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Faire de la politique est incontournable pour comprendre et agir

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2018

chassaigne présente la motion de censure  Mélenchon censure

La politique c’est aussi cela : des députés qui défendent ce que l’égoïsme d’une classe  provoque : la pauvreté

Edouard Philippe écoute Mélenchon

et des ministres qui doivent leur position aux plus riches

 

 

La photo ci dessous me fait réagir car s’il s’agit de réduire les salaires des députés, de supprimer le sénat, de réduire les dépenses des moquettes pour solutionner la situation des plus pauvres nous ne sommes pas au bout de nos peines !

Beaucoup de Gilets Jaunes que bien évidemment je soutiens globalement ne développent pas toujours de vrais arguments pour rappeler où prendre l’argent. Même si l’injustice sociale les frappe durement, s’ils sont en colère contre les politiques subies depuis des années, ils se doivent de bien réfléchir sur les vrais causes de leur situation. Ce n’est pas dans les dépenses institutionnelles consacrées aux élus, ni dans le fonctionnement de l’état. Des réformes sont sans doute nécessaire mais elles ne règleront rien !

Les causes  des injustices  n’ont d’autre origine qu’un système qui capte la richesse pour une minorité de  possédants (les fameux du 1 %) en position d’exploiter en France et dans le monde une masse considérable de travailleurs dont l’essentiel est salarié. Qu’ils soient  en position de le devenir ou placés hors des circuits de production : jeunes, retraités, chômeurs, la part de richesse produite leur échappe notamment  de deux manières :

- en réduisant le salaire et tout ce qui lui est annexé : les cotisations sociales permettant d’indemniser les  inactifs pour maladie, vieillesse,  handicap ainsi que les charges familiales 

- en abaissant la dépense des services publics (écoles, hôpitaux, logement, sécurité et justice, loisir et culture, etc.)

De cela souffrent évidemment des catégories de non salariés artisans, petits commerçants, agriculteurs, professions libérales, qui ne trouvent plus de rémunération des services qu’ils apportent à l’ensemble de la population et se trouvent obligés, quand ils le peuvent à surfacturer ou dépasser leurs honoraires. Ce dont certains ne se privent pas au détriment des plus démunis mais aussi des revenus dits « moyens » !

Ce n’est pas la suppression de l’impôt qui règlera mais bien un impôt plus juste faisant payer les plus riches (actionnaires des sociétés qui drainent des profits exorbitants, dirigeants de sociétés) rémunérés mille fois plus que ceux qui travaillent pour leur compte.

Mais peut-on les contraindre sans intervenir en politique, sans leur ôter ce droit de décider de tout : des investissements, des choix de production ? Cela s’appelle socialiser les moyens de production, de commercialisation dont ils disposent donc rendre à la collectivité le droit de contrôler et de décider en économie.

Quand aux élus, aux institutions il en faut bien mais d’autres institutions et d’autres élus, libres, ne dépendant plus du système capitaliste et véritablement issus de ceux qui souffrent  !

Mais en a attendant, et tout de suite rétablir l’impôt sur la Fortune, supprimer le CICE, faire payer les fraudeurs, cela garantirait le SMIC à 1800 € brut mensuel et l’augmentation les retraites et minima sociaux, 

Tout ne se résume pas à cela : il faut en discuter et « faire de la politique » est incontournable pour comprendre et agir, pour que l’adversaire de classe essentiel cesse de nous truander !

 

 

 

 

 

 

 

 
Faire de la politique est incontournable pour comprendre et agir dans POLITIQUE

photo : Loan Nguyen

Acte 5 : témoignages de Gilets jaunes à Paris

Samedi, 15 Décembre, 2018
 
Plusieurs milliers de gilets jaunes ont bravé les multiples contrôles policiers, les fermetures de gares et de métro, le froid puis la pluie, pour participer au cinquième samedi de mobilisation à Paris.  Rencontres avec certains d’entre eux, anonymes ou à visages découverts.

« Je ne vais pas m’arrêter. Je vais continuer de participer au blocage de rond point chez moi, du côté de Laon »

 
Fabienne : « C’est la première fois que je participe au mouvement sur Paris. J’ai décidé de venir parce que rien n’a bougé. Même les quelques annonces de Macron de lundi dernier ne changent rien. Je ne suis pas concernée par les petites modifications de prélèvement de la CSG et du RDS sur les retraites. Je gagne un petit plus du SMIC.  Donc la hausse de la prime d’activité, ce n’est pas pour moi. Et je travaille dans une association dans le médico-social : les heures supplémentaires défiscalisées ou la prime de 1000 euros, ce n’est pas non plus pour moi. Je ne me vois même pas réclamer à mon directeur ces mesures. Les financements de l’association dépendent de l’Agence régionale de santé, donc de l’Etat, qui les diminue d’année en année. Nous nous occupons de personnes handicapées. Même à elles, l’Etat leur diminue leurs allocations.
Les gens travaillent et ne s’en sortent pas. Tout augmente, comme la mutuelle qu’on nous a obligés à prendre via notre entreprise. En 2019, la complémentaire santé augmente de 40%, sans que les remboursements soient meilleurs.
Je ne vais pas m’arrêter. Je vais continuer de participer au blocage de rond point chez moi, du côté de Laon. »
 

« J’en ai marre qu’on nous traite comme des chiens »

 
Maxi : « Je suis venu de Blénod-les-Pont-à-Moussons, en Lorraine, parce que j’en ai marre qu’on nous traite comme des chiens. Je suis soudeur en intérim. C’est un métier qui est recherché. Il y a du boulot. Malgré ça, les salaires ne suivent pas. On est employé par des PME qui ne peuvent pas payer plus. Alors, la prime de fin d’année de 1000 euros, on ne la verra pas…
Mais au-delà de ça, je manifeste pour mes parents, mes frères et sœurs qui galèrent, qui ne trouvent pas de boulot ou qui en ont, mais très mal payés. Je manifeste parce qu’on n’est pas né pour crever. Mais on est réduit à ça parce qu’on vit au jour le jour. »
 

« Je ne suis pas là pour moi. Je viens pour mes grand-parents qui ont travaillé toute leur vie et qui se retrouvent avec 1000 euros à deux »

Un gilet jaune de Montargis : « Moi, je veux trois choses : le référendum d’initiative citoyenne (RIC), un minimum de 1200 euros par mois pour les pensions de retraite et le retour de l’ISF (impôt sur la fortune). Tant qu’ils ne nous les donnent pas, je continue les Gilets jaunes. Personnellement, j’ai juste assez pour vivre dignement. Mais je ne suis pas là pour moi. Je viens pour mes grand-parents qui ont travaillé toute leur vie et qui se retrouvent avec 1000 euros à deux. Heureusement qu’ils ont leur maison, sinon ils ne pourraient même pas se loger. Et le gouvernement continue de les taxer. C’est une honte. »

 

« Grâce à ce mouvement, la question des salaires est revenue en force dans nos entreprises »

Un syndicaliste CGT de PSA : « On était déjà là les deux samedis précédents, avec les collègues de Saint-Ouen et les Renault Flins et Lardy. Les revendications des Gilets jaunes sont les mêmes que les nôtres. Tout tourne autour du pouvoir d’achat. Ca fait longtemps qu’on demande un SMIC à 1800 euros brut, que l’on veut des augmentations de salaire pour tous. Ce qui est bien, c’est qu’ils vont plus loin que nos revendications. Ils demandent le retour de l’ISF. Ca nous permet d’élargir les revendications des syndicats.
Grâce à ce mouvement, la question des salaires est revenue en force dans nos entreprises. Les collègues se sentent plus concernés. On a fait un débrayage cette semaine qui a été bien suivi. 
Maintenant, il faut aller plus loin. On ne peut pas en rester aux manifestations et blocages les samedis. Il faut que les travailleurs, dans les entreprises, bougent, avec des débrayages, des grèves. C’est en mettant à l’arrêt l’économie du pays que l’on arrivera à changer vraiment les choses. Sinon, ils vont continuer à lâcher des miettes. »
Entretiens réalisés par Stéphane Guérard
 

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