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Gilets jaunes : déterminés ils tiennent bon ! Nous devons les soutenir, vous devez les soutenir, ils doivent les soutenir

Posté par jacques LAUPIES le 17 décembre 2018

Les discours enfumés du gouvernement et de certains députés de la REM et les manipulations médiatiques trahissent les liens qu’ils ont avec des forces de la grande bourgeoisie qui, comme à l’habitude, ne manque pas de tirer les ficelles pour tenter de mettre à mal les méchants révoltés contre le pseudo glorieux tenant de l’ordre. Dissimulées ces forces se cachent pour rendre le spectacle dramatique et effrayer. Sauf que les ficelles sont tellement grosses que les spectateurs, en l’occurrence l’opinion publique, ne croient plus à la mise en scène. 

Alors que faire pour le pouvoir ? Elaborer à la hâte un autre scénario et tirer vite le rideau ! C’est ce à quoi semble être consacrée la démarche les macronistes  mais devant la résistance des révoltés, de plus en plus déterminés et conscients des défaillance du système, la tentative de récupération risque de laisser place à l’oppression ! 

Alors que faire pour le gilets jaunes ? Trouver rapidement des soutiens actifs, victimes eux aussi des politiques d’austérité, dont le sort est lié à satisfaction de revendications  communes ou en lien étroit avec celle des gilets jaunes !

Alors que faire pour ces soutiens potentiel ? Eh bien par tous les moyens dont disposent les citoyens, entrer en action : pétitionner, manifester, cesser le travail cahier revendicatif en main. Associations, syndicats, partis dont les solutions apportent des réponses, doivent ouvrir le dialogue, proposer et agir !

Sans tarder ! 

 

 

Mobilisation. Gilets jaunes : un nombre en baisse, une colère toujours vive

 

Gilets jaunes : déterminés ils tiennent bon ! Nous devons les soutenir, vous devez les soutenir, ils doivent les soutenir dans POLITIQUE 62429.HR

Lundi, 17 Décembre, 2018

Malgré une participation en baisse, des dizaines de milliers de gilets jaunes, guère convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron, ont encore manifesté un peu partout en France samedi, appelant à une poursuite du mouvement.

Malgré le froid, l’usure, un contexte post-attentat paralysant et une campagne médiatique du gouvernement et de certains éditorialistes pour promouvoir les mesures annoncées lundi par Emmanuel Macron, ils étaient toujours là, samedi. Moins nombreux mais toujours déterminés, ce sont 66 000 manifestants – d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur – qui se sont rassemblés dans toute la France, un chiffre deux fois moindre que celui du samedi précédent. À Paris, Place Beauvau n’a recensé que 2 200 participants à la mobilisation. Un chiffre difficile à vérifier tant les cortèges étaient nombreux et dispersés dans plusieurs points de la capitale, mais qui semble néanmoins en-deçà de ce que l’Humanité a pu observer sur place.

Une quarantaine de stations de métro fermées préventivement

Dès le matin, ils étaient plusieurs centaines de gilets jaunes à se rassembler sur les Champs-Élysées, mais également devant l’Opéra Garnier, la gare Saint-Lazare, place de la République ou place de la Bastille, scandant comme les semaines précédentes « Macron démission ! » sous l’étroite surveillance d’un dispositif policier disproportionné. Huit mille policiers étaient encore déployés, avec blindés, canons à eau et équipes de voltigeurs à moto. La brigade équestre a également été mobilisée place de l’Opéra pour faire face aux quelques centaines de manifestants qui ont notamment fait un sit-in et observé une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Strasbourg. Entre nasses, tentatives de dispersion à coups de gaz lacrymogène et fouilles systématiques, les actions policières ont certes été moins violentes que les semaines précédentes, mais la volonté de casser ces rassemblements semblait toujours manifeste. Une quarantaine de stations de métro ont été fermées préventivement sur ordre de la préfecture de police de Paris. Parmi les gilets jaunes, de nombreuses rumeurs sur des cars de manifestants venant de province qui auraient été empêchés de rejoindre la capitale circulent, sans qu’il soit possible de vérifier ces informations.

Alors que le gouvernement veut croire à un essoufflement du mouvement, les gilets jaunes rencontrés samedi à Paris semblaient unanimes dans leur désir de poursuivre les actions. « Ce que Macron a lâché lundi, ce sont des miettes, du bla-bla ! » s’emporte Claude, un électromécanicien de 63 ans venu de Gargenville (Yvelines). Arpentant les Champs-Élysées de bas en haut, d’un cordon policier à l’autre, il témoigne : « Je me lève à 4 heures du matin pour bosser tous les jours, je gagne environ 2 000 euros par mois, mais au final, avec tous les impôts que je paye, je me retrouve à bosser pour 700 euros ! » dénonce-t-il, réclamant « la justice fiscale ». « Quand on voit les Ghosn, Cahuzac ou Fillon qui détournent autant d’argent et que la politique de Macron est faite pour ces gens-là, pendant que moi j’ai donné cinq ans de ma vie à ma banque juste pour payer les intérêts du crédit sur ma maison ! » dénonce-t-il, pointant son gilet jaune au dos duquel il a écrit : « On compte en euros, ils comptent en millions. » D’après lui, il faut continuer la mobilisation « jusqu’à ce qu’on fasse plier Macron sur la fiscalité ». Pour Fabienne, venue de l’Aisne, « rien n’a bougé ». Comme de nombreux autres, elle affirme qu’elle continuera de se mobiliser sur les ronds-points vers Laon cette semaine.

Pour Philippe, du Val-d’Oise, l’ambition reste de « dégager Macron et de changer nos institutions ». « Ce mouvement doit s’installer dans la durée, plaide-t-il. Personne ne peut incarner ce mouvement. Il doit continuer de passer par les réseaux sociaux. Et s’il s’essouffle en ce moment, c’est parce que ce n’est pas facile de venir manifester à Paris, avec tous ces contrôles et des flics qui nous balancent des grenades à tir tendu même quand on n’est pas un casseur. » Une perte de vitesse qui pourrait n’être que temporaire, selon lui : « Ce mouvement, c’est l’ombre qui plane sur Macron, qui lui dira jusqu’au bout de son quinquennat : “Si tu déconnes, on revient”. » Mais, pour d’autres, les gilets jaunes ne pourront s’inscrire dans la durée que s’ils se structurent. « On va peut-être obtenir quelques petites choses dans l’immédiat, mais après, une fois que les manifestations seront terminées, cela risque de recommencer. Le gouvernement refera passer des lois contre la majorité », redoute Bruno, 66 ans, enseignant dans le privé à Paris. Lui souhaiterait l’élaboration de listes de gilets jaunes aux élections européennes, municipales et législatives. Une participation aux institutions existantes, mais avec des règles qui devraient être « différentes » de celles qui ont cours aujourd’hui dans les partis politiques. « Si on a des représentants gilets jaunes, il faudrait qu’ils soient révocables, que ce mouvement reste démocratique en partant de la base », souligne-t-il. D’autres rappellent leurs revendications d’un salaire minimum relevé, d’une fiscalité mettant les riches à contribution et de consultations populaires plus fréquentes via le référendum d’initiative citoyenne. « Mais pour le moment, on n’a rien eu de tout ça », souligne un jeune manifestant venu de Montargis qui explique être « là pour (sa) grand-mère qui n’a même pas les sous pour se payer une nouvelle chaudière et se chauffe avec deux convecteurs électriques qui lui coûtent très cher en électricité ».

Prêtes à continuer les manifestations le temps qu’il faudra

« Moi, je veux qu’on rase cette République et qu’on reparte de zéro ! » lâche sans ambages Christine (*), fonctionnaire d’État, qui réclame « plus de référendums et l’abolition des privilèges des hauts fonctionnaires et des politicards qui sont à l’abri et qui prennent des décisions nous concernant sans connaître nos vies ». Elle et sa collègue Nadia (*) sont prêtes à continuer les manifestations le temps qu’il faudra. « Noël, pour nous, ça n’existe pas. Je suis mère célibataire et je n’ai plus rien au 10 du mois », se désole cette dernière, qui compte passer le 25 décembre « dehors, ensemble avec des gilets jaunes, s’il le faut ». Ce qu’espèrent ces femmes, dans l’immédiat, c’est que « les policiers rejoignent le mouvement ». En tout cas, pour tous ces manifestants, un acte VI de la mobilisation semble inéluctable.

(*) Les prénoms ont été changés.
Loan Nguyen avec Stéphane Guérard

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Faire de la politique est incontournable pour comprendre et agir

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2018

chassaigne présente la motion de censure  Mélenchon censure

La politique c’est aussi cela : des députés qui défendent ce que l’égoïsme d’une classe  provoque : la pauvreté

Edouard Philippe écoute Mélenchon

et des ministres qui doivent leur position aux plus riches

 

 

La photo ci dessous me fait réagir car s’il s’agit de réduire les salaires des députés, de supprimer le sénat, de réduire les dépenses des moquettes pour solutionner la situation des plus pauvres nous ne sommes pas au bout de nos peines !

Beaucoup de Gilets Jaunes que bien évidemment je soutiens globalement ne développent pas toujours de vrais arguments pour rappeler où prendre l’argent. Même si l’injustice sociale les frappe durement, s’ils sont en colère contre les politiques subies depuis des années, ils se doivent de bien réfléchir sur les vrais causes de leur situation. Ce n’est pas dans les dépenses institutionnelles consacrées aux élus, ni dans le fonctionnement de l’état. Des réformes sont sans doute nécessaire mais elles ne règleront rien !

Les causes  des injustices  n’ont d’autre origine qu’un système qui capte la richesse pour une minorité de  possédants (les fameux du 1 %) en position d’exploiter en France et dans le monde une masse considérable de travailleurs dont l’essentiel est salarié. Qu’ils soient  en position de le devenir ou placés hors des circuits de production : jeunes, retraités, chômeurs, la part de richesse produite leur échappe notamment  de deux manières :

- en réduisant le salaire et tout ce qui lui est annexé : les cotisations sociales permettant d’indemniser les  inactifs pour maladie, vieillesse,  handicap ainsi que les charges familiales 

- en abaissant la dépense des services publics (écoles, hôpitaux, logement, sécurité et justice, loisir et culture, etc.)

De cela souffrent évidemment des catégories de non salariés artisans, petits commerçants, agriculteurs, professions libérales, qui ne trouvent plus de rémunération des services qu’ils apportent à l’ensemble de la population et se trouvent obligés, quand ils le peuvent à surfacturer ou dépasser leurs honoraires. Ce dont certains ne se privent pas au détriment des plus démunis mais aussi des revenus dits « moyens » !

Ce n’est pas la suppression de l’impôt qui règlera mais bien un impôt plus juste faisant payer les plus riches (actionnaires des sociétés qui drainent des profits exorbitants, dirigeants de sociétés) rémunérés mille fois plus que ceux qui travaillent pour leur compte.

Mais peut-on les contraindre sans intervenir en politique, sans leur ôter ce droit de décider de tout : des investissements, des choix de production ? Cela s’appelle socialiser les moyens de production, de commercialisation dont ils disposent donc rendre à la collectivité le droit de contrôler et de décider en économie.

Quand aux élus, aux institutions il en faut bien mais d’autres institutions et d’autres élus, libres, ne dépendant plus du système capitaliste et véritablement issus de ceux qui souffrent  !

Mais en a attendant, et tout de suite rétablir l’impôt sur la Fortune, supprimer le CICE, faire payer les fraudeurs, cela garantirait le SMIC à 1800 € brut mensuel et l’augmentation les retraites et minima sociaux, 

Tout ne se résume pas à cela : il faut en discuter et « faire de la politique » est incontournable pour comprendre et agir, pour que l’adversaire de classe essentiel cesse de nous truander !

 

 

 

 

 

 

 

 
Faire de la politique est incontournable pour comprendre et agir dans POLITIQUE

photo : Loan Nguyen

Acte 5 : témoignages de Gilets jaunes à Paris

Samedi, 15 Décembre, 2018
 
Plusieurs milliers de gilets jaunes ont bravé les multiples contrôles policiers, les fermetures de gares et de métro, le froid puis la pluie, pour participer au cinquième samedi de mobilisation à Paris.  Rencontres avec certains d’entre eux, anonymes ou à visages découverts.

« Je ne vais pas m’arrêter. Je vais continuer de participer au blocage de rond point chez moi, du côté de Laon »

 
Fabienne : « C’est la première fois que je participe au mouvement sur Paris. J’ai décidé de venir parce que rien n’a bougé. Même les quelques annonces de Macron de lundi dernier ne changent rien. Je ne suis pas concernée par les petites modifications de prélèvement de la CSG et du RDS sur les retraites. Je gagne un petit plus du SMIC.  Donc la hausse de la prime d’activité, ce n’est pas pour moi. Et je travaille dans une association dans le médico-social : les heures supplémentaires défiscalisées ou la prime de 1000 euros, ce n’est pas non plus pour moi. Je ne me vois même pas réclamer à mon directeur ces mesures. Les financements de l’association dépendent de l’Agence régionale de santé, donc de l’Etat, qui les diminue d’année en année. Nous nous occupons de personnes handicapées. Même à elles, l’Etat leur diminue leurs allocations.
Les gens travaillent et ne s’en sortent pas. Tout augmente, comme la mutuelle qu’on nous a obligés à prendre via notre entreprise. En 2019, la complémentaire santé augmente de 40%, sans que les remboursements soient meilleurs.
Je ne vais pas m’arrêter. Je vais continuer de participer au blocage de rond point chez moi, du côté de Laon. »
 

« J’en ai marre qu’on nous traite comme des chiens »

 
Maxi : « Je suis venu de Blénod-les-Pont-à-Moussons, en Lorraine, parce que j’en ai marre qu’on nous traite comme des chiens. Je suis soudeur en intérim. C’est un métier qui est recherché. Il y a du boulot. Malgré ça, les salaires ne suivent pas. On est employé par des PME qui ne peuvent pas payer plus. Alors, la prime de fin d’année de 1000 euros, on ne la verra pas…
Mais au-delà de ça, je manifeste pour mes parents, mes frères et sœurs qui galèrent, qui ne trouvent pas de boulot ou qui en ont, mais très mal payés. Je manifeste parce qu’on n’est pas né pour crever. Mais on est réduit à ça parce qu’on vit au jour le jour. »
 

« Je ne suis pas là pour moi. Je viens pour mes grand-parents qui ont travaillé toute leur vie et qui se retrouvent avec 1000 euros à deux »

Un gilet jaune de Montargis : « Moi, je veux trois choses : le référendum d’initiative citoyenne (RIC), un minimum de 1200 euros par mois pour les pensions de retraite et le retour de l’ISF (impôt sur la fortune). Tant qu’ils ne nous les donnent pas, je continue les Gilets jaunes. Personnellement, j’ai juste assez pour vivre dignement. Mais je ne suis pas là pour moi. Je viens pour mes grand-parents qui ont travaillé toute leur vie et qui se retrouvent avec 1000 euros à deux. Heureusement qu’ils ont leur maison, sinon ils ne pourraient même pas se loger. Et le gouvernement continue de les taxer. C’est une honte. »

 

« Grâce à ce mouvement, la question des salaires est revenue en force dans nos entreprises »

Un syndicaliste CGT de PSA : « On était déjà là les deux samedis précédents, avec les collègues de Saint-Ouen et les Renault Flins et Lardy. Les revendications des Gilets jaunes sont les mêmes que les nôtres. Tout tourne autour du pouvoir d’achat. Ca fait longtemps qu’on demande un SMIC à 1800 euros brut, que l’on veut des augmentations de salaire pour tous. Ce qui est bien, c’est qu’ils vont plus loin que nos revendications. Ils demandent le retour de l’ISF. Ca nous permet d’élargir les revendications des syndicats.
Grâce à ce mouvement, la question des salaires est revenue en force dans nos entreprises. Les collègues se sentent plus concernés. On a fait un débrayage cette semaine qui a été bien suivi. 
Maintenant, il faut aller plus loin. On ne peut pas en rester aux manifestations et blocages les samedis. Il faut que les travailleurs, dans les entreprises, bougent, avec des débrayages, des grèves. C’est en mettant à l’arrêt l’économie du pays que l’on arrivera à changer vraiment les choses. Sinon, ils vont continuer à lâcher des miettes. »
Entretiens réalisés par Stéphane Guérard

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Une manifestation unitaire contre la précarité

Posté par jacques LAUPIES le 15 décembre 2018

Une manifestation unitaire contre la précarité dans POLITIQUE

Photo : Stéphane Guerard
Vendredi, 14 Décembre, 2018
Fonctionnaires, lycéens, salariés du privé… Plusieurs milliers de personnes ont battu le pavé vendredi dans toute la France pour réclamer des hausses de salaires à l’appel de la CGT, rejointe par quelques « gilets jaunes. Les manifestants étaient 15.000 à Paris
 
 
« Les mobilisations ne s’opposent pas. C’est bien qu’il y ait des actions collectives, des gilets jaunes, gilets rouges, gilets bleus, peu importe. Maintenant, il faut que ces actions puissent converger », s’est exclamé le numéro un de la CGT Philippe Martinez juste avant de manifester à Paris, de la place de la République à la Nation, où la fin du cortège est arrivée vers 15H00.
 
Solidaires et la FSU, premier syndicat dans l’Éducation nationale, participent à cette journée d’action, ainsi que les étudiants de l’Unef et les lycéens de l’UNL. Des unions départementales de FO étaient également présentes dans les cortèges, de même que des représentants du PCF, de La France insoumise (LFI) et du NPA.
 
À Lyon où ils étaient 2.500 selon la police, Saint-Etienne, Grenoble (1.400 personnes dans chaque ville selon des sources policière et préfectorale), Bordeaux ou encore au Puy-en-Velay, les manifestants s’étaient ralliés au mot d’ordre du jour : « Tous mobilisés pour le libre accès à l’éducation, l’emploi, les salaires, les services publics, la retraite par répartition ».
 
Parmi les pancartes, certaines dénonçaient la « poudre aux yeux » et « l’enfumage » des annonces d’Emmanuel Macron, notamment sur « l’augmentation bidon du Smic ».
 
Les lycéens étaient nombreux partout, affichant des banderoles comme « Sélection, piège à cons ». Certains chantaient : « Un pas en avant, et deux pas en arrière, c’est la politique du gouvernement ».
 
« ParcourSup, c’est vraiment galère. On a beaucoup d’amis qui sont déscolarisés cette année parce qu’ils n’ont pas eu ce qu’ils voulaient après le bac », a expliqué à l’AFP Elya Rebet, 17 ans, en première année de droit à Lyon 3.
 
« Je trouve inadmissible qu’on disperse des options comme l’art ou la musique et qu’on rende ParcourSup plus sélectif », a renchéri Céleste, 17 ans, élève au lycée Saint-Exupéry à Lyon, et qui souhaite rentrer aux Beaux-Arts.
 
À Paris, des dizaines de lycéens se mettaient en scène, s’agenouillant mains sur la tête, en écho aux interpellations de Mantes-la-Jolie la semaine dernière, avec une pancarte: « Alors les CRS, ça gaz ? »
 
À Rennes, près de 400 personnes ont défilé sans incident dans le froid et sous un grand soleil, dont des enseignants, des pompiers-secouristes, des personnels des hôpitaux, a constaté l’AFP.

« Aller au devant » des « gilets jaunes » 

Les syndicats, et la CGT en particulier, sont bousculés depuis un mois par le mouvement des « gilets jaunes ». »Il est évident que l’avenir est sombre pour les organisations syndicales, car les +gilets jaunes+ ont fait la démonstration que, par des mobilisations horizontales via les réseaux sociaux, il est possible de parvenir à créer des dynamiques ou des rapports de forces, qu’elles-mêmes n’arrivent plus à créer », expliquait récemment à l’AFP Stéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme.
 
Seul Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui a par ailleurs détrôné cette semaine la CGT comme premier syndicat, tous secteurs confondus, après les élections dans la fonction publique, a essayé de se placer dans le jeu gouvernemental depuis le début.
 
La stratégie de la CGT est quant à elle difficilement lisible : la centrale de Montreuil paraît dépassée par un mouvement social inédit, qui compte à certains endroits des militants CGT dans ses rangs, tandis qu’ailleurs, la discussion est impossible. « La majorité des +gilets jaunes+ n’ont jamais croisé de syndicats, donc ils sont très réservés, donc on essaie d’aller au devant », a reconnu M. Martinez, qui dit partager leur colère.
 
En interne, plusieurs fédérations ont souhaité que « des discussions puissent se tenir partout » avec les « gilets jaunes », pour que « chacun contribue dans son domaine à développer le rapport de forces ». « La CGT ne peut pas détourner le regard de cette colère sociale », ont écrit plusieurs dizaines de ses militants, dont l’ancien délégué des « Conti » Xavier Mathieu, dans une « lettre ouverte » relayée par le quotidien Libération.

 

 

 

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Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros !

Posté par jacques LAUPIES le 14 décembre 2018

Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros ! dans POLITIQUE carrefour_-_copie

 

Lundi, 10 Décembre, 2018

Oui vous avez bien lu, l’aide publique aux entreprises privées se monte chaque année à environ 200 milliards d’euros. Les grands groupes encaissent ces sommes astronomiques destinées à aider l’emploi, après avoir pleuré sur le coût du travail, ce qui ne les empêche pas de licencier, à l’exemple de Carrefour.

200 milliards d’euros, c’est à peine moins que le budget de l’Etat  qui se chiffre à 241,5 milliards d’euros en 2018… dont 15 millions seulement pour le Travail contre 16,68  millions en 2017 et 12 millions programmés pour 2019.

Ces chiffres sont confirmés par le pôle économique de la CGT dans un communiqué intitulé l’argent des contribuables dans les poches des actionnaires et par son secrétaire confédéral Mohammed Oussedik dans un interview qu’il nous a accordé.

Des milliers de dispositifs

Ce montant comprend les aides de l’Etat, les exonérations de cotisations sociales ainsi que les aides régionales et européennes, soit des milliers de dispositifs (6 000 selon certaines sources comme Deficreation)  dont la plupart se cumulent et dont on peut avoir une idée sur le site officiel du ministère de l’économie www.economie.gouv.fr/cedef/aides-publiques-entreprises ou encore celui de l’Urssaf https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/beneficier-dune-exoneration/exonerations-generales/la-modulation-assurance-chomage.html ou sur le site de la direction de l’information légale et administrative https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23922

Il existe même un site dédié http://www.aides-entreprises.fr/ En cliquant sur ce lien vous aurez le choix, souvent cumulable, de  1 624 aides publiques dans  10 domaines. Il suffit de taper son lieu d’implantation et le domaine concerné par la demande d’aide, par exemple emploi-formation ou gestion financière et exonération et s’affiche la liste des aides possibles.

Tout ça pour écrire que  l’info numérique sur les aides publiques (c’est-à-dire issues de nos impôts) abonde… bien plus que l’info sur les aides sociales aux personnes les plus nécessiteuses. En effet 1 personne sur 3 y a droit mais ne le sait pas !

Cice et cie

L’aide  qui fait le plus parler d’elle tant par son montant (plus de 20 milliards d’euros) que par son emploi controversé (destiné notamment à alléger le coût du paiement des salariés jusqu’à 2,5 SMIC) est le CICE – Crédit Impôt Compétitivité Emploi

Vous le lirez il est en baisse cette année et sera supprimé en 2019… pour être remplacé par un allègement de cotisations patronales de 6 points sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC complété par un allègement de 4,1 points du Smic à 1,6 SMIC !

Car le comble dans cette histoire de gros sous dont on s’interroge sur leurs utilisations finales est que l’Etat aide les entreprises (d’autres aides existent pour cela) à payer leurs salariés un peu plus que le SMIC alors que c’est une obligation légale de les payer au moins au SMIC ! Notre article SMIC 2018-cest-1498-euros-bruts-par-mois-et-pas-moins-pour-toutes-et-tous-les-salarie-e-s

Depuis le 1er janvier 2017 et jusqu’à la fin de cette année, les entreprises peuvent également bénéficier du CITS-crédit-d’impot-sur-la-taxe-sur-les-salaires

Ce coup de pouce permet aux entreprises d’allèger la taxe sur les salaires parce qu’elles ne paient pas la TVA. Il se cumule avec le CICE et autres allègemetns fiscaux notamment sur les cotisations sociales.

Dans le même temps, la loi de finances pour 2018 (article 84) poursuit le programme de la baisse progressive du taux l’IS – impôt sur les sociétés jusqu’à 25 % en 2022.

Aides à l’emploi ou aux bénéfices ?

Destinées à soutenir l’emploi par un « allègement du coût du travail »,  il n’existe aucun contrôle et aucune sanction en cas de non respect des conditions quand elles existent (certaines aides sont données sans condition). De plus, si la plupart des aides sont imposables, des dérogations permettent d’alléger ou d’exonérer cette imposition.

Par exemple :

- la déduction forfaitaire pour paiement des heures supplémentaires (parce que les employeurs sont aidés à payer les heures sup !) doit respecter deux conditions : respect par l’employeur des dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail et les rémunérations afférentes aux heures supplémentaires ne se substituent pas à d’autres éléments de rémunération, sauf si un délai de douze mois s’est écoulé entre le dernier versement de l’élément en tout ou partie supprimé et le premier versement des éléments de rémunération relatifs aux heures supplémentaires.

- pas de conditions pour bénéficier du CICE comme expliqué sur le site du ministère de l’économie Qui a droit au CICE ?

- pas de conditions pour l’aide à l’embauche des travailleurs handicapés

Certes ces aides sont bienvenues pour aider les TPME, PME et PMI, les agriculteurs, artisans et commerçants en difficulté ou encore pour s’installer auto-entrepreneur. Or ce sont surtout les grosses entreprises, affichant d’énormes bénéfices, comme carrefour qui en profitent.

Le cas Carrefour

Ce groupe vient d’annoncer 4 500 suppressions d’emplois et d’empocher 400 millions d’aides publiques par an pour l’essentiel destinées à diminuer les charges salariales. Alors que ses bénéfices tournent autour d’un milliard d’euros !

Se plaindre du cout du travail, la belle et juteuse affaire.

Questionnés à ce sujet,  Philippe Allard, délégué syndical du groupe Carrefour et Amar Lagha, secrétaire général de la CGT commerce, nous ont confirmé que « Carrefour  a touché successivement 350 millions d’euros d’aides publiques consistant en exonération de cotisations salariales et en CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en 2018, 380 millions en 2017, 390 millions en 2016, 423 millions en 2015, 400 millions en 2014, soit un total de près de 2 milliards d’aide publique en 5 ans dont 744 millions au titre du CICE  ! »

Dans le même temps ils nous expliquent que « le groupe Carrefour, 1er employeur de France avec 115 000 salariés, c’est 88 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 980 millions de bénéfice (6 milliards de 2012 à 2016) dont 500 millions ont été distribués aux actionnaires (2,379 milliards de 2012 à 2016). »

2 milliards d’aide publique en 5 ans ont servi à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires. Pour faire court les 2 milliards d’aide publique sont allés directs dans la poche des actionnaires, pas de l’emploi ni de la compétitivité.

« Le CICE destiné au maintien de l’emploi, c’est en fait 2 400 suppression de poste au siège social, 2 100 emplois menacés  par la fermeture de magasins DIA si pas de repreneurs.  Ajoutons les menaces qui pèsent sur les salariés des magasins qui vont passer en location-gérance, les vendeurs concernés par la réduction de 100 000 m2 des surfaces des hypermarchés etc. Déjà les effectifs avaient baissé de 2 050 salariés », précise Philippe Allard.

Ces chiffres il n’a pas manqué de les rappeler avec la délégation CGT Carrefour au représentant du ministère du travail qui les recevait ce mercredi 31 janvier.

Conclusion d’Amar Lagha : « c’est avec nos impôts qu’on licencie aujourd’hui en France».

C’est pour toutes ces raisons que la CGT Commerce et Services appellait tous et toutes les salarié-e-s du groupe Carrefour à un rassemblement devant Carrefour à la Porte de Montreuil lundi 5 février à 10 heures. Présent, Alexis Corbière, député FI, a demandé que l’argent versé par l’Etat pour créer des emplois et non les supprimer, soit rendu. Il a appelé les cotoyens et les consommateurs à se mobiliser avec les Carrefour.

En lien

- analyse du budget 2018 par la CGT

- Notre article carrefour-solde-l-emploi-pour-ses-profits

Daniel Roucous

 

Mobilisation. « Les gilets jaunes, c’est un chamboule-tout ! »

Jeudi, 13 Décembre, 2018

Fonctionnaire territorial, Pascal Louis s’est engagé depuis le début dans le mouvement, apportant avec discrétion ses compétences syndicales.

«On n’est pas fachos, on est fâchés. » C’est cette petite phrase qui a plu le 11 novembre dernier, sur le parking du centre commercial de Gaillon, dans l’Eure. Son auteur ? Pascal Louis, fonctionnaire territorial, investi dans la vie associative et sportive, représentant syndical CGT depuis vingt ans, et invité par Facebook à répondre à l’appel des gilets jaunes locaux. « On m’a contacté pour intervenir sur mon expérience, mes connaissances juridiques : a-t-on le droit de manifester ? Qu’est-ce qu’on risque en bloquant un rond-point ? » Tranquillement, devant cent personnes du coin, des parents d’élèves, des amis sportifs, ce juriste militaire devenu fonctionnaire explique ce jour-là « qu’il ne faut pas bloquer les routes mais filtrer les véhicules, sinon on encourt quatre mois d’emprisonnement, 15 000 euros d’amende ; et puis si votre voiture est abîmée, l’assurance ne marchera pas… ». Deux heures plus tard, les curieux discutent encore. « Et pourtant il flottait », s’en amuse aujourd’hui Pascal Louis. L’occupation du rond-point est mise au vote. Ils seront cent à lancer le mouvement le 17 novembre au petit matin, 400 dans la journée. « L’idée de Facebook, c’était qu’un “jaune” amène “un jaune” ». Et que l’événement virtuel devienne réel.

À l’issue du premier week-end, une assemblée générale est organisée à la nuit pour la reconduction du mouvement. « J’ai envoyé une lettre aux maires de Gaillon et du Val-d’Hazey, d’autres ont contacté la préfecture, raconte le syndicaliste entre deux Klaxon de chauffeurs sympathisants. Mais je ne tenais pas à être pris sur la photo pour ne pas monopoliser la parole de ce mouvement populaire citoyen. Nous ne voulons pas avoir une autorité administrative au-dessus, pas de chef. Je mets juste mon savoir-faire à disposition du groupe. » Sans cacher son étiquette syndicale, Pascal Louis tient à rester en retrait parmi « toutes les personnes de bonne volonté ». II ne s’est pas présenté aux élections des porte-parole, deux femmes et trois hommes, dont Karl Tocquard, un forain au gilet jaune customisé d’une Marianne et d’un hérisson, clin d’œil aux gens du voyage. « Nous remontons la parole mais chacun ici est responsable de ses actes », précise l’homme des manèges, fidèle au rond-point depuis 26 jours.

« Il faut faire attention au déchirement social »

Pascal Louis ne chôme pas non plus : dès potron-minet, il prend son café sous l’un des barnums bricolés du carrefour qui abritent les dons, victuailles et café légués par les soutiens de passage. Puis se rend à son travail, en délégation au conseil d’administration de la CAF, à la coordination syndicale départementale des territoriaux de l’Eure. Sans jamais oublier les gilets jaunes : « C’est un chamboule-tout !, s’anime Pascal Louis. Un phénomène de société sous-jacent depuis 40 ans mais intensifié par un président de la République qui défend l’outil financier, pas l’humain. À la coordination syndicale, j’ai expliqué qu’il y avait des fonctionnaires territoriaux, surtout de catégorie C, parmi les gilets jaunes. Dans mon service, j’ai deux agents qui vivent encore chez leurs parents. Il faut faire attention au déchirement social, qui peut mettre en péril une société basée sur la liberté, l’égalité, la fraternité, principes dont les fonctionnaires sont les garants. » Lui-même a perdu 416 euros entre 2016 et 2017 et gagne 1 800 euros au bout de vingt ans de carrière. Heureusement, sa retraite militaire rajoute un peu de beurre dans les épinards, comme les panneaux solaires de sa maison, payés depuis l’an dernier. Alors, ne lui dites pas que ce mouvement s’est construit contre la transition écologique. Tout cela, il l’explique aussi aux maires de la communauté de communes, au député LaREM du département avec d’autres gilets jaunes en remontant les doléances sur un Smic à 1 500 euros net, l’instauration d’un référendum citoyen, la démission de Macron, contre la retraite à points…

« Les gens qui nous représentent ne sont pas assez proches de nous »

Quand en fin d’après-midi, le syndicaliste revient au rond-point, c’est ici qu’il explique que les fonctionnaires ne sont pas des nantis. À d’autres qui ne le sont pas plus, quelles que soient leurs origines et divergences : Jean-Jacques, le jeune retraité, Simon, chômeur de 26 ans, Abdelillah, intérimaire de 40 ans, Fabienne, employée de banque de 53 ans… « Les gens qui nous représentent ne sont pas assez proches de nous, estime Reynald Dannebey, patron de TPE. La première semaine sur le rond-point, j’ai pris la misère en pleine gueule : des jeunes qui vivent avec 800 euros par mois, d’autres dormant dans leur camionnette. Depuis que je travaille, c’est la première fois que je fais une pause, que je m’arrête, que j’écoute. Et on arrive tous au même constat : il faut changer ce pouvoir déconnecté. » Avec ses sept salariés, il a fini par reprendre l’activité mais Reynald retourne régulièrement sur le carrefour. « Ici on n’est ni fonctionnaire, ni ouvrier, ni chômeur, mais tous citoyens. Je ne peux pas mieux dire : c’est le peuple qui se révolte ! », résume Dédé à l’abri de son chapeau de cow-boy. La polyphonie de Klaxon interrompt régulièrement les discussions. Les routiers les soutiennent, stationnant longtemps en lisière de rond-point, endiguant un temps le flux des voitures. Chacun participe à son niveau. Une camionnette débarque des palettes pour alimenter le feu, pour le déjeuner du midi. Charley et Christiane Leguay, 90 et 78 ans, se sont arrêtés en rentrant de l’hôpital. Dans leur coffre, une pancarte à la peinture encore fraîche « Merci aux gilets jaunes de se battre pour nous les vieux ». La bataille n’est pas terminée. Les annonces du président n’ont rien changé : « Des miettes de mesurettes, concluent Pascal Louis et les gilets jaunes de Gaillon. On donne d’un côté ce qu’on récupère de l’autre. » Et déjà, certains pensent à commander des huîtres pour passer les fêtes sous les cahutes du rond-point.

Kareen Janselme

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L’apolitisme ne peut exister, seule la confusion et l’amalgame lui donnent existence !

Posté par jacques LAUPIES le 13 décembre 2018

 

 

Pour un militant politique, communiste de surcroit, il y a de quoi s’interroger sur l’apolitisme qui existerait au sein mouvement de Gilets Jaunes ou, pour le moins, sur l’idée que peuvent se faire les français sur la notion d’apolitisme.

En effet alors que la plupart des revendications  que nous formulons depuis des décades, y compris du temps de la gauche plurielles, pour répondre aux aspirations du monde des salariés, resurgissent soudain, comme si personne ne les avait déja exprimées. Que ce soit les organisations syndicales, le parti communiste et quelques alliés de celui-ci au sein du Front de Gauche notamment ! 

Lorsque je me suis rendu sur un rond point la semaine dernière, tout autant d’ailleurs lorsque j’ai entendu les premiers témoignages au tout début de cette action, il était facile de comprendre que ce mouvement concernait ce pourquoi nous luttons depuis des années et que les initiateurs, quel que soit le position sociale étaient des victimes des pouvoirs politiques qui se sont succédés.

Alors pourquoi au fil de ces années n’avons nous pu incarner cette sorte de révolte qui apparaît et traduit l’accumulation de souffrances dues à un libéralisme de plus en plus cohérent dans sa démarche d’exploitation dans un cadre mondialisé ? 

Au fond c’est quoi ce système sinon la généralisation de la recherche du travail à bas cout et de la rémunération toujours plus grande du capital ! Et cela est permis parce qu’aucune harmonisation ne se fait sur le plan social qu’il s’agisse des salaires direct, des salaires indirects (notamment de la sécurité sociale) de la fiscalité entre les divers pays de la planète dont les développements économiques sont inégaux certes mais également dont les pouvoirs politiques dépendent des classes possédantes ?

Ainsi le développement des forces productives (travailleurs et moyens de production en évolution technique constante) sert une poignée de possédants (mis en situation de concurrence) en s’appropriant la richesse  produite par le travail de millions d’individus (placés également en état de concurrence entre eux)

D’ou cette notion de compétitivité, si chère aux politicards de droite et de la social-démocratie, qui serait, selon les libéraux,  incontournable et n’aurait de solution que dans la réduction de la rémunération de la force de travail pour « vendre moins cher » que son voisin. Le résultat est que seul le profit guide la production, oriente la consommation et fait fi des besoins fondamentaux des populations : nourriture, logement, soins, éducation,  culture et bien entendu du besoin de protéger la nature et de ne pas la piller !

En se battant pour de meilleurs revenus, plus justes, les différentes catégories portent évidemment un grand coup à la logique libérale et  ameutent des représentants politiques choisis souvent  sous la pression médiatique, sans discernement et bénéficiaires d’une abstention massive.

Point n’est besoin d’être un fin psychologue pour les voir apeurés face aux gilets jaunes et déployant leurs talents d’universitaires, d’énarques, bien installés et formés dans la défense du libéralisme ou de quelque idéologie fabriquée pour les besoins de la cause.

Que ceux-là aient bien pu inspirer à une masse d’électeurs le dégout de la politique nous pouvons le comprendre mais nous, et tous ces militants et élus qui sont restés attachés à l’esprit de classe et se sont toujours trouvés en position de défendre les exploités, notamment les plus pauvres, ne devrions nous pas avoir gout amer d’ingratitude ?

C’est bien précisément de cela qu’il faut se préserver. J’ai entendu un cheminot me dire : « pourquoi je soutiendrais les gilets jaunes ils ne nous ont pas soutenus ? » Outre que cela reste à démontrer, n’est-ce pas avoir une vision un peu étroite de ce qui fonde la solidarité et les conditions qui lui permettent de s’exprimer ? Les gilets jaunes d’avant le mouvement ne seront pas ceux d’après le mouvement car la lutte leur aura appris qu’un cheminot est un allié objectif et notamment s’il est retraité, a toute sa place dans leur combat. Pour grand nombre d’entre eux ils ont d’ailleurs rejoint le mouvement. La réalité de terrain balaie parfois le poids des idées reçues…

Mais attention si le combat est juste et doit prendre une forte dimension il ne saurait se priver de cette réponse : prendre la parole et prendre le pouvoir pour changer de système.

Oeuvrer pour  que nous vivions mieux et donc nous permettre d’avoir de meilleurs salaires, de meilleures pensions, de meilleures allocations est déja un acte politique. Mais cet acte premier en appelle d’autres tout aussi politiques pour consolider les acquis : faire des lois équitables, modifier les institutions, modifier les rapports sociaux, contrôler les  productions, harmoniser les consommations, etc.

Alors inutile de tenter de cultiver  l’idée d’apolitisme pour tenter d’opposer les gilets jaunes aux syndicats et aux partis politiques de gauche ! 

Ce soir à la faveur du débat sur le terrorisme le choix est facile à faire entre les politiques car l’on voit d’ardents pseudo  défenseurs de la nation réclamer la cessation de la lutte des sans papier (des Wauquiez et Hortefeux (LR) jusqu’à Dupont d’Aignan (Demain la France) en passant par les alliés de Macron (MODEM, UDI) Quant à Marine Le Pen elle marque ses attaches avec sa classe bourgeoise  en se risquant à rejeter toute augmentation du SMIC mais, pour préserver son électorat populaire, ne manque pas d’afficher sa démagogie habituelle et un soi disant soutien à cet électorat.

 

 

"Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté», a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. Photo  d'illustration : AFP

« Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté», a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. Photo d’illustration : AFP

Gilets jaunes. Une militante du PCF détenue dans la Drôme

Mercredi, 12 Décembre, 2018

Dans un contexte de tensions entre police et gilets jaunes, la militante a été arrêtée sur la base d’éléments minces. Elle sera jugée après Noël. 

 

Le PCF de la Drôme dénonce le placement en détention provisoire d’une de ses militantes, suspectée d’avoir agressé le directeur départemental de la police alors qu’il intervenait samedi sur un blocage de gilets jaunes. L’agression du responsable policier a eu lieu samedi à la mi-journée dans une zone commerciale bloquée au nord de Valence. Le patron de la police de la Drôme, présent en personne sur l’opération, a ceinturé l’un des manifestants qui prenait la fuite et, selon la police, « une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, des coups de pied et des coups de poing le faisant chuter au sol », rapporte l’AFP. Deux suspects ont été arrêtés dans un premier temps, puis deux autres plus tard dans l’après-midi – dont la militante – lors d’une marche pour le climat organisée dans la ville. Une vidéo, postée sur la page Facebook du PCF de la Drôme, montre une arrestation musclée de la militante.

Ces trois hommes et une femme ont été déférés lundi au parquet de Valence en vue d’une comparution immédiate, finalement repoussée au 26 décembre, pour qu’ils puissent préparer leur défense. Aucun n‘imaginait alors être placé en prison. Pour l’avocat de la militante, Me Bertrand Beaux, « le contexte a joué » – un jour de mobilisation de gilets jaunes-, pour ainsi placer en détention pour une quinzaine de jours des individus sans casier judiciaire. Les délais de justice faisant qu’une demande de remise en liberté n’est pas  sûre d’être examinée avant le procès.

« Elle conteste avoir frappé qui que ce soit »

Tant les images de vidéo-surveillance du centre commercial que celles tournées par les policiers, qui ont servi de base aux arrestations, ne montreraient pas la militante en question au moment de l’incident. Pour Me Beaux, « moi je n’ai pas d’images où l’on voit ma cliente frapper un fonctionnaire de police. Elle était sur place, elle ne le nie pas, mais conteste avoir frappé qui que ce soit ».

« Nous n’avons pas l’habitude de laisser incarcérer nos militants, d’autant plus que d’après les éléments en notre possession, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être avérés », a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. « Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté », a-t-il ajouté en réclamant sa libération. Un rassemblement de soutien devait se tenir ce mercredi soir, devant la préfecture. L’appel pour sa libération écrit ainsi que «  Il ressort  du dossier que le traitement dont elle est la victime serait en quelque sorte pour l’exemple. Nous voulons rappeler la violence de l’intervention policière de samedi matin au plateau des couleurs qui s’est soldée par l’hospitalisation de plusieurs manifestants dont certains dans un état grave ».

 

Décès d’un figure politique de Tarascon

 

Avec tristesse j’ai appris le décès de Philippe Giraldi – Delmas  bien connu dans notre ville à divers titre, notamment pour l’exercice d’une activité d’antiquaire. Nous avions des conceptions souvent  radicalement opposées en politique et dans bien des domaines touchant à la religion, la philosophie, etc.

Néanmoins nous parlions ! Nous parlions souvent, presque chaque jour, lorsque je marquais, dans mon tour de ville quasi quotidien, une pose devant sa boutique encombrée de mille vieilles choses.  Il se référait à son gaullisme comme pour marquer son amitié et aimait à dire que nous avions ce point commun issus de la résistance. Ce qui est vrai ! Et c’est probablement cette idée qui maintenait un lien qui cependant avait bien d’autres justifications, entre autre un besoin d’échanger.

Mais pour nombre de Tarasconnais Philippe Giraldi incarnait un engagement politique bien ancré à droite et le manifestait souvent, à sa façon, de manière parfois originale. Depuis plus de cinquante ans nous nous retrouvions, en opposition, pour des élections tans locales que nationales.

Cela ne nous  pas empêché, parfois,  malgré nos divergences d’en sourire.

Pour le temps qui me reste je ne vous oublierai pas Monsieur Giraldi !

 

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