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En lisant la lettre ci dessous je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la vive discussion que j’ai eue ce mardi sur le marché de Tarascon avec un « militant » de l’UPR qui semblait tout ignorer du rôle des communistes pendant la guerre et est venu perturber notre diffusion de tract, tout comme d’ailleurs un responsable des services municipaux qui prétendait nous l’interdire ! Ces gens là, plus à plaindre qu’à blâmer, se comportent en véritables ignorants de ce que nous représentons pour la défense de leurs propres intérêts face à ceux qui les manipulent et les éloignent du véritable combat à caractère social ! Le vote Ian Brossat revêt une grande importance ! Mobilisons nous jusqu’à dimanche pour lui !

Posté par jacques LAUPIES le 22 mai 2019

Odette Nilès. Photo Albert Facelly.

Odette Nilès. Photo Albert Facelly.

LETTRE OUVERTE D’ODETTE NILES À DANIEL RIOLO

Mardi, 21 Mai, 2019
Monsieur,
 
À bientot 96 ans, j’écoute encore la radio, c’est un compagnon fidèle de mes journées. Ces jours-ci, je l’écoute d’autant plus qu’elle me permet de suivre les émissions de mon candidat, le candidat du Parti communiste, mon cher Ian Brossat.
Je vous écoutais donc ce matin, je ne connaissais pas vos opinions, j’ignorais jusqu’à votre nom. Et je vous ai entendu parler de la résistance. En vous entendant rire, ce matin, j’ai eu un haut le cœur. Comment avons-nous pu en arriver à cela aujourd’hui, comment certains peuvent ils parler d’un temps qu’ils n’ont pas vécu avec autant de mépris ou de raccourcis ?
 
Il y a quelques mois encore, je me rendais dans les écoles pour que vive la mémoire de la résistance, pour que les générations qui nous survivront ne puissent jamais oublier l’histoire.
 
En vous écoutant tout à l’heure, je me suis dit combien j’aurais aimé pouvoir vous rencontrer, vous rencontrer enfant, vous rencontrer dans votre école pour partager avec vous ce que fut la réalité.
 
J’aurais aimé pouvoir vous parler de ces femmes et de ces hommes communistes que j’ai rencontrés, que j’ai aimés, qui ont donné leur jeunesse ou pour certains, versé leur sang pour notre pays. J’aurais aimé pouvoir vous dire ce qu’était leur vie, leur joie, leur espoir. Parmi eux, il y avait un être qui me fut cher : Guy Môquet. Le connaissez-vous seulement ?
 
Mes jambes me manquent aujourd’hui pour aller d’école en école, il ne me reste plus que l’écrit et mes souvenirs encore clairs de cette période de ma jeunesse.
 
Jusqu’à mon dernier souffle, j’aurais à cœur de me battre pour que notre mémoire vive et qu’elle ne soit ni trahie ni salie.
 
C’est l’inculture qui conduit à l’ignorance, l’ignorance qui conduit à l’oubli. Le négationnisme commence toujours ainsi : par un rire, par une moquerie. On explique alors qu’il ne s’agit que d’un détail de l’histoire.
 
Je ne peux plus me déplacer mais je peux encore témoigner et donc vous rencontrer : si vous l’acceptiez, je vous invite à venir chez moi afin que nous puissions échanger et parler et que je puisse vous dire les yeux dans les yeux ce que furent ma vie et mes engagements. Guy Moquet, à 17 ans, a su écrire, « vous qui restez soyez dignes de nous les 27 qui allons mourrir », je serai toujours digne et je vous enjoins de respecter cette dignité de ce jeune qui nous laisse un message porteur pour l’avenir et non un message de peur face à la mort. Auriez vous eu cette dignité à 17 ans ? L’histoire avant d’être écrite, doit être vécue !
 
Je vous prie de croire en l’expression de mes salutations distinguées.
 
Odette Nilès,
Ancienne internée du camp de Choisel à Chateaubriant
Officier de la Légion d’honneur
Odette Nilès

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On peut douter de l’efficacité de certains débats télévisés qui tournent à la foire d’empoigne plus ou moins tumultueuse. Cependant en fonction de l’heure de diffusion, de la conduite du débat, certains candidats peuvent démontrer le sérieux de leur critique et des propositions qu’ils formulent. Cela m’a paru être le cas de Ian Brossat ! Cela dit on peut aussi douter que ces débats soient de nature à sensibiliser et éclairer des millions de français et puissent se substituer à l’action de terrain des partis politiques (affichage, tracts, porte à porte, actions militantes locales et d’élus, etc.) D’où la nécessité de se doter d’urgence d’une organisation puissante sur les territoires et dans les entreprises…

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2019

 

Le plateau de l’émission de France 2, le 4 avril, sur les élections européennes. Blondet/ABC/Andia.fr<br /><br /><br /><br />

Le plateau de l’émission de France 2, le 4 avril, sur les élections européennes. Blondet/ABC/Andia.fr
 

CAMPAGNE ÉLECTORALE. TROIS DÉBATS TÉLÉVISÉS PEUVENT-ILS « CRISTALLISER » UN VOTE ?

Mardi, 21 Mai, 2019

Dans la dernière ligne droite, les chaînes multiplient les confrontations entre candidats. Si les précédentes ont été peu suivies, elles peuvent fortement influencer un électorat, notamment de gauche, encore indécis.

Plus que cinq jours avant l’échéance électorale à un coup. Au-delà des traditionnels rendez-vous de campagne, il y en a un qui occupera une bonne place dans la dernière ligne droite : celui des débats télévisés. D’ici au scrutin de dimanche, trois chaînes organisent une confrontation entre chefs de parti ou candidats : hier soir, LCI a choisi la formule « une soirée pour deux débats » (deux échanges successifs entre sept candidats), avant celle « tout en un » (onze partis) de BFMTV, jeudi.

C’est le scénario de la principale chaîne, publique celle-ci, qui a fait grincer des dents. France 2 a ainsi décidé de scinder sa soirée de mercredi en deux, en déterminant quelles organisations politiques méritent leur place en première partie de soirée. Si le coprésentateur Thomas Sotto a assuré que sa chaîne a « respecté rigoureusement et scrupuleusement les critères de représentativité du CSA », qui prennent désormais en compte les sondages, le nombre de parlementaires ou encore la contribution au débat électoral, ce choix n’en semble pas moins inégalitaire.

« L’équité » des candidats au détriment de « l’égalité »

Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Benoît Hamon (Génération.s) et Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui débattront ensemble demain sur le site de Yahoo, avaient formulé une volonté commune de boycotter l’Émission politique si leur relégation n’était pas remise en question. Le premier a confirmé sa décision quand Benoît Hamon a pris le parti d’envoyer l’eurodéputé sortant Guillaume Balas à sa place car, dit-il, « si c’est pour débattre avec Francis Lalanne, franchement non merci ». Le PCF, qui de son côté est revenu sur la suspension de sa participation, a rencontré le président du CSA jeudi dernier pour tenter de rectifier cette injustice. Mais, comme toujours, l’argument de l’« équité » a prévalu sur celui de l’« égalité ».

Pour quels résultats ? Alors qu’apparaissaient en avril 2017 des débats à onze candidats, la revue en ligne Contrepoints citait l’ouvrage d’Angus Campbell, The American Voter, pour décrire comment, « plus (les électeurs) s’identifient à un parti », moins ils sont « perméables aux messages des médias ». Et la revue de piocher dans « la théorie de la communication à double étage ébauchée par Paul Lazarsfeld et Elihu Katz » pour expliquer comment les électeurs seraient en fait « plutôt influencés par leur entourage ».

Si 1,8 million de téléspectateurs se sont réunis début avril devant France 2, et seulement 366 000 devant CNews il y a quinze jours, ces débats peuvent cependant « avoir un rôle important » pour les choix « de dernière minute », grâce, ­notamment, à la possibilité pour les candidats de rentrer dans une « stratégie de distinction », relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. D’autant que, parfois, l’écho qui s’ensuit peut lui aussi jouer un rôle, comme ce fut le cas après la performance de Ian Brossat lors du précédent débat sur France 2. L’enjeu n’est pas anodin, tant le nombre d’indécis reste important, environ 30 %, avec une plus grande proportion chez les électeurs de gauche, pointe Frédéric Dabi, pour qui « c’est directement indexé sur l’offre électorale éclatée ». Ainsi, selon le « rolling » quotidien de l’institut, seuls 44 % des ­sondés se déclarant en faveur d’EELV sont certains de glisser un bulletin de la liste menée par Yannick Jadot. Ils sont plus nombreux du côté des partisans de Benoît Hamon et Génération.s (53 %), de la liste PS-Place publique (56 %) ou de la France insoumise (61 %). La certitude est bien plus forte chez les sondés se déclarant en faveur de la liste PCF (85 %). À la veille de la présidentielle de 2017, ce sont ces mêmes débats qui avaient permis à Jean-Luc Mélenchon de « percer » et de rafler des points à Benoît Hamon, passé de deux à un chiffre, rappelle Frédéric Dabi. Pour le responsable de l’Ifop, cette formule ­télévisée a été un « vecteur d’information pour l’électeur », qui pourrait faire office d’« accélérateur de la cristallisation » du vote cette semaine. Toutes proportions gardées, au vu de l’« intérêt faible » que suscite ce ­scrutin.

 
Audrey Loussouarn avec G. M. et L. V.

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Dimanche prochain pas d’état d’âme : il y a la droite extrême, celle qui est au pouvoir et la gauche divisée, avec ses hésitants compromis par leurs politiques passées. Puis il y a le Parti Communiste qui redevient lui-même, fier de son histoire et des conquêtes sociales qu’il a accomplies lorsqu’il était fort et influent. A cette élection européenne une liste incarne ce besoin de renouveau : elle est conduite par IAN BROSSAT ! Votons et faisons voter pour elle, pour une Europe sociale et contre celle de la finance !

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2019

Le meeting de la liste communiste au gymnase Japy, à Paris,<br /><br /><br /><br />
a réuni 2	000 personnes, le 16 mai. Julien Jaulin/Hans Lucas<br /><br /><br /><br />

Le meeting de la liste communiste au gymnase Japy, à Paris, a réuni 2 000 personnes, le 16 mai. Julien Jaulin/Hans Lucas
 

GAUCHE. IAN BROSSAT ENGRANGE DE MULTIPLES SOUTIENS

Lundi, 20 Mai, 2019

La maire de Barcelone, Ada Colau, le philosophe Henri Pena-Ruiz… les appels à voter PCF dimanche prochain arrivent de divers horizons de la gauche.

Au jeu de la redistribution des cartes à gauche, le PCF marque des points. La liste conduite par Ian Brossat pour les européennes de dimanche prochain engrange, depuis quelques jours, les soutiens venus de différents horizons. L’un d’eux est arrivé d’Espagne en fin de semaine. La maire de gauche de Barcelone, Ada Colau, « espère voir à Bruxelles » l’élu parisien : « Grâce à lui, cela fait quatre ans que ­Barcelone et Paris partagent une stratégie pour lutter contre la spéculation immobilière et encadrer les loyers », rappelle-t-elle. « Ce soutien donne de la ­crédibilité à notre conviction qu’il est possible de transformer l’Union européenne à la condition que les forces progressistes s’unissent », se félicite la tête de liste PCF.

En France, alors que son appel aux rassemblements des formations de gauche avait fait chou blanc, différentes personnalités ont décidé de franchir le pas dans la dernière ligne droite. Jusque-là engagé auprès de la France insoumise, le philosophe Henri Pena-Ruiz, a adressé son soutien par courrier. « Face à la morgue de classe de M. Macron, et à sa politique dévastatrice pour les plus démunis, il nous faut un Parti communiste fier de son histoire, et décidé à jouer un rôle moteur dans le rassemblement des forces de progrès », écrit-il dans une lettre lue lors du meeting parisien du PCF au gymnase Japy, qui a réuni 2 000 participants.

« L’idée communiste

est une belle idée »

« Mon soutien à la liste du Parti communiste n’est pas un acte négatif à l’égard de la France insoumise. Ce n’est pas un désaveu, tient à préciser le maître de conférences à Sciences Po. C’est inspiré par une motivation ­positive : j’ai décidé en toute conscience de soutenir la liste de Ian Brossat parce qu’il me paraît fondamental pour l’avenir de la gauche authentique que le Parti Communiste soit représenté au parlement européen. En même temps, ceci repose sur une conviction de longue date que l’idée communiste est une belle idée ».

Un autre historique du Parti de gauche s’est aussi manifesté : « Dans un contexte de grande confusion politique, nous avons besoin d’une gauche fidèle à ses valeurs et qui tend la main », estime Marc Dolez, l’un des fondateurs avec Jean-Luc Mélenchon du PG, que lui a quitté en 2012. Patrice Prat, ancien député PS, proche d’Arnaud Montebourg, utilisera le même bulletin ­dimanche. « J’ai choisi la clarté à gauche pour contrer ce vent néolibéral dont on connaît les résultats. Cette candidature apporte, en plus, de la fraîcheur et du renouvellement », assure-t-il. Les divisions en cours ont aussi joué : « un PCF fort, c’est une gauche plus forte pour réussir l’étape vitale du rassemblement en 2022 ».

Militante socialiste pour le non au référendum de 2005, Françoise Castex fait de son côté valoir son expérience d’eurodéputée : « J’ai vu les élus du PCF travailler au Parlement européen. Ils y sont assidus et y tiennent une ligne politique claire, solide et imperméable aux lobbyistes et aux “petits arrangements”. » Le sénateur RDSE Jean-Pierre Corbisez a, lui, joint sa signature à l’appel de plus de 2 000 élus, publié la semaine dernière ; tandis que la députée européenne sortante des Radicaux de gauche Virginie Rozière a fait une apparition à un meeting du PCF à Montpellier, sans aller plus loin.

« Nous pouvons réaliser un beau résultat »

« Le rassemblement s’élargit de jour en jour, se réjouit Ian Brossat. Tout cela montre qu’il n’y a pas besoin d’être communiste pour voter communiste le 26 mai et que nous pouvons réaliser un beau résultat. » La « dynamique » de sa campagne, saluée par les médias, et le premier sondage à 4 % tombé en fin de semaine commencent à lever des inquiétudes dans le reste de la gauche. « La force doit aller à la force. (…) On ne parle pas, comme M. Brossat, l’adjoint de Mme Hidalgo, de passer de 2 % à 3,5 % : nous parlons de prendre le pouvoir », a taclé hier Jean-Luc Mélenchon (entre 7,5 et 10 %, selon les ­sondages) après avoir annulé son meeting parisien pour cause d’orage.

En retour, Ian Brossat s’en est tenu à rappeler sa « ligne de conduite », promue depuis quelques semaines : « On ne se tire pas dans les pattes, la gauche est déjà très divisée, inutile d’ajouter les bisbilles et les ­attaques à la dispersion. »

 
Julia Hamlaoui
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DIDIER FASSIN : « L’ÉTAT PUNITIF REMPLACE PROGRESSIVEMENT L’ÉTAT SOCIAL »

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2019

PHOTO BRUNO ARBESU / RÉA.

PHOTO BRUNO ARBESU / RÉA.

DIDIER FASSIN : « L’ÉTAT PUNITIF REMPLACE PROGRESSIVEMENT L’ÉTAT SOCIAL »

Jeudi, 16 Mai, 2019

Pour l’anthropologue et sociologue, la répression violente des mouvements sociaux « n’est pas à expliquer du côté de la base mais au plus haut niveau de l’Etat» dans un «chèque en gris» aux forces de l’ordre…

Depuis plus de cinq mois, les gilets jaunes et plus largement ceux qui participent à ce mouvement de contestation sociale dénoncent de nombreuses violences policières. Les condamnations en justice sont également nombreuses. Comment réagissez-vous ?

L’usage excessif de la force contre un mouvement social est toujours un signe de faiblesse du pouvoir, et l’autoritarisme déployé par le gouvernement témoigne d’une perte d’autorité, laquelle suppose l’exercice de la volonté sans exercice de la violence. Ce gouvernement sans expérience politique montre ses limites. Le ministre de l’Intérieur en est réduit, d’un côté, à produire des mensonges d’État sur la composition des gilets jaunes, sur l’absence de blessés par la police – quand ses services en comptent déjà plusieurs centaines –, ou sur l’attaque d’un hôpital lorsqu’il s’agit de manifestants pacifiques cherchant un refuge pour se protéger de l’attaque des forces de l’ordre, et, d’un autre côté, à proférer de dangereuses rodomontades, comme lors de la prise de fonction du nouveau préfet de police de Paris, menaçant celles et ceux qui descendent dans la rue et couvrant par avance les policiers qui se livrent à des actes déviants.

Le président lui-même semble désemparé et, après avoir demandé à ses proches collaborateurs d’étouffer l’affaire Benalla, il a recours lui aussi à ce type de rhétorique faite de calomnies et d’intimidations. Il qualifie les gilets jaunes de foule haineuse qui s’en prend aux juifs, aux étrangers et aux homosexuels, et déclare que les personnes qui manifestent avec eux seront tenues pour complices des violences et dégradations commises.

Il est clair, dans ces conditions, que les violences policières ne sont pas à expliquer du côté de la base, mais au plus haut niveau de l’État dans ce que le criminologue canadien Jean-Paul Brodeur appelle un « chèque en gris » donné aux forces de l’ordre.

Nombre d’observateurs ont souligné le changement de doctrine de maintien de l’ordre au tournant du mouvement des gilets jaunes. Que vise le gouvernement avec ces méthodes ?

Il s’agit à la fois de mater et de discréditer le mouvement. Mais la dynamique a été enclenchée bien avant, en particulier avec la déclaration de l’état d’urgence en 2015 et le vote d’un texte introduisant les principales mesures de l’état d’urgence dans la loi ordinaire en 2017. Selon la célèbre formule du philosophe allemand Walter Benjamin, l’exception devient progressivement la règle.

Au-delà des gilets jaunes, on a assisté à des méthodes de maintien de l’ordre musclées lors du défilé du 1 er Mai. Une répression qui s’adresse davantage cette fois à des militants syndicaux plus traditionnels. Est-ce un fait nouveau ?

Ce n’est pas totalement nouveau, mais il est remarquable que, faute d’être en mesure – et peut-être même d’essayer – d’interpeller les casseurs, les forces de l’ordre s’en prennent à celles et ceux qui protestent calmement, usant de leur droit de manifester, et plus particulièrement à celles et ceux qui peuvent témoigner des exactions policières, à savoir les journalistes et les personnes en train de les filmer, qui sont largement surreprésentés parmi les blessés graves touchés au visage par des lanceurs de balles de type Flash-Ball.

Dans le cas des syndicalistes, de surcroît le jour de la Fête du travail, il est difficile de penser qu’il s’agit d’un hasard quand le président de la République a lui-même théorisé et mis en application l’affaiblissement et la marginalisation des représentants des travailleurs.

Vous avez travaillé sur la Brigade anti-criminalité (BAC) dans les banlieues. Cette brigade est aujourd’hui en première ligne dans les accusations de violences policières lors des manifestations, et notamment pour son utilisation du LBD. Les banlieues ont-elles servi de laboratoire avant l’engagement de cette force de police sur des mouvements sociaux ?

Je ne le pense pas vraiment. La présence des Brigades anti-criminalité en appui des forces de l’ordre traditionnelles dans les manifestations est, je crois, aussi ancienne que l’existence de ces unités spéciales. Mais votre question permet de souligner ce qui est trop souvent ignoré, à savoir la double mission des forces de l’ordre dans l’espace public.

Il y a le maintien de l’ordre lors de manifestations, comme ce à quoi on assiste tous les samedis depuis novembre dernier. Une version plus dure encore s’exprime dans la répression de désordres qui éclatent après la mort d’une ou plusieurs personnes lors d’interactions avec la police. Et il y a les activités dites de sécurité publique, qui visent essentiellement les quartiers populaires et leurs habitants, sur leur lieu de résidence aussi bien que dans les lieux publics, notamment les gares, sur la base d’un profilage racial. Elles consistent en une pression quasi quotidienne par des contrôles d’identité et de fouilles au corps, s’accompagnant de formes diverses d’humiliation, brimades, menaces, parfois de sévices et d’interpellations.

Alors que le maintien de l’ordre est spectaculaire et abondamment commenté dans les médias, les activités de sécurité publique demeurent presque invisibles et rarement dénoncées, hormis lorsqu’un accident grave survient.

Peut-on établir un lien entre la répression des mouvements sociaux et la politique économique menée par le gouvernement français ?

Il n’y a pas de relation mécanique entre les deux phénomènes, mais force est de constater que le durcissement presque continu des politiques répressives depuis le milieu des années 1980 est concomitant d’un creusement tout aussi régulier des disparités économiques. Et il est encore plus remarquable que cette répression s’abat en priorité sur les principales victimes de ces disparités, notamment les classes populaires d’origine immigrée, même si aujourd’hui elle s’étend au-delà. Pour ces dernières, l’État punitif remplace progressivement l’État social. Et l’on peut en effet s’attendre à ce que plus l’État libéral approfondit les inégalités, plus la répression va s’imposer pour maintenir l’ordre.

Entretien réalisé par D. C.

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Je demande à nos camarades les plus anciens de se mobiliser pour voter et faire voter pour la liste de Ian Brossat. Avec ou sans carte, parfois isolés et sans lien avec notre parti, vous pouvez permettre un redressement dans le cadre des objectifs définis par notre dernier Congrès. Il y va de l’avenir de la jeunesse et de l’amélioration des conditions de vie de notre peuple et de la paix dans le monde ! Ceux qui vivent sont ceux qui luttent…

Posté par jacques LAUPIES le 18 mai 2019

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