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Les cathédrales sont le témoignage de la longue marche de l’humanité avec ses victoires et ses défaites

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2019

 Je ne suis pas croyant au sens ou on l’entend généralement, plus enclin à croire que la pensée n’est pas antérieure à la matière. Comme la science avance et fait reculer l’obscurantisme, mais seulement reculer, je doute que la question soit tranchée de sitôt !

Le peu de voyage que j’ai pu faire m’a conduit parfois dans des veille « saintes » comme Jérusalem et Fes par exemple et à visiter quelques sites réputés empreints de religiosité comme la cathédrale de Chartres, de Rouen, et quelques autres. A chaque fois comme lorsque j’ai visité Sainte Sophie à Istambul je me suis senti saisi d’une certaine émotion face à ces merveilles qui s’inscrivent dans l’évolution de nos civilisations, produits du génie humain et de cette créativité qui lui appartient quand ils imagine un quelconque paradis ici ou là.

Un génie toujours toujours le fruit d’une sorte d’utopie, fut-elle bâtie sur la raison et parfois la déraison et quelque illumination. Cela appartient à notre espèce dans ses évolutions et son adaptation à la nature pour subsister et c’est toujours une tristesse d’en voir oubliés, parfois méprisés, sinon détruits les plus beaux témoignages !

S’il est heureux que l’on salue les bâtisseurs de cathédrale et autres monuments et vestiges de la longue marche d’humanité il ne faut cesser combattre ceux qui par la violence et les guerres et tout simplement le goût du profit conduisent parfois à leur perte.

 

Une Parisienne espère que ce sinistre agira comme un électrochoc auprès des pouvoirs publics, pour enfin mettre sur pied une politique du patrimoine digne de ce nom. Photo : Ludovic Marin/AFP

Une Parisienne espère que ce sinistre agira comme un électrochoc auprès des pouvoirs publics, pour enfin mettre sur pied une politique du patrimoine digne de ce nom. Photo : Ludovic Marin/AFP

NOTRE-DAME : LE JOUR D’APRÈS, AU CHEVET D’UNE « RESCAPÉE »

Mardi, 16 Avril, 2019

Reportage. Parisiens ou touristes, chrétiens ou non, ils sont venus par milliers, mardi matin, autour de l’Ile de la Cité, pour se rendre compte des dégâts infligés par les flammes à l’emblématique cathédrale.

Notre-Dame est toujours debout. Ce mardi matin, le constat dressé par les nombreux badauds se pressant autour de la carcasse encore fumante de la cathédrale, contribuait à sécher un peu les larmes de la veille, quand un spectaculaire incendie s’est déclaré au cœur de la toiture du célébrissime édifice parisien. « Oui, je suis rassurée, confie Juliette, 59 ans, une responsable de PME, tout juste descendue de son vélo. Je tenais à venir ici, avant d’aller travailler, pour me rendre compte de l’étendue des dégâts. Là, c’est sûr, on va pouvoir réparer. Ça prendra du temps, mais elle renaîtra. » Sous un ciel gris et humide, ils étaient encore des milliers à déambuler sur le quai de Montebello, rive gauche, en face de ce lieu sacré, symbole de la capitale, érigé pendant plus de deux siècles à partir de 1163.

Lire aussi : Notre Dame de Paris, défigurée mais encore debout, sera rebâtie

« C’est un peu de notre chair qui est partie la nuit dernière, de notre mémoire, de notre culture, égrène Madeleine, 70 ans, une Parisienne qui habite non loin, à Saint-Paul. Jusqu’à ce drame, on passait à côté sans trop y porter attention. Notre-Dame faisait partie du paysage. Aujourd’hui, on la regarde vraiment, croyant comme non-croyants. » La septuagénaire espère que ce sinistre agira comme un électrochoc auprès des pouvoirs publics, pour enfin mettre sur pied une politique du patrimoine digne de ce nom. « Il y a un vrai souci là-dessus : on laisse se dégrader de nombreux bâtiments, chrétiens ou pas, mais aussi notre patrimoine naturel. Il faut maintenant un sursaut, pas seulement intellectuel ou moral, mais concret, financier. »

« Je suis dévastée, c’est un spectacle irréel »

Sur le pont au double, au plus près du parvis où seuls des véhicules de pompiers se trouvaient ce mardi matin, trois sapeurs discutent, les visages marqués par le combat de la nuit. Ils n’ont pas le cœur, ou l’énergie, à discuter avec les journalistes qui ont envahi les lieux. Chevauchant les énormes tuyaux qui ont servi à pomper l’eau de la Seine pour éteindre le sinistre, ils repartent vers une autre tâche. Au sommet du beffroi nord, la tour dont on ne savait pas, au cœur de l’incendie, si elle serait épargnée par les flammes, une dizaine d’officiels observent d’en haut l’ampleur des dégâts et prennent des photos. Des drones devaient aussi les aider dans cette tâche.

« Je suis dévastée, c’est un spectacle irréel, témoigne Mary Jane, une touriste américaine de 76 ans, arrivée la veille à Paris avec son petit-fils, David, 25 ans. Nous voulions visiter Notre-Dame lundi, mais la file d’attente était tellement grande que nous avons renoncé. C’est en allant dîner que nous avons vu les premières fumées. » La grand-mère et son petit-fils ont tenu à revenir ce mardi, pour saluer la vieille dame blessée. « Même si elle avait été détruite entièrement, elle serait restée dans les mémoires. Là, ce n’est pas le cas. Ils vont la reconstruire, c’est sûr », assure la septuagénaire, les yeux embués.

Depuis la veille, les quais de Seine se sont transformés en une tour de Babel, où d’un mètre à l’autre, on passe de l’espagnol à l’anglais, du japonais au coréen, du russe à l’italien. Touristes ou journalistes, tous ont le sentiment de vivre un moment d’histoire. Beaucoup de croyants sont là aussi, comme Anita, 61 ans, doudoune violette sur le dos. « Hier, j’étais dans un groupe de prière et j’ai prié pour Notre-Dame. Ça fait du bien de la voir debout, même si les dégâts, à l’intérieur, doivent être considérables. Ce qui s’est passé, c’est comme un cauchemar. Aujourd’hui, on s’en réveille à peine. » ​​​​​​​

« Notre tristesse est immense devant la tragédie qui frappe Notre-Dame de Paris. Paris est ainsi balafré, la France amputée de l’un des trésors de l’Humanité. Nous partageons la peine et la tristesse de tous les catholiques et au delà de toutes les consciences abattues face à la disparition de ce symbole du génie humain. Celui dont Victor Hugo disait « Chaque face, chaque pierre de ce vénérable édifice est une page non seulement de l’histoire du pays mais encore de l’histoire de la science et de l’art ». » Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

Alexandre Fache

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On ne peut évidemment qu’être attristé par cet incendie de l’un des plus grands joyaux de l’architecture médiévale que représente la cathédrale de Paris. Cela nous parait à la fois irréaliste et incompréhensible ? Comment va-t-on expliquer qu’un tel drame puisse avoir eu lieu…

Posté par laupiesjacques le 16 avril 2019

 

 

On ne peut évidemment qu'être attristé par cet incendie de l'un des plus grands joyaux de l'architecture médiévale que représente la cathédrale de Paris. Cela nous parait à la fois irréaliste et incompréhensible ? Comment va-t-on expliquer qu'un tel drame puisse avoir eu lieu... dans POLITIQUE

LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE PARIS RAVAGÉE PAR UN INCENDIE

Lundi, 15 Avril, 2019

Un violent incendie à l’origine encore inconnue ravageait lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris, d’immenses flammes dévorant la toiture du bâtiment le plus visité d’Europe, poussant Emmanuel Macron à reporter son allocution télévisée post-grand débat.

Actualisation à 23H : La structure de Notre-Dame « est sauvée et préservée dans sa globalité » selon les pompiers.
 
Une épaisse fumée aux teintes jaunâtres se dégageait de l’édifice, gagné par les flammes. Une partie de l’île de la cité, au coeur de Paris, était en cours d’évacuation vers 19h30. La flèche de l’édifice, culminant à 93 mètres de haut, s’est effondrée sur elle-même peu avant 20H00. Le feu, qui se propage extrêmement rapidement, a pris dans les combles de la cathédrale, ont indiqué les pompiers. Il semble être parti d’échafaudages installés sur le toit de l’édifice, construite entre le XIIe et le XIVe siècle, selon les pompiers.
 
« Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d’un côté et du XIIIe de l’autre, il n’en restera plus rien », a indiqué à l’AFP André Finot, le porte-parole de Notre-Dame. Selon lui, le feu s’est déclaré aux alentours de 18H50. Le long des quais et sur les ponts qui mènent à l’île de la cité, une foule de badauds est arrêtée et prend des photos, de l’immense panache de fumée.
 
Le chef de l’Etat qui devait dévoiler à 20H00 ses mesures de synthèse du grand débat national a décidé de reporter son allocution télévisée à une date qui n’a pas été précisée, a-t-on appris auprès de l’Elysée. Le chef de l’Etat se rend sur place, a annoncé l’Elysée.
 
« Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris », a déploré sur Twitter la maire de la Paris Anne Hidalgo. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.
 
Environ 13 millions de touristes chaque année le bâtiment, situé au coeur de la capitale française. D’importants travaux y ont lieu depuis plusieurs mois, notamment pour nettoyer l’édifice, noirci par la pollution.
 
Très prisée des touristes, cette cathédrale, qui est aussi un sanctuaire marial élevé au rang de basilique, continue d’assurer ses fonctions d’édifice religieux: cinq offices y sont célébrés quotidiennement, et sept les dimanches. Avec les fêtes et célébrations exceptionnelles, ce sont plus de 2.000 offices qui résonnent chaque année sous ses voûtes.
 
La flèche de la cathédrale, dressée sur les quatre piliers du transept, est un des symboles de la capitale française.
 
Les touristes d’outre-Atlantique sont notamment particulièrement attachés à Quasimodo et aux autres personnages sortis de l’imaginaire de Victor Hugo, dont le roman « Notre-Dame de Paris » (1831) a amplifié le mouvement en faveur de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle.

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Votez liste du communiste Ian Brossat

Posté par laupiesjacques le 15 avril 2019

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Besoin de formation ou simplement de culture !

Posté par jacques LAUPIES le 15 avril 2019

 

 

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RENDEZ-VOUS. CITOYENS ET MILITANTS, FAITES LE PLEIN D’IDÉES !

Lundi, 15 Avril, 2019

Avec les cours de l’université permanente à l’espace Niemeyer et les rencontres de la Coop des idées 93 à Pantin, il y a l’embarras du choix en matière de culture populaire.

Lancée fin septembre 2018, l’université permanente a maintenant ses habitués et ses fans : sur place chaque mardi à l’espace Niemeyer (2, place du Colonel-Fabien à Paris) ou sur les réseaux sociaux et encore sur la chaîne accessible sur la plateforme YouTube. Les quatre cours (philosophie sur le matérialisme, histoire sur la Révolution française, littérature sur Aragon et économie sur les crises) proposent dans les semaines à venir des rencontres à ne rater sous aucun prétexte : le mardi 16 avril à 19 heures « De la République conservatrice à la démocratie représentative » avec l’historien Pierre Serna ; le mardi 23 avril, toujours à 19 heures « La révolution informationnelle, une réponse à la crise ? » avec l’économiste Frédéric Boccara. En mai, le mardi 7, on planchera sur « Matérialisme et sciences » avec le philosophe des sciences Didier Gil, le mardi 14, la conférence « Construction d’un mythe : d’Elsa Triolet à Elsa » sera donnée par l’universitaire Marie-Thérèse Eychart. Sans oublier le dialogue inédit le vendredi 24 mai entre la professeure de philosophe Stéphanie Roza et l’historien Jean-Marc Schiappa autour de « La conjuration des égaux ». De quoi moudre quelques grains !

À deux pas ou presque au 14, rue Victor-Hugo à Pantin (Seine-Saint-Denis) le mercredi 17 avril à 18 h  30, une rencontre exceptionnelle à l’initiative de la Coop des idées permettra, elle, d’envoyer quelques grains de sel afin d’enrayer la machine infernale de la régression, du repli dangereux du racisme et de la xénophobie. Sur le thème « Histoires d’une nation », la « rencontre des experts du quotidien » réunira la psychanalyste Alice Cherki, l’auteure de documentaires Françoise Davisse, la sociologue de l’immigration Maryse Tripier. Cette initiative de réflexion à ciel ouvert commune verra les contributions artistiques de l’écrivain et conseiller littéraire des bibliothèques du département Arno Bertina, l’écrivain Bernard Chambaz et le musicien de jazz et compositeur Sylvain Kassap. Et la participation amicale du dessinateur Pef ! Autant se le dire, c’est un rendez-vous incontournable des militants et citoyens de la culture populaire et de l’émancipation humaine.

Pierre Chaillan

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Assez de médias télévisés avocats d’un pouvoir en difficulté…

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2019

Les représentants du patronat et de la finance réussissent à se maintenir au pouvoir d’un quinquennat à l’autre pour ce qui est du pouvoir politique au plan national mais aussi international  ni plus ni moins que grâce à une main mise inquiétante sur les médias.

Même les chaînes publiques en dépendent et cela se voit dans la manière de construire les débats et faire les commentaires où elles apparaissent de plus en plus à la solde du pouvoir macroniens. Et si les liens existant entre ce pouvoir  et les journalistes collabos ne sont évidemment issus d’entente écrites et contractuelles, elles éclatent à nos yeux.

Le fait d’avoir tenté de refouler du débat les communistes sur France 2 le 4 avril – avec d’autres courants politiques – est un témoignage édifiant  et la manière dont sont traités certains candidats « génants »

Dupont d’Aignan par exemple – avec qui vous vous en doutez je ne partage pas la vision et le rapport à l’Europe – hier sur France Info, a été soumis scandaleusement à une obstruction de trois journalistes qui se sont comportés en opposants politiques et ont construit un débat haché et entrecoupé de « sujets » qui cassaient carrément la cohérence du discours du candidat.

Les exemples pourraient se multiplier de ce type de méthode en particulier sur les chaînes publiques qui mériteraient contre elles un recours juridique de tout citoyen et en particulier de ceux qui acquittent la redevance.

 

 

 

 

Pour la septième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron, des retraités étaient mobilisés partout en France jeudi 11 avril. Photo : Thomas Samson/AFP

Pour la septième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, des retraités étaient mobilisés partout en France jeudi 11 avril. Photo : Thomas Samson/AFP

HALTE À L’ENFUMAGE SUR LE NIVEAU DE VIE DES RETRAITÉS

Vendredi, 12 Avril, 2019
Lors de chaque journée d’action menée à l’initiative des organisations de retraités pour la défense de leur pouvoir d’achat, les médias font parler des ministres et des commentateurs qui font d’eux des privilégiés pris en charge par les actifs au détriment du niveau de vie de ces derniers. On occulte ainsi le fait que chaque pensionné perçoit une retraite en fonction des cotisations qui ont été prélevées sur son salaire quand il était actif, alors même que la revalorisation des pensions ne suit plus l’évolution de l’inflation.

 
Il était difficile hier pour les médias audiovisuels de ne pas parler de la situation des retraités dans la mesure où ils manifestaient dans tout le pays pour défendre leur pouvoir d’achat à l’appel de neuf syndicats et associations. Car depuis deux ans ils sont les cibles privilégiées du nouveau président de la République, du gouvernement qu’il a mis en place et des députés godillots du groupe LaREM. Hier on a même sorti opportunément une note du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) qui indique que les retraités ont perdu 0,5 % de pouvoir d’achat en moyenne entre 2010 et 2015, mais que leur situation s’est moins dégradée que celle du reste de la population qui aurait, en moyenne, perdu 2,5 % de pouvoir d’achat durant ces six années. Cette description appelle au moins deux remarques. Suite à la crise financière de 2008 le chômage et la précarité de l’emploi ont beaucoup augmenté en France comme un peu partout dans le monde. Ajoutons qu’un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié le 10 avril montre que depuis près de 40 ans les mutations de l’emploi avec les délocalisations et l’automatisation ont fragilisé le salariat, notamment dans les pays développés où le coût du logement en hausse constante diminue aussi le pouvoir d’achat des ménages.

Les allusions sournoises d’Agnès Buzyn

Hier matin sur LCI, la ministre de la Santé s’est bien gardée de fournir cette explication. Agnès Buzyn a déclaré que « les retraités ont de revenus un peu supérieurs à ceux qui travaillent », ajoutant que « les personnes actives ont du mal à vivre de leur travail » et que « le choix du gouvernement a été de revaloriser le travail ». Ces allusions sournoises masquent la réalité suivante : afin qu’une misérable augmentation du salaire des actifs ne coûte rien au patronat en 2018, le gouvernement dirigé par Édouard Philippe, Agnès Buzyn, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et les autres a augmenté de 1,7 % de la CSG payée par les retraités sur la pension brute, ce qui a diminué les pensions nettes de 1,82 %. Comme ce gouvernement veut encore réduire le pouvoir d’achat des pensions de retraite, il a décidé qu’elles n’augmenteraient que de 0,3 % cette année et l’année prochaine.

La pension moyenne des femmes est de 1.091€ bruts par mois

Depuis deux ans, la nouvelle équipe qui dirige le pays veut convaincre les Français que les retraités sont des privilégiés qui coûtent cher aux actifs. Il faut ici préciser que la pension nette moyenne des 16 millions de retraités est de 1.389€ nets par mois en France hommes et femmes confondus et que la pension moyenne des femmes est 1O91€ bruts par mois, soit 42 % de moins que les hommes. Quand on nous dit que les retraités ont un meilleur pouvoir d’achat que la moyenne des Français, on occulte plusieurs réalités. Primo, ils ont cotisé durant leur vie de travail pour acquérir ces droits à pension. Secundo, ils ont souvent emprunté, parfois à des taux très élevés comme dans les années 1980, pour devenir propriétaires d’une maison ou d’un appartement qu’ils ont fini de payer depuis. Ces retraités qui manifestaient hier pour défendre leur pouvoir d’achat ne sont donc pas des privilégiés. Hier aussi, plusieurs notes de l’INSEE étaient consacrées à l’évolution des prix dans le commerce. La première prenait en compte l’évolution globale des prix tous types de commerces confondus. La seconde portait les prix dans les grandes surfaces, tandis qu’une troisième informait sur l’évolution des loyers. Pour le seul mois de mars, les prix ont augmenté en moyenne de 0,2 % dans le commerce de détail après avoir progressé de 0, 4 % en février et de 0,1 % en janvier. Cela une donne une augmentation moyenne des prix de 0,8 % pour le premier trimestre de l’année 2019. Cette hausse est déjà est deux fois plus élevée que ne sera la « valorisation » des pensions pour toute l’année, à savoir 0,3 % si la décision prise dès l’automne 2018 par le gouvernement ne change pas. La note sur grandes surfaces donne moins de précisions sur l’évolution des prix de détail, mais elle nous indique une hausse de 2 % des produits alimentaires sur un an dont 2,8 % sur les boissons.

Le prix de l’énergie en hausse de 5,1 % sur un an

Quand on regarde les choses de près, on découvre que, sur un an, la hausse moyenne des prix alimentaires a été de 2,5 % dans le commerce de détail, mais celle de produits frais s’est élevée à 4,2 %. Quand on est fumeur, on a subi une hausse de 8,1 % sur le tabac tandis que le prix de l’énergie (carburants, gaz, électricité) a augmenté de 5,1 % sur un an. Mais le plus dur est encore à venir concernant l’électricité. En effet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), propose au gouvernement d’augmenter les tarifs réglementés de 5,9 % au mois de juin prochain. En pourcentage, c’est à peu près 20 fois plus que la hausse de 0,3 % prévu pour les pensions de retraite en 2019 ! C’est tellement énorme que les deux associations de consommateurs CLCV et UFC-Que Choisir ont adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle on peut lire : « Approuver le raisonnement de la CRE reviendrait à tourner le dos aux attentes des Français en termes de pouvoir d’achat et à la logique de dialogue que vous avez mise en place durant le grand débat national ».

Petites retraites et niveau des dépenses incompressibles

Composé ou pas de retraités, quand les ressources mensuelles d’un ménage sont faibles, la part du budget consacré à l’alimentation augmente, de même que celle consacrée à l’énergie. C’est également le cas quand on doit payer un loyer pour l’appartement ou la maison que l’on occupe. Dans le secteur, une autre note de l’INSEE indique que les loyers ont augmenté de 1,70 % sur un an. Mais, quand on est à la fois retraité et locataire d’un logement HLM bénéficiant de l’Aide personnalisée au logement (APL) on sait déjà que le gouvernement a prévu de limiter l’augmentation de cette APL de 0,3 % en 2019 comme en 2020. En résumé, avec une petite retraite le taux d’effort budgétaire consacré aux dépenses difficilement compressibles est en augmentation constante, ce qui conduira à d’insupportables privations d’une façon générale. Voilà qui montre à quel point la nouvelle journée d’action conduite hier par les retraités était pleinement justifiée. Et on peut raisonnablement penser qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres.

Gérard Le Puill

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