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Ian Brossat invité de Regards

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2019

 

Ian Brossat

Tête de liste du Parti communiste français aux élections européennes,

Adjoint à la Maire de Paris en charge du logement,

Il était l’invité de La Midinale de Regards,

Ce vendredi 26 avril 2019

https://youtu.be/ZMlPT6T8ZmE

Ian Brossat invité de Regards dans POLITIQUE 2k262

« Emmanuel Macron a fait un bras d’honneur aux gilets jaunes »

 

Sur les annonces d’Emmanuel Macron

« Le problème avec Emmanuel Macron, c’est que, même quand on en attend rien, on est déçu quand même. »

« J’ai trouvé que c’était un discours décevant tout simplement parce qu’il ne tient pas compte de ce qui s’exprime depuis six mois. »

« Il répond que tout va continuer comme avant, et même pire que ça, puisqu’il a bien l’intention d’accélérer. »

 

Sur les mesures « impopulaires »

« Il nous demande de le créditer d’une certaine forme de courage. Mais le courage, ça ne consiste pas à demander aux gens modestes de faire des efforts supplémentaires. »

« Le courage, c’est précisément de s’attaquer aux privilèges des puissants. Mais les riches semblent bénéficier d’une espèce de totem d’immunité. »

« La clef, si on veut répondre aux revendications de la France populaire, c’est le partage. C’est d’accepter de s’en prendre aux privilèges des puissants, de ces milliardaires qui sont trois fois plus nombreux qu’il y a dix ans. »

 

Sur les gilets jaunes

« Emmanuel Macron a fait un bras d’honneur aux gilets jaunes. Il ne répond en aucun cas à la revendication de justice sociale. »

« Je pense qu’il y a une stratégie du président de la République qui consiste à s’adresser à un Français sur trois. »

 

Sur la sécurisation des frontières européennes

« Je suis favorable à la fermeture des frontières pour les fraudeurs fiscaux. »

« Nous vivons aujourd’hui dans une Union européenne où on passe son temps à ériger des frontières pour empêcher que les réfugiés entre sur notre territoire et, dans le même temps, c’est frontières ouvertes pour les fraudeurs fiscaux avec des paradis fiscaux à l’intérieur même des frontières européennes. »

 

Sur l’art d’être français

« Emmanuel Macron a tellement enfilé les perles qu’il y avait de quoi remplir toutes les vitrines de la Place Vendôme. »

« Je ne sais pas ce que ça veut dire l’art d’être français. »

« La France a une identité particulière et des spécificités. »

« L’égalité est une valeur très française et je suis fier qu’elle figure sur notre devise républicaine. »

« Emmanuel Macron veut tuer la retraite par répartition en mettant en place la retraite par points et a évoqué la suppression du statut de fonctionnaire. Donc l’héritage de l’après-1945, Emmanuel Macron veut le mettre à terre. »

 

Sur sa candidature aux européennes

« Les communistes ont combattu avec constance tous les traités européens libéraux. »

« On peut nous créditer d’une certaine forme de cohérence dans notre combat parce que nous avons perçu très tôt l’ADN libéral de cette Europe. »

« Nous avons une belle liste qui permettra de faire élire une ouvrière [Marie-Hélène Bourlard] au Parlement européen. »

« Dans cette assemblée de lobbyistes et de financiers, ça ferait du bien d’avoir une femme comme Marie-Hélène Bourlard qui a tenu tête à Bernard Arnault. »

« Nous souffrons de politiques libérales qui sont déclinées à l’échelle nationale comme à l’échelle européenne. C’est donc l’occasion de mettre un carton rouge à Macron et aux politiques libérales qui sont appliquées à l’échelle de l’Europe. »

« Il faut que l’Union européenne accepte qu’en son sein, il puisse y avoir des modèles économiques différents. »

« Il faut que l’Union européenne, par exemple, permette à nous Français de maintenir un haut niveau de services publics. »

 

Sur l’après-européennes

« Nous traversons une période qui est marquée par une grande division à gauche et je pense qu’au lendemain du 26 mai, il faudra retrouver le chemin du dialogue et encore mieux, du rassemblement. »

« Pour que l’union puisse se faire, il faut, à mon sens, réunir deux conditions : la première, c’est qu’il faut que cette union se fasse en rupture avec les politiques libérales (…). Le deuxième, qui est une condition de méthode, c’est que cette union ne pourra pas se faire avec l’hégémonie d’un parti politique sur les autres pour la simple et bonne raison qu’aujourd’hui, aucun parti politique n’est hégémonique à gauche. »

« L’enjeu, c’est d’éviter qu’on ait un paysage politique polarisé autour des libéraux d’une part et des fachos d’autre part. »

 

Sur les violences policières

« Le Conseil de Paris a adopté de très nombreuses délibérations et déclarations qui dénonçaient les violences policières. »

« Nous avons voté des textes très clairs qui dénoncent les violences policières. »

 

 

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