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Enfin la seule solution pour tous, gilets jaunes compris : l’unité d’action. Le premier mai sera une étape importante pour faire fléchir le gouvernement et les cumulards de profits qu’il défend bec et ongle !

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2019

 

 

ANNONCES DE MACRON. CGT ET GILETS JAUNES RÉPLIQUENT À LA DUPERIE

Les manœuvres du chef de l’État pour éteindre la crise sociale n’ont pas trompé des milliers de personnes qui ont manifesté samedi à l’appel des gilets jaunes et de la CGT.

Les yeux creusés, Nadine manifeste après sa pénible semaine de travail. Employée dans le service à la personne, cette gilet jaune résume en ces termes les annonces d’Emmanuel Macron : « C’est du grand bla-bla. Mes difficultés ne vont pas s’améliorer, mon compte en banque sera toujours dans le rouge au début du mois. » Comme elle, environ 6 000 personnes ont battu le pavé parisien, samedi, pour riposter aux « offensives du capital » et du gouvernement, à l’appel de fédérations, unions locales CGT et gilets jaunes, soutenus par des organisations politiques comme le PCF, le NPA ou la France insoumise. « Des milliers d’emplois sont détruits en silence dans le commerce et ailleurs. Le chef de l’État n’a même pas eu un mot contre ces grandes entreprises, comme Carrefour, qui licencient alors qu’elles touchent du Cice », fustige Amar Lagha, secrétaire général de la fédération CGT commerce et services.

Au départ de la manifestation, place Montparnasse, Jean-Michel et Valérie, de la CGT Pas-de-Calais (Nord), ne digèrent pas l’absence de mesures en faveur des salariés. « Ce gouvernement n’entend pas les difficultés à boucler les fins de mois, il n’a même pas annoncé une hausse du Smic », regrette cette employée de La Poste depuis dix-huit ans. Quant à la pérennisation de la prime exceptionnelle, ce dispositif est une chimère : « L’hiver dernier, mon patron a refusé de la verser, alors je ne compte pas là-dessus », pointe Jean-Michel, un ouvrier touchant 1 500 euros par mois, sans aucun avantage, comme le treizième mois. Exonérée de cotisation sociale, cette prime est dénoncée par les manifestants comme « une fausse bonne idée » : « Une fois de plus, les patrons ne vont pas payer de cotisation, au détriment de la Sécurité sociale. Ce que nous désirons, c’est une hausse des salaires dans les entreprises, mais Macron ne les a même pas incités à le faire. Comme d’habitude, il ne soutient pas les employés », dénonce-t-il.

« On a les mêmes revendications que les syndicats. On sera là le 1er Mai »

Alors, entendre le chef de l’État invoquer la nécessité de « travailler davantage » agace. Cette piste, Emmanuel Macron l’a évoquée pour financer une baisse de l’impôt sur le revenu pour « les classes moyennes », à hauteur de 5 milliards d’euros. Sur ce point, Serge (CGT Air France) se sent berné : « C’est aux Français de bosser davantage pour financer une diminution d’impôt qui va profiter aux plus aisés. Les catégories les plus fragiles ne sont pas concernées, alors que le mouvement social souhaite plus de justice fiscale. Il fallait plutôt toucher à la TVA sur les produits de première nécessité. » Sa pancarte sur le dos, il exige le rétablissement de l’ISF. Mais le gouvernement continue de fermer la porte à cette revendication phare des gilets jaunes. Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a simplement consenti à une « évaluation » de la mesure, déjà annoncée par Benjamin Griveaux pour l’automne 2019. Pas de quoi convaincre Serge (CGT) : « Comme pour le Cice, ils vont trouver des astuces pour dire que le dispositif fonctionne. Mais un an après la suppression de l’ISF, personne au gouvernement n’est en mesure de dire si un fortuné a investi dans l’économie réelle. Pendant que les hôpitaux ferment, le gouvernement se prive de 3 milliards d’euros sur le dos des travailleurs ! »

Creuser toujours plus les inégalités, c’est un des risques de la réforme des retraites par points, alerte encore Évelyne. Si Emmanuel Macron a affirmé ne pas toucher à l’âge légal du départ, comme il s’y était engagé lors de la campagne présidentielle, il a en revanche annoncé un allongement de la durée de cotisation, avec un système de décote. En clair, les assurés les plus fragiles, comme les femmes, devront partir plus tard à la retraite, sous peine de toucher une maigre pension. Un marché de dupes qui n’a pas échappé aux syndicalistes. « En réalité, un départ à 62 ans avec une décote sur les points revient à faire travailler les Français plus longtemps », précise cette militante d’Attac, son chapeau à paillettes rouges sur la tête. « Macron voudrait qu’on bosse plus longtemps, mais moi, je ne retrouverai pas de boulot à 58 ans », s’inquiète Pascal, qui tenait à manifester au pied du siège de France TV. Ce demandeur d’emploi a été licencié depuis peu par le groupe de nettoyage Onet.

Alors qu’Emmanuel Macron comptait solder la crise sociale, née des mobilisations des gilets jaunes, la colère a redoublé depuis sa conférence de presse. Ce samedi, les manifestants ont tous en tête la mobilisation du 1er Mai, qui prendra cette année un relief particulier. « Cet acte-là, c’est pour occuper le terrain. C’est une guerre de communication, analyse Pascal, gilet jaune de la première heure. Par contre, il y aura du monde pour le 1er Mai. On a les mêmes revendications que les syndicats. Donc, il faudra laisser de côté nos a priori sur ces organisations pour faire bloc, et faire plier Macron. »

Lola Ruscio et Pierre Duquesne

Cet article a été publié le Lundi 29 avril 2019 à 00:04 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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