les perspectives se réduire. Extrêmement préoccupée par son avenir, la jeune génération se débat dans une société de plus en plus inégalitaire. « Les jeunes Hongkongais focalisent beaucoup sur les questions politiques et ont tendance à lier tous leurs problèmes à Pékin. Or, l’exploitation et la crise du logement ne sont pas nées de la rétrocession, mais bien de la nature du capitalisme hongkongais », note encore Jean-Louis Rocca. La jeunesse voit par ailleurs la Chine continentale, qu’elle dépréciait tant, multiplier les réussites. Les universités hongkongaises, auparavant si cotées par les étudiants asiatiques, sont délaissées au profit des établissements de Shanghai. Sur le plan des affaires, Hong Kong subit en outre la concurrence de Singapour. Pour Jean-Louis Rocca, « cela nourrit le sentiment d’échec et de dépréciation », le ressentiment vis-à-vis du continent et l’incompréhension des Chinois de l’autre rive.

Lina Sankari

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Vente d’ADP…et du reste !

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2019

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Requiem de Verdi Orchestre de Paris – Daniel Barenboim

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2019

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Requiem de Mozart

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2019

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Ils n’ont évidemment pas le brassard avec la croix gammée ni celui de la milice à Pétain. Certains vous diront même qu’ils ont des ancêtres résistants, voire communistes. Mais pour ceux au plus bas qui se laissent embarquer dans leur populisme et leur démagogie le danger est là . Cela va du détournement d’une colère sociale jusqu’à l’abjection raciste en passant par la confusion historique et politique à propos de tout. Parfois avec de bons sentiments Effrayant, cela m’effraie

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2019

 

Photo Marcos del Mazo/LightRocket/Getty Images.

Photo Marcos del Mazo/LightRocket/Getty Images.

UNION EUROPÉENNE. LES NOUVEAUX MONSTRES À L’ATTAQUE

Mercredi, 14 Août, 2019

Avec ses visages multiples, le phénomène d’hybridation poussée entre droite extrême et extrême droite commence à produire des effets.

 

«Le Pen a gagné les élections. » Quelques semaines après la victoire de Chirac en 2002, sur fond de levée citoyenne contre l’extrême droite, Act Up Paris avait frappé les esprits en placardant sur les murs de la capitale une affiche avec cette phrase et un agent encagoulé armé d’un fusil d’assaut. L’association brocardait une déclaration à l’emporte-pièce du secrétaire d’État aux Libertés publiques Patrick Devedjian : « On verra davantage de CRS sur le terrain, le bleu marine va revenir à la mode. » Dix-sept ans plus tard, le bleu marine est plus que jamais à la mode, et il se teinte toujours plus de brun… Cela grenouille en France : il n’y a qu’à voir les manœuvres en cours avec Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour et Patrick Buisson. Cela arrive dans le reste du monde avec ­Donald Trump, le Brésilien Jair Bolsonaro ou l’Indien Narendra Modi. Mais entre les deux, dans toute l’Europe, Le Pen gagne les élections, au sens où l’entendait initialement Act Up : ce ne sont pas forcément les partis d’extrême droite qui gouvernent, mais la plupart des droites, traditionnelles ou nouvelles, glissent, avec ou sans alliances avec les néofascistes avérés, vers leurs thèses et leurs priorités politiques. Tout cela va bien au-delà de la petite boutique tenue par Steve Bannon, l’ex-conseiller stratégique du président états-unien, qui a récemment posé ses valises à Bruxelles.

Visés, les migrants, les féministes, les LGBT

Les occasions de mesurer les nouveaux périls ne manquent pas. Chaque jour apporte son lot de confirmations : ce ne sont plus des passerelles qui s’ouvrent entre les uns et les autres, mais de vrais boulevards. On les voit depuis des années en Italie, en Pologne et en Hongrie, bien sûr, mais aussi en Autriche, en Belgique, en Grèce, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Croatie, etc. Dernier exemple du travail de sape en cours : ce mercredi, Isabel Diaz Ayuso, dirigeante du Parti populaire (PP), devrait être élue présidente de la région de Madrid avec les voix de ses amis conservateurs et des libéraux de Ciudadanos, mais aussi celles, indispensables, des élus de l’organisation post-franquiste Vox. Si l’extrême droite ne rentrera pas directement dans le gouvernement territorial, les trois partis espagnols se sont mis d’accord sur un « dénominateur commun » qui, sans surprise, vise à s’en prendre aux migrants, aux féministes et aux LGBT, en tenant par ailleurs une ligne économique parfaitement néolibérale.

Ces phénomènes à l’œuvre dans les pays commencent à produire leurs effets à l’échelle de l’Union européenne. On a pu l’observer lors de l’élection à la tête de la Commission européenne ­d’Ursula von der Leyen, ex-ministre de la Défense allemande et fidèle alliée de la chancelière Angela Merkel. Les accents « humanistes » de son discours d’investiture à la mi-juillet à Strasbourg, avec les airs de fifrelin joués pour les oreilles des écologistes, en particulier, peuvent-ils tenir longtemps face aux données politiques pures et dures ? Von der Leyen n’a pu être candidate qu’après l’éviction par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque) de son rival pour le poste, le social-démocrate Frans Timmermans, lors du Conseil européen. Ensuite, au Parlement européen, elle doit, avec neuf voix d’avance à peine, son élection aux choix des élus de droite extrême et d’extrême droite, désormais en concurrence pour prendre des postes au sein du collège des commissaires…

Thomas Lemahieu

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