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Tarascon et Beaucaire sont dans le combat ! C’était nécessaire selon Jean Claude l’un des initiateurs ! Une véritable détermination pour l’augmentation du SMIC, des pensions retraites et minima sociaux, du rétablissement de l’ISF. Pour certains c’est le départ de Macron qu’ils souhaitent, d’autres la dissolution de l’assemblée. Mais ce qu’ils veulent avant tout c’est vivre mieux. Rien de contradictoire à cela !

Posté par jacques LAUPIES le 9 décembre 2018

 

 

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Inadmisible de traiter ainsi des jeunes ados…

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2018

 

Inadmisible de traiter ainsi des jeunes ados... dans POLITIQUE

Arrestation massive de lycéens à Mantes la jolie : les images qui choquent

Vendredi, 7 Décembre, 2018

A Mantes la Jolie (Yvelines), des images de dizaines de jeunes, la plupart âgés de moins de 16 ans, sont alignés à genoux, mains sur la tête sous le controle de policiers en armes, provoquent l’indignation et embassassent le pouvoir.

Plus de 700 interpellations de lycéens ont été recensées jeudi 6 décembre, à l’issue d’une journée au cours de laquelle environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves.
Selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, les 153 personnes ont été interpellées à Mantes-la-Jolie, essentiellement devant un lycée, pour « participation à un attroupement armé » après des heurts et dégradations.
Des images de ces interpellations montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d’un pavillon et dans une maison associative, après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police.
Le parquet de Versailles indique que 140 personnes ont été placées en garde-à-vue hier, après leur interpellation à Mantes-la-Jolie. Il s’agit essentiellement de personnes « peu ou pas connues des services de police ». Plusieurs dizaines ont néanmoins été levées dès hier soir.
Une première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, filmée au plus près des forces de l’ordre où l’on voit des dizaines de jeunes, les genoux au sol, tandis qu’on entend une voix dire ironiquement : « Voilà une classe qui se tient sage ».
Ian Brossat, tête de liste PCF pour les européennes, a dénoncé des « images inacceptables » et des « procédés » que « rien ne peut justifier ».
« Glaçant, inadmissible« , a résumé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations. « Cela n’est pas la République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ? »
« Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l’on humilie ainsi nos enfants. Halte au feu, Monsieur le Président. Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feu », a plaidé le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts David Cormand.
Pour le commissaire de la ville, il s’agissait d’ « interrompre un processus incontrôlé ».
Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été « choqué » par les images des 146 jeunes interpellés la veille devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le « contexte » de violence qui a mené à cette opération.

Le PCF a lancé un appel aux élu.e.s visant à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées ces derniers jours.

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d’élèves FCPE demandent au ministre d’« entendre » les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l’abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l’accès à l’université. Dans un communiqué qui demande de mettre fin « à la répression de la mobilisation lycéenne », le groupe des députés de La France insoumise dénonce « la banalisation de l’usage de Flash-Ball et les coups portés à des jeunes à terre [comme] autant de dérives intolérables d’un pouvoir qui n’existe plus que par sa politique de répression à tout-va »

Le Défenseur des droits a annoncé, vendredi 7 décembre, ouvrir une enquête sur l’interpellation de 151 adolescents en marge du blocus d’un lycée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  L’enquête  portera « sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie », indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de « veiller au respect de la déontologie » des forces de l’ordre et de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « s’interroge sur les raisons qui ont rendu possible une telle scène ainsi que sa mise en ligne manifestement recherchée. Ces jeunes vivent à Mantes-la-Jolie et sont donc réputés être des « jeunes de banlieue » avec tout ce que cette expression véhicule de clichés et autorise de violence symbolique. Cela n’est manifestement pas étranger à la facilité avec laquelle on bascule vite du maintien de l’ordre à l’humiliation publique ».
SOS Racisme demande au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures nécessaires pour que de tels faits cessent et demande que l’IGPN ouvre une enquête suite à cette scène.

Les élus communistes lancent un appel en soutien au mouvement lycéen

Eugénie Barbezat

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Jeunes dans l’action…

Posté par jacques LAUPIES le 7 décembre 2018

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« Une journée symbolique » ou « Les temps changent »

Posté par jacques LAUPIES le 7 décembre 2018

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Emergeant d’une bonne bronchite qui me poursuit depuis quelques jours je décide à effectuer quelques démarches nécessaires.

Si je devais résumer ma journée je pourrais dire : elle traduit la stupidité (parfois inhumaine) de cette société qui de toute évidence se dégrade de jour en jour. Mais je pourrais dire aussi qu’un espoir se lève d’en finir avec elle !

Le matin je me rends chez mon garagiste, très sympa qui s’évertue à me procurer une clé de contact de secours et m’a de ce fait facturé environ 250 € à la commande. Manque de pot après l’avoir commandée à sa maison mère (le constructeur automobile ou quelques uns de ses sous-traitants) il n’a pas reçu le bon exemplaire et doit recommencer l’opération. Apparemment ça ne fonctionne pas encore et je dois lui confirmer que la voiture n’a subi aucune modification au niveau de la serrure de contact. 

Je me rends ensuite auprès d’une permanence de ma mutuelle à Nîmes ou très nombreux doivent se trouver des retraités et actifs affiliés mais voila malgré le respect du jour et de l’heure indiquée : personne. Je téléphone donc au lieu que je suppose être celui siège central administratif ou très aimablement on m’informe que pour  raison de maladie d’une employée du siège régional la permanence est supprimée et qu’il me faut envoyer par la poste  le devis d’une prothèse dentaire de ma voisine que j’étais venu soumettre par la poste. Comme cette dernière a rendez-vous  sous huitaine avec son praticien être soignée je crains qu’elle ne puisse être informée à temps et à moins d’attendre deux mois de plus pour un nouveau rendez-vous ! 

Je précise au passage que la part à sa charge s’élève à plus de 900 € et que si elle avait suivi le diagnostic et la proposition d’un premier praticien celle-ci aurait été d’environ 2000 €. Ma voisine a 900 € de revenu par mois. Evidemment elle soutient les gilets jaunes.

Des gilets jaunes parlons en ? Dans l’après midi je leur rends visite sur deux ronds points car mon état de santé ne m’avait pas, jusqu’ici, permis d’aller les saluer et les soutenir. Je reviendrai sur tout ce que cela m’a inspiré : émotion et révolte car j’ai été bouleversé par certaines situations de ces braves gens qui mènent un combat et sont déterminés et cela malgré le trouble.

Deux m’ont proposé de mettre un gilet jaune. Si ce n’était par crainte d’être soupçonné de récupération (militant communiste relativement connu) je l’aurais fait bien volontiers car j’ai vu, bien vu ce que je ne cesse de croire depuis le début, que ces femmes et ces hommes et même quelques jeunes lycéens présents,  qui réclamaient leur gilet jaune, portent, malgré des confusions évidentes et un esprit troublé par ce qu’on appelle l’idéologie dominante,   la réalité des injustices sociales. 

 

 

Saint-Nazaire « Avant, j’avais une vie ; aujourd’hui, je lui ai donné un sens »

Vendredi, 7 Décembre, 2018

Morgane, 31 ans, saisonnière dans la restauration.

 

«Faut demander à Morgane. » Sur les barrages filtrants à l’entrée du port autonome de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), c’est elle le « poteau », la « référente », « celle qui ne s’arrête jamais », « qui donne tout ». Depuis trois jours, elle enchaîne les blocages aux abords du port, de 5 heures à 22 heures. C’est elle qui donne les consignes pour savoir si les camions peuvent passer et combien, elle qui est en contact avec les dockers, elle que les gendarmes viennent voir.

À 31 ans, cette boule d’énergie a « oublié (s)a vie ». Lorsqu’elle n’est pas sur un barrage, elle se pose à la Maison du peuple, le QG des gilets jaunes, pour planifier les futures actions lors des AG et parfois dormir.« Au début, je suis restée 37 heures sans dormir, maintenant je m’offre un petit sommeil réparateur. » Car pour elle, ce n’est que le début.

Saisonnière dans la restauration, ce petit bout de femme a toujours enchaîné les contrats de serveuse, n’a jamais eu de patron fixe, après avoir connu la rue entre 17 et 20 ans. Puis, « (elle s’est) trouvé un boulot, un appartement, (elle s’en est) sorti et depuis (n’a) jamais lâché ». Après quinze ans de métiers, 1 600 euros net par mois, célibataire et sans enfant, elle ne se plaint pas. Même si à la fin de la saison d’été, elle part en Suisse faire les vendanges pour toucher un peu plus et compte sur ses pourboires. Si elle se bat aujourd’hui, c’est surtout pour ceux qui se battent au quotidien pour survivre.

Au début, les gilets jaunes « ce n’était pas vraiment clair ». Alors « je suis allée voir », raconte-t-elle. « J’ai fait le tour des ronds-points et tout ce qui se disait c’était très intelligent. Notre esprit a tellement été pollué par les médias, la télé, les politiques qui t’enfoncent sous terre que ce mouvement a été pour moi comme une révélation. »

Pour elle, c’est surtout le 24 novembre que tout a commencé. Quand « devant la sous-préfecture, après s’être tous exprimés au micro, quelqu’un a dit : “Si on allait à l’ancien Pôle emploi ?” On a passé une nuit blanche à se raconter nos vies, à refaire le monde avec des gens merveilleux. C’était fou. Depuis, ça ne s’arrête jamais, mais j’adore. Je me sens vraiment à ma place ! » lance la jeune femme qui n’avait jamais participé à un mouvement social auparavant. Dans cette Maison du peuple, les amitiés se nouent, les solidarités se créent. « On est devenus une famille », explique-t-elle.

Et chaque jour, « on apprend des tas de choses, on grandit », s’émerveille-t-elle. « Si on sait comment on nous entube, on ne sait pas forcément comment ça marche, l’économie, et c’est fascinant. Il y a deux jours, je ne savais même pas comment fonctionnait le port », raconte la Nazairienne. « Ici, on ne veut pas seulement renverser le système actuel, on veut aussi en créer un qui soit vraiment bénéfique pour tout le monde », développe-t-elle. Et « on ne lâchera pas », promet-elle. Avant, « (elle) avai(t) une vie ; aujourd’hui (elle) lui donné un sens ».

Mais ne lui dites pas qu’elle fait de la politique. Car, pour elle, ce mot « n’a plus aucun sens ».

 
Clotilde Mathieu

 

 

 

 

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Pour avoir une autre vision des évènements lisez, achetez l’Humanité Dimanche

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2018

 

 

Pour avoir une autre vision des évènements lisez, achetez l'Humanité Dimanche dans POLITIQUE 5b2b7a63280ed
Du 6 décembre au 12 décembre 2018
Au sommaire de ce numéro :

Éditorial. La passion de l’égalité, par Patrick Le Hyaric. La sortie de cette crise majeure ne peut être que sociale et démocratique. Les gilets jaunes et les syndicats doivent être enfin entendus. À moins de rechercher le chaos, le gouvernement n’a plus le choix. Il doit desserrer l’étau et prendre en compte la fièvre qui s’empare du pays, au risque de laisser une nouvelle couche de colère froide dangereusement sédimenter.

Gilets Jaunes. « Ras le bol ! ». A Dieppe, les récits de la colère. La rédaction de l’ Humanité Dimanche se fait le relais d’une initiative de la mairie de Dieppe, qui a ouvert à ses administrés des cahiers de doléances afin de mieux comprendre les colères qui irriguent le mouvement des gilets jaune..

Climat. Alors que les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse depuis 2016, la tentation est grande de miser sur des solutions de géoingénierie : filtrer l’air, envoyer du fer dans les océans, enfouir le CO2… Mais des modèles au terrain, il y a un monde ! Espérons que les acteurs de la COP24 sauront s’en souvenir..

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