RENTRÉE SOCIALE. LES PATRONS CRAIGNENT L’EFFET BOOMERANG DES INÉGALITÉS

Posté par jacques LAUPIES le 31 août 2019

 

 

RENTRÉE SOCIALE. LES PATRONS CRAIGNENT L’EFFET BOOMERANG DES INÉGALITÉS dans POLITIQUE

RENTRÉE SOCIALE. LES PATRONS CRAIGNENT L’EFFET BOOMERANG DES INÉGALITÉS

Vendredi, 30 Août, 2019

Réunis à l’hippodrome de Paris-Longchamp, les adhérents du Medef ont longuement communiqué sur la lutte contre les inégalités, qui passe par une « régulation » du capitalisme… qu’ils n’entendent pas remettre en question.

 

Les patrons se sentent sous pression. Ils mesurent, bien qu’à contretemps du reste de la population, une « remise en cause violente contre le système », reconnaissait mercredi Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des entrepreneurs de France (Medef), lors de son discours d’ouverture de l’université d’été, rebaptisée « Rencontre des entrepreneurs de France ». Car « l’idée libérale est remise en cause partout », déplore-t-il. D’où le mot d’ordre exceptionnel du rendez-vous annuel des patrons : la lutte contre les inégalités. Affichage autant que peur d’un retour de bâton, dans la foulée du mouvement des gilets jaunes, qui, après avoir ciblé le pouvoir politique, pourraient faire porter leur colère sur les inégalités, y compris dans l’entreprise.

Entre les vieux réflexes et le sentiment d’urgence

Les solutions sont-elles « dans les mains et les cerveaux » des entrepreneurs, comme le pense le président du Medef, tout en avouant être « parfois à la racine du problème » ? « La prospérité n’a pas été équitablement partagée », lâche Geoffroy Roux de Bézieux. Oui, lors de cette université d’été new-look, de telles choses ont été dites, à la grande surprise d’un Frédéric Beigbeder, l’écrivain ironisant sur ce congrès d’« alter-capitalistes »… La prégnance de cette thématique sur les débats est inédite. La façon dont elle est traitée, un peu moins. Certes, les voix discordantes invitées, à l’instar de Monique Pinçon-Charlot, ont pu avancer que « si vous avez fait ce choix (de mettre les inégalités en débat – NDLR), c’est parce que vous êtes inquiets. Vous savez que vous êtes en train de perdre la bataille ». Mais la tonalité générale a été résumée, jeudi matin, par un Nicolas Sarkozy très applaudi : « Cette recherche égalitaire ne va pas dans le bon sens. »

L’égalité est-elle « une obsession française », comme le clame l’un des intitulés de table ronde ? Plutôt une « passion », rappelait la journaliste Natacha Polony, qui insistait sur le fait qu’il n’y a « pas de liberté sans égalité », et vice versa. Si la liberté est une boussole des libéraux maintes fois consultée au cours de ces deux jours, la recherche de l’égalité est encore pour beaucoup une terra incognita. « On donne du travail » est une phrase très entendue dans les débats. Les vieux réflexes ont la vie dure, en témoigne cette saillie d’un chef d’entreprise de Paca, lors du débat « La pauvreté, jusqu’à quel seuil ? » (sic) : « Le taux de pauvreté, c’est un critère créé par la propagande stalinienne ! » Le Medef veut changer d’image, penser la « régulation du capitalisme » (le terme a été employé par plusieurs participants, dont Nicolas Sarkozy, qui n’avait pas cette préoccupation durant son mandat), mais ses adhérents n’ont pas tous pris la vague…

La fracture territoriale sommairement explorée

Les têtes pensantes du patronat, elles, ont pourtant saisi l’urgence : l’alerte des gilets jaunes est passée par là. La dernière note du Medef, « Inégalités : comment réparer l’ascenseur social », en est la preuve. Bien que minimisant les « inégalités monétaires », au motif que la France est « un État qui redistribue massivement les richesses et revenus pour compenser et même inverser les inégalités résultant du fonctionnement naturel de l’économie », le document acte « un fort déterminisme social ». Il ose même pointer les « rentes de situation » constituées par « le capital social, culturel et économique accumulé par les parents » : argent, mais aussi connaissance des codes sociaux, utilisation des réseaux sont des marqueurs d’inégalité. Comme l’est « la fracture territoriale », explorée sommairement lors d’un débat à l’intitulé très « nouveau monde » (« Les anywhere et les somewhere, inégaux selon l’endroit où l’on vit ») : « 25 % des Français sont assignés à résidence », estime ainsi Thierry Mallet, PDG du réseau de transports en commun Transdev. Ce qui, là aussi, provoque un « sentiment d’exclusion », note l’ex-gilet jaune Jacline Mouraud.

Les gilets jaunes, même absents, auront tout de même marqué ce rendez-vous. Mouvement « violent » pour la plupart des patrons, il est néanmoins la manifestation d’un « mal-être », au minimum, concèdent plusieurs intervenants. Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, aura des mots plus forts, cette « alerte », dit-elle, ayant été lancée par des gens qui n’avaient rien « alors qu’ils voyaient les garde-manger remplis ». Ce qui pose selon elle la question de la répartition des richesses dans un pays « champion du monde des dividendes » : « Il faut rediscuter le pacte social au sein des entreprises. »

Les entrepreneurs eux-mêmes en sentent la nécessité. Lors de son discours d’ouverture, Geoffroy Roux de Bézieux a évoqué la récente signature par le B7 (Business 7, rassemblant les fédérations d’entreprises des pays du G7) et le L7 (Labour 7, représentant les syndicats de travailleurs de ces pays) d’une déclaration « pour une croissance mondiale plus inclusive ». Ce qui n’engage à rien, le Medef comme ses homologues glorifiant, à l’instar de l’économiste Patrick Artus, dans les Échos, jeudi, l’« apport considérable du modèle capitaliste ». Il avait pourtant, en 2018, estimé que « le capitalisme fait prendre de plus en plus de risques aux salariés, sans contrepartie ».

Grégory Marin

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Réunion des communistes de Tarascon lundi 2 septembre à 17 heures au siège 35 rue Monge à Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2019

 

Réunion des communistes de Tarascon lundi 2 septembre à 17 heures au siège 35 rue Monge à Tarascon dans POLITIQUE 5d680ea74e24f

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Narcissisme ? Il ne faudrait pas en faire le centre des tares de notre société ! Lisez et vous me direz ce que vous pensez de cette analyse. En tout cas elle me parait un peu restreinte s’agissant des leaders politiques car ce qu’ils sont c’est la société et les rapports sociaux qui les font. Pour le pire et le meilleur…

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2019

 

«	Les Narcisse savent très bien mentir, manipuler, séduire, tricher pour arriver au pouvoir. Trump a joué la carte du peuple. Il a réussi à occulter le fait qu’il est lui aussi très riche.	» Michael Kappeler/DPA/Zuma Press/Réa<br /><br /><br /><br /><br />

« Les Narcisse savent très bien mentir, manipuler, séduire, tricher pour arriver au pouvoir. Trump a joué la carte du peuple. Il a réussi à occulter le fait qu’il est lui aussi très riche. » Michael Kappeler/DPA/Zuma Press/Réa
 

ENTRETIEN. « L’INDIVIDUALISME DE NOS SOCIÉTÉS REND LES GENS PLUS MANIPULABLES »

Jeudi, 29 Août, 2019

Dans les Narcisse, la psychiatre Marie-France Hirigoyen analyse la manière dont notre monde contemporain, exaltant le culte de soi, produit des dérives narcissiques, à l’heure où penser « collectif » devient une impérieuse nécessité pour la planète.
Marie-France Hirigoyen

 

Marie-France Hirigoyen

Psychiatre et psychothérapeute

En 1998, dans son essai le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien, la psychiatre et psycho­thérapeute Marie-France ­Hirigoyen levait le voile sur les comportements pervers narcissiques, notamment dans l’entreprise et au sein du couple. Dans les Narcisse (la Découverte, 2019), elle analyse la manière dont nos sociétés contemporaines, de plus en plus individualistes et dominées par l’image et les réseaux sociaux, produisent des dérives narcissiques qui peuvent aller jusqu’à mettre la démocratie en péril.

Qui sont les « Narcisse » ?

Marie-France Hirigoyen Le narcissisme en soi, ce n’est pas du tout une pathologie, c’est une étape dans la construction de l’identité des individus. Un nourrisson est au début de sa vie « le centre du monde » et ne se distingue pas du monde extérieur, conforté dans cette vision par le fait que la personne qui s’occupe de lui répond à ses attentes. Freud parlait de « sa majesté le bébé ». Ensuite, l’enfant découvre le monde extérieur avec ses frustrations. Il s’enrichit de ce qu’il trouve hors de lui, s’intéresse aux autres pour se construire et à partir de là s’intègre dans une société. Un Narcisse pathologique est quelqu’un qui est resté au stade du narcissisme primaire, celui du nourrisson, incapable d’intégrer l’existence des autres. Dans la vision du monde d’un Narcisse pathologique, les autres n’existent que dans la mesure où ils sont à son service. Ce n’est pas rien que les caricaturistes américains représentent très souvent Donald Trump comme un gros bébé portant des couches. C’est très bien vu !

Comment des personnes qui sont caractérisées par un retard de développement psychique accèdent-elles à des postes de pouvoir ?

Marie-France Hirigoyen C’est ce qui est inquiétant et a constitué le moteur de mes dernières recherches. Quand on est très centré sur soi, on est capable de stratégies pour acquérir plus de pouvoir. Pour cela, on ne s’embarrasse pas des autres, qui ne sont qu’obstacles à abattre ou instruments utiles. C’est leur absence de scrupule qui leur permet de se hisser en haut de la pyramide. Ce qui pourrait freiner leur ascension serait qu’ils se disent « je vais léser quelqu’un » ou « ce que je fais n’est pas moral »… Or, ils n’ont aucun état d’âme.

On pourrait penser que des gens vont les arrêter, or c’est le contraire, on les élit, on les choisit…

Marie-France Hirigoyen Effectivement, des présidents autocrates, « Narcisse » par excellence, ont été élus démocratiquement, au Brésil, en Hongrie, en Italie, récemment au Royaume-Uni. Avec arrogance, ils transgressent tous les tabous concernant le respect des femmes, des minorités, des réfugiés. Pour eux, les droits de l’homme en général n’existent pas. Les Narcisse savent très bien mentir, manipuler, séduire, tricher pour arriver au pouvoir. Au-delà des fake news dont il est un habitué, Donald Trump s’est appuyé sur les faiblesses des petits Blancs américains fragilisés, inquiets de la baisse de leur pouvoir d’achat et mettant leur déclassement sur le compte de l’immigration. Face à Hillary Clinton, une Narcisse d’une autre sorte, représentante des élites, Trump a joué la carte du peuple. Il a réussi à occulter le fait qu’il est lui aussi très riche. Le fait qu’il soit inculte, qu’il ait un vocabulaire très limité, le conduit à marteler ses idées d’une manière simpliste et le place comme l’opposant aux élites, notamment intellectuelles.

D’une certaine façon, Trump est un raté : à cause de son comportement, il a été mis très jeune dans une pension assez dure, il a voulu ensuite s’intégrer dans le milieu des étudiants à l’université, qui l’a rejeté. Il a encore tenté de se faire une place dans la bourgeoisie new-yorkaise, qui l’a mis au ban en raison de son côté ostentatoire, à l’image de la tour dorée qui porte son nom. Tout donne à penser qu’il s’est présenté pour avoir sa revanche face à Obama, qui l’a humilié en sa présence, en 2011, lors du dîner annuel des journalistes correspondants de la Maison-Blanche. Or, les gens comme Trump veulent être adulés, être les meilleurs, les plus puissants. Ils n’existent que dans le regard admiratif qu’on leur porte. Être la risée d’une assemblée leur est insupportable. À mon avis, c’est donc ce soir-là que Trump a pris la décision d’être candidat et de « gagner ». Il n’avait guère d’autre programme que de remporter l’élection. Je pense qu’il a réussi à accéder à la fonction suprême parce que, dans une société de plus en plus individualiste, les gens sont davantage manipulables.

Quelles sont les stratégies mises en place par les Narcisse pour se maintenir au pouvoir ?

Marie-France Hirigoyen Souvent, ils arrivent au sommet après une succession de coups de bluff. Ensuite, certains, nommés ministres, sont tentés d’embellir leur CV pour justifier leur fonction. Cela peut, dans certains pays comme en Allemagne, les conduire à être obligés de démissionner quand cela est révélé. Ce n’est pas le cas en France. On sait que Rachida Dati, entre autres, avait affiché un diplôme qu’elle n’avait pas. Elle est néanmoins restée en place.

Quelles sont leurs faiblesses ?

Marie-France Hirigoyen Les moins atteints savent, au fond, que leur position, leur prestige sont bâtis sur du sable. Ils sont donc perpétuellement dans la surenchère. Pendant un temps, tout leur réussit. Du coup, ils perdent le sens des limites. C’est le gros problème des Narcisse et cela peut causer leur chute. Prenons le cas de Carlos Ghosn. Il avait très jeune l’ambition de devenir dirigeant. Il a quitté Michelin car, n’étant pas de la famille, il ne pouvait arriver à la tête de l’entreprise. Ce qu’il a fait chez Renault. Plus dure est aujourd’hui la chute, puisqu’il avait perdu toute mesure et était réellement persuadé, tel le Roi-Soleil, d’être au-dessus de tout, même des lois. Un jour, la bulle a explosé !

Quel est le rôle des sociétés dans la fabrication de ces figures narcissiques ?

Marie-France Hirigoyen Le phénomène n’est pas nouveau. Dès les années 1980, la société américaine a été décrite comme narcissique. Avec la globalisation et les réseaux sociaux, cette montée du narcissisme se répand dans le monde entier. Il y a néanmoins des nuances. Plus une société est individualiste, plus le narcissisme pathologique y est prégnant. Par exemple, en Allemagne, des études réalisées avant la chute du mur montraient que, à l’Est, il y a beaucoup moins de narcissisme pathologique que du côté Ouest. Les mêmes études, réalisées après la réunification, indique une uniformisation. On peut remarquer qu’Angela Merkel, issue de l’Allemagne de l’Est, est beaucoup moins narcissique qu’un Sarkozy, par exemple. Le cas de Poutine est particulier, car c’est un réel pervers narcissique, au sens où il tente de dissimuler sa stratégie destructrice et qu’il bâtit sa légende à coups d’images de propagande le mettant en scène dans des postures héroïques.

La culture d’une société influe sur les traits de personnalité et le psychisme des personnes, et vice versa. Autrefois, du temps de Freud, la société était basée sur les interdits, les contraintes, notamment au détriment des femmes et de la sexualité. Cela donnait des individus névrosés. Maintenant, on est dans la société du « tout est possible », une société axée sur la liberté individuelle, et déniant parfois les contraintes inhérentes à la liberté. Cela donne des personnes intolérantes à la frustration, tout est et doit être possible sans délai. Internet nous conforte dans cette idée. À travers l’information disponible immédiatement, les courses livrées expressément à domicile… Nous n’avons plus le temps d’expérimenter la frustration.

Les réseaux sociaux ont-ils changé la donne ?

Marie-France Hirigoyen La puissance des réseaux sociaux conduit leurs utilisateurs à se montrer en permanence. Être populaire. Sur Facebook, Instagram et autres, on fabrique des images de soi construites et idéalisées. Les photos sont retouchées. En Asie, certaines jeunes femmes ont recours à la chirurgie esthétique uniquement pour compenser la déformation de leurs visages sur les photos quand elles font des selfies. La réalité compte alors moins que ce que l’on donne à voir. Les réseaux sociaux servent aussi à témoigner de son pouvoir de consommation, de déplacement dans des pays exotiques, etc. On ne photographie plus les monuments ou les paysages, mais soi devant ces monuments ou paysages. D’ailleurs, cela a conduit à de nombreux accidents, des gens sont morts en tentant de se photographier dans des endroits qui étaient censés les mettre en valeur. On rejoint ici le mythe grec dans lequel Narcisse meurt de trop aimer son image !

Quelle place pour les Narcisse dans le monde du travail ?

Marie-France Hirigoyen Le monde du travail capitaliste est de plus en plus exigeant : pour augmenter sans fin la productivité, les personnes y sont soumises à une pression de plus en plus forte. On est dans le « toujours plus », « toujours plus vite » avec de moins en moins de coûts, ceci sans aucune limite. Il y a une sorte de surenchère dans la sélection des personnes qui postulent à un emploi. On sélectionne les plus prometteurs. Dans les grandes entreprises, on mise sur les « hauts potentiels » à qui on fait faire beaucoup de formations et qui vont progresser très rapidement et vont avoir la possibilité de devenir des « dieux ». À côté de ces « élus », tous ceux qui se donnent à fond pour progresser, pour intégrer les codes et tenter de répondre aux exigences risquent fort de dépasser leurs limites et de subir un burn-out. On en voit de plus en plus. Même les métiers de service public, comme ceux de la santé par exemple, sont soumis au diktat de la productivité. Comment imaginer que le travail d’un médecin ou d’une infirmière soit chronométré ? C’est pourtant le cas. Et cela vide complètement ces métiers de leur sens. On empêche les travailleurs d’exercer leur intelligence, leurs compétences particulières, leur sensibilité. Toutes les qualités qui justement manquent aux Narcisse sont dévalorisées.

Quid de l’ubérisation du travail ?

Marie-France Hirigoyen Quand on est livreur ou chauffeur dépendant d’une plateforme, on est des domestiques corvéables à merci, forcé de répondre sans délai, mais avec l’illusion de la liberté et d’être son propre patron. Ces nouvelles formes de travail constituent en quelque sorte une récupération du narcissisme de ceux et celles qui voudraient « sortir du lot », « travailler plus pour gagner plus », ne pas être un employé lambda. En réalité, ils sont surtout exclus du système de protection sociale sans rien y gagner.

 

 

 

 

En France, la montée des Narcisse est-elle inéluctable ?

Marie-France Hirigoyen Sur le plan politique, il semble que certains parmi les plus arrogants aient connu quelques déconvenues. Je pense à Wauquiez à droite et à Mélenchon à gauche. Reste Macron, dont le mépris de classe est une des raisons de la colère des gilets jaunes. Leur révolte est le symptôme d’une société de plus en plus inégalitaire. Les classes moyennes ont perdu en niveau et en qualité de vie. Et en sont frustrées. Ce qui est singulier et intéressant dans ce mouvement, c’est que l’inévitable apparition de petits Narcisse se targuant de les représenter a été rejetée. C’est le signe d’une grande maturité. La timide percée des écologistes aux dernières élections est, à mon sens, liée davantage aux idées portées par ce mouvement qu’au narcissisme de son leader. C’est plutôt encourageant.

Est-ce que la raréfaction des ressources vitales va constituer une limite qui va s’imposer aux Narcisse ?

Marie-France Hirigoyen Il faut une prise de conscience. Les limites liées au réchauffement climatique et à l’effondrement qui pourrait provoquer la disparition de l’humanité commencent à être tangibles. Penser « collectif » va devenir une impérieuse nécessité. Je rencontre des jeunes issus de grandes écoles (pourtant à mon sens de véritables usines à Narcisse) qui se révoltent contre le système élitiste qu’on leur vend. Ils veulent une vie de famille, du temps, et un travail qui ait une utilité sociale, et qui soit le plus respectueux possible de la planète, même en renonçant à un salaire mirobolant. Un groupe de jeunes de l’École polytechnique a même décidé d’alerter les grands groupes en leur disant qu’ils ne voudraient pas travailler pour eux s’ils ne changeaient pas leurs pratiques en termes de respect de l’environnement et des normes sociales. Aux États-Unis, je me réjouis de voir de jeunes femmes issues des minorités qui accèdent au pouvoir. Le mouvement des jeunes pour le climat est aussi très encourageant. Ils pensent à long terme et veulent donner du sens à leur existence.

Entretien réalisé par Eugénie Barbezat

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Attaquer le capital sur tous les fronts..

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2019

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Ma présence à l’université d’été visait surtout à me permettre de mieux cerner les priorités dans l’action des communistes. Il a été effectivement débattu de diffusion de notre projet et de la mise en discussion et confrontation avec les autres partenaires à gauche pour présenter des propositions fortes pour en finir avec la politique de Macron, qui n’est autre que celle du capital, comme le démontrent toutes les initiatives du gouvernement actuel. Beaucoup de militants, et nous en sommes, ont relevé la nécessité d’avoir pour cela un parti à la hauteur. C’est à dire clair sur ses objectifs et surtout ce qui nous est apparu essentiel et prioritaire un parti renforcé en effectif. Avec bien entendu une capacité de formation et d’intégration à l’activité des nouveaux adhérents. Nous y reviendrons car les plus belles idées pour ^communistes » pour être concrétisées ont besoin d’avoir de bonnes jambes dans un univers constamment flouté par la domination des médias livrés au service du capital !

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2019

DSC_0514-Une forte participation des mmunistes

 

 

Ma présence à l'université d'été visait surtout à me permettre de mieux cerner les priorités dans l'action des communistes. Il a été effectivement  débattu de diffusion de notre projet et de la mise en discussion et confrontation avec les autres  partenaires à gauche pour présenter des propositions fortes pour en finir avec la politique de Macron, qui n'est autre que celle du capital, comme le démontrent toutes les initiatives du gouvernement actuel. Beaucoup de militants, et nous en sommes, ont relevé la nécessité d'avoir pour cela un parti à la hauteur. C'est à dire clair sur ses objectifs et surtout ce qui nous est apparu essentiel et prioritaire un parti renforcé en effectif. Avec bien entendu une capacité de formation et d'intégration à l'activité des nouveaux adhérents. Nous y reviendrons car les plus belles idées pour ^communistes

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