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Université d’été : une réussite. Selon un journaliste du Parisien : une véritable université, comparable à nulle autre, ou l’on a une véritable réflexion politique !

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2019

 

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Réflexion sur Gramsci

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Fabien Roussel : la clarté du discours

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Yann Brossat – Porte parole du PCF

DSC_0514-Une forte participation des mmunistes

Forte participation

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Débat sur l’écologie

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Le gauches réunies pour défendre les retraites

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Détente

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Ferveur

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on écoute la salle…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossat porte parole du PCF

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Ferveur et détente

a suivre

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A lire dans l’Huma de ce jour…

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2019

 

 

Le rendez-vous des contre-G-septeurs est le fruit d’un cheminement qui a conduit des forces pas toujours enclines à travailler ensemble à s’y mettre, le temps de faire la nique «	au symbole d’un capitalisme ultraproductiviste qui met les peuples en concurrence	».

Le rendez-vous des contre-G-septeurs est le fruit d’un cheminement qui a conduit des forces pas toujours enclines à travailler ensemble à s’y mettre, le temps de faire la nique « au symbole d’un capitalisme ultraproductiviste qui met les peuples en concurrence ».
 

CONTRE-SOMMET DU G7 : LE VRAI MONDE, C’EST EUX !

Vendredi, 23 Août, 2019

Afficher, en contraste du « groupe des sept » bunkerisé et hors sol, le visage d’un mouvement social et environnemental divers, ouvert sur les territoires et les alternatives qui s’y développent, c’est le pari réussi du rendez-vous d’Hendaye.

 

Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), envoyée spéciale.

L’un conclut ses débats vendredi à Hendaye, l’autre entame les siens samedi à Biarritz. Vingt-quatre heures, 32 kilomètres et une grosse épaisseur de cordons policiers séparent les deux rendez-vous. Et plus que cela encore : tout un monde, tant l’un et l’autre s’opposent sur le fond comme sur la forme.

Le sommet du G7 qui verra, ce week-end, sept chefs d’État des plus grosses économies mondiales au chevet de la planète, s’est offert pour cadre de discussion l’une des cités balnéaires chéries de la jet-set. Inégalités, réchauffement climatique ou guerre contre le terrorisme devraient nourrir des discussions dont l’ordre du jour restait, hier, encore flou.

La centaine d’organisations rassemblées depuis deux jours en contre-G7 s’est posée entre Hendaye – « Ville fleurie, commune anti-Tafta », peut-on lire sur le panneau qui marque son entrée – et Irun, sa voisine espagnole. Le vrai monde, c’est nous ! clame-t-on en substance de ce côté-ci du Pays basque, où près de 10 000 personnes seront passées en trois jours.

« Des élites qui considèrent les gens comme des variables d’ajustement ! »

Comme à Biarritz, luttes contre la pauvreté et pour l’environnement figuraient au programme des échanges. Mais ici, on plaide une crédibilité à en parler, en miroir d’un G7 dont on n’attend même plus qu’il fasse semblant de s’en soucier. « Peu importe ce qui pourra s’y dire », commente Sébastien Bailleul, porte-parole d’Alternative G7, plateforme rassemblant la quarantaine d’organisations nationales qui chapeautent le contre-sommet. « Le G7 a fini de perdre toute légitimité à prétendre régler les grands maux de la planète. »

Illégitime, tancent les contre-G-septeurs, au regard de son bilan. Depuis plus de quarante ans qu’il existe, ni la pauvreté, ni les inégalités, ni la crise écologique n’ont été résorbées en dépit de déclarations qui, régulièrement, avaient promis l’inverse. Le roi est nu, estiment les organisations. Des espoirs qu’il laissait miroiter, ne reste que le reflet brouillé d’une idéologie en faillite, porteuse d’un libéralisme et d’une austérité ravageurs socialement comme écologiquement. Illégitime également, qui, cette année, promet de tenir les citoyens à distance. « Emmanuel Macron avait juré d’en faire un sommet inclusif : c’est l’inverse qui se passe », reprend Sébastien Bailleul. Même les ONG qui avaient entrepris de jouer le jeu et de s’y rendre en tant qu’observatrices s’en voient méchamment remerciées : sauf revirement de dernière minute, l’Élysée ne devrait pas les autoriser à accéder au centre de presse du sommet, les privant ainsi d’échanges avec les 3 000 et quelque médias internationaux attendus sur place.

Le dispositif de sécurité prévu pour ce week-end finit de noircir le tableau (lire ci-après). Samedi, les gares de Biarritz – « Ville occupée par le G7 », peut-on lire sur le panneau qui marque son entrée – et de Bayonne seront totalement fermées et les communes claquemurées.

La mesure ne plaît pas plus aux altermondialistes qu’aux commerçants locaux. En plein cœur de la saison estivale, 10 000 boutiques sont mises à la peine. Une pétition circule pour protester, qui a déjà recueilli près de 4 000 signatures. Au-delà de l’impact économique, c’est aussi le symbole qui est pointé du doigt. « Ce choix d’organiser le G7 ici, en plein été, est significatif du comportement de ces élites, déconnectées du réel et qui considèrent les gens comme des variables d’ajustement ! » tempête Txetx Etcheverry, porte-parole de Bizi !, mouvement alter-écolo basque qui copilote la plateforme G7 EZ ! (G7 non !). Moteur du contre-G7, cette dernière réunit 50 organisations du Pays basque français et espagnol. Plus qu’un maillon local : un étendard brandi comme une réponse à la mondialisation égocentrée qui transpire du G7. « Une partie de la solution viendra du bas », reprend Txetx Echeverry. Rien à voir avec un localisme buté, assure-t-il. « Juste la conviction qu’il faut nous appuyer sur la force des territoires pour pousser les États à remettre les pieds sur terre. »

« Contrer un système qui conduit à la dictature financière »

Afficher le visage de cet autre monde, grouillant de diversité, ouvert sur les territoires et les alternatives qui s’y développent, en contraste d’un G7 bunkerisé et hors sol, afin de finir de le déshabiller de son costume usé de directoire du monde : c’est le premier défi que se sera donné le contre-sommet d’Hendaye. « C’est aussi notre première victoire ! » lançait, à l’ouverture des discussions, Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac. Elle s’est arrachée en dépit des obstacles. Travaillé depuis novembre 2018 par G7 EZ !, le contre-sommet aurait dû se tenir à Bayonne. Interdit. Frilosité étatique oblige, il s’en est fallu d’un poil qu’il le soit également à Hendaye. Il en a, finalement, investi les murs et les recoins, installant son campement sur les hauteurs de la ville, déclinant ses débats sur les bancs d’une école ou dans les fauteuils d’un cinéma. Poussant, également, jusqu’à Irun, en Pays basque sud, donc, dont le Ficoba, vaste centre de conférences dressé en aval du port, accueille les principales rencontres.

Ici, depuis deux jours, défile tout ce que l’actualité compte de mouvements sociaux et environnementaux. Des décrocheurs de portraits présidentiels dénonçant l’inaction climatique de l’État français, aux gilets jaunes arrivés tout droit de Saint-Nazaire, rappelant que leur bataille contre les dominations n’est pas terminée ; d’une Geneviève Legay vivace, malgré le boitillement qui lui reste de sa rencontre avec les brutalités policières, à Nice, au printemps dernier, à un Taha Bouhafs, journaliste toujours aussi prompt à décocher ses flèches contre les violences d’État ; des zadistes de Notre-Dame-des-Landes, descendant en chantant une route de la corniche plongeant sur l’océan, à une CGT défilant aux côtés de Solidaires et du LAB, syndicat basque aux humeurs autonomistes. Le tout, fruit d’un cheminement qui a conduit des forces pas toujours enclines à travailler ensemble à s’y mettre, le temps de faire la nique « au symbole de ce système capitaliste ultraproductiviste qui met les peuples en concurrence », résume d’une traite Dominique Mélé, secrétaire de section du PCF d’Hendaye. Attablé à son stand, il le dit sans ambages : l’unité n’a pas été évidente à construire. « Nous ne partageons pas tout ce qui est porté ici », explique-t-il, pointant, singulièrement, la question basque, pacifiée depuis dix ans mais échaudant toujours les débats. « Finalement, c’est à l’unanimité que nous avons décidé de venir, reprend le militant communiste, parce que tous, ici, nous partageons un commun : contrer un système qui nous conduit à la dictature financière. »

Hendaye engagé dans le combat féministe anticapitaliste

À ce G7, dont Marlène Schiappa annonçait, mercredi, que les travaux sur l’égalité des femmes seront sponsorisés par L’Oréal, le contre-sommet d’Hendaye s’est attaché à opposer un combat féministe anticapitaliste. À ces gouvernants prompts à faire le lit des multinationales, les contre-G-septeurs ont rétorqué services publics et causes communes salariales. À ce système qui signe à tour de bras des accords de libre-échange, ils ont envoyé en retour l’enjeu de la relocalisation. L’ensemble sera à coup sûr rappelé lors de la manifestation qui partira demain, à 11 heures, du port d’Hendaye. Un autre monde, vraiment.

Marie-Noëlle Bertrand Reportage photo : Nicolas Mollo/Réa

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Lisez l’Huma

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2019

 

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Les larmes de mon « Papé »

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2019

 

Ce n’était pas à Paris certes mais à l’entrée de cette cité minière au pied des Cévennes là où s’élargit la vallée du Gardon d’Alès que j’ai deviné qu’il se passait un important événement. La scène à laquelle j’assistais ne me quittera jamais : un déferlement de véhicules chargés de dizaines de jeunes brandissant drapeaux et toutes sortes d’armes dont les cris montaient jusqu’au promontoire où mon grand père s’était installé. La où se trouvaient, surplombant la route des installations désaffectées de tri de minerai de fer…

Je n’ai aucun souvenir des paroles qu’il a pu prononcer. Sans doute quelque chose comme « ce sont les maquis qui vont libérer Alès » mais ce que je ne pourrai oublier ce sont ces larmes que je lui voyais verser pour la première fois. Ces larmes du papé que mes huit ans lui voyaient essuyer discrètement.  Ce devait-être en août 44, je n’ai pas retenu le jour ni l’heure mais je vais rechercher ça…

 

 

À gauche, 22 août 1944.<br />
Les Forces françaises de l’intérieur ont lancé	: «	Tous aux barricades	!	» Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable& On en comptera 600. AFP Au centre, un groupe de résistants en embuscade. Hulton-Deutsch Collection/Corbis À droite, 17 août 1944.<br />
Le Comité parisien de libération, qui réunit les dirigeants de la Résistance, adopte à l’unanimité le texte de l’appel général à «	l’insurrection libératrice	». Il est rendu public et affiché sur les murs de Paris dès l’après-midi du 18 août.

À gauche, 22 août 1944. Les Forces françaises de l’intérieur ont lancé : « Tous aux barricades ! » Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable& On en comptera 600. AFP Au centre, un groupe de résistants en embuscade. Hulton-Deutsch Collection/Corbis À droite, 17 août 1944. Le Comité parisien de libération, qui réunit les dirigeants de la Résistance, adopte à l’unanimité le texte de l’appel général à « l’insurrection libératrice ». Il est rendu public et affiché sur les murs de Paris dès l’après-midi du 18 août.
 

LIBÉRATION. LE PARIS DE L’APPEL AU PEUPLE

Lundi, 19 Août, 2019

Lorsqu’il lance l’insurrection dans une capitale devenue un chaudron, Rol-Tanguy, passant outre les réticences, mise sur les forces de la Résistance et sur la mobilisation populaire.

 

«La ville n’avait plus de signification tactique. En dépit de sa gloire historique, Paris ne représentait plus qu’une tache d’encre sur nos cartes », a pu écrire dans ses mémoires le général américain Bradley, confirmant après coup la décision qui était a priori celle de lui-même et d’Eisenhower, commandant les forces alliées, de contourner la capitale pour foncer tout de suite vers le Rhin. Comment ne pas opposer à la tache d’encre de Bradley, sur une carte d’état-major, « l’affiche qui semblait une tache de sang », celle des fusillés du Mont Valérien, les torturés dans les caves hideuses de la Gestapo ou du 93, rue de Lauriston, au siège de la milice. Le 17 août encore, 35 jeunes résistants tombés dans le piège qui leur a été tendu ont été fusillés à la cascade du bois de Boulogne. Dans sa prison, la jeune résistante et poète Madeleine Riffaud, condamnée à mort à 17 ans, attend son exécution. Voilà quatre ans, selon les mots de Paul Éluard, que « Paris a faim, Paris a froid (…) Paris a mis de vieux vêtements de vieille », voilà quatre ans que Paris est outragé, martyrisé.

La barbarie de la Gestapo et des SS n’a pas cessé

Faudra-t-il attendre encore ? Que les nazis tuent avec toute la rage d’un monstre à l’agonie. Qu’ils détruisent Paris, comme l’a ordonné Hitler au commandant de la place, le général Dietrich von Choltitz. « Il ne faut pas que Paris passe aux mains de l’ennemi ou alors sous la forme d’un champ de ruines. » Il veut que la résistance allemande à Paris soit à l’égal de celle des Soviétiques à Stalingrad, espérant ­inverser ainsi le cours de la guerre. Les images de liesse que l’on peut voir aujourd’hui, celles mêmes du cinéma avec des succès populaires – justifiés – comme Paris brûle-t-il ?, au-delà des distances prises avec la réalité – von Choltitz y apparaît presque, contre toute réalité, comme un brave homme rondouillard –, tendent à nous donner une version un brin idéalisée de ces journées qui vont du 18 au 25 août, quand bien même on ne boude pas notre plaisir.

On ne peut que tenter d’imaginer ces heures qui vont précéder la décision que prendra Henri-Rol Tanguy, le commandant en chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI), pour la région parisienne. Il n’y a pas de modèle, ce n’est pas écrit dans les manuels d’instruction militaire. Le risque est énorme. L’insurrection de Varsovie, le 1er août, sera impitoyablement écrasée après deux mois de terribles combats. L’Armée rouge pouvait-elle intervenir ? Question ouverte pour certains historiens.

Sans doute, un peu plus de deux mois après le Débarquement, la Bataille de Normandie est gagnée, même si la poche de Falaise, qui est le lieu d’une bataille d’une rare violence où les Allemands vont perdre plus de 5 000 hommes, tués, et 40 000 blessés dans ce qui sera appelé « le couloir de la mort », ne sera réduite que le 21 août. Leurs troupes sont partout sur le recul, mais elles opposent une résistance acharnée à l’avancée des Alliés. La barbarie de la Gestapo et des SS – les massacres de Tulle et d’Oradour l’ont amplement prouvé – n’a pas faibli. Une division SS est en marche vers Paris. Des artificiers de la Luftwaffe sont arrivés sur place avec la mission de miner les ponts et les grands bâtiments publics.

Depuis plusieurs semaines, « la peur a changé de camp »

L’armée allemande est encore constituée dans la capitale de 16 000 hommes équipés de 80 chars. Pourtant, comme le notait Maurice Kriegel-Valrimont, l’un des trois dirigeants du comité d’action militaire des FFI avec Pierre Villon et Jean de Vogüé, depuis plusieurs semaines, « la peur a changé de camp ». Le 14 juillet, 20 000 personnes ont manifesté à Belleville, encadrées par des Francs-tireurs et partisans en armes (FTP), émanation du PCF, sans que les Allemands interviennent. Paris est un chaudron. Le 10 août, les cheminots se mettent en grève, puis c’est le métro et, trois jours plus tard, la gendarmerie. Le 15, c’est au tour de la police, dans un spectaculaire retournement. Ce sont des policiers français qui ont procédé à la rafle du Vél’d’Hiv. Le 17, 500 détenus parviennent à s’évader de la Santé.

Rol-Tanguy en appelle à toute la Résistance

Au sein du Comité parisien de libération, l’insurrection ne fait pas l’unanimité, les gaullistes Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi y sont opposés face aux communistes Rol-Tanguy ou André Tollet qui sont déterminés. La divergence est sans doute plus profonde. Pour les gaullistes, la Résistance est une force d’appoint militaire.Pour les communistes, elle est, elle doit être davantage, la levée en masse du peuple. Chaban, après un bref aller-retour à Londres où il a rencontré de Gaulle, trouve un tel climat à Paris qu’il se rallie à l’insurrection et à l’analyse, le pari peut-être, de Rol-Tanguy qui est d’en appeler à toute la Résistance, mais aussi à appeler les citoyens aux armes. Les communistes comme André Tollet le savent. Le Paris populaire, ouvrier, immigré est résistant dans sa masse : « L’influence des ­communistes y était considérable, comme le rôle des syndicats clandestins et des milices patriotiques qu’ils développèrent dans les entreprises. » Le 18, jour où Rol-Tanguy lance l’appel, les premières barricades s’élèvent à Ivry. Dans la nuit, des affiches couvrent les murs : « Nous appelons le peuple de Paris et de la banlieue à l’insurrection libératrice ».

Combats et bombardements feront 1 500 morts

Les FTP ont déjà pris la mairie de Montreuil, ils prennent celle d’Ivry. La CGT a décrété la grève générale insurrectionnelle. Les policiers occupent la préfecture le 19. Une brève trêve est négociée avec l’occupant. Elle ne tient pas devant l’élan qui soulève la capitale. La mairie est occupée à son tour. Un groupe de journalistes prend le contrôle de l’Office français d’information de Vichy et crée l’AFP, qui publie son premier communiqué : « Les premiers journaux libres vont paraître. » L’état-major de Rol lance : « Tous aux barricades ! » Hommes, femmes et enfants se mettent à la tâche. Arbres abattus, pavés, sacs de sable… On en comptera 600.

Mais il faut absolument tenir. Le commandant Gallois, un des adjoints de Rol-Tanguy, parvient à rejoindre le QG de Bradley et rencontre le général Leclerc, à la tête de la 2e DB, qui reçoit enfin l’ordre attendu de rouler sur Paris. Il y a un arrière-plan politique. Les Américains avaient le projet de placer la France sous leur administration, l’Amgot. L’insurrection parisienne, de fait, va les en empêcher.

Au-dessus des tours de Notre-Dame, un petit avion largue un message : « Tenez bon, nous arrivons. » Les Allemands ne lâchent pas et l’issue des affrontements, qui font de nombreux morts et blessés, est incertaine. On lit aujourd’hui encore les noms de combattants morts ces jours-là, dans les rues de la capitale. Les premiers chars arrivent dans la soirée du 24. À leur bord, les républicains espagnols de la Nueve intégrés dans la 2e DB, qui compte également 25 % de combattants maghrébins. Rien n’est encore joué. Depuis Longchamp, des batteries allemandes tirent sur la capitale. Combats et bombardements feront 1 500 morts.

Le 25, la 2e DB entre dans Paris. Les combats durent encore, mais Leclerc et Roll-Tanguy reçoivent à la préfecture de police la reddition de Dietrich von Choltitz. On sait que, déjà, les calculs politiciens auraient voulu écarter de la reddition allemande celui qui fut le chef de l’insurrection, mais en ce moment, les cloches de Notre-Dame sonnent à toute volée, les drapeaux tricolores remplacent les croix gammées. La liesse populaire est indescriptible malgré les morts, les blessés et les terribles cicatrices de quatre années. De Gaulle va entrer en scène : « Mais Paris libéré… »

Maurice Ulrich

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Après avoir pompé les voix socialistes, Macron nous dit-on siphonne les voix de la droite. Certains prétendent même qu’il prend appui pour cela sur l’électorat catholique. Rien d’étonnant à cela car ces différentes tendances se retrouvent dans l’endormissement général, entretenu par la droite dite « libérale » et la social démocratie qualifiée de la même façon ! Ce n’est pas nouveau et il est n’est pas étonnant que la gauche, de moins authentique et de plus en plus « cafouilleuse », aidant l’extrême droite et l’abstention progressent !

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2019

 

 

Le président de la République passe en revue les troupes lors du<br /><br /><br />
75e anniversaire du débarquement, à Saint-Raphaël. Yann Coatsaliou/AFP<br /><br /><br />

Le président de la République passe en revue les troupes lors du 75e anniversaire du débarquement, à Saint-Raphaël. Yann Coatsaliou/AFP
 

EXÉCUTIF. MACRON PROFITE DE L’ÉTÉ POUR SOIGNER SA DROITE

Vendredi, 16 Août, 2019

Bien avant la rentrée du gouvernement, mercredi, le chef de l’État a multiplié les messages politiques.

 

Pas d’allusion à l’actualité politique dans son discours commémorant, hier, le 75e anniversaire du débarquement de Provence, à Saint-Raphaël (Var). Tout juste a-t-il lancé un appel « aux maires de France » pour que les rues honorent mieux les soldats africains de la Libération. Un appel qui ne mange pas de pain et tranche surtout avec sa politique ­envers les migrants : pas de quoi le réconcilier avec la gauche. C’est que le chef de l’État regarde, en fait, ailleurs.

Installé au fort de Brégançon depuis trois semaines, Emmanuel Macron n’a toutefois pas cessé d’envoyer des cartes postales aux Français. Au cours d’un séjour évidemment « studieux », a fait savoir l’Élysée, Emmanuel Macron a sacrifié au ­rituel du ­président-comme-un-autre avec une escapade pour ­savourer une pizza et un colonel en dessert, là encore en toute simplicité très travaillée.

Visite de Vladimir Poutine

Ce samedi, Emmanuel Macron doit également participer à une cérémonie plus informelle, célébrant la libération de Bormes-les-Mimosas, occasion d’un moment « convivial » avec les habitants, selon l’Élysée. Les vacances du président prendront fin la semaine prochaine, avec une rentrée diplomatique en recevant, lundi, au fort de Brégançon, le président russe Vladimir Poutine.

Il s’est pourtant agi, hier, de la ­première sortie officielle depuis le début de ses vacances, hormis un bref aller-retour à Tunis pour ­assister aux funérailles du prési­dent tunisien Béji Caïd Essebsi, et une visite le 28 juillet à l’abbaye du ­Thoronet. Là encore, une discrète « carte postale », adressée cette fois à l’électorat catholique. Un sondage Ifop réalisé pour la Croix au ­lendemain des élections européennes signalait un bascu­lement de l’électorat catholique, délaissant la droite pour voter majoritairement (37 %) pour la liste de la ­majorité (LaREM-Modem), portée par ­Nathalie Loiseau. Un taux qui ­montait même à 43 % chez les pratiquants.

Soigner l’électorat catholique

Avec le discours au collège des Bernardins en avril 2018, puis la rencontre avec le pape François deux mois plus tard, jusqu’à son implication personnelle après l’incendie de Notre-Dame en avril dernier, Emmanuel Macron s’est montré régulièrement attentif à un catholicisme pourtant en perte de vitesse, « zombie » même selon l’expression d’Emmanuel Todd. Mais tout ce qui lui permet de ­siphonner l’électorat de droite est bon à prendre. En témoigne, incidemment, l’invitation faite à ­Nicolas Sarkozy d’assister hier à la commémoration. Les deux hommes s’étaient déjà affichés ensemble sur le plateau des Glières en mars dernier.

Lionel Venturini

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