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L’apolitisme ne peut exister, seule la confusion et l’amalgame lui donnent existence !

Posté par jacques LAUPIES le 13 décembre 2018

 

 

Pour un militant politique, communiste de surcroit, il y a de quoi s’interroger sur l’apolitisme qui existerait au sein mouvement de Gilets Jaunes ou, pour le moins, sur l’idée que peuvent se faire les français sur la notion d’apolitisme.

En effet alors que la plupart des revendications  que nous formulons depuis des décades, y compris du temps de la gauche plurielles, pour répondre aux aspirations du monde des salariés, resurgissent soudain, comme si personne ne les avait déja exprimées. Que ce soit les organisations syndicales, le parti communiste et quelques alliés de celui-ci au sein du Front de Gauche notamment ! 

Lorsque je me suis rendu sur un rond point la semaine dernière, tout autant d’ailleurs lorsque j’ai entendu les premiers témoignages au tout début de cette action, il était facile de comprendre que ce mouvement concernait ce pourquoi nous luttons depuis des années et que les initiateurs, quel que soit le position sociale étaient des victimes des pouvoirs politiques qui se sont succédés.

Alors pourquoi au fil de ces années n’avons nous pu incarner cette sorte de révolte qui apparaît et traduit l’accumulation de souffrances dues à un libéralisme de plus en plus cohérent dans sa démarche d’exploitation dans un cadre mondialisé ? 

Au fond c’est quoi ce système sinon la généralisation de la recherche du travail à bas cout et de la rémunération toujours plus grande du capital ! Et cela est permis parce qu’aucune harmonisation ne se fait sur le plan social qu’il s’agisse des salaires direct, des salaires indirects (notamment de la sécurité sociale) de la fiscalité entre les divers pays de la planète dont les développements économiques sont inégaux certes mais également dont les pouvoirs politiques dépendent des classes possédantes ?

Ainsi le développement des forces productives (travailleurs et moyens de production en évolution technique constante) sert une poignée de possédants (mis en situation de concurrence) en s’appropriant la richesse  produite par le travail de millions d’individus (placés également en état de concurrence entre eux)

D’ou cette notion de compétitivité, si chère aux politicards de droite et de la social-démocratie, qui serait, selon les libéraux,  incontournable et n’aurait de solution que dans la réduction de la rémunération de la force de travail pour « vendre moins cher » que son voisin. Le résultat est que seul le profit guide la production, oriente la consommation et fait fi des besoins fondamentaux des populations : nourriture, logement, soins, éducation,  culture et bien entendu du besoin de protéger la nature et de ne pas la piller !

En se battant pour de meilleurs revenus, plus justes, les différentes catégories portent évidemment un grand coup à la logique libérale et  ameutent des représentants politiques choisis souvent  sous la pression médiatique, sans discernement et bénéficiaires d’une abstention massive.

Point n’est besoin d’être un fin psychologue pour les voir apeurés face aux gilets jaunes et déployant leurs talents d’universitaires, d’énarques, bien installés et formés dans la défense du libéralisme ou de quelque idéologie fabriquée pour les besoins de la cause.

Que ceux-là aient bien pu inspirer à une masse d’électeurs le dégout de la politique nous pouvons le comprendre mais nous, et tous ces militants et élus qui sont restés attachés à l’esprit de classe et se sont toujours trouvés en position de défendre les exploités, notamment les plus pauvres, ne devrions nous pas avoir gout amer d’ingratitude ?

C’est bien précisément de cela qu’il faut se préserver. J’ai entendu un cheminot me dire : « pourquoi je soutiendrais les gilets jaunes ils ne nous ont pas soutenus ? » Outre que cela reste à démontrer, n’est-ce pas avoir une vision un peu étroite de ce qui fonde la solidarité et les conditions qui lui permettent de s’exprimer ? Les gilets jaunes d’avant le mouvement ne seront pas ceux d’après le mouvement car la lutte leur aura appris qu’un cheminot est un allié objectif et notamment s’il est retraité, a toute sa place dans leur combat. Pour grand nombre d’entre eux ils ont d’ailleurs rejoint le mouvement. La réalité de terrain balaie parfois le poids des idées reçues…

Mais attention si le combat est juste et doit prendre une forte dimension il ne saurait se priver de cette réponse : prendre la parole et prendre le pouvoir pour changer de système.

Oeuvrer pour  que nous vivions mieux et donc nous permettre d’avoir de meilleurs salaires, de meilleures pensions, de meilleures allocations est déja un acte politique. Mais cet acte premier en appelle d’autres tout aussi politiques pour consolider les acquis : faire des lois équitables, modifier les institutions, modifier les rapports sociaux, contrôler les  productions, harmoniser les consommations, etc.

Alors inutile de tenter de cultiver  l’idée d’apolitisme pour tenter d’opposer les gilets jaunes aux syndicats et aux partis politiques de gauche ! 

Ce soir à la faveur du débat sur le terrorisme le choix est facile à faire entre les politiques car l’on voit d’ardents pseudo  défenseurs de la nation réclamer la cessation de la lutte des sans papier (des Wauquiez et Hortefeux (LR) jusqu’à Dupont d’Aignan (Demain la France) en passant par les alliés de Macron (MODEM, UDI) Quant à Marine Le Pen elle marque ses attaches avec sa classe bourgeoise  en se risquant à rejeter toute augmentation du SMIC mais, pour préserver son électorat populaire, ne manque pas d’afficher sa démagogie habituelle et un soi disant soutien à cet électorat.

 

 

"Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté», a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. Photo  d'illustration : AFP

« Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté», a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. Photo d’illustration : AFP

Gilets jaunes. Une militante du PCF détenue dans la Drôme

Mercredi, 12 Décembre, 2018

Dans un contexte de tensions entre police et gilets jaunes, la militante a été arrêtée sur la base d’éléments minces. Elle sera jugée après Noël. 

 

Le PCF de la Drôme dénonce le placement en détention provisoire d’une de ses militantes, suspectée d’avoir agressé le directeur départemental de la police alors qu’il intervenait samedi sur un blocage de gilets jaunes. L’agression du responsable policier a eu lieu samedi à la mi-journée dans une zone commerciale bloquée au nord de Valence. Le patron de la police de la Drôme, présent en personne sur l’opération, a ceinturé l’un des manifestants qui prenait la fuite et, selon la police, « une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, des coups de pied et des coups de poing le faisant chuter au sol », rapporte l’AFP. Deux suspects ont été arrêtés dans un premier temps, puis deux autres plus tard dans l’après-midi – dont la militante – lors d’une marche pour le climat organisée dans la ville. Une vidéo, postée sur la page Facebook du PCF de la Drôme, montre une arrestation musclée de la militante.

Ces trois hommes et une femme ont été déférés lundi au parquet de Valence en vue d’une comparution immédiate, finalement repoussée au 26 décembre, pour qu’ils puissent préparer leur défense. Aucun n‘imaginait alors être placé en prison. Pour l’avocat de la militante, Me Bertrand Beaux, « le contexte a joué » – un jour de mobilisation de gilets jaunes-, pour ainsi placer en détention pour une quinzaine de jours des individus sans casier judiciaire. Les délais de justice faisant qu’une demande de remise en liberté n’est pas  sûre d’être examinée avant le procès.

« Elle conteste avoir frappé qui que ce soit »

Tant les images de vidéo-surveillance du centre commercial que celles tournées par les policiers, qui ont servi de base aux arrestations, ne montreraient pas la militante en question au moment de l’incident. Pour Me Beaux, « moi je n’ai pas d’images où l’on voit ma cliente frapper un fonctionnaire de police. Elle était sur place, elle ne le nie pas, mais conteste avoir frappé qui que ce soit ».

« Nous n’avons pas l’habitude de laisser incarcérer nos militants, d’autant plus que d’après les éléments en notre possession, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être avérés », a commenté le secrétaire départemental du PCF, Jean-Marc Durand. « Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté », a-t-il ajouté en réclamant sa libération. Un rassemblement de soutien devait se tenir ce mercredi soir, devant la préfecture. L’appel pour sa libération écrit ainsi que «  Il ressort  du dossier que le traitement dont elle est la victime serait en quelque sorte pour l’exemple. Nous voulons rappeler la violence de l’intervention policière de samedi matin au plateau des couleurs qui s’est soldée par l’hospitalisation de plusieurs manifestants dont certains dans un état grave ».

 

Décès d’un figure politique de Tarascon

 

Avec tristesse j’ai appris le décès de Philippe Giraldi – Delmas  bien connu dans notre ville à divers titre, notamment pour l’exercice d’une activité d’antiquaire. Nous avions des conceptions souvent  radicalement opposées en politique et dans bien des domaines touchant à la religion, la philosophie, etc.

Néanmoins nous parlions ! Nous parlions souvent, presque chaque jour, lorsque je marquais, dans mon tour de ville quasi quotidien, une pose devant sa boutique encombrée de mille vieilles choses.  Il se référait à son gaullisme comme pour marquer son amitié et aimait à dire que nous avions ce point commun issus de la résistance. Ce qui est vrai ! Et c’est probablement cette idée qui maintenait un lien qui cependant avait bien d’autres justifications, entre autre un besoin d’échanger.

Mais pour nombre de Tarasconnais Philippe Giraldi incarnait un engagement politique bien ancré à droite et le manifestait souvent, à sa façon, de manière parfois originale. Depuis plus de cinquante ans nous nous retrouvions, en opposition, pour des élections tans locales que nationales.

Cela ne nous  pas empêché, parfois,  malgré nos divergences d’en sourire.

Pour le temps qui me reste je ne vous oublierai pas Monsieur Giraldi !

 

 

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