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Retraités ne laissez pas faire Macron !

Posté par jacques LAUPIES le 25 juin 2019

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Le documentaire diffusé ce lundi soir sur Arte relate le combat mené par les travailleurs de GMS pour la défense de leur emploi et donc de leur « outil de travail » A voir ! Et après ça certains osent contester la lutte des classes comme réalité !

Posté par jacques LAUPIES le 25 juin 2019

 

Geneviève Legay, la manifestante de 73 ans blessée dans une charge de police lors d’un rassemblement des gilets jaunes, le 23 mars, à Nice. Claude Paris/AP/SIPA<br /><br />

Geneviève Legay, la manifestante de 73 ans blessée dans une charge de police lors d’un rassemblement des gilets jaunes, le 23 mars, à Nice. Claude Paris/AP/SIPA
 

AFFAIRE LEGAY. LA GENDARMERIE AVAIT REFUSÉ DE CHARGER

Mardi, 25 Juin, 2019

Un rapport des gendarmes, révélé par Mediapart, jugeait dès le 25 mars que la charge contre la militante d’Attac grièvement blessée et les autres manifestants était « disproportionnée ».

 

Les forces de l’ordre ont-elles fait un « usage excessif de la force », le 23 mars, à Nice, quand Geneviève Legay s’est effondrée, gravement blessée, après une charge de police ? Un rapport de gendarmerie, établi deux jours seulement après les faits et que Mediapart vient de révéler, apporte un éclairage qui pourrait s’avérer décisif.

Le samedi 23 mars, place Garibaldi à Nice, les gilets jaunes manifestent. Commandant le dispositif policier, le commissaire Rabah Souchi donne l’ordre d’évacuer la place. La police charge et blesse grièvement Geneviève Legay, militante septuagénaire d’Attac qui défilait pacifiquement avec un drapeau arc-en-ciel à la main. Souffrant de fractures du crâne, elle est hospitalisée deux mois. Dès le 25 mars, le procureur général de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, avait affirmé qu’il n’y avait eu aucun contact entre les policiers et la victime. « Elle a apparemment tapé fort sur un poteau du tramway. Ça s’est fait pendant la phase de dispersion », expliquait-il. Avant de devoir revenir sur ses propos, acculé par des vidéos démentant sa version des faits.

Un compte rendu que le procureur n’a pas communiqué

Le 29 mars, le magistrat avait alors ouvert une information judiciaire contre un des agents pour « violences volontaires » par personne dépositaire de l’autorité publique et confié l’enquête à une policière qui n’était autre que la compagne du commissaire ayant donné l’ordre de la charge…

Finalement, début juin, le parquet général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a sifflé la fin de la récréation et exigé le dépaysement de la procédure, comme Me Arié Alimi et Attac le réclamaient depuis le début de l’affaire.

Et voilà que, à présent, les gendarmes viennent apporter leur pierre à la dénonciation de ce scandale en évoquant eux-mêmes une charge « disproportionnée ». C’est un compte rendu des opérations, rédigé par les gendarmes présents le jour des faits et révélé lundi par le site Mediapart, qui l’atteste. On y apprend que le capitaine de gendarmerie qui dirigeait un escadron de soixante-dix hommes a refusé d’engager ceux-ci dans la charge ordonnée par le commissaire Souchi. Pour les gendarmes, ces ordres étaient « disproportionnés face à la menace (foule calme) », les manifestants ne présentant aucune hostilité et aucune dégradation n’étant à déplorer.

Selon d’autres sources, dont fait état Mediapart, le commissaire lui-même aurait décrit « la présence d’un groupe d’une cinquantaine de personnes en attente », « discutant dans le plus grand calme ».

la preuve évidente d’une violence illégitime

Ce jour-là, le capitaine de gendarmerie a donc usé de son « devoir de désobéissance » aux ordres donnés par le commissaire de police. Un devoir qui figure dans le Code de déontologie de la gendarmerie, où il est précisé qu’il peut être exercé « dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

Voilà qui ne va pas simplifier les positions respectives du commissaire Souchi et du procureur Prêtre dans l’enquête qui suit son cours. D’autant que le rapport des gendarmes – fait surprenant dans une enquête qui n’en manque décidément pas – n’a jamais été versé au dossier, « ce qui implique qu’il n’a pas été porté à la connaissance des juges d’instruction », précise Me Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay, qui, lui non plus, n’a pas pu le consulter. Ce qu’il regrette puisque ce compte rendu « est la preuve évidente d’une violence policière illégitime sur Geneviève Legay ».

Marie Bret

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Les municipales à Tarascon : l’affaire de tous les électeurs !

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2019

 

Pour l’instant seraient présents pour solliciter l’électorat  deux  camps : 

- d’une part celui d’une droite spéculant sur les  méfaits d’une immigration , particulièrement développée dans une  ville qui accueille une main d’oeuvre originaire du Maghreb et plus récemment originaire de pays d’Amérique latine, dont la présence nombreuse s’explique par les besoins de l’agriculture locale mais également par ceux de secteurs comme le bâtiment et les Travaux Publics

- d’autre part celui d’une droite plus traditionnelle qui représente les intérêts précisément des couches sociales diverses que l’on pourrait qualifier  de classes moyennes, disposant de réseaux traditionnels (associations, courants religieux divers ,syndicats réformistes, etc.) et qui se découpe  et rassemble des courants politiques réformistes, parfois ancrés à gauche ou au centre.

Evidemment ces deux camps ne seraient rien s’ils ne réussissaient pas, à force de démagogie et parfois de pratiques  clientélistes lorsqu’ils exercent un pouvoir local, à rallier un électorat populaire. Qu’ils soient ou non rattachés officiellement à des organisations politiques  de dimension nationale : RN (ex FN) LR ils vont se trouver confrontés à une bataille d’alliances et n’échapperont pas aux effets des recompositions en cours.

Au cœur de ces recompositions, le glissement des sociaux libéraux du PS et d’une partie de la droite dite libérale vers LREM  comme celui  d’une autre partie de la même droite vers le RN, ne seront pas sans effets sur les deux candidats de cette droite : Valérie LAUPIES et Lucien LIMOUSIN qui seront probablement tentés par conviction ou non de se donner des allures d’indépendance au nom de l’intérêt local. 

De quoi enfumer un peu plus un électorat déjà déboussolé par la crise politique nationale et dont une bonne partie s’est déjà – bien à tort hélas – réfugiée dans l’abstention qui frappe, d’une élection à l’autre, de 30 à 50 % de l’électorat.

Un tel constat devrait décourager ce qu’il reste d’électeurs de gauche à Tarascon  et plus particulièrement les électeurs communistes dont le nombre n’a jamais été autant réduit ? 

Eh bien non car ils commettraient une grave erreur en renonçant à une affirmation possible de leur identité car, sans compter le poids considérable de l’abstention, la gauche rassemble à Tarascon plus de 30 % de voix certes dispersées mais bien réelles. Ce sont les chiffres que donnent les résultats totalisés de l’extrême gauche(liste Nathalie ARTHAUD), des communistes (liste Ian BROSSAT), des socialistes (liste Raphael GLUCKSMANN) des verts (liste Yannick JADOT)

Ces résultats ne démentent pas ceux des élections précédentes, ni ceux des dernières municipales malgré l’absence d’union à gauche. Et c’est précisément cela qu’il faut réaliser : l’UNION.

C’est pourquoi la Section du Parti Communiste proposera que, sur la base du programme qu’elle avait proposé en 2014,  soit engagée une démarche unitaire dans les meilleurs délais. Pour cela elle fait appel à l’ensemble de l’électorat pour constituer une liste d’union populaire et cela dans un esprit fraternel sans prétention hégémonique de quiconque.

Les communistes en appellent ainsi au bon sens populaire qui devrait faire émerger une liste s’inscrivant dans des valeurs économiques, sociales et culturelles républicaines, de gauche, issue des rangs de citoyens plutôt que de se perdre dans des représentations opportunistes. 

 

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jacques.laupies@orange.fr

Site perso : http://www.lecommuniste.fr

 

 

 

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Algérie : une crise qui a ses causes dans la pression libérale, source de développement anarchique et de corruption…

Posté par laupiesjacques le 20 juin 2019

 

 

La jeunesse paie au prix fort la facture de cette crise économique. Entre les jobs informels payés au lance-pierre et la tentation de l’exil, le brouillard voile l’avenir de toute une génération. Ici, à Alger. Ryad Kramdi/Afp<br />

La jeunesse paie au prix fort la facture de cette crise économique. Entre les jobs informels payés au lance-pierre et la tentation de l’exil, le brouillard voile l’avenir de toute une génération. Ici, à Alger. Ryad Kramdi/Afp
 

L’ALGÉRIE PRISE AU PIÈGE DU PÉTROLE ET DE L’ÉCONOMIE LIBÉRALE

Vendredi, 21 Juin, 2019

Le pays du Maghreb, ultradépendant des hydrocarbures, ne s’est jamais remis du choc baissier de 2014. Tensions sociales et incertitudes économiques sont au cœur de la contestation du système.

 

Alger (Algérie), envoyée spéciale.

Qu’il paraît loin, le temps où les patrons, les éditorialistes de la presse économique et tous les affidés du système plastronnaient, de salons en réceptions, en glosant sur « l’émergence » de l’Algérie… C’était au temps du baril à 100 dollars, des grands chantiers dispendieux et opaques, des fortunes insolentes et trop vite amassées. La chute brutale des cours des hydrocarbures, voilà cinq ans, a dissipé bien des illusions, jetant une lumière crue sur l’imposture économique des années Bouteflika.Mardi, le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a inauguré la 52e Foire internationale d’Alger en catimini, dans une atmosphère lugubre. Quinze États, seulement, ont répondu à l’invitation d’Alger cette année, symptôme de l’incertitude et des périls qui guettent l’économie du pays. À quelques battements d’ailes de là, la prison d’El-Harrach voit défiler les oligarques : Ali Haddad, les frères Kouninef, Issad Rebrab et tant d’autres patrons y croupissent en détention provisoire, aux côtés de deux ex-premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. Au total, une soixantaine d’entreprises sont visées par des enquêtes liées à des faits de corruption. Soit des milliers d’emplois menacés, si l’État ne fait aucun geste pour en assurer la sauvegarde. Mercredi, depuis Béchar, où il défendait la marche forcée à une élection présidentielle dans les plus brefs délais, le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a défendu son expéditive opération mains propres en désignant la corruption comme la source des déconvenues économiques de l’Algérie. Lecture superficielle : l’économie du pays est atteinte d’un mal profond, et la corruption n’en est qu’un symptôme. En fait, l’Algérie, qui tire du pétrole et du gaz 95 % de ses recettes d’exportations et 60 % des recettes de l’État, ne s’est jamais remise du choc baissier de 2014.

Réforme ou révolution ?

Le pays est pris au piège d’une économie de rente livrée, depuis quarante ans, aux vents mauvais de la libéralisation. « L’ère Bouteflika fut celle de l’accélération des processus de libéralisation initiés dans les années 1980, avec le démantèlement du secteur public, la remise en cause de la régulation étatique de l’économie, l’ouverture anarchique au commerce extérieur », analyse l’essayiste et militant de gauche Hocine Belalloufi, auteur de la Démocratie en Algérie. Réforme ou révolution ? La parenthèse de prospérité pétrolière des trois premiers mandats d’Abdelaziz Bouteflika offrait au pays les leviers d’une transition économique pour le sortir de son ultradépendance aux hydrocarbures. Elle fut finalement synonyme de gabegie. Le président déchu et les siens se flattaient d’avoir consacré près de 1  000 milliards de dollars, depuis le tournant de l’an 2000, à un colossal programme d’investissements publics. L’ombre de la corruption plane aujourd’hui sur ces chantiers pharaoniques, à l’utilité sociale douteuse. « Ces investissements concernent pour l’essentiel de grandes infrastructures (routes, ports, aéroports) au service de l’économie libérale, pour acheminer aux quatre coins du pays les produits importés. Il n’y a là aucune vision, aucun projet de développement économique », poursuit Hocine Belalloufi.Dans cette économie extravertie, l’industrie représente moins de 5 % du PIB. Des fleurons ont été bradés, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar à Annaba qui a changé maintes fois de mains avant de tomber dans l’escarcelle de riches Émiratis. Dans la même région, le producteur d’engrais Asmidal a été privatisé au profit de l’espagnol Grupo Villar Mir, allié à des investisseurs algériens. Le secteur des hydrocarbures n’échappe pas à cette foire d’empoigne, comme en témoigne le feuilleton Anadarko, du nom de ce groupe pétrolier américain dont Total veut acquérir les actifs en Algérie pour exploiter des champs dans le bassin de Berkine. Sur le terrain social aussi, cette politique a semé le désastre. L’état d’abandon des services publics de la santé et de l’éducation a ouvert un juteux marché aux cliniques et aux écoles privées… Quant aux choix d’austérité de ces deux dernières années, ils ont attisé la colère qui se déverse chaque vendredi dans les rues. Depuis le 22 février, Mohammed Dahmani marche chaque semaine. Cet enfant du quartier populaire de Belcourt a dû déménager avec sa famille dans l’une de ces cités sans âme, aux allures de prison à ciel ouvert, qui ont poussé ces dernières années dans la grande périphérie d’Alger. « Nous nous sommes révoltés parce qu’on nous traitait comme des Indigènes. Nous avions trop longtemps démissionné face au mépris et à l’arbitraire du pouvoir. Mais la rage, dans les quartiers populaires, ne s’était jamais éteinte. Elle a toujours été là, latente », assure cet étudiant d’une vingtaine d’années.

Un « sentiment d’étouffement »

La jeunesse paie au prix fort la facture de cette crise économique. Chez les 16-24 ans, le taux de chômage officiel tutoie les 30 %. Entre les jobs informels payés au lance-pierre et la tentation de l’exil, le brouillard voile l’avenir de toute une génération. Walid Djemaï « bricole » et « vivote » en travaillant dans un atelier textile de Bouira, dans la banlieue d’Alger. Ce fils d’agriculteur souffre d’un « sentiment d’étouffement, de frustration ». « Seuls les plus fortunés ont accès aux loisirs, à la culture, à la possibilité d’avoir une vie amoureuse. Les jeunes des classes populaires sont exclus de tout cela et le fossé ne cesse de se creuser entre les riches et les pauvres », souffle-t-il. En Algérie, la transition démocratique est impensable sans sortie de l’impasse économique.

Rosa Moussaoui

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RÉFUGIÉS : L’UNION EUROPÉENNE AU BANC DES ACCUSÉS

Posté par laupiesjacques le 19 juin 2019

 

 

Groupe de migrants recueillis par la marine espa gnole. Selon les ONG, depuis le début de l’année 2019, quelque 10 000 exilés ont été renvoyés vers la Libye et 1	151 ont perdu la vie en Méditerranée. Guillaume Pinon/NurPhoto/AFP<br />

Groupe de migrants recueillis par la marine espa gnole. Selon les ONG, depuis le début de l’année 2019, quelque 10 000 exilés ont été renvoyés vers la Libye et 1 151 ont perdu la vie en Méditerranée. Guillaume Pinon/NurPhoto/AFP
 

RÉFUGIÉS : L’UNION EUROPÉENNE AU BANC DES ACCUSÉS

Jeudi, 20 Juin, 2019

En dépit des critiques de l’ONU et des ONG, les dirigeants s’obstinent à bafouer les droits des personnes en quête d’asile. Certains avocats estiment que la situation en Méditerranée, où des centaines de migrants ont péri depuis janvier, s’apparente à un « crime contre l’humanité ».

 

Les politiques migratoires des États membres de l’Union européenne (UE) sont-elles à ce point criminelles qu’elles pourraient valoir un nouveau procès de Nuremberg ? Depuis plusieurs années, le maire de Palerme, Leoluca Orlando, l’appelle de ses vœux. Et début juin, Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI), a réceptionné la plainte de deux avocats accusant l’UE de « crime contre l’humanité ». Omer Shatz, membre du Réseau mondial d’action juridique (Glan), et Juan Branco, ancien assistant du premier procureur de la CPI, évoquent des politiques « visant à enrayer à tout prix les flux migratoires vers l’Europe, y compris par le meurtre de milliers de civils (…) ». Pour eux, les dirigeants européens doivent être jugés pour avoir notamment « orchestré, directement et indirectement, l’interception et la détention des 40 000 personnes qui avaient réussi à échapper à l’enfer que la Libye était devenue pour elles ».

La démarche a peu de chance d’aboutir à un procès. Mais, en cette Journée internationale des réfugiés, elle prend une dimension particulière. Un rapport d’initiative législative, adopté le 11 décembre 2018 par le Parlement européen, assure que, depuis l’an 2000, 90 % des individus s’étant vu accorder une protection internationale au sein de l’UE sont arrivés par des voies… irrégulières. Dans le même temps, près de 30 000 personnes ont perdu la vie en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe. Conclusion logique de ces deux chiffres : sous prétexte de lutter contre l’immigration clandestine, les dirigeants européens ferment, en réalité, la porte à des milliers de demandeurs d’asile qui pourraient parfaitement prétendre au statut de réfugiés. En bouclant les frontières, ils les poussent sur des sentiers de plus en plus dangereux pour leur vie. Et vont jusqu’à les livrer, en Libye, à des milices de tortionnaires, financées et formées par leurs soins à chasser ces prétendus envahisseurs dans le désert et dans les eaux internationales.

« Bientot une mer de sang »

Depuis la reprise des combats à Tripoli, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Médecins sans frontières et d’autres ONG appellent à ce que le maximum de réfugiés fassent l’objet d’une évacuation humanitaire hors de Libye. Or, « cette année, pour chaque personne évacuée ou réinstallée, au moins deux fois plus ont été renvoyées de force en Libye par les gardes-côtes libyens », déplore SOS Méditerranée dans un communiqué publié le 12 juin. L’ONG française assure, en outre, que depuis la fermeture des ports italiens, l’été dernier, et la prise en main consécutive par les autorités maritimes libyennes de la zone de recherche et de sauvetage au large des côtes africaines, « 1 151 hommes, femmes et enfants sont morts » noyés « et plus de 10 000 autres renvoyés en Libye ».

Et pourtant, face à ce bilan calamiteux, les dirigeants européens s’obstinent. La sonnette d’alarme tirée par le porte-parole de l’UNHCR, le dimanche 9 juin, ne les aura pas même fait sourciller. « Si nous n’intervenons pas bientôt, il y aura une mer de sang », a-t-il asséné à propos de l’absence de bateau de sauvetage en Méditerranée centrale. En guise de réponse, les dirigeants des sept pays méditerranéens membres de l’UE, réunis à Malte le 14 juin, se sont fendus d’une déclaration commune demandant que tous les bateaux en Méditerranée « n’empêchent pas l’intervention des garde-côtes libyens »… Les 41 demandeurs d’asile bloqués à bord du navire de l’ONG allemande Sea-Watch, parce qu’aucun de ces sept pays n’accepte de lui ouvrir un de ses ports, restent sans solution presque une semaine après la clôture de ce nouveau sommet de la honte.

Le droit de passer sans visa

« C’est pourtant un devoir d’humanité posé à l’Europe et à la France », a réagi, hier, le président du Port de Sète, Jean-Claude Gayssot, rappelant que « le droit d’asile fait partie intégrante des droits de l’homme ». Et doit même « être élargi pour faire face aux crises écologiques et économiques auxquelles le monde va rapidement être confronté ». L’ancien ministre communiste avait déjà proposé, l’été dernier, d’accueillir l’Aquarius de SOS Méditerranée, alors que l’Italie, passée aux mains d’une alliance populiste et xénophobe, refusait pour la première fois de le laisser accoster. « Ils sont allés jusqu’à retirer, au mois de mars dernier, les bateaux militaires de l’opération “Sophia”, parce qu’eux aussi participaient aux sauvetages, s’insurge l’ancienne eurodéputée du Front de gauche, élue vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, Marie-Christine Vergiat. Je n’ai plus de mots pour qualifier l’inhumanité de ces politiques migratoires. Il faut trouver un moyen de les stopper. » Les accusations s’accumulent, mais l’indignation ne suffit plus.

Amnesty International rappelle, pour sa part, que le statut de réfugié est bel et bien régi par le droit international, en particulier par la convention de 1951. Celle-ci interdit aux États de renvoyer une personne vers un pays où elle serait exposée à des violations graves de ses droits humains. Elle consacre aussi le droit, pour cette personne, de franchir une frontière sans visa, ni passeport, pour pouvoir y demander l’asile. « Sans le respect de ces (…) principes fondamentaux, les réfugiés ne peuvent pas être protégés et pourtant, aujourd’hui dans le monde, (ils) ne sont pas respectés par les États », écrit l’ONG sur la page de son site Internet dédié à ce 20 juin, Journée internationale des réfugiés. À défaut d’une condamnation devant la CPI, cette piqûre de rappel à l’attention des dirigeants européens semble bien nécessaire.

Émilien Urbach

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