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Pas d’hésitation : voter Ian Brossat c’est donner, au sein du parlement européen, la parole à tous ceux qui souffrent des politiques libérales de droite (ou de certains qui se disent du centre ou de gauche) donc pas d’hésitation ! Nous avons un parti communiste retrouvant son identité face à la droite et à l’extrême droite mais aussi à tous ceux qui dénaturent l’esprit de gauche, replongeant dans le marais du social libéralisme empêtre dans les trahisons de toutes sortes et des stratégies mortifères pour les tenants des discours d’une social démocratie aux abois ! Nous sommes confrontés à un scrutin proportionnel à un tour. Le seul vote utile est celui du soutien à ses idées et à ses revendications donc c’est le vote communiste.

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2019

 

 

Ian Brossat en meeting à Marseille aux côtés de colistiers et de militants. Clément Mahoudeau/Abacapress.com<br /><br /><br /><br />

Ian Brossat en meeting à Marseille aux côtés de colistiers et de militants. Clément Mahoudeau/Abacapress.com
 

IAN BROSSAT : « NOUS REVENDIQUONS D’ÊTRE LA LISTE REPÈRE À GAUCHE »

Vendredi, 17 Mai, 2019

À une semaine du scrutin européen, Ian Brossat compte bien concrétiser dans les urnes une dynamique de campagne qui « signe le retour du PCF sur la scène nationale ». Dans la dernière ligne droite, la tête de liste communiste appelle à convaincre les abstentionnistes. Entretien.

Àdix jours du scrutin, le gouvernement, malgré les mobilisations sociales, continue de détricoter les droits en s’attaquant, cette fois, à la fonction publique. Comment « mettre un carton rouge à Macron », le 26 mai ? Est-il votre principal adversaire dans cette campagne ?

Ian Brossat Nous avons deux adversaires dans cette campagne. Les macronistes au pouvoir et leur concurrent favori, l’extrême droite. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se livrent à une mise en scène ridicule où l’un prétend faire barrage à l’autre. Ils réduisent cette élection à ce faux duel entre fachos et libéraux dans le but commun d’évincer la gauche. Ce que nous proposons, c’est de faire émerger une gauche claire et offensive sur le devant de la scène, et pour cela d’utiliser notre bulletin rouge, le bulletin du Parti communiste et de la liste que je conduis.

Vous proposez une « clause de non-régression sociale ». Qu’y gagneraient concrètement les européen-nes ?

Ian Brossat La clause de non-régression, c’est une assurance-vie contre les réformes libérales imposées par Bruxelles. Les directives de libéralisation nous ont poussés à démanteler nos entreprises publiques, à instaurer la concurrence au détriment des usagers et des salariés. Dans le domaine de l’énergie, ils promettaient que la concurrence ferait baisser les prix, c’est le contraire qui est arrivé. Le prix de l’électricité va augmenter de 6 % la semaine qui suit les élections ! Nous assistons au même triste spectacle dans le domaine du ferroviaire, avec le démantèlement de la SNCF et les tarifs des billets de train qui s’envolent déjà. La clause de non-régression est un outil tout simple : les textes européens ne pourront qu’améliorer les droits des salarié.e.s. Les peuples auront un droit de veto automatique face à toute tentative de faire passer de nouvelles régressions, comme la directive Bolkestein et le travail détaché. Et tant pis pour les lobbyistes des multinationales.

Les traités budgétaires européens sont souvent invoqués pour tenter de discréditer toute alternative en Europe. Ce débat est-il pour vous dépassé ? Quelle méthode préconisez-vous pour s’affranchir des règles austéritaires ?

Ian Brossat Il faut rompre avec la logique des traités. Ils ont fait de l’Union européenne l’inverse de ce qu’elle devait être. Au lieu de la paix, de la croissance et de la justice, on a obtenu la concurrence, la crise et la précarité. On nous a vendu Flipper le dauphin et on se retrouve avec le requin des Dents de la mer… S’affranchir des traités, c’est possible. Dans la réalité, les gouvernements français ou allemand l’ont déjà fait à de nombreuses reprises, quand leurs dirigeants jugeaient que c’était utile… Parallèlement, nous pouvons écrire de nouveaux traités pour faire de l’Union européenne un outil de progrès social avec tous les pays membres qui le souhaitent. Aujourd’hui, la Commission européenne lance des procédures de sanction pour déficit excessif. Elle en a lancé 24 depuis 2011. À quand une procédure de sanction pour « pauvreté excessive » face aux gouvernements qui ne font rien pour réduire les inégalités ? Nous comptons 87 millions de pauvres au sein de l’Union européenne, 10 de plus qu’il y a 10 ans. C’est le système de valeur de cette Union européenne libérale qu’il faut revoir de fond en comble. La Commission peut bloquer un budget entier s’il ne correspond pas aux absurdes critères de Maastricht, mais elle ne fait rien quand un gouvernement d’extrême droite comme celui qui est au pouvoir en Italie instaure une amende de 5 500 euros contre les citoyens qui sauvent les migrants de la noyade !

Vous êtes l’une des surprises de cette élection. Vos performances médiatiques et le succès militant de votre campagne sont même salués dans la presse. Comment traduire cette dynamique en votes dans la dernière ligne droite ?

Ian Brossat Comme nous n’avons pas eu de candidat à l’élection présidentielle, les sondages ont du mal à nous estimer. Il y a une vraie dynamique de terrain, mais aussi dans les soutiens que nous recevons et qui viennent de toute la gauche. Je suis convaincu que nous pouvons réaliser une belle percée et faire élire des députés européens communistes le 26 mai. Mais beaucoup hésitent encore. Il faut aller chercher les voix une à une. Pour cela, nous avons un outil redoutable : notre téléphone ! Je le demande à celles et ceux qui nous lisent : aidez-nous. Donnez-nous ce petit coup de pouce qui nous permettra de faire événement le 26 mai au soir. Faites l’expérience en appelant vos amis, vos connaissances : nombreux sont ceux qui oublient qu’on vote le dimanche 26 mai. Pour convaincre, nous pouvons revendiquer d’être LA liste repère à gauche. Le PCF est le seul parti de gauche à avoir toujours rejeté les traités européens libéraux. Nous sommes également la seule liste à être composée à 50 % d’ouvrier.e.s et d’employé.e.s. Avec notre bulletin de vote rouge, nous pouvons faire l’Histoire : faire élire Marie-Hélène Bourlard, la première ouvrière au Parlement européen depuis 30 ans. Imaginez une seconde : Marie-Hélène faisant son entrée au Parlement pour porter la voix de ceux qui, si souvent, ne sont pas entendus dans cette instance dominée par les lobbies et les banques. Cela vaut la peine de se battre pour y arriver !

Pensez-vous d’ores et déjà avoir marqué des points en donnant une nouvelle image de votre parti ?

Ian Brossat Le Parti communiste change et, comme le dit Fabien Roussel, il est de retour sur la scène nationale. C’est un acquis de notre campagne, mais c’est surtout un jalon pour la suite. Car la gauche a besoin d’un PCF visible, clair, offensif et rassembleur. La gauche est en crise, il lui faut des repères ! Les Français doivent savoir qu’ils ont une force sur laquelle compter pour reconstruire la gauche de demain, dans la clarté et l’unité. J’ajoute un élément : nous traversons une période où beaucoup de gens doutent de la politique. La confusion généralisée y est pour beaucoup. Rendez-vous compte : 20 % des eurodéputés qui se représentent ont changé de parti depuis la dernière élection. Comment voulez-vous que nos concitoyens s’y retrouvent ? Au moins, quand on envoie des communistes au Parlement, on envoie des gens constants, cohérents, qui ne changent pas d’avis comme de chemise.

Vous avez déjà appelé la gauche – dont les scores additionnés risquent de ne pas dépasser les 30 % – à « retrouver le chemin du rassemblement » après les européennes. Pourquoi ce qui serait possible demain ne l’est pas aujourd’hui ?

Ian Brossat Les élections européennes sont particulières : à un seul tour, à la proportionnelle. Elles poussent à l’émiettement. Il en sera tout autrement pour les élections municipales de 2020. C’est pourquoi je crois fermement à l’émergence d’une volonté bien plus puissante de rassemblement. Je compte y prendre toute ma place, avec mes camarades.

L’abstention s’annonce à nouveau très élevée, en particulier dans l’électorat de gauche, laissant les mains libres au pouvoir macroniste et à l’extrême droite. Quels sont vos arguments pour les convaincre de se rendre aux urnes et d’y glisser un bulletin PCF ?

Ian Brossat Mon argument est simple : 100 % des banquiers, des grands patrons, des actionnaires, des financiers iront voter. Les grands supporters de la droite et de l’extrême droite ne se priveront pas de mettre un bulletin dans l’urne ! Si le peuple de gauche, si les habitants des campagnes et des quartiers populaires restent chez eux, ils laissent la victoire à ceux qui nous écrasent. Et si certains estiment que les enjeux européens ne valent pas la peine de se déplacer dimanche 26 mai, qu’ils réfléchissent : cette fois-ci, ils ont l’opportunité d’envoyer à Bruxelles la première députée ouvrière depuis trois décennies !

entretien réalisé par julia hamlaoui

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Venezuela : Furieux, pas désespérés !Interview de Carolus Wimmer (PCV) à Unsere Zeit (DKP)

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2019

 

Venezuela : Furieux, pas désespérés !Interview de Carolus Wimmer (PCV) à Unsere Zeit (DKP)

Lundi 1er avril 2019, par  communistes, popularité : 47%

Carolus Wimmer, secrétaire aux relations internationales du Parti communiste vénézuélien (PCV) a été reçu au siège du Parti communiste allemand (DKP). Nous publions l’interview qu’il a donnée sur la vie au Venezuela sous les attaques présentes de l’impérialisme nord-américain et sur les perspectives du mouvement bolivarien. Traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf » depuis l’édition du 29 mars 2019 de « Unsere Zeit » (UZ), hebdomadaire du DKP.

Unsere Zeit : Les médias dominants en Allemagne présentent un Venezuela où les gens meurent de faim et détestent Maduro. Est-ce la vérité ?

Carolus Wimmer : L’état d’esprit de la population est extrêmement critique vis-à-vis du gouvernement. Il y a un mécontentement, à prendre dans le bon sens du terme. Globalement, on peut dire : la majorité veut, sur le plan des idées, la poursuite de la politique de Chavez. Ce qui signifie une voie révolutionnaire.

UZ : Cela veut-il dire que les gens identifient une voie pour laquelle cela vaut la peine de se battre, ou bien qu’ils sont simplement désespérés devant les salaires si bas et la hausse des prix ?

CW : S’il s’agissait de désespoir, Guaido serait président. Pour le moment, ce n’est pas du désespoir, mais un fort, très fort mécontentement. La population est contre les USA et pour la politique de Chavez. Ils sont prêts à la défendre. Ce qu’il a opéré dans les forces armées, pour l’union latino-américaine, sera défendu. Que les femmes soient désormais reconnues et disposent d’un espace bien plus grand qu’avant, cela sera défendu. Que les peuples indigènes aient maintenant le droit d’être représentés au Parlement en portant leur culture, cela sera défendu. Comme aussi l’accès aux études alors qu’auparavant les familles pauvres n’avaient aucune possibilité d’envoyer leurs enfants à l’université. Tous ces acquis seront défendus.

UZ : Mais, dans le même temps, avec l’inflation et aussi la corruption, beaucoup des avancées sociales, obtenues sous Chavez, ne sont-elles pas en train d’être reprises ?

CW : Elles sont menacées, c’est exact. Mais, bien que nous ayons un gouvernement réformiste social-démocrate, des efforts sont faits pour remédier à cette situation. Ce n’est pas le cas en Colombie ou en Argentine. Là-bas, pour certains, c’est littéralement le désespoir. Des milliers de personnes dorment dans la rue. Ce sont des exemples qui font clairement voir aux Vénézuéliens ce qui les attend en cas de changement de régime. De tout cela résulte un mélange de critique, d’insatisfaction, aussi parfois de colère, spécialement face à la corruption, et de soutien au gouvernement.

UZ : Et les forces armées sont du côté du gouvernement ?

CW : Les forces armées vénézuéliennes trouvent leur origine, il y a 200 ans, comme armée populaire, une armée qui a commencé par combattre victorieusement le colonialisme, puis a libéré cinq autres pays. C’est une armée qui n’a pas occupé mais libéré. Ce n’est pas pour rien que la Bolivie, par exemple, doive son nom à Simon Bolivar. Au 20ème siècle, avant Chavez, il y a toujours eu des rébellions, au sein des forces armées, contre les gouvernements bourgeois les plus répressifs. Chavez – qui est issu de l’armée – était un résultat de la politique totalement défaillante des partis bourgeois. S’ils avaient mené au Venezuela une politique plus ou moins correcte, personne n’aurait aujourd’hui entendu parler de Chavez. Autrefois, il n’y avait pas d’aide alimentaire, par de services de santé gratuits, il n’y avait que de la pauvreté.

UZ : Aujourd’hui Guaido prétend avec insistance qu’une partie des militaires s’est rangée derrière lui. L’armée est-elle toujours opérationnelle ou bien est-elle divisée ?

CW : 116 soldats et quelques sous-officiers ont changé de camp. Combien compte-on de désertions partout dans le monde ? C’est un chiffre ridicule. 116 sur 240000. Guaido n’est pas capable de dire un mot que ne lui ait été dicté par les cadres américains. Guaido ne mérite même pas que l’on mentionne son nom.

UZ : Mais quand même, il est bien l’instrument des Etats-Unis.

CW : Oui mais, déjà maintenant, pas davantage que cela. Il n’a pas rempli son contrat. Pour quelques-uns, Guaido a représenté effectivement quelque chose comme une lueur d’espoir. Mais il n’a rien été capable d’avancer sinon de s’autoproclamer président. Guaido avait annoncé qu’il arriverait avec 500000 personnes autour de lui et que rien ne le freinerait : en fin de compte, ils étaient 50.

UZ : Les Etats-Unis ont pris des dispositions militaires pour préparer une guerre contre le Venezuela. Y a-t-il encore des possibilités d’éviter cette guerre ?

CW : Ce n’est pas une question à laquelle il est facile de répondre. Il faut empêcher la guerre. C’est aussi, de plus en plus, l’avis d’électeurs de l’opposition, pour qui il est clair, qu’en cas de bombardement de Caracas, nous serons tous sous les bombes. Au sein de l’opposition, une idée s’est imposée : que les groupes fascistes agissent avec une grand brutalité contre ses propres partisans, notamment, le parti « Volonté populaire » de Guaido. C’est pour cela qu’on ne trouve aucune photo, prise dans la dernière période, où l’on voit des politiciens importants de l’opposition accompagner Guaido. A notre avis, les Etats-Unis n’ont plus aucun intérêt à ce que s’édifie une opposition. Ça ne leur importe plus beaucoup que Guaido devienne ou non président. Ce qu’il a promis, par exemple, à une grande partie de l’armée, il ne pourra jamais le tenir. Les Américains ont mal apprécié la situation au Venezuela.

UZ : Arrivez-vous au même constat maintenant après les attaques contre le réseau d’électricité ?

CW : Clairement. C’était leur dernière carte. Le putsch était prévu pour le 10 janvier, jour de la reconduction de Maduro à la présidence. Ils avaient dit qu’ils ne la laisseraient pas passer pourtant Maduro a prêté serment. Ensuite le putsch a été reporté au 23 janvier, puis au 4 février, puis encore au 23 février, puis, après le carnaval, ils l’ont tenté avec la grande coupure d’électricité. Le seul pays qui est en mesure de paralyser un autre pays de cette façon, ce sont les Etats-Unis. Nous sous-estimons souvent, comme d’ailleurs le gouvernement et Maduro, à quel point ils sont supérieurs militairement. Là, ça devait être le coup de grâce et, dans un autre pays, ça aurait réussi. Mais pas au Venezuela. Les gens ont marché des kilomètres puisqu’il n’y avait plus de métro. Puis ils sont arrivés à leur travail et il n’y avait pas de lumière. On ne pouvait pas faire ses courses, acheter quoi que ce soit. Mais il n’y pas eu de révolte contre Maduro. Ils avaient compté que, dans de telles conditions, une population normale se révolterait…

UZ : Mais, malgré cela, vous vous attendez bien à ce que les Etats-Unis lancent de nouvelles attaques.

CW : Ce que nous vivons, c’est la lutte des classes : une lutte des classes visible, qui ouvre aussi des potentialités révolutionnaires, objectives et subjectives. Sans doute seulement quelques-unes mais elles existent. Dans quel autre pays trouvez-vous un ensemble solide, dans la population, de cinq millions de personnes qui sont anti-impérialistes ? Pas révolutionnaires, pas communistes, mais anti-impérialistes.

UZ : Tous les médias et toutes les forces politiques disent en ce moment : « tout est terrible au Venezuela ». Et voilà que les communistes viennent dire : « Il y des potentialités, il y a des raisons d’espérer. » Y a-t-il vraiment un fondement pour le croire ?

CW : Certainement. Si les médias bourgeois avaient raison, Guaido serait au pouvoir et Maduro serait en prison ou à Guantanamo, comme Pompeo le demande, ou, avec beaucoup de chance, à Cuba. La réalité, c’est que les Etats-Unis veulent mettre au pas depuis 20 ans le mouvement bolivarien et qu’ils n’y parviennent pas. La population voit bien comment les Etats-Unis procèdent contre le Venezuela. Et elle sait bien que s’il n’y a soudainement plus rien à acheter, cela ne vient pas du ciel. Dans les années 80, il n’y avait quasiment rien pour la plus grande partie des Vénézuéliens. Avec Chavez tout s’est amélioré pour la population.

UZ : Cela veut dire que cette conscience anti-impérialiste et la force du chavisme sont toujours aujourd’hui assez fort pour résister aux Etats-Unis ?

CW : Sinon les Etats-Unis seraient déjà dans la place. Je suis tout à fait pragmatique. On ne doit pas se laisser illusionner.

Interview publiée dans Unsere Zeit, édition du 29 mars 2019

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Fabien Roussel à l’heure de vérité

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2019

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SYNDICAT. REGARD LUCIDE SUR LES TROIS ANNÉES ÉCOULÉES

Posté par laupiesjacques le 15 mai 2019

Manifestation du 27 avril, à Paris. Julien Jaulin/Hans Lucas<br /><br />

Manifestation du 27 avril, à Paris. Julien Jaulin/Hans Lucas
 

SYNDICAT. REGARD LUCIDE SUR LES TROIS ANNÉES ÉCOULÉES

Mercredi, 15 Mai, 2019

Les congressistes ont approuvé, hier, le bilan de l’action de la CGT lors du dernier mandat. Des critiques ont porté sur les journées de mobilisation « saute-mouton », jugées inefficaces.

Dijon (Côte-d’Or),envoyée spéciale.

Tirer les leçons de « tout ce que la CGT a fait et mis en œuvre, en identifiant les freins et certaines avancées ». Au deuxième jour du congrès, les militants, réunis à Dijon, ont fait le bilan des trois années passées pour construire l’avenir et préparer les batailles qui vont s’ouvrir, au premier rang desquelles les retraites. « Je l’ai dit, ces trois dernières années ont connu des luttes importantes, souvent à caractère national (…). La liste est longue. Des luttes du quotidien, concrètes pour ceux qui les mènent, dont nous ne savons pas toujours valoriser les avancées et les succès obtenus », a constaté Philippe Martinez, la veille dans son discours d’introduction. Si quelques délégués ont souligné les luttes victorieuses dans « les boîtes », ou raconté leurs expériences, le bilan a beaucoup porté sur les mobilisations nationales et les raisons des échecs.

« Est-on crédibles face aux journées d’action des gilets jaunes ? »

Des intervenants ont dénoncé le manque de réactivité de la confédération, notamment au moment des ordonnances Macron, à l’automne 2017, parce qu’elle cherchait l’unité syndicale la plus large, en particulier avec FO. Mais surtout, avec le mouvement des gilets jaunes, dont la méfiance vis-à-vis des syndicats s’explique, selon Marie Soubestre, de la fédération du spectacle, par « la défaite de toutes les luttes nationales ». « Est-on crédibles quand, face aux journées d’action des gilets jaunes du samedi, nous opposons nos journées saute-mouton en semaine ? Comment convaincre des milliers de gilets jaunes de cette stratégie qui n’en est pas une ? » a-t-elle lancé. « Ce qu’a prouvé le mouvement des gilets jaunes, c’est que la prise de conscience, le contexte peuvent changer rapidement. Inspirons-nous de leur audace, de leur créativité de leur combativité », a poursuivi la syndicaliste. Dans la même veine, Caroline Viau, de la fédération service public d’Ivry-sur-Seine, a enjoint ses camarades à ne pas se « laisser duper par une minorité agressive dans les cortèges qui ne constitue qu’une minorité du mouvement ». Et de poursuivre : « Aidons-les, transportons cette énergie positive dans nos entreprises. Ne les laissons pas seuls dans la bataille. »

La multiplication des journées d’action « saute-mouton » ou « promenade de santé » a focalisé une partie des critiques. « À la suite des mobilisations sur les ordonnances, pourquoi n’avons-nous pas réussi les convergences pour appuyer la mobilisation des cheminots ? » s’est interrogée Amandine Rabeyrin, de la fédération santé de Haute-Loire. Certains allant même jusqu’à se demander « à quoi sert la confédération ? », quand les journées se multiplient, « l’une pour les services publics, l’autre pour les retraités, le lendemain pour le privé », a dénoncé Ludovic Bouvier, de l’usine Salvenor (Nord), signataire d’un texte d’orientation alternatif. Ce dernier regrettant que, malgré les échecs, la « confédération n’a pour l’instant pas produit grand-chose alors que la bataille (des retraites – NDLR) s’engage afin de travailler nos convergences ».

« Il va nous falloir mettre les mains dans le cambouis »

Malgré ces critiques, le rapport d’activité des trois dernières années de la CGT, a été approuvé mardi à 70,96 % des suffrages exprimés (359 492 voix). Parmi le millier de militants présents au congrès de la CGT, 29,04 % ont voté contre (147 138) et 15,34 % (91 797) se sont abstenus, sans doute insatisfaits. En 2016, au lendemain de la crise de direction qui a abouti à la démission de Thierry Lepaon, 68,7 % avaient voté pour le rapport d’activité, 31,3 % contre et 14,1 % s’étaient abstenus. De son côté, la fédération des ports et docks, représentée par Pascal Pontac du syndicat du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, rassurée par le discours d’introduction de Philippe Martinez, s’est ainsi abstenue, en souhaitant que ce congrès ne soit pas comme le précédent et ne persiste pas « dans des constats qui n’offrent aucune perspective, alors que le discours du secrétaire général, porteur, rassembleur, dynamique et conquérant, peine à être mis en œuvre collectivement ». À l’issue du débat, Gisèle Vidallet, membre de la direction confédérale, a insisté : « Il va nous falloir mettre les mains dans le cambouis face aux enjeux qui sont devant nous », a-t-elle réagi, invitant les militants à « trouver les ressorts pour la gagne ».

Clotilde Mathieu
LA CGT SOLIDAIRE  DES LYCÉENS
Alors que débutent  les auditions, devant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), des lycéens de Mantes-la-Jolie scandaleusement interpellés, le 6 décembre
dernier, le congrès de la CGT a tenu à leur témoigner son soutien. Debout, poings levés, le millier de délégués a longuement sifflé les images diffusées de l’arrestation avant d’entonner, d’une même voix : « Castaner, démission » 

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Débat sur France 2 du 22 mai : mobilisation générale!

Posté par jacques LAUPIES le 13 mai 2019

 

Débat sur France 2 du 22 mai : mobilisation générale!

Nous avons appris que France 2 souhaitait organiser le mercredi 22 mai 2019 deux débats télévisés distincts pour les élections européennes.
Le premier débat comprendrait six personnalités de partis considérés comme « principaux », le second rassemblant en deuxième partie de soirée neuf autres têtes de listes considérées comme « secondaires ».

Les équipes de France TV ont fait le choix de placer la liste du Parti Communiste Français dans la deuxième catégorie. C’est un véritable scandale démocratique qui fait honte à la mission d’information et d’impartialité du service public, alors même qu’une autre chaîne privée (BFM) a fait le choix d’intégrer la tête de liste du PCF au débat avec les principales têtes de listes et que la première radio publique juge évident d’inviter Ian Brossat parmi les principales personnalités de cette campagne européenne.

Cette décision est doublement inacceptable. D’abord parce que ces débats interviennent à quatre jours du vote, et présentent donc un caractère crucial pour ces élections aux enjeux insuffisamment connus de nos concitoyens. Dans cette optique, il est particulièrement inacceptable que le service public audiovisuel s’arroge le droit de décider quelles listes figurent « en première division » et d’en reléguer d’autres en « deuxième division ». Nous refusons de nous faire voler une élection politique par un diktat médiatique.

D’autre part, parce que le PCF ne saurait être considéré comme une force secondaire. Le PCF dispose de deux groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, de trois eurodéputés sortants et d’un réseau de 7000 élus locaux. Nous sommes est en situation de responsabilité dans de nombreuses collectivités
Depuis le premier débat télévisé de France 2, notre campagne est marquée par une véritable dynamique. La presse, toutes tendances confondues, s’est d’ailleurs fait largement l’écho de cette percée… Il serait donc particulièrement incompréhensible que France 2, chaîne du service public relègue au second plan la seule campagne de gauche ayant créé la surprise.
Nous te demandons donc une nouvelle fois d’intervenir personnellement auprès de France 2 afin de les faire revenir sur cette décision.
Pour cela, tu peux
– envoyer un mail de contestation aux adresses suivantes :
delphine.ernotte@francetv.fr et yannick.letranchant@francetv.fr,

- saisir le médiateur de France télévision : http://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info,

- appeler directement le standard de France TV au 01 56 22 60 00 pour faire connaître ton mécontentement.

Comptant sur ton intervention.

Fraternellement.

Igor Zamichiei
Coordinateur national du CEN

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