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Tenir bon pour le présent et l’avenir ! C’est la conclusion que les communistes doivent tirer de la situation présente dans le pays.

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2019

 

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Tenir bon pour le présent et l’avenir ! C’est la conclusion que les communistes doivent tirer de la situation présente dans le pays. Que la gauche soit en déconfiture sur le plan électoral n’a rien de surprenant. Si les communistes et la France Insoumise adoptent une attitude de soutien aux gilets jaunes, notamment en ce qui concerne les revendications sociales et celle d’une réforme des institutions, ils sont cependant souvent victime du port du label de gauche, discrédités par les politiques socio libérales pratiquées durant le mandat Hollande.

Ce qui entre autre permet au RN de ratisser large et de se prévaloir d’une virginité dans l’exercice du pouvoir face à la compromission des partis de droite, du centre et de la gauche libérale depuis quelques décades. La présence de forces qui lui sont favorables dans les deux camps, celui de la violence avec les « casseurs » d’extrême droite, ses sympathies inévitables du côté des forces de l’ordre, ses impostures dans le discours social, tout cela  permet à Marine Le Pen de dissimuler un ralliement progressif avec la droite dite « libérale » que la classe dominante ne va pas manquer d’appeler de ses vœux !

Situation extrêmement dangereuse qu’aggrave le comportement de l’actuel pouvoir qui a bien de la peine à rendre crédible son propre label « ni de droite, ni de gauche » en gouvernant avec des mesures qui pourraient lui permettre de dire « plus à droite que nous tu meurs » s’enferment dans une double attitude de « dialogue pour rien » et de « répression difficilement masquée du mouvement social »

Les  partis positionnés à gauche (PS, Génération, Verts) la dispersion du courant vraiment axé sur des transformations profondes de la société dans une smala de clubs, de fondation,  d’associations de réflexion sans doute utiles mais sans poids véritable montrent bien que l’utilité d’un grand parti de masse pesant dans le vie sociale et politique est nécessaire, y compris pour influer sur le mouvement social, élément déterminant pour changer.

Par delà les insuffisances constatées à gauche c’est à cela que doivent travailler le communistes qui restent malgré les reculs électoraux la seule force politique du pays disposant du potentiel nécessaire intellectuellement et pratiquement !

Cela est nécessaire pour l’immédiat et demain !

 

 

Tenir bon pour le présent et l'avenir ! C'est la conclusion que les communistes doivent tirer de la situation présente dans le pays.  dans POLITIQUE

Photo Ian Hanning/REA.

Gilets jaunes : gauche, mon (dés)amour

Jeudi, 24 Janvier, 2019

Mises au cœur du débat par les gilets jaunes, les aspirations sociales et démocratiques résonnent avec de nombreuses revendications des formations de gauche. Pourtant ces dernières ne semblent guère en profiter pour se refaire une santé. Les raisons d’un désaveu.

Hausse du Smic, rétablissement de l’ISF, renouvellement démocratique avec le référendum d’initiative citoyenne (RIC) sont au cœur du débat politique à la faveur, notamment, du mouvement des gilets jaunes. Autant d’items que l’on retrouve peu ou prou dans les programmes des formations de gauche. Dans une note intitulée « Les gilets jaunes ou le retour de la lutte des classes », Luc Rouban, politologue au Cevipof, écrit : « L’analyse sociologique et politique de ces soutiens montre que le mouvement des gilets jaunes s’appuie sur des catégories sociales populaires et moyennes qui partagent au moins deux caractéristiques. L’une d’entre elles est la critique du capitalisme. L’autre est la forte demande de démocratie directe. »

La tendance idéologique semble également favorable aux idées traditionnellement portées par la gauche. Ainsi, selon le baromètre annuel de la confiance politique réalisé par OpinionWay pour le Cevipof, 69 % des Français pensent qu’il faut « prendre aux riches pour donner aux pauvres », soit une augmentation de 14 points en un an ! De même, 65 % (+ 9) des Français pensent qu’il faut donner la priorité à « l’amélioration de la situation des salariés » plutôt qu’à « la compétitivité des entreprises ». En décembre, un sondage commandé par « l’Humanité » révélait que 70 % des Français sont favorables au rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, un chiffre qui monte à 78 % dans les classes populaires.

Malgré ce bain idéologique favorable, ni la gauche dans son ensemble ni aucune formation en particulier ne semblent en profiter. Aucune formation ne connaît un regain de sympathie, aucun leader ne se détache, aucune dynamique nouvelle ne semble venir de ce côté-là. Si l’on considère les intentions de vote pour les prochaines élections européennes, c’est même un reflux de la gauche qui semble être la tendance. Toutes les formations confondues étant à gauche ou s’en réclamant – NPA, FI, PCF, PS, EELV, Génération.s – recueillaient 31,5 % en août 2018, contre seulement 26,5 % dans l’enquête Ifop de janvier. Une chute de 5 points alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait irruption entre-temps. Sur cette période, la France insoumise, force électorale dominante à gauche depuis 2017, paye le prix le plus élevé en passant de 14 % à 9,5 % des intentions de vote. De la même manière, alors que la FI était citée assez largement comme la principale force d’opposition en septembre (42 %), elle est désormais devancée par le RN (ex-FN, à 35 %).

Perquisitions
Pourquoi une telle chute ? « On a senti un vrai trou d’air au moment des perquisitions (des locaux de la France insoumise – NDLR) en octobre », explique Éric Coquerel, député insoumis de Seine-Saint-Denis. Un événement ultramédiatisé qui a atteint la crédibilité du mouvement. « Le soupçon que cela instille nuit forcément et l’attitude de Jean-Luc Mélenchon a fait couler beaucoup d’encre », constate le député.

Les autres formations de gauche ne semblent pas en meilleure forme politique pour attirer l’électorat. Ni Génération.s ni le PCF ne voient leurs intentions de vote pour les prochaines élections évoluer (2,5 % chacun environ). Globalement, seuls 12 % des Français ont confiance dans la gauche pour gouverner le pays et 71 % disent n’avoir confiance ni dans la gauche ni dans la droite pour le faire. « La gauche est trop souvent réduite à l’expérience du quinquennat Hollande, à des déceptions », constate Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Tout indique que c’est le Rassemblement national le principal bénéficiaire de la période. Il est vu désormais comme le meilleur opposant. Marine Le Pen est la seule à améliorer sa cote de confiance sur l’année 2018 (+ 5 points), si l’on en croit le baromètre du Cevipof, et à progresser dans les intentions de vote aux élections européennes, passant de 18 % à 24 % ces derniers mois.

Installer le RN, une stratégie
Comment expliquer une telle tendance ? « Il y a une stratégie claire d’affaiblir la France insoumise pour installer le RN comme seul opposant, car c’est un opposant de confort », s’insurge Manuel Bompard, directeur des campagnes de la France insoumise. Les insoumis citent spontanément les perquisitions du mois d’octobre comme le summum de cette stratégie. Plus clairement, les insoumis ont fait face à un tir groupé du gouvernement en début d’année. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait ainsi accusé Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise d’avoir quitté « le champ républicain » pour ne pas avoir condamné la violence des gilets jaunes. La même semaine, c’est Aurore Bergé, porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, qui accusait les insoumis d’inciter à la violence. Le « JDD » paracheva la séquence en commandant un sondage sur une improbable alliance entre Mélenchon et Le Pen rejetée par… 82 % des Français, dont les sympathisants insoumis et frontistes ! Une stratégie qui pourrait s’avérer payante si on en croit le dernier test d’intentions de vote aux élections européennes d’Ifop, qui donne, contre toute attente, + 5 points à LaREM (23 %), visiblement crédible, pour une partie de l’électorat, comme rempart à l’extrême droite.

Les attaques extérieures à la FI font écho à des débats internes chez les insoumis qui oscillent entre deux stratégies. La rentrée de septembre avait ouvert une séquence rassemblement à gauche avec l’arrivée des ex-socialistes Maurel et Lienemann en vue des élections européennes. Celles-ci rassemblent traditionnellement un électorat plus politisé. Le choix de Manon Aubry, issue de l’ONG Oxfam, pour mener la liste FI aux européennes répond aussi au besoin de parler à un large public à gauche. Les gilets jaunes ont bousculé ce scénario et remis en scène la stratégie populiste au risque de brouiller le message. François Cocq, l’un des fondateurs du mouvement, a d’ailleurs dénoncé le changement de ligne avant d’être « banni » par un tweet de Jean-Luc Mélenchon, provoquant un vif émoi interne. « Il n’y a pas de changement de stratégie, on peut parfaitement lier les deux », argue, pour sa part, Manuel Bompard. Pas simple à comprendre pour les électeurs…

Une division entre 7 ou 8 formations

Si la France insoumise reste la principale force à gauche, le parti Génération.s, animé par Benoît Hamon, aimerait la concurrencer. L’ancien candidat socialiste à la présidentielle dénonce ainsi ce qu’il analyse comme une dérive du mouvement insoumis « qui a quitté les rives de la gauche ». L’ex-frondeur pointe également du doigt la responsabilité de Mélenchon dans l’actuelle montée du RN. « Quand Mélenchon parle, Le Pen récolte », accuse-t-il. De fait, la question de savoir si la stratégie populiste des insoumis ne profiterait pas aussi au RN est posée. « Je pense que Macron va s’effondrer et que ça finira au contraire entre eux et nous », veut croire Éric Coquerel.

Si les questions de fond existent à gauche, la division entre désormais 7 ou 8 formations n’aide pas à en faire un pôle dynamique. De l’autre côté, seuls Nicolas Dupont-Aignan et le RN se disputent les suffrages de l’alternative de droite.

Quoi qu’il en soit, la jonction entre gauche et un mouvement des gilets jaunes impossible à lire de manière unilatérale n’a rien d’évident. « La gauche n’est pas le débouché naturel du mouvement quand on regarde les historiques du vote des gilets jaunes : c’est l’abstention et l’extrême droite qui arrivent devant », explique Yann Le Lann, président d’Espaces Marx et membre de l’un des collectifs de sociologues qui ont étudié le mouvement. « Les organisations de gauche sont vécues comme démonétisées, décrédibilisées, qui ont été incapables d’améliorer les conditions de vie et de travail, quand bien même les convergences de fond sont évidentes. » Pour le sociologue, « le PCF ou la FI ont travaillé à montrer un regard bienveillant et de soutien, mais cette relation n’est pas totalement réciproque. La critique des organisations quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent est extrêmement profonde ».

« Ni de droite, ni de gauche » ?

Depuis le début du mouvement, syndicats et partis ont du mal à trouver la bonne distance. Soutien sans participation ? Participation active ? Discours concret ? Perspectives politiques plus globales ? Le PCF semble axer sa stratégie sur le relais de revendications sociales, comme l’augmentation du Smic, et la FI sur le renouveau démocratique, sans qu’aucune des deux formations ne semble réellement reconnue.

Pour le sociologue Éric Fassin, « les caractéristiques du mouvement que sont l’expression d’un “ni de droite, ni de gauche”, ajoutée à un rejet de la représentation politique et syndicale », sont des ingrédients qui mènent rarement à gauche ». Le chercheur se dit inquiet, « non du mouvement lui-même, mais de ses conséquences ».

Sur le fond, une enquête sociologique, actuellement en cours, teste notamment le rapport au « patron » chez les gilets jaunes. Pour la grande majorité des enquêtés, ce rapport n’est pas « conflictuel », mais « amical ». Difficile à appréhender pour une gauche structurée autour de la lutte des classes. Ce sont d’ailleurs les riches qui sont pointés dans le mouvement, davantage que les capitalistes. Où aller chercher l’argent ? C’est l’État et non l’entreprise qui est visé par la plupart des revendications.

« Beaucoup de revendications ne travaillent pas réellement le clivage gauche-extrême droite », constate Yann Le Lann, pensant notamment au référendum d’initiative citoyenne, populaire des deux côtés de l’échiquier. De même, la revendication d’une augmentation du « pouvoir d’achat » peut aussi bien recouvrir des augmentations de salaires réclamées par la gauche que des baisses de cotisations sociales, chères à la droite et à l’extrême droite.

« C’est une bataille idéologique qui se mène là. En même temps, pour être entendu, il faut que le mouvement social se poursuive, donc y participer », exhorte Fabien Roussel pour que la gauche retrouve son rang. Pour Sébastien Jumel, député communiste de Seine-Maritime, il faut faire déborder le grand débat : « Si nous sommes utiles, nous serons reconnus. »

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Bienvenue aux « Gilets jaunes » en politique…Oui mais !

Posté par jacques LAUPIES le 26 janvier 2019

 

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D’après les sondages la présentation d’une liste gilets jaunes aux européennes affaiblirait le RN et donc arrangerait LREM qui se trouverait ainsi en meilleure position  face aux lepénistes ! Il reste cependant 10 % selon cette hypothèse qui iraient « gratter » chez LR,  à gauche et donc au PCF lequel est malheureusement sous l’effet de sa longue absence dans les élections présidentielles, alors qu’il est, de tous les partis, celui qui porte les réponses essentielles aux revendications de ce mouvement et a, pour cela, l’histoire comme témoin !

Pour de multiples raisons il importe de tout faire pour que la liste conduite par Ian Brossat axe sa campagne sur cette réalité et appelle à une prise de conscience des électeurs et particulièrement des abstentionnistes qu’ils offrent plus de cohérence et de garantie que l’entrée en politique de certains Gilets Jaunes. Ce qui évidemment peut paraître compliqué quand on soutient les luttes et l’action de ce mouvement essentiellement social.

En tous cas « l’entrée en politique » des gilets jaunes ne doit pas nous faire oublier qu’il y a de grandes convergences avec ce qu’ils expriment et ce que défend depuis des décades le PCF. Reste évidemment qu’il faut rechercher l’efficacité dans la démarche des uns et des autres.

En marge ça piaffe…

Même les comédiens s’inscrivent dans le débat. Cela me rappelle ces petits toutous qui aboient sous la protection de leurs maitres : en l’occurrence leur carrière et leur public même s’ils font usage d’une belle rhétorique que leur confère leur métier et qui semble les disculper. Deux grands artistes que j’affectionne et à qui le spectateur que je suis aurait tendance à dire comme celui qui fait face à l’animal qui surestime sa capacité à mordre « allez, couché ! « 

Pierre Arditi égal à lui même reste fidèle à la mémoire de François Mitterrand sans trop écorcher Macron qui par contre à le Soutien de Michel Leeb qui se prétend proche de l’action de l’actuel  Président.

 

«	On a choisi d’ouvrir au participatif	», a déclaré Ingrid Levavasseur, figure emblématique de ces dernières semaines. C. Triballeau/AFP<br /><br /><br /><br />

« On a choisi d’ouvrir au participatif », a déclaré Ingrid Levavasseur, figure emblématique de ces dernières semaines. C. Triballeau/AFP
 

Démocratie. Les gilets jaunes à l’épreuve des élections

Vendredi, 25 Janvier, 2019

La constitution annoncée, mais pas encore achevée, de la liste du Ralliement d’initiative citoyenne aux européennes fait-elle entrer le mouvement dans une nouvelle phase ?

Un ballon d’essai ou un projet mûri ? Des responsables de gilets jaunes ont annoncé, mercredi, vouloir se lancer dans la course des élections européennes. Pour l’heure, la liste n’est qu’un embryon : sur les 79 nécessaires, 10 noms seulement ont été présentés autour de la personnalité d’Ingrid Levavasseur, une aide-soignante normande de 31 ans qui est l’une des figures du mouvement. Les initiateurs se donnent jusqu’à la mi-février pour constituer une liste complète de 79 candidats en vue du scrutin du 26 mai qui doit désigner les eurodéputés français. « On pourrait très bien avoir 79 candidats dès aujourd’hui, mais on a choisi d’ouvrir au participatif. Il y aura une votation interne entre les candidats actuels pour désigner les autres places », a assuré Hayk ­Shahinyan, ex-militant du MJS, propulsé directeur de campagne. Dans son communiqué, le Ralliement d’initiative citoyenne (RIC), qui rappelle l’acronyme du référendum d’initiative citoyen défendu par certains gilets jaunes, se présente comme « une coordination issue de différentes initiatives ».

L’accueil sur les réseaux sociaux, véritable thermomètre du mouvement, est plutôt frais. « La thématique, centrale chez les gilets jaunes, de la démocratie directe est totalement antagonique de la constitution d’une liste avec une hiérarchie, un tri des candidats, une tête de liste », relève Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans et à Sciences-Po.

Le soupçon d’opportunisme surgit. Il est vrai que quelques profils parmi les dix interpellent. Ainsi, Marc Doyer était récemment présenté comme un « membre du bureau départemental de la République en marche », ex-candidat à l’investiture LaREM aux ­législatives. Sur Twitter, a ressurgi une photo où il fait la bise à Brigitte Macron pendant la campagne après lui avoir offert un brin de muguet… Brigitte Lapeyronie, également sur cet embryon de liste, est un membre du conseil national de l’UDI jusqu’en 2013.

« Ne plus subir les diktats des castes de financiers »

Dans leur première expression, les initiateurs de la liste prennent toutefois soin de border leur discours. « Nous, citoyens français, ne voulons plus subir les décisions des instances européennes et les diktats des castes de financiers et de technocrates qui ont oublié le principal : l’humain, la solidarité et la planète », écrit encore le nouveau mouvement, affirmant que ses éventuels eurodéputés auront « avant tout, la mission de porte-parole des citoyens, qui seront consultés tout au long du mandat ». Pas de diatribe anti-impôts, donc, pour ne pas prêter le flanc à l’accusation de populisme. L’accueil du monde politique est en revanche favorable. Cette liste est « l’idée des gilets jaunes, leur droit en démocratie de se présenter, je leur dis welcome (…). J’ai hâte de découvrir leur programme et de pouvoir débattre avec eux », a réagi Ian Brossat sur LCP. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a aussi salué le fait que les gilets jaunes « s’organisent, « mais ce n’est pas le tout ; il faut trouver les candidats, il faut un programme, savoir sur quoi ils se rassemblent, qu’est ce qu’ils veulent, et peut-être il y aura des convergences », a-t-il aussi remarqué. Sans compter le financement. « C’est toujours une bonne nouvelle quand des personnes s’engagent en politique et portent des thèmes de justice fiscale, de partage du pouvoir et des richesses, qui font écho aux propositions qui ont été les nôtres pendant un long moment », a pour sa part jugé la tête de liste de la FI, Manon Aubry. À droite, l’accueil est moins cordial. Chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, interrogé pour savoir si cela ne l’inquiétait tout de même pas au vu des sondages qui placent cette liste devant LR pour les européennes de mai, a souligné que « l’enjeu, c’est pas (sa) famille politique, c’est la ­démocratie ». Son homologue de l’Assemblée, Christian Jacob, fait aussi contre mauvaise fortune bon cœur, « à partir du moment où on se revendique au nom du peuple, eh bien il faut accepter de s’y soumettre, c’est la règle de la démocratie ».

Alors que les sondages créditent une liste gilets jaunes de 7 à 14 % des suffrages, et qu’elle nuirait principalement, selon eux, au RN ainsi qu’à Debout la France, tout en favorisant le parti du président Macron, celui-ci se frotte les mains. Benjamin Griveaux estime ainsi que le « processus » est « intéressant », jugeant « plus sain » que le débat « se fasse dans les urnes à visage découvert plutôt que planqué derrière des pseudos anonymes sur des réseaux sociaux ou cagoulé ». De là à en déduire que la majorité aurait poussé en sous-main la constitution d’une telle liste…

Tania Meller

 

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Le pcf et la fi dénoncent un putsch Le PCF a dénoncé, jeudi, le soutien « scandaleux » d’Emmanuel Macron à la « tentative de coup d’État » que représente l’autoproclamation du président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaido, comme « président en exercice par intérim ». De son côté, le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé sur Twitter la prise de position d’Emmanuel Macron. « Pas en notre nom ! Car, pour Macron, une élection démocratique est “illégitime” et un coup d’État d’extrême droite soutenu par Trump et Bolsonaro “restaure la démocratie”. C’est trop ! » Dans un tweet écrit en français et en espagnol, le président français avait en effet encouragé une Europe « soutenant la restauration de la démocratie » et salué « le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté ».

Posté par jacques LAUPIES le 24 janvier 2019

 

VeLe pcf et la fi dénoncent un putsch Le PCF a dénoncé, jeudi, le soutien « scandaleux » d’Emmanuel Macron à la « tentative de coup d’État » que représente l’autoproclamation du président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaido, comme « président en exercice par intérim ». De son côté, le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé sur Twitter la prise de position d’Emmanuel Macron. « Pas en notre nom ! Car, pour Macron, une élection démocratique est “illégitime” et un coup d’État d’extrême droite soutenu par Trump et Bolsonaro “restaure la démocratie”. C’est trop ! » Dans un tweet écrit en français et en espagnol, le président français avait en effet encouragé une Europe « soutenant la restauration de la démocratie » et salué « le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté ». dans POLITIQUE 63307.HRnezuela. Le scénario du coup d’État était presque trop parfait

 

Vendredi, 25 Janvier, 2019

Le président de l’Assemblée nationale veut s’arroger le pouvoir exécutif avec l’accord des États-Unis et des gouvernements de droite du continent. L’armée réitère son soutien au président socialiste Nicolas Maduro. Le pire n’est pas à exclure.

Comment un illustre inconnu de la scène internationale peut-il jouir d’une telle reconnaissance mondiale, quelques instants seulement après s’être autoproclamé président du Venezuela ? Les historiens et politologues pourront plancher des heures durant sur les événements qui se déroulent dans la puissance pétrolière, en argumentant, s’il le faut, qu’un coup d’État suppose un recours à la violence. Ils seront alors bien en peine d’expliquer les soubresauts que connaît l’Amérique latine depuis les putschs au Honduras, au Paraguay, au Brésil et désormais au Venezuela. Quant au scénario du pire, il n’est pas à exclure après cette journée du 23 janvier où le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, s’est auto-investi chef de l’État « en exercice » de la manière la plus illégale.

Personne ne peut croire que l’opposition de droite, pourtant morcelée, puisse s’adjuger le pouvoir d’un claquement de doigts sans le soutien de Washington ? Certes, elle manifestait ce jour-là en masse, tout comme les dizaines de milliers de partisans du président socialiste Nicolas Maduro, à l’occasion de l’anniversaire de la chute de la dictature de Perez Jimenez en 1958. Le tempo parle de lui-même.

Quatre petites minutes seulement après les déclarations de Juan Guaido annonçant la constitution d’un gouvernement intérimaire, les États-Unis s’empressaient de le désigner comme le président « légitime ». Trois minutes plus tard, c’était au tour de Luis Almagro, le secrétaire général de l’Organisation des États Américains – organisme créé sur mesure pour défendre les intérêts de la puissance états-unienne dans la région –, d’apporter sa bénédiction. On rappellera ici que l’Uruguayen a été exclu de sa formation politique, le Front large (centre gauche), en raison de ses attaques répétées contre la souveraineté vénézuélienne. Puis, Mike Pompeo, le secrétaire d’État, et Donald Trump en personne ont donné le ton en exigeant de Nicolas Maduro qu’il abandonne son siège au nom de la « démocratie ».

Les lignes rouges ont été franchies

Dans une Amérique latine, portée désormais par une vague réactionnaire, les exécutifs de droite – Brésil, Chili, Argentine, Paraguay, Équateur, Guatemala – se sont aussitôt alignés. À vrai dire, sans grande surprise. Quant à l’Union européenne, le président du Conseil, Donald Tusk, a plaidé pour que « toute l’Europe » soit unie «  en soutien aux forces démocratiques ». « Contrairement à Maduro, l’Assemblée parlementaire y compris Juan Guaido ont un mandat démocratique des citoyens vénézuéliens », a-t-il tweeté. Bruxelles emboîte ainsi le pas à la déclaration de guerre prononcée le 4 janvier par le groupe de Lima (Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Panama, Paraguay, Pérou), qui, réuni dans la capitale péruvienne, a annoncé qu’il ne reconnaîtra pas le nouveau mandat de Nicolas Maduro dont l’investiture a eu lieu le 10 janvier. Cette structure à laquelle n’appartiennent pas les États-Unis, mais qui y participaient par vidéoconférence, a accordé sa « pleine reconnaissance à l’Assemblée nationale élue, le 6 décembre 2015 ». Impressionnant hasard du calendrier, Juan Guaido était investi le lendemain président de l’Assemblée nationale, majoritairement dominée par la Mesa unidad democratica (MUD), une coalition hétéroclite de partis de droite qui a explosé en vol en raison de divisions internes sur la stratégie à adopter pour déloger le Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) du pouvoir. Qu’importe si ce parlement a été déclaré en outrage en mars 2017 pour avoir outrepassé les pouvoirs judiciaires et électoraux qui lui sommaient de procéder à de nouveaux scrutins à la suite de l’élection frauduleuse de trois députés. Fort de la déclaration du groupe de Lima, qui a exigé de Nicolas Maduro qu’il « transfère le pouvoir exécutif à l’Assemblée nationale », Juan Guaido a demandé à l’armée de se ranger de son côté, allant désormais jusqu’à offrir une amnistie à d’éventuels rebelles.

Depuis Paris, Emmanuel Macron y est allé de son couplet. « Après l’élection illégitime de Nicolas Maduro en mai 2018, l’Europe soutient la restauration de la démocratie », a-t-il tweeté en espagnol et en français. On peine à croire que le Quai d’Orsay ne soit pas au fait des événements depuis 2017, à la suite des violences meurtrières initiées par la MUD. Ce triste épisode avait ouvert la voie à un processus de dialogue entre l’opposition et l’exécutif chaviste afin de trouver une solution pacifique à la crise politique et économique. Plus de 150 réunions officielles et secrètes ont eu lieu. Grâce à la médiation du président dominicain, Danilo Medina, et de l’ex-premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, un pré-accord incluant une élection présidentielle a été trouvé en décembre 2017. Tout était fin prêt pour la signature, jusqu’à ce que Julio Borges, l’ancien président de droite de l’Assemblée nationale, fasse marche arrière sur pression du secrétaire d’État américain (limogé depuis), Rex Tillerson, qui entreprenait une tournée en Amérique latine. L’ancien chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Caracas, Todd Robinson, a, quant à lui, exigé d’Henry Ramos Allup, l’un des pré-candidats de la droite à l’élection présidentielle du 20 mai 2018, de ne pas se présenter afin d’en discréditer l’issue.

En dépit de ces injonctions, trois formations de l’opposition ont concouru au scrutin, au cours duquel 46,07 % des électeurs se sont prononcés. Cette faible participation – qui n’est pas étrangère non plus à l’exaspération populaire consécutive à une économie en lambeaux et à une hyperinflation horrifiante – justifie-t-elle pour autant de renverser Nicolas Maduro, qui a obtenu plus de 60 % des voix, soit 30,45 % des inscrits ? Les chancelleries devraient y réfléchir à deux fois. Car, pour mémoire, le très droitier président chilien, Sebastian Piñera, a été élu avec 26,5 % des inscrits ; son voisin argentin Mauricio Macri, avec 26,8 %, et le chef de la Maison-Blanche avec 27,20 %. Quant à Emmanuel Macron, ses 18,19 % du premier tour ne lui permettent guère de fanfaronner.

Si on excepte quelques déclarations de bonne intention de l’ONU, la diplomatie semble se prendre les pieds dans la stratégie interventionniste de Washington. Depuis 1999, date de l’accession d’Hugo Chavez au pouvoir, elle a multiplié les entreprises de déstabilisation au Venezuela, pays aux insondables richesses naturelles. Mercredi, les lignes rouges ont été franchies. Le président élu Nicolas Maduro a ordonné aux diplomates états-uniens de quitter le sol vénézuélien. En vain, « les États-Unis ne reconnaissent pas le régime de Maduro (…) (Ils) ne considèrent pas que l’ancien président Nicolas Maduro a l’autorité légale pour rompre les relations diplomatiques », a rétorqué le département d’État qui entend gérer leurs relations « par le biais du gouvernement du président par intérim Guaido ».

« Jamais nous ne trahirons la volonté du peuple. Nous ratifions notre absolue loyauté à la Constitution et à notre commandant en chef, Nicolas Maduro ! » a assuré le commandant général de l’armée bolivarienne, Jesus Suarez Chourio.

Outre la Chine ou encore la Russie, le dirigeant socialiste a reçu le soutien régional de la Bolivie, du Nicaragua, de Cuba, de l’Uruguay, ainsi que du Mexique qui avait déjà refusé de signer la déclaration commune du groupe de Lima au nom de la non-ingérence dans les affaires internes d’un pays tiers. « La dualité de pouvoirs, intentionnelle et, il va sans dire, bien méditée (…) est un chemin direct au chaos et à la destruction des ciments de l’État vénézuélien », a déclaré Moscou, en condamnant « ceux qui poussent la société à l’abîme d’un conflit sanglant ».

Depuis Davos, Patrick Pouyanné, le patron du géant pétrolier français Total, présent depuis un demi-siècle sur le territoire vénézuélien, a, quant à lui, estimé que les événements à l’œuvre étaient « probablement une très bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien », sous couvert d’évoquer la « sécurité de (son) personnel (…) le difficile accès à l’eau, à l’électricité »…

Cathy Dos Santos

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Médias  : les pouvoirs publics rappelés à leurs responsabilités

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2019

Médias  : les pouvoirs publics rappelés à leurs responsabilités dans POLITIQUE 63269.HR

Jeudi, 24 Janvier, 2019

La multiplication des incidents avec les journalistes ces dernières semaines lors des manifestations est révélatrice d’un divorce entre les médias et leur public. Pourtant, selon des acteurs du secteur, les solutions existent pour revenir à la sérénité.

ça n’arrive pas qu’aux journalistes de BFMTV. Le 12 janvier dernier, à Bourges (Cher), Olivier Morin, journaliste à l’Humanité, simplement muni d’un carnet et d’un stylo, interrogeait une dame sur la manifestation des gilets jaunes, quand il a senti une présence insistante derrière lui. Quatre hommes l’ont interpellé, ont balancé son crayon, l’ont sommé de montrer sa carte de presse et traité de « vendu ». Après négociations, et en élevant un peu la voix, il a pu réintégrer le cortège, retrouver la femme qu’il interrogeait et reprendre le cours de ses activités. N’empêche : ce genre de scènes, parfois bien plus violentes, a eu tendance à se reproduire de trop nombreuses fois, ces dernières semaines, sur les manifestations. Ce ne sont pas les médias qui sont attaqués, mais de simples salariés, considérés comme les représentants sur place de leur employeur. Le sondage annuel de Kantar-la Croix publié ce matin (lire ci-contre) fait effectivement état d’une désaffection croissante des Français à l’égard des journalistes. Quitte à trouver naturelles ou à se désintéresser des agressions qu’ils peuvent subir. Pourtant, cette situation n’est pas une fatalité. Les solutions existent, elles sont connues de tous les acteurs de la profession. Et des pouvoirs publics, premiers concernés mais qui restent les bras croisés.

Car cette défiance ne remonte pas au mois de novembre et au mouvement des gilets jaunes. Elle a d’ailleurs connu des pics, ces dernières décennies, rappelait hier durant le point de presse de la Croix le sociologue des médias Jean-Marie Charon, en citant quatre exemples marquants : les faux charniers de Timisoara en Roumanie en 1989, les mobilisations sociales contre les lois Juppé en 1995, le second tour de l’élection présidentielle de 2002 entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen et la crise des banlieues en 2005. La différence, c’est que les journalistes n’étaient pas ainsi pris à partie directement, frontalement. Et là, les responsabilités sont assez claires. Il est peut-être temps de cesser, comme le préconise Vincent Lanier, du SNJ, « le mediabashing ».

Nombre de personnalités politiques soufflent sans vergogne sur les braises de ce désamour entre médias et public, depuis des années, pour servir leurs intérêts ou détourner l’attention de procédures judiciaires. L’AFP recense, peu après la présidentielle de 2017, les différents épisodes judiciaires du FN ? L’agence est alors une « usine à ragots diffamatoires », selon Marine Le Pen, présidente d’un parti qui aime qualifier la profession journalistique de « caste » après que son fondateur, Jean-Marie Le Pen, ait préféré le terme de « médiacrasseux ». Alors même que le parquet a requis récemment un renvoi en correctionnelle dans l’affaire du Penelopegate, le candidat de la droite François Fillon a multiplié les attaques à l’égard des médias pendant la campagne, secouée par les révélations sur l’emploi présumé de sa femme. Dénonçant un « lynchage » et un « tribunal » médiatiques, il se dit la « cible d’une attaque impitoyable, partiale, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 ». Jean-Pierre Raffarin ira jusqu’à parler d’« entreprise de démolition ». Ce serait donc une « presse qui ne cherche plus la vérité » et qui tenterait de se muer en « pouvoir judiciaire », si l’on en croit Emmanuel Macron, ripostant sur l’affaire Benalla.

Et l’on ne compte pas, pendant la campagne de l’élection présidentielle, le nombre d’incidents dans les meetings de campagne des candidats. « Si la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine, elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de penser notre rapport à eux comme une question qui doit se traiter rationnellement dans les termes d’un combat », écrivait quant à lui Jean-Luc Mélenchon, il y a un an, sur son blog, n’hésitant pas par ailleurs à parler de « parti médiatique » devenu son « adversaire ». « Quand on incite à la haine, on crée un monstre qu’on n’est pas forcément capable de brider plus tard », alerte Christophe Deloire, de Reporters sans frontières, joint par téléphone.

« Les raisons du divorce, on les connaît »

L’impression d’un discours monolithique de la part des médias dominants peut finir par rendre morose. « La violence peut naître d’une frustration », constate Christophe Deloire. « Or, les gilets jaunes, et au-delà des millions de citoyens, ont le sentiment que ce qu’ils voient ne correspond pas à ce qu’ils vivent », puisque certaines catégories sociales restent invisibles. Surtout, tempête le syndicaliste Vincent Lanier, « les raisons du divorce, on les connaît ». À commencer par la concentration des médias dans la nacelle de groupes dont ce n’est pas le cœur de métier : « Les règles anticoncentration de la presse ont explosé. Le travail de la presse devrait être de service public. Or, les médias sont aux mains du privé, sans aucune règle. » Mais, au-delà, « Qui se soucie de la presse ? » s’interroge Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT. Il cite l’exemple du groupe Mondadori (Biba, Grazia, Télé Star…), dont les salariés contestent la cession à Reworld Media, qui a déjà vidé de sa substance nombre d’autres titres. Ils ont manifesté quatre fois devant le ministère de la Culture et ont été reçus trois fois… en vain. « On nous répond : “Vous avez des investisseurs, soyez contents” », lance Emmanuel Vire, désabusé. Or, c’est un groupe entier et des contenus journalistiques qui risquent tout bonnement de disparaître, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, pourtant garants du pluralisme. « Il est temps que nous mettions en place de nouvelles lois anticoncentration. Et si les investisseurs privés sont inévitables, il faut absolument fixer les règles de l’indépendance totale des rédactions vis-à-vis de leurs actionnaires », préconise Vincent Lanier, d’autant que les grands médias sont détenus par des milliardaires identifiés, y compris dans leurs sympathies politiques.

Les pouvoirs publics se posent donc en spectateurs, là où ils pourraient jouer un rôle déterminant. En particulier, note Emmanuel Vire, sur les aides à la presse, qui doivent être repensées. « Que le Figaro reçoive 16 millions d’euros d’aides à la presse m’interpelle », s’agace-t-il en plaidant pour une redistribution. Une redistribution, précise Vincent Lanier, qui prenne en compte des « critères éthiques et sociaux, puisqu’il s’agit d’argent public ». Autrement dit : aider plus ceux qui en ont réellement besoin. « Et ces mesures simples ne datent pas d’hier », affirme de son côté Emmanuel Vire.

Les observateurs notent aussi la dégradation, passée et à venir, de la situation professionnelle des journalistes. À qui on demande de plus en plus de s’occuper, en plus de leur cœur de métier, d’Internet. « Il y a une culture du buzz, du clic sur la Toile », déplore Vincent Lanier. Ce qui participe d’une information de mauvaise qualité. Mais, au-delà, aussi, d’une situation de précarisation des journalistes, tant dans leur travail que dans leur statut social, les deux allant de pair (25 % des journalistes sont précaires). Dans les rédactions, les effectifs ne cessent de se réduire, à l’instar des postes mutualisés entre France Télévisions et Radio France, note Vincent Lanier. On ne peut éternellement demander aux journalistes de produire une information de qualité, tout en augmentant sans cesse leur charge de travail et en multi- pliant leurs domaines d’intervention et de compétence.

Toutes les solutions sont dans les mains des pouvoirs publics

Enfin, il faut aussi songer à reconstruire une relation de confiance avec le lecteur. Vincent Lanier préconise des médiateurs, entre les journaux et leurs lecteurs, y compris sur le Web, qui est très peu modéré et sert aujourd’hui de défouloir. « Il faut aussi renforcer absolument l’éducation à la presse et aux médias », s’inquiète Emmanuel Vire. « Et faire diminuer l’emprise de la communication », martèle quant à lui Christophe Deloire. Toutes solutions qui sont entre les mains, en grande partie, des pouvoirs publics.

Caroline Constant et Audrey Loussouarn

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La télé est parfois bonne et régénératrice… (Théma sur Arte ce mardi vers minuit)

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2019

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« Le Système démocratique n’est qu’un sous produit du marché libre » Si comme moi vous êtes un couche tard vous aurez entendu et vu une émission qui donne la parole aux ouvriers américain de la ville de Détroit ! parlant de Trump : « Comme il a beaucoup d’argent il ne peut être corrompu » « Si quelqu’un (comme lui) a couché avec Mme … on s’en fout ».  « Ils ont crée des pôles de pauvreté » parlant de OBAMA. « Pourquoi nous le peuple on ne s’implique pas plus »

Ce documentaire diffusé sur ARTE vers minuit est significatif de la réaction des électeurs américains dans le milieu ouvrier passé d’un soutien à une conception social démocrate  au libéralisme populiste de Trump. Bien entendu je ne peux relater tout ce qui est dit dans les divers reportages et interview et je ne peux que vous inviter à regarder cette émission qui en dit beaucoup plus long sur les mœurs politique aux Etats-Unis ainsi que sur la situation économique.

« L’histoire de l’humanité est une histoire d’exploitation de domination » « Ils font tout ce qu’ils peuvent pour entretenir la division » « La suprématie blanche » « Le monde est une entreprise » « Nous ne savons plus penser, les images, les écrans sont partout » « On espère ne pas sombrer dans le fascisme »  « Seul le peuple peut l’éviter » Les phrases déferlent qui devraient réveiller sinon les patates endormies mais au moins « les militants qui sommeillent » « Le racisme est au cœur du problème » « il y a des forces capitalistes et des forces patriarcales qui tiennent nos frères dans la misère »  déclarent des philosophes et des progressistes américain.

Comme moi peut-être vous arrivez au bout d’un parcours, vous ne courrez pas toujours manifester, ni vous geler le cul sur un carrefour avec  quelques bougres « idéologiquement paumés » mais « concrètement révoltés », tout juste capable de distribuer quatre tract à impact ultra limité, mais bordel de temps à autre, quand un réalisateur, des journalistes, vous servent autant de vérités, osez vous coucher tard ou prenez soin de profiter de la rediffusion à une heure vous convenant et faites en profiter la famille ou des amis… Cela vous fera autant de bien que la tisane du soir ou même une petite gâterie à usage modéré ! 

« Quand ils sont exclus ils se mettent en colère » « Ce n’est pas l’Humanité qui est impuissante face au mal mais le mal qui est impuissant face à l’Humanité » Je conclurai avec ces phrases notées au passage.

Une émission concernant les riches familles allemandes suit et m’intéresse ! Il parait que le super riche allemand n’exhibe pas sa richesse ! Moins con que les français ? Intéressant non !

Bonne nuit les petits.

 

La présidence tout contre le patronat

Mardi, 22 Janvier, 2019

L’Elysée utilise son compte Twitter pour faire la promotion des entreprises qui « choisissent la France ». Même celles avec lesquelles il a la main légère sur l’impôt…

On le sait peu, mais Karl Marx a écrit sur Emmanuel Macron et sa soumission aux cercles patronaux. Dans le Manifeste du Parti communiste, en 1847, le penseur écrivait que « le pouvoir d’État moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de toute la classe bourgeoise ». Troublante prophétie, et description assez exacte de la politique du gouvernement actuel, qui a donné sa pleine mesure lundi, lorsque le président de la République a reçu 150 patrons à Versailles pour « promouvoir la France » comme un quelconque produit…

La campagne #ChooseFrance, que l’Elysée relaie sur son compte Twitter officiel, est le symbole de cette soumission. En trois vidéos, trois cadres d’entreprises au chiffre d’affaires colossal – 95 milliards d’euros pour Alphabet, la maison-mère de Google, 69,6 milliards pour IBM, 43,22 milliards pour Novartis – qui ne paient pas l’impôt en France à la hauteur où ils le devraient, expliquent pourquoi ils ont « choisi d’investir en France ». Le directeur général de Google France, Sébastien Missoffe, peut expliquer que c’est « le développement économique du pays et des territoires » qui motive son entreprise, qu’il espère faire de la France « un champion du numérique en Europe », les conditions précitées ne sont sans doute pas étrangères à son enthousiasme. Lors de ses vœux, lundi soir, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a rapporté un extrait de l’entretien que la délégation de son parti avait eu, le 8 janvier avec les dirigeants de Google. « Ils ont joué franc jeu : oui, pour pratiquer l’évasion fiscale, ils profitent bien des failles juridiques du système, maintenues avec la complicité de certains États et de l’Union européenne, pour payer le moins d’impôts possible. C’est à la France et à l’Union Européenne, ont-ils insisté, d’adopter des règles suffisamment strictes. A ce moment-là, ils s’y plieront sans problème. » Ils se vantent même de refuser le Crédit impôt recherche – que l’Etat leur propose ! –, mais empochent le CICE, « qu’ils préféraient ne pas percevoir », dit Fabien Roussel, « mais comme le versement se fait automatiquement, ils ne peuvent pas le refuser ! »… Dans ces conditions, le président de Novartis France, Frédéric Collet, peut sans sourciller annoncer sur le compte Twitter de l’Elysée regarder « avec beaucoup d’attention la France, son potentiel, et les signaux qui (lui) sont adressés pour renforcer cette attractivité »…

Ce n’est pas la première fois que la communication gouvernementale choque : fin octobre, le même compte avait accueilli un clip gouvernemental censé inciter les électeurs français à voter aux élections européennes qui avait fait tousser l’opposition. Un montage anxiogène y soulignait les enjeux du scrutin de mai sur un ton qui n’avait rien de neutre. « Immigration : maîtriser ou subir ? », « Europe : union ou division ? »… La vidéo montrait notamment les dirigeants nationalistes italien Matteo Salvini et hongrois Viktor Orban, que le président de la République désigne constamment comme ses adversaires directs dans le clivage nationalistes-progressistes qu’il répète à l’envi. Le message avait alors été qualifié de « propagande » au service de la campagne européenne de La République en Marche… Une répétition ?

 

Et lui ?

Emmanuel Macron, ici à Bruxelles le 20 octobre dernier, peut s’offrir le luxe de ne pas être seulement « et de droite et de gauche», mais davantage de gauche que de droite quand il est certain qu’il suffit de l’opposition d’un seul pays sur 28 pour que sa proposition audacieuse de taxer les géants du net n’ait aucune chance de passer. Photo : Reuters

Emmanuel Macron, ici à Bruxelles le 20 octobre dernier, peut s’offrir le luxe de ne pas être seulement « et de droite et de gauche», mais davantage de gauche que de droite quand il est certain qu’il suffit de l’opposition d’un seul pays sur 28 pour que sa proposition audacieuse de taxer les géants du net n’ait aucune chance de passer. Photo : Reuters

Macron : de « gauche » à Bruxelles, de droite à Paris

Mardi, 24 Octobre, 2017

Plus que jamais la formule « et en même temps » si chère à Emmanuel Macron mérite d’être analysée pour son machiavélisme tant son langage diffère selon qu’il est à Bruxelles ou à Paris. Le président de la République pensait voir remonter sa cote de popularité après avoir été interrogé par trois journalistes pendant plus d’une heure sur sa politique le dimanche 15 octobre. Un sondage IFOP pour le JDD nous indique que le total des mécontents de la politique d’Emmanuel Macron a progressé de trois points, soit un total de 56% des personnes interrogées contre 42% de satisfaits dont seulement 6% de très satisfaits. Mais, en même temps, c’est dans l’électorat de la droite et du centre que l’on trouve, la plus grande proportion de satisfaits.

En fin de semaine dernière, le président de la République participait à un sommet européen des chefs d’État et de gouvernement. Rendant compte de cette réunion, le Figaro du 21 octobre disait en sous titre que « les vingt-sept ont réfréné les ardeurs réformatrices du président français dans le domaine fiscal au sommet de Bruxelles ». Devant ses homologues, Emmanuel Macron aurait proposé « un projet phare : la taxation du chiffre d’affaires des géants de l’internet comme Google, Amazon et Facebook », nous dit encore le Figaro. Il s’agit là d’une attaque contre les premiers de cordée dans les nouvelles technologies, ceux là même qu’Emmanuel Macron voulait protéger le 15 octobre sur TF1 en justifiant la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Mais le correspondant du Figaro à Bruxelles nous donne les clés pour saisir la face cachée des audaces fiscales d’Emmanuel Macron en écrivant ceci : « Dans un domaine fiscal, où l’unanimité est de rigueur, une minorité d’Etats  -l’Irlande et le Luxembourg notamment – est vent debout contre l’idée que l’UE devrait être seule à taxer, sans attendre le reste du monde. « C’est le meilleur avantage que nous puissions offrir» aux Etats-Unis, à la Chine au Japon  et (bientôt) au Royaume Uni en termes de concurrence et d’investissement, plaide le premier ministre irlandais, Léo Varadkar. Même l’Allemagne est saisie par le doute», écrit Jean-Jacques Mével.

Dit autrement, Macron peut s’offrir le luxe de ne pas être seulement « et de droite et de gauche », mais davantage de gauche que de droite quand il est certain qu’il suffit de l’opposition d’un seul pays sur 28 pour que sa proposition audacieuse de taxer les géants du net n’ait aucune chance de passer. Selon le Monde du 22 octobre, Emmanuel Macron aurait réclamé un débat sur la « stratégie commerciale de l’Union » en déclarant ceci : « L’Europe qui protège, c’est une Europe qui sait trouver les bons accords de libre-échange, les bonnes négociations pour protéger ses travailleurs et ses consommateurs». Ce à quoi le président de la Commission Jean-Claude Juncker aurait aussitôt répliqué : « notre intérêt est de répondre aux demandes de tous ceux qui, sur la planète, veulent conclure des accords avec nous. ».

La France peut encore refuser de ratifier le CETA

Voilà qui est clair, à défaut d’être convainquant. D’ailleurs, s’il veut répondre de manière rebelle et convaincante à la sommation du président luxembourgeois de la Commission, Emmanuel Macron peut demander au Parlement  français de voter contre le CETA, cet accord de libre échange avec le Canada entré en vigueur le 21 septembre dernier avant d’être ratifié, mais qui doit être validé par tous les pays membres de l’Union pour devenir un engagement commun. Mais Macron ne fera rien de tel. Selon le Monde, il s’est contenté du commentaire suivant à Bruxelles : « Nous avons des accords et des désaccords, mais nous en avons parlé franchement et à un moment, il faudra prendre une décision (…) J’ai toujours autant d’énergie et il est normal qu’une énergie rencontre des résistances. C’est le propre du mouvement, dans la réalité, en physique, sinon vous n’êtes qu’un mobile sur un coussin d’air qui ne va nulle part à la fin». Bref, à Bruxelles, Emmanuel Macron a été très heureux de rencontrer des résistances quand il a voulu, le temps d’une rencontre, se présenter comme un président de gauche. Il aurait été bien embêté si ses pairs lui avaient donné satisfaction pour taxer les patrons des grandes entreprises du net tandis que sa ministre de la Santé, Agèn Buzyn, disait au Journal du Dimanche que la Sécurité sociale allait devoir faire 3 milliards d’euros d’économies sur le dos des assurés sociaux et du personnel hospitalier. Et en même temps, en référence à la suppression de l’ISF, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, disait au Figaro combien il était « fier du courage de notre majorité ! Emmanuel Macron avait pris un engagement. Il a été tenu ».

Quand les « premiers de cordée » coupent la corde derrière eux

Notons encore deux faits d’actualité qui illustrent de double langage et la politique de droite conduite depuis l’Elysée. Hier, une délégation de GM&S a été reçue par trois conseillers du président de la République, lequel n’a pas daigné la rencontrer. A la Souterraine, le « repreneur » promet 120 emplois sur  les 276 qu’il y avait chez l’équipementier de l’automobile. « Nous n’avons eu aucune avancée », a déploré René Labrousse, délégué CGT, à la sortie du Palais.

A Docelles, dans les Vosges, une papeterie abandonnée par son le patron finlandais UPM devait être vendue aux enchères ce mardi. Mais on se demande quel repreneur sera intéressé puisque les dirigeants d’UPM ont percé les cylindres utilisés pour produire de la pâte à papier afin que l’usine ne puisse pas redémarrer. Ils ont même détruit dans son emballage un cylindre neuf d’une valeur de 700 000 euros. Voilà comment agissent ceux qu’Emmanuel Macron appelle « les premiers de cordée », quand il justifie la suppression de l’ISF.

A Docelles, les « premiers de cordée»  ont coupé la corde derrière eux pour faire tomber dans le ravin  le personnel qu’ils avaient décidé de sacrifier.

Gérard Le Puill

 

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