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Les cucul la praline s’essouflent sur les plateaux de télé, Castaner menace et Philippe mijote une diversion…

Posté par jacques LAUPIES le 18 décembre 2018

Le ridicule s’installe sur les plateaux de télévision.

Peut-être que tout le monde ne s’en rend pas compte. Effectivement j’entends un gilets jaune dire : « le gouvernement ne comprend pas ». D’autres se lancent dans la revendication « le référendum d’initiative citoyenne » qui deviendrait la médecine de choc. Même Mélenchon s’empare de l’affaire. Reconnaissons lui le mérite de nous en avoir déja parlé dans un passé récent. Les communistes ont eux aussi dans leur escarcelle une  proposition de cette nature. Ils ne sont donc pas pris de court.

Par contre La REM  a un peu la trouille d’instituer un tel système qui, chacun le comprend, provoquerait des dégâts pour le pouvoir en place, selon évidemment l’usage qu’en feraient les majorités ou les oppositions  !

Les RN quant à eux font feu de tous les bois qui pourraient les porter au pouvoir d’autant que les sondages en font le premier parti de France. Quant à la droite « classique » un tantinet affaiblie elle ne parait pas passionnée par cette mesure qui n’est guère dans la tradition de sa pratique politique puisque  pratiquante assidue d de la démocratie représentative qui lui permet de couillonner son électorat.

Marquant une halte au rond point de Bellegarde pour échanger avec une équipe de gilets jaune, l’un d’eux me propose de signer la pétition sur le RIC, je ne refuse pas car sans entrer dans le détail, sur la forme d’une telle institution, sur le fond elle m’intéresse mais je fais remarquer au gilet jaune qui se félicite que j’ai mis le mien sous le pare brise, que j’aurais voulu voir aussi la revendication d’un SMIC à 1800 € brut, la suppression de l’augmentation de la CSG dont je ne serai pas épargné, l’augmentation des pensions, retraites et minima sociaux et le rétablissement de l’SF appuyée par la lutte contre les fraudes et exonérations patronales.

Le Jeune homme s’excuse de cela et me remercie chaleureusement mais je ne peux  m’empêcher de lui lancer : « Bon courage, mais bats toi d’abord pour des revendications concrètes de nature à améliorer ta situation et tes revenus car le RIC est une porte de sortie  dont le pouvoir risque bien de se servir en soupape pour ne pas céder sur l’essentiel »

Et j’ajoute : « Dis à tes copains  de penser à rechercher des soutiens y compris celui des travailleurs dans les entreprises en consultant et sollicitant les organisations syndicales »  Ma voisine  à qui j’ai raconté cela m’a reproché de jouer les donneurs de leçon, selon mon habitude.

J’assume et me risque à passer pour un vieux con mais bon sang comme je l’indiquais hier il n’y a pas mille façon de contrer la répression que mijote le ministre de l’intérieur (son « ça suffit » en dit long) et la diversion préparée par le Premier ministre, c’est poursuivre et amplifier l’action et appeler au soutien unitaire sur les bases évoquées ci-dessus !

 

Le premier ministre dit étudier la mise en place de cet outil de démocratie directe revendiqué par de nombreux gilets jaunes. Une éventualité balayée par la République en marche lors des discussions portant sur la réforme de la Constitution, il y a moins de six mois.

Le référendum d’initiative citoyenne ? « C’est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France », a déclaré hier le premier ministre dans les colonnes des Échos. C’est bizarrement dans un quotidien économique qu’Édouard Philippe s’est montré enclin à étudier cette revendication démocratique, portée par de très nombreux gilets jaunes. Après avoir toutefois prévenu : « Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet, ni dans n’importe quelles conditions. »

Mais qu’est-ce donc que ce « RIC », brandi à nouveau par des gilets jaunes, samedi, sur les marches de l’opéra Garnier ? Avec cette innovation, les citoyens pourraient proposer directement une loi ou en annuler une autre, modifier la Constitution ou encore destituer un élu, par référendum, s’ils rassemblent au préalable le soutien d’un nombre minimal d’électeurs, dont le seuil serait établi par la loi. Le RIC a été mis en avant par des pionniers du mouvement, Maxime Nicolle et Priscillia Ludosky, la semaine dernière, devant la salle du Jeu de paume. Ce serait « le vrai droit de vote » qui permettrait d’en finir avec l’élection de « politiciens qui trahissent leurs promesses une fois élus sans que nous ne puissions rien faire », pouvait-on lire sur un tract diffusé lors de l’acte III et signé par un groupe Facebook baptisé « Initiatives citoyennes ». Youtubeurs, association Article 3, « Gentils virus » proches d’Étienne Chouard… ils sont nombreux, sur le Net, à militer pour une « vraie démocratie » et un processus constituant qui serait, selon eux, la mère de toutes les batailles.

« Instaurer le référendum d’initiative citoyenne » figure aussi dans l’Avenir en commun, programme de la France insoumise. Son groupe parlementaire vient d’annoncer le dépôt d’une proposition de loi sur ce sujet, examinée le 21 février prochain. Les communistes ont, quant à eux, défendu un référendum d’initiative populaire déclenché par la signature de 500 000 électeurs dans le cadre de la discussion parlementaire sur la réforme constitutionnelle, au mois de juin.

Une façon d’esquiver la colère liée aux derniers arbitrages sur le Smic

Cet amendement, comme ceux déposés par la France insoumise, a été systématiquement balayé par la République en marche en commission des Lois. Même sort réservé aux propositions destinées à améliorer le « référendum d’initiative partagée ». Ce dispositif, en vigueur dans notre pays depuis la réforme constitutionnelle de 2008, permet de soumettre au peuple une proposition de loi soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 4,5 millions de Français, et 185 parlementaires. Mais cet instrument, en dix ans d’existence, n’a jamais été activé en raison de conditions drastiques. Cela va-t-il changer désormais ? Ou le premier ministre a-t-il seulement lancé un ballon d’essai ? Sa déclaration bienveillante sur le RIC intervient le jour où il annonce, dans ce même entretien, que la hausse du Smic ne concernera qu’un smicard sur deux. Enfourcher la question démocratique pourrait donc constituer une façon d’esquiver les revendications sociales et la colère liée aux derniers arbitrages. En tout cas, Stanislas Guerini, nouveau délégué général de la République en marche, est catégorique : « Moi, je crois à la démocratie représentative ! » a-t-il martelé hier sur BFMTV. « Je ne veux pas que, demain, on puisse se réveiller avec la peine de mort dans notre pays car on aura eu un référendum d’initiative citoyenne » ou, « parce que Laurent Wauquiez se sera réveillé un jour en disant : “Tiens, si on faisait la castration chimique pour les délinquants sexuels ?” (…) le lendemain, on a un référendum d’initiative citoyenne et c’est effectif dans notre pays ». Une façon de caricaturer le débat pour mieux l’évacuer.

Pierre Duquesne
 

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