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Les français les plus concernés, disons en gros 90 % de la population peuvent – ils se laisser abuser par les valets des multinationales et les couches de la grande bourgeoisie qui les manipulent ? On verra bien si cette bande de voleurs (de plus value du travail) réussit son coup ! Ce serait lamentable et dénoterait une dégradation de l’esprit de ce que l’on vient de célébrer : le 14 juillet 1989, les luttes ouvrières de 36, la résistance et les grèves de 1968.

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2019

La présentation du projet de loi, auquel s’oppose près de la moitié des Français, sera retardée à début 2020, après les municipales, pour éviter qu’elle nuise aux listes soutenues par LaREM. PHOTO EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS.

La présentation du projet de loi, auquel s’oppose près de la moitié des Français, sera retardée à début 2020, après les municipales, pour éviter qu’elle nuise aux listes soutenues par LaREM. PHOTO EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS.

ARNAQUE. LA RETRAITE À POINTS VA BAISSER LES PENSIONS D’UN TIERS

Jeudi, 11 Juillet, 2019

Les « recommandations » du haut-commissaire à la réforme sont attendues le 18 juillet. La mise en oeuvre d’un régime par points, concoctée par un gouvernement habile en manoeuvres et cachotteries, engendrera la baisse des pensions. Le but est notamment de favoriser l’essor des fonds de pension à la française, dénonce la CGT. Décryptage.

 

Le gouvernement veut-il allonger la durée de cotisation et repousser l’âge de départ en retraite avant d’instaurer un système par points ? Alors que le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, doit rendre publiques ses « recommandations » lors de la seconde quinzaine de juillet, l’exécutif entretient le flou sur ses intentions. Cette attitude rappelle la tactique employée pour affaiblir la mobilisation contre les ordonnances Macron sur le Code du travail et la loi sur l’avenir de la SNCF. Consulter sans négocier, garder secrets le plus longtemps possible les projets de loi et renvoyer aux ordonnances le contenu exact des mesures les plus importantes lui avaient permis de gêner la riposte syndicale.

Le passage accéléré de 167 à 172 trimestre

La présentation du projet de loi sur les retraites va être retardée. Prévue en septembre prochain, elle devrait avoir lieu, selon Jean-Paul Delevoye, « début 2020 ». Un report du débat parlementaire après les élections municipales, afin d’éviter qu’il ne nuise aux listes soutenues par LaREM, est aussi régulièrement évoqué. D’ici là, cependant, le gouvernement pourrait ne pas rester sans rien faire.

Plusieurs sources évoquent une possible accélération de la mise en œuvre de la réforme Touraine de 2014. Le passage de 167 à 172 trimestres cotisés pour obtenir une retraite à taux plein, que celle-ci prévoit, se ferait en cinq ans, au lieu de quinze, à partir de 2020. Conduite au prétexte que le système des retraites pourrait enregistrer un déficit de 9 milliards d’euros en 2022, cette « réforme paramétrique » pourrait intervenir à l’occasion de l’examen du projet de loi de finance de la Sécurité sociale (PLFSS) en octobre prochain. Cette option fait l’unanimité contre elle parmi les organisations syndicales.

« Le gouvernement va dire à des salariés qui sont à un ou deux ans la retraite qu’ils vont devoir faire un an de plus », s’agace le secrétaire confédéral de FO, Philippe Pillet. « Si le gouvernement décide de mesures d’âge avant la réforme systémique, alors celle-ci n’a plus lieu d’être. La confiance sera rompue », prévient le secrétaire national de la CFDT, Frédéric Sève. Quel crédit en effet accorder à « la concertation » qui doit suivre la présentation des « recommandations » du haut-commissaire, si le gouvernement a d’ores et déjà décidé d’allonger la durée de cotisation ?

Concernant la « réforme systémique », Jean-Paul Delevoye a levé le voile sur une partie de son contenu, le 26 juin, lors d’un colloque à l’Institut des politiques publiques. Comme voulu dès le départ par le chef de l’État, la mise en place d’une retraite par points constituerait la pierre angulaire de la refonte du système. Ce régime serait « universel » et aurait vocation à remplacer les 42 régimes existants. Chaque travailleur disposerait d’un compte unique de retraite où seraient comptabilisés les points acquis tout au long de la carrière. Le régime sonnerait la fin des régimes complémentaires en prenant en compte les revenus d’activité jusqu’à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale (soit 9 933 euros à ce jour). Selon le gouvernement, il garantirait l’égalité de traitement des Français en vertu du principe qu’« un euro cotisé donne les mêmes droits ».

La mesure divise les syndicats. La CFDT y est favorable. « Aujourd’hui, les règles de calcul diffèrent. Pour un salarié du privé, on prend en compte les 25 meilleures années de la carrière. Pour un fonctionnaire, les 6 derniers mois. Avec la retraite à points, ce sera la totalité de la carrière pour tout le monde », explique Frédéric Sève. Un argument que balaie Philippe Pillet. « Avant, on prenait en compte les 25 meilleures années, maintenant on prendra aussi en compte les 18 plus mauvaises », ironise le syndicaliste. La CGT est également opposée à l’instauration d’un système par points. « Avec cette réforme, on passe d’un système de retraite à prestation définie à un système à cotisation définie », explique Sophie Binet, la secrétaire générale adjointe de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) de la confédération, qui vient de mettre en place le site Internet reforme-retraite.info pour « alerter sur le contenu et les conséquences de la réforme » et proposer « de s’inscrire pour défendre son droit à la retraite ».

L’âge « pivot » à 64 ans

« Aujourd’hui, le système assure un taux de remplacement autour de 75 % pour une carrière complète. Demain, les ressources seront bloquées, et le montant des pensions sera ajusté à la baisse jusqu’à un tiers », précise la syndicaliste, en rappelant que l’un des objectifs de la réforme est de limiter à 14 % la part du PIB consacrée au financement des retraites, alors que le nombre de retraités devrait augmenter de 30 % d’ici à 2050. « L’objectif est de renvoyer les salariés vers l’épargne retraite et la capitalisation, pour le plus grand bonheur des assureurs et des banquiers », poursuit Sophie Binet, qui rappelle que « Macron ne s’est jamais caché de vouloir développer des fonds de pension à la française ».

Si, officiellement, le gouvernement a écarté un report de l’âge légal de départ en retraite au-delà de 62 ans, l’instauration d’un âge « pivot » ou « d’équilibre » à 64 ans est à l’ordre du jour, ainsi que l’instauration d’un système de bonus-malus suivant que le travailleur part avant ou après cet âge. La mesure est dénoncée par tous les syndicats, qui rappellent qu’un salarié sur deux au moment de la liquidation de sa retraite n’est plus en activité.

Parmi les autres mesures que devrait proposer Jean-Paul Delevoye, figure la prise en compte des primes perçues par les fonctionnaires pour le calcul de leur pension afin de faire passer la pilule de la retraite à points. Reste que certains, comme les enseignants, ne touchent pas ou peu de primes. Le haut-commissaire devrait suggérer également de maintenir les pensions de réversion, mais en modifiant les règles de calcul, ce qui assurerait au conjoint survivant « le maintien du niveau de vie » du couple. Autrement dit, ce dernier pourrait être privé de réversion si sa pension est égale ou supérieure au niveau de vie qui sera défini par la réforme.

Pierre-Henri Lab

47 %. C’EST LA PART DES FRANÇAIS QUI SE DÉCLARENT OPPOSÉS À CETTE RÉFORME, SELON UN SONDAGE ELABE PUBLIÉ PAR « LES ÉCHOS » LE 5 JUILLET. 24 % SE DISENT « TRÈS OPPOSÉS » ET 23 % « ASSEZ OPPOSÉS ». SEULS 27 % Y SONT FAVORABLES, DONT SEULEMENT 1 % « TRÈS FAVORABLES ». 25 % SE DÉCLARENT NI OPPOSÉS NI FAVORABLES. ET 1 % SANS OPINION.

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Rassembler oui, mais avec qui et pourquoi faire !

Posté par jacques LAUPIES le 13 juillet 2019

DSC_0171-heureux de défiler mais en colère

Dans nombre de villes des initiatives sont prises pour rassembler tous ceux qui veulent en finir avec des gestions municipales inspirées par des politiques de droite qu’incarnent notamment le Pouvoir actuel de Macron (LREM) la droite dite libérale issue des Républicains (LR) et les forces gravitant autour du lépénisme (RN)

Toutes ces forces sont identifiables et elles doivent leur succès électoraux à une désunion des forces progressistes qui se réclament de la gauche.  Se pose donc la nécessité d’un rassemblement ! Mais un rassemblement avec un contenu et pas seulement axé sur la personnalisation qui reposerait sur des petits sauveurs suprêmes locaux. L’implication de la population et notamment des catégories les plus en difficultés est donc nécessaire.

A Tarascon les communistes ont toujours axé leur stratégie dans ce sens ! Ils n’ont pas toujours été entendus, tout simplement parce que leur influence s’est réduite, comme au plan national, au fil des années. Pour impulser un rassemblement progressistes il faut être une force déterminante, électorale ou agissante sur le plan social !

Il faut être compris et avoir de claires propositions ! C’est à cela que nous allons nous employer et cela passe par notre renforcement ! Et le renforcement doit impliquer la jeunesse, toute la jeunesse, celle qui travaille, celle qui étudie et celle qui voudrait pouvoir travailler et étudier dans de bonnes conditions !

 jacques.laupies@orange.fr

 

Lors des municipales à Marseille en mars 2014, le maire sortant (alors UMP), Jean-Claude Gaudin, avait obtenu 37,6 % au premier tour et 42,4 % au second. Anne-Christine Poujoulat/AFP<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Lors des municipales à Marseille en mars 2014, le maire sortant (alors UMP), Jean-Claude Gaudin, avait obtenu 37,6 % au premier tour et 42,4 % au second. Anne-Christine Poujoulat/AFP
 

ÉLECTIONS MUNICIPALES. LA GAUCHE MARSEILLAISE UNIE CONTRE LE SYSTÈME GAUDIN

Vendredi, 12 Juillet, 2019

Plus de 700 signataires, militants associatifs et politiques, élus, lancent un « mouvement sans précédent » pour construire une « perspective de changement » dans l’optique du scrutin municipal de 2020.

 

«Nous, habitant.es de Marseille, voulons construire un rassemblement inédit. » Sous ce titre, l’ensemble des forces de gauche (à l’exception d’Europe Écologie-les Verts), une vingtaine de collectifs et des centaines de personnalités et citoyens ont publié hier matin dans Libération une tribune dans la perspective de l’élection municipale. Le texte (disponible ici : http://bit.ly/MouvementSansPrecedent) était en préparation depuis plusieurs semaines et faisait l’objet de petits « calages » mais aussi de divergences quant à sa « mission » : appel ou préprojet. Il proclame finalement « l’acte de naissance d’un mouvement sans précédent à Marseille ». « Depuis des années, une force citoyenne, vivante et populaire ne cesse de monter en puissance à Marseille, amplifiée par les événements du 5 novembre et leurs suites (l’effondrement d’immeubles rue d’Aubagne, qui a fait huit morts – NDLR) », peut-on y lire. « Les collectifs, associations et habitant.es multiplient les initiatives. (…) Dans leur diversité, ces mobilisations démontrent une volonté de participer activement à la vie politique de la ville. À cet engagement citoyen répond l’engagement de militant.es politiques et d’élu.es qui défendent quotidiennement les conditions de vie des Marseillais. »

Le futur programme élaboré en coconstruction en septembre

La voie est ouverte vers une liste unique de la gauche, des collectifs et des forces citoyennes. « Le mouvement citoyen nous a mis la pression pour faire cette unité », explique Sophie Camard, de la France insoumise. Les différents collectifs ne voulaient se rapprocher que « que si vous êtes tous ensemble », nous ont-ils dit. « Le coup de balai à gauche est passé depuis longtemps à Marseille, le temps est venu de reconstruire. » Les contours de ce « rassemblement inédit » sont expressément définis. Tant dans la vision qu’il porte d’un « avenir solidaire, démocratique et écologique », qui développe « de nouvelles formes de pouvoir citoyen » que dans le refus d’un certain déterminisme marseillais : « Nous refusons les compromis avec les héritiers de ce système, et avec les représentants de la majorité présidentielle. » Ni LR, ni LaREM (1) donc. Quant au RN, « c’est en offrant une perspective de changement qu’on combattra efficacement les politiques libérales » qui nourrissent la désillusion et poussent au vote lepéniste. « Nous voulons être une alternative plus qu’une alternance, précise Jean-Marc Coppola, porte-parole du PCF pour les élections. Il nous faut avant tout changer la perception de la politique marseillaise, en sortant des seules ententes entre partis mais avec les collectifs. » À Marseille, où « une personne sur deux ne va pas voter », la « perspective de changement » passe par l’établissement d’une « dynamique populaire » : la ville est « en retard sur tout », note le conseiller municipal communiste. « Il faut une rupture profonde » dans la conduite des affaires de la ville. Du côté de ce « mouvement sans précédent », c’est bien parti : certains élus écologistes ont même signé alors que leur parti n’est (« pour l’instant », souffle Jean-Marc Coppola) pas signataire.

Dans le texte, quelques piliers du futur programme sont évoqués, même si ce dernier devrait être élaboré à partir de septembre dans cet esprit de coconstruction : « une ville égalitaire, solidaire et accueillante, une ville qui protège ses biens communs, une ville qui abolit tout clientélisme, une ville gérée en transparence, une ville écologique qui agit fermement, en se basant sur des constats scientifiques, contre le réchauffement climatique et les dégradations des environnements naturels, une ville où le développement économique profite à tou.tes ». D’un commun accord, l’épineuse question de la tête de liste a été placée en fin de processus plutôt qu’au début, où elle aurait immanquablement constitué un « préalable ». Il ne serait pas impossible qu’une personnalité non membre de l’une des organisations politiques puisse finalement incarner cette coconstruction.

(1) Ils pourraient faire alliance. Le pouvoir macroniste y travaille, comme la chef de file LR locale, Martine Vassal, soutenue par le maire sortant, Jean-Claude Gaudin.
Christophe Deroubaix et Grégory Marin

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Une opération financière très juteuse pour les actionnaires, un drame social pour les salariés

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2019

 

Une opération financière très juteuse pour les actionnaires, un drame social pour les salariés

Conforama -

 Par / 10 juillet 2019

Aujourd’hui, les salariés de CONFORAMA sont appelés à se mobiliser à l’appel des syndicats contre le projet de restructuration présenté par leur direction la semaine dernière, alors que débute la période des vacances d’été. De quoi refroidir ces milliers de salariés dont l’avenir vient soudainement de s’obscurcir.

Alors que le groupe sud-africain STEINHOFF, qui détient entre autres CONFORAMA, jouit d’une très bonne santé financière en Europe, les actionnaires ont pris la décision de fermer 32 magasins en France, évoquant une situation déficitaire.

La stratégie est bien connue des grands groupes. Ceux-ci organisent, par des jeux comptables, le déficit de leurs filiales pour justifier de fermetures ou de cessations d’activité, tout cela dans le seul but de réaliser des opérations financières juteuses. Dans le cas de CONFORAMA, cela fait des mois que les actionnaires préparent la vente à la découpe de l’entreprise qui espèrent empocher 800 millions d’euros en vendant son immobilier.

Cette décision est d’autant plus scandaleuse que le groupe CONFORAMA a bénéficié en 4 ans de plus de 63 millions d’euros d’aide publique : exonérations sociales, CICE… ! Tout comme les géants de la grande distribution, CARREFOUR, AUCHAN, CASINO… qui licencient à tour de bras bénéficiant de l’argent de nos impôts et des résultats des ventes du bien public !

Le Gouvernement actuel mais aussi ses prédécesseurs sont les premiers responsables de cette situation. En effet, toutes les réformes du droit du travail de ces dernières années (Loi El-Khomri, Ordonnances Macron…) n’ont eu qu’un seul objectif : permettre aux employeurs de se débarrasser plus facilement de leurs salariés sans être inquiétés.

A l’heure où le Gouvernement et sa ministre du travail, Muriel Pénicaud, s’attèlent à détruire notre système de protection sociale, notamment avec la réforme de l’assurance chômage, les sénatrices et Sénateurs CRCE sont aux côtés des milliers de salariés qui risquent de perdre leur emploi et rejoindre les millions de chômeurs dont la situation va davantage se précariser.

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Les laboratoires pharmaceutiques organisent volontairement la pénurie de médicaments par Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2019

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Les laboratoires pharmaceutiques sont responsables et vous laissez faire

Ma question s’adresse à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Depuis plusieurs années, la pénurie de médicaments ne cesse de s’accentuer. Le Gouvernement a tardé à réagir, à tel point que la situation est désormais alarmante : des bébés ne peuvent être vaccinés à temps, des personnes touchées par le cancer ne peuvent recevoir leurs médicaments, des malades de Parkinson peuvent être gravement atteints par la rupture de leur traitement. La liste est longue…

Face à ce constat, vous avez annoncé, madame la ministre, la volonté d’agir du Gouvernement. Pourtant, vos déclarations ne semblent pas montrer une volonté de s’attaquer à l’impuissance publique face aux laboratoires pharmaceutiques. Or ce point est majeur.

Les laboratoires renchérissent les coûts en organisant les pénuries, prônent le recours aux flux tendus en réduisant les stocks pour maximiser les profits et délocalisent hors de France la production et la recherche. Sanofi, par exemple, après avoir fermé de nombreux sites, prévoit la suppression de 1 500 emplois en 2019, dont 300 dans le secteur de la recherche-développement, alors même que cette entreprise a touché chaque année 150 millions d’euros de crédit d’impôt recherche, sans même compter ce qu’elle a perçu au titre du CICE.

Par ailleurs, les laboratoires laissent arriver d’Asie des lots de mauvaise qualité, qui sont bloqués lors des contrôles et contribuent à la pénurie.

Il est temps que tout cela change, que la filière pharmaceutique soit considérée comme stratégique et vitale, que l’État soit capable d’assurer l’approvisionnement de médicaments de qualité à des prix abordables. Que compte faire concrètement le Gouvernement pour atteindre ces objectifs ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste, ainsi que sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. Madame la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, je ne suis pas d’accord avec vous : le Gouvernement n’a pas tardé pour agir. L’Agence du médicament a demandé à tous les industriels de la pharmacie de mettre en place des plans de gestion des risques pour éviter les ruptures.

Cela étant, vous avez raison, il s’agit d’un phénomène mondial, qui s’accélère. Les pénuries sont vingt fois plus nombreuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient voilà dix ans. Nous avons donc décidé de monter notre dispositif d’un cran pour agir contre ces pénuries, qui inquiètent énormément nos concitoyens et les professionnels de santé.

J’ai présenté lundi une feuille de route autour de quatre grands axes pour mieux prévenir, gérer et informer les patients.

Le premier vise à faire toute la transparence sur ces pénuries et à mieux informer à la fois les patients et les professionnels afin de rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs.

Le deuxième axe vise à mieux lutter contre les pénuries par de nouvelles actions de prévention et de gestion des risques sur l’ensemble de la chaîne de production et de distribution du médicament.

Le troisième axe consiste à renforcer non seulement la coordination nationale pour lutter contre les pénuries, mais aussi la coordination internationale. Comme je l’ai souligné, il s’agit d’un phénomène mondial, et l’Europe doit aussi s’organiser.

Enfin, nous allons mettre en place une nouvelle gouvernance nationale en instaurant un comité de pilotage, que j’installerai en septembre prochain, afin de réunir tous les acteurs autour de la table.

Je souhaite aussi rassurer nos concitoyens : l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, notamment les pharmaciens et les médecins, font aujourd’hui tout leur possible pour assurer la distribution des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Je les remercie sincèrement de leur implication.

Le comité de pilotage permettra de rendre compte régulièrement de l’avancée de cette feuille de route.

M. le président. La parole est à Mme Marie-Noëlle Lienemann, pour la réplique.

Mme Marie-Noëlle Lienemann. Ces déclarations me semblent tout de même très en deçà de l’enjeu et des risques.

Nous vous demandons, madame la ministre, de prendre en compte des propositions que nous avons déjà faites dans cette assemblée.

La première consiste en la création d’un pôle public du médicament, tant pour la production que pour la recherche. Nous voyons bien que nous ne pouvons rester à la merci du bon vouloir des laboratoires pharmaceutiques, car il y va de la santé de nos concitoyens et de la souveraineté nationale.

La deuxième consiste en l’élaboration d’un plan public de distribution en mobilisant, d’une part, la pharmacie centrale des armées…

M. le président. Il faut conclure !

Mme Marie-Noëlle Lienemann. … et, d’autre part, l’Agence générale des équipements et produits de santé.

Enfin, notre troisième proposition consiste à nous opposer immédiatement à toutes les délocalisations dans le secteur du médicament.

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Contre la privatisation des aéroports et en particulier d’ADP

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2019

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