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Etre au coeur des luttes, c’est aussi donner son point de vue et si besoin y participer…

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2018

Alors que se met en place la numérisation dans nombre d’activités on assiste à des tentatives de remise en cause des 35 heures et des départs en retraites à un âge plus tardif.

Et vas y que le rapport entre coût du travail et du capital favorise ce dernier. Tous les indices, les statistique et autres mesures le prouvent et qui plus est sont médiatisés. Pas étonnant quand cœur de la lutte des gilets jaunes, certains que je connais, lesquels ne sont pas des électeurs communistes, comme la personne que j’ai rencontrée ce mercredi matin me dise : « je préfère que l’on dise augmentation des salaires plutôt que de parler seulement de pouvoir d’achat ». Je lui ai évidemment répondu que j’étais bien d’accord.

Ainsi peu à peu émergent des positionnement qui il y a de cela quelques temps n’auraient même pas suscité e réaction de la part même de personnes éloignées du syndicalisme et des positions qu’affichent la plupart des communistes qui mettent précisément en avant la question de l’augmentation des salaires et des retraites tout en défendant une fiscalité plus juste et faisant payer les plus hauts revenus.

Evidemment mon interlocuteur, m’a toutefois un peu surpris en réponse à mon interrogation sur la suite à donner au mouvement localement, en m’indiquant qu’il attendait des directives, ce qui manifestement signifie qu’il y a tout de même des décideurs dont on ne sait pas exactement qui les informe et transmets ces directives !

Je lui ai fait part (comme le manifestent certains syndicalistes, mais à d’autres fins) qu’il y avait un risque à  agir hors de toute recherche de convergence avec des organisations qui portent déjà l’essentiel de leurs préoccupations et qui peuvent entrer dans l’action et l’appuyer.

La principale force du pouvoir en place est qu’il joue sur les divisions et tente d’isoler dans l’opinion toute forme de contestation, voire d’aller à la provocation.

On ne peut faire l’économie d’un vaste rassemblement devant lequel les politiques ne doivent pas s’effacer mais apporter des solutions, prendre en compte celles qu’on leur propose, ce qui une fois de plus nécessite que chacun d’eux soit bien identifié.

Pas de récupération mais simplement un rappel que nous communistes sommes pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, une fiscalité plus équitable, le retour de l’impôt sur la fortune une lutte sans concession contre les fraudeurs, etc. 

Dans la lutte les citoyens prendront eux même conscience de ces objectifs que nombre d’entre eux partagent avec nous : il faut les y aider…

 

 

Blocage du dépôt de carburant de Fondeyre, à Toulouse. P. Pavani/AFP<br /><br /><br />

Blocage du dépôt de carburant de Fondeyre, à Toulouse. P. Pavani/AFP
 

Mouvement social. Les gilets jaunes cherchent un second souffle

Jeudi, 22 Novembre, 2018

Alors que le mouvement se durcit, singulièrement à La Réunion, les gilets jaunes appellent à une grande manifestation samedi à Paris.

Depuis mardi, les gilets jaunes préparent l’acte II. Ce sera ce samedi à Paris. Reste à savoir où exactement. Le gouvernement ayant interdit toute manifestation place de la Concorde, comme l’ont proposé plusieurs initiateurs de l’appel. L’objectif de cette nouvelle journée est, après la réussite du 17 novembre, de trouver un second souffle. Car les actions qui se sont poursuivies toute la semaine semblent désormais reculer. Face à la colère qui s’exprime, le gouvernement a en tout cas choisi le bâton. « La réponse de l’État a été ferme et la sévérité sera de mise » contre les violences « comme elle l’a été depuis le premier jour », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

582 personnes ont été interpellées

Résultat, le mouvement des gilets jaunes semble se durcir sur le terrain. Au total, depuis samedi, 582 personnes ont été interpellées et 450 placées en garde à vue. Et 95 blessés étaient comptabilisés dans les rangs policiers.

Sur l’île de La Réunion, il s’est même embrasé. Depuis samedi, les violences urbaines succèdent aux actions des gilets jaunes en journée. Le gel de la taxe spéciale sur la consommation de carburant durant trois ans, annoncé mardi par le président du conseil régional de La Réunion, Didier Robert, n’a rien changé. Preuve que la hausse des carburants est « venue s’ajouter à différentes mesures que sont la suppression des contrats aidés, la hausse de la CSG, la non-revalorisation du pouvoir d’achat (…), ce qui a entraîné une hausse du nombre de demandeurs d’emploi, une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, la fragilisation des plus fragiles et la perte de perspectives pour les jeunes », a expliqué Huguette Bello, députée communiste de La Réunion, au journal local Clicanoo. Face à la situation, le député insoumis de La Réunion Jean-Hugues Ratenon a appelé la préfecture à « garder son calme. L’urgence : c’est le dialogue ».

De leur côté, les organisations syndicales tentent de reprendre la main. Et, pour l’instant, seule la fédération FO des transports et de la logistique a appelé à se joindre aux gilets jaunes pour obtenir une « augmentation du pouvoir d’achat ». La CGT pour sa part plaide pour donner « du sens » au mouvement « en mobilisant pour le pouvoir d’achat lors d’une manifestation organisée le 1er décembre », a ainsi déclaré Fabrice Angéi, secrétaire confédéral CGT. « Aujourd’hui, un salarié sur trois est un travailleur pauvre. Le gouvernement peut agir en portant le Smic à 1 800 euros comme nous le demandons », a-t-il ajouté. D’autant qu’entre 2008 et 2016 les ménages ont perdu en moyenne près de 500 euros de revenu disponible, révèle une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée dans le dernier « portrait social » de la France de l’Insee. La CFDT, quant à elle, a appelé l’exécutif à réunir très rapidement les syndicats, les organisations patronales et les associations afin de construire « un pacte social de la conversion écologique ».

Selon un député de LaREM présent à une réunion de la majorité avec le premier ministre mardi, ce dernier aurait déclaré être près à un « dialogue décentralisé » et vouloir « présenter les lois sur les territoires en y déployant les outils adaptés ». Une proposition qui semble séduire le patronat, soucieux d’éviter une propagation de la colère dans les entreprises. « On ne va pas faire un nouveau sommet social, a affirmé aux Échos le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. La bonne réponse à ce mouvement, qui part d’initiatives locales, c’est au niveau régional. »

Clotilde Mathieu
En marge de leur journée d’action, les salariés de Pôle emploi ont investi le «	Lab	». Léa Lallemand<br /><br /><br /><br />

En marge de leur journée d’action, les salariés de Pôle emploi ont investi le « Lab ». Léa Lallemand

Service public. La « disruption » à deux vitesses chez Pôle emploi

Mercredi, 21 Novembre, 2018

Alors que les agents manifestaient hier contre les suppressions de postes au sein de l’opérateur public, ils ont envahi le rutilant « Lab » en charge de sa numérisation.

«Parlez plus fort. » Les conseillers et les associations de chômeurs ont suivi les préceptes affichés au sein du Lab, laboratoire de Pôle emploi. En marge de la journée d’action nationale chez l’opérateur public (à l’appel de la CFDT, de la CFTC, de la CGT, du CLL, du Snap, du SNU, de SUD et de l’Unsa), une cinquantaine d’entre eux se sont invités, hier, à Paris, dans ce temple de « l’innovation et des méthodes agiles » pour dénoncer la dématérialisation de l’ex-ANPE au détriment des emplois. En 2019, 1 300 postes stes, soit 800 équivalents temps plein, vont être supprimés. François Millet, secrétaire régional adjoint du SNU, interrompt un atelier portant justement sur la stratégie de Pôle emploi. Devant lui, l’assemblée reste un temps médusée par le regain d’animation : « On utilise le numérique pour transformer le service public de l’emploi en simple plateforme de mise à disposition d’offres, avec une automatisation des contrôles et des sanctions. Nous n’accusons pas le numérique en tant que tel, mais l’utilisation qui en est faite pour détruire le service public ! » lance le syndicaliste.

« Bientôt, il n’y aura plus personne avec qui dialoguer »

Car c’est dans ce local, au cœur du 19e arrondissement de la capitale, que le virage digital de Pôle emploi a été imaginé et conçu. Sur les murs immaculés, les mots « innovations » et « créativité » sont d’ailleurs collés en grandes lettres. L’ambiance censée être bienveillante, un des maîtres mots de l’endroit, est plutôt régressive. Des peluches et des petits poneys sont posés sur des chaises design. Des faux tubes à essai incarnent le bouillonnement intellectuel en présence. Les mantras philosophiques sont disséminés, comme les polaroïds des collaborateurs à la mine enjouée. Une atmosphère cosy, un cocon qui tranche avec le quotidien dans les agences. « Il y a des coussins dorés, des paillettes, c’est dommage que cette ‘‘startupisation’’ de Pôle emploi soit devenue sa priorité. Bientôt, il n’y aura plus personne avec qui dialoguer », lâche Francine Royon, de la CGT Île-de-France.

Le responsable du Lab prend la parole. Et assure qu’ici, « les sessions ont lieu en intelligence collective, il y a une humanisation du digital ». Cette assertion fait bondir les grévistes. Un des nombreux gadgets posés dans la pièce, un gong chinois, retentit. Deux univers parallèles viennent de se percuter. « Le numérique ne doit pas se substituer à l’humain ! assène Luc Chevallier, de SUD emploi. On nous parle de co-construction, mais on ne peut pas y croire une seconde quand on coupe dans les effectifs et qu’on ferme les agences le matin. »

Dans l’atelier, certaines voix de participants s’élèvent. Une chômeuse explique « être d’accord et pas d’accord » avec les manifestants. Preuve que les algorithmes remplaçant peu à peu le personnel sont loin d’être infaillibles, cette docteure en physique s’est vu proposer une « offre raisonnable d’emploi » de cheffe cuisinière… La mésaventure numérique pourrait faire sourire si elle n’était pas répandue. Pour Jacqueline Balsan, présidente du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), « cela génère de la souffrance des deux côtés du guichet. Beaucoup de demandeurs d’emploi se retrouvent aussi avec des indus. Du jour au lendemain, on leur dit : ‘‘Vous devez 10 000 euros’’. Mais personne n’est là pour leur donner une explication. Sans compter que 25 % d’entre eux ne savent pas ce qu’est un e-mail ».

Depuis la dématérialisation de l’inscription des chômeurs, uniquement sur Internet, ou encore l’accompagnement « 100 % Web », la logique s’est insinuée partout. Dernière trouvaille en date, un journal de bord en ligne permettant de mieux contrôler les activités des demandeurs d’emploi. Une des idées phares du gouvernement pour faire baisser un chômage de 9,1 %, selon les estimations du Bureau international du travail (BIT) parues hier. Les services de surveillance des privés d’emploi sont d’ailleurs les seuls à être renforcés en pleine austérité chez Pôle emploi. Pendant ce temps, « les conseillers ont moins de temps pour les inscrits, pour traiter leurs dossiers, souligne Malika Zédiri, de l’Apeis, (association de chômeurs et précaires), c’est un véritable parcours du combattant ».

« Je ne veux pas me retrouver face à un chat box »

En Île-de-France, 91,9 équivalents temps plein de l’ex-ANPE passeront à la trappe l’année prochaine. La mise à distance des chômeurs et l’effacement des agents vont encore s’accentuer. À Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), dès janvier, l’accompagnement indemnisation se fera uniquement sur rendez-vous le matin. Comme le déplore Bélinda, conseillère dans l’agence : « Les inscrits devront s’adresser prioritairement à la ‘‘foire aux questions’’ ou poser une réclamation à travers leur espace privé, alors que les problèmes d’allocations constituent 80 % des demandes ! On parle bien de personnes qui attendent leurs versements pour vivre. Mon métier est centré sur la relation avec les demandeurs d’emploi, je ne veux pas me retrouver face à un chat box » (messagerie instantanée en ligne). La novlangue du Lab ne passe pas auprès des premiers concernés. Pourtant, sur un écran plat, « Communication Man », un super-héros à la mode Marvel défend ce discours 2.0. Une citation d’Henry Ford achève de donner une aura étrange au lieu. « Quand je vois la beauté des locaux et de l’autre côté nos conditions de travail dégradées en Seine-Saint-Denis, ça fait bizarre », souligne Luis Somolinos, représentant syndical du SNU au comité d’entreprise Île-de-France. Saisis par le contraste, les grévistes sont vite partis défiler devant l’Assemblée nationale.

Cécile Rousseau

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De quoi alimenter les débats dans les chaumières communistes…

Posté par jacques LAUPIES le 21 novembre 2018

 

Je me suis déjà exprimé sur la question d’apporter des modifications dans la « direction » du PCF dans la mesure ou la base commune de discussion  n’était plus celle proposée par le CN mais par des militants mettant en cause certains choix en particulier en matière  d’organisation et de stratégie. tant concernant l’affirmation de l’identité communiste à l’externe que son développement.

La décision consistant à présenter au congrès une liste avec un  responsable du PCF, nouveau Secrétaire national,  ayant défendu cette base commune me parait conforme au choix des communistes qui l’ont adoptée. Le Congrès  aura cependant à se prémunir d’une mise en cause du nouveau texte et faire en sorte que globalement, même s’il est amendé, ce texte soit effectivement celui de tous.

La situation que connaît le PCF en matière d’effectif, de développement dans l’entreprise et sur les territoires, va constituer une tâche qui mériterait comme nous l’avons proposé des moyens, tant sur le plan humain que matériel, d’une grande envergure. Car là est selon moi la priorité. Une priorité a définir plus précisément !

 

 

 

De quoi alimenter les débats dans les chaumières communistes... dans POLITIQUE

Accord au PCF pour que Fabien Roussel succède à Pierre Laurent

Mardi, 20 Novembre, 2018
À quelques jours du congrès du PCF, sa commission des candidatures a acté ce matin de proposer une liste rassemblant Fabien Roussel, présenté comme secrétaire national, et Pierre Laurent, qui pourrait devenir président de son conseil national.
Pas de bataille rangée en vue pour la tête du parti. À trois jours de l’ouverture du congrès du PCF, la commission des candidatures, réunie ce mardi, a voté à l’unanimité la présentation d’une liste commune emmenée par Fabien Roussel comme secrétaire national, avec une haute responsabilité pour Pierre Laurent, qui pourrait devenir président du conseil national. Sauf surprise, le député du Nord devrait donc succéder dimanche prochain au sénateur de Paris, répondant ainsi à l’attente de renouvellement exprimée par les communistes. Le binôme pourrait aussi rassembler des communistes dont l’unité a été mise à mal depuis quelques semaines.
 
En effet, début octobre, un vote inédit des adhérents de la formation avait placé en tête, avec 42 % des voix, un texte « alternatif » (« Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ») à celui proposé par la direction sortante (38 %). À l’issue de ce scrutin, pour la première fois également, deux candidats s’étaient déclarés pour le poste de secrétaire national. Une issue a donc été trouvée ce mardi, sur la base de la proposition formulée la veille, dans nos colonnes, par Pierre Laurent. Prenant acte que le « désaccord ne (s’était) pas résorbé », « je fais une nouvelle proposition : que nous partagions la conduite de cette liste, avait-il annoncé. L’un de nous deux sera secrétaire national et l’autre pourra occuper une fonction de premier plan à ses côtés. Personnellement, j’accepterai le choix de la commission et du congrès sur la répartition proposée ».
 
Le risque de division  n’est pas totalement écarté
« Que l’on soit unis avec une seule liste qui nous rassemble était une exigence importante de beaucoup de communistes », a réagi Fabien Roussel. « On n’a pas les moyens d’être divisés. Même si nous ne sommes pas assez visibles et audibles, pas à la hauteur de notre réelle influence, jusqu’à maintenant nous avons su être unis et il est essentiel que nous le restions. C’est notre force, c’est grâce à cela que nous sommes encore présents dans le paysage politique », insiste-t-il. Pierre Laurent s’est lui aussi « félicit(é) que la commission des candidatures ait acté la possibilité que Fabien et moi travaillions en commun à la conduite d’une liste unique pour la direction de notre parti. C’est la décision la plus responsable face au débat qui le traverse et à la situation politique », a jugé le sénateur de Paris.
 
Mais le risque de division n’est pas totalement écarté. Après la proposition de la commission des candidatures, la possibilité demeure ouverte pour les congressistes de déposer une liste « alternative » à l’ouverture du congrès vendredi. Les signataires du texte « Pour un printemps du communisme », qui avait recueilli 12 % des votes en octobre, n’écartent pas pour l’heure cette hypothèse. « On y réfléchit encore. La difficulté, c’est que beaucoup de signataires du Printemps ont l’impression que les dés sont jetés, et que le congrès est réglé avant d’avoir eu lieu », explique l’historien Frédérick Genevée, animateur du texte. « Cette liste unique ne nous convient pas. C’est la double impasse du statu quo et du retour en arrière », estime-t-il.
 
De leur côté, Pierre Laurent comme Fabien Roussel espèrent parvenir au rassemblement. Le premier plaidant pour que « cette liste associe l’ensemble de la diversité (des communistes) quels qu’aient été les votes des uns et des autres ». Le second appelant de ses vœux cette unité « pour travailler dans la fraternité, dans le respect des idées des uns et des autres et surtout dans le respect des choix des militants ». Au cœur des crispations, des désaccords de fond ont aussi été exprimés sur le texte adopté en octobre et discuté ce week-end. Le chantier de l’unité semble avancer sur ce front-là aussi. « Des réécritures sont proposées et réintroduisent nombre de nos innovations récentes sur les mutations du travail, la révolution numérique, l’écologie, le féminisme », s’est félicité Pierre Laurent. Le texte « est vraiment enrichi, avec des idées nouvelles, des paragraphes qui ont été précisés, réécrits. L’effort d’amendements a été fait. On est en train de construire une direction à l’image de ce texte », estime de son côté Fabien Roussel, qui précise toutefois : « Il reste encore du travail. Car le risque c’est de changer la tête sans que rien ne change derrière

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Gilets jaunes : clarifier les revendications et accepter le soutien des sans gilets

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2018

Les commentateurs les plus avertis ne manquent pas de rappeler que le mouvement des gilets jaunes  peut aboutir à un blocage que le gouvernement devra assumer. Vision excessive ou pas il n’empêche que ceux qui se battent ont de bonnes raisons de le faire et qu’ils émergent de catégories sociales en difficultés. Chacun des participants a ses raisons du salariés qui ne peut plus boucler la fin de mois jusqu’à l’artisan qui peine à exercer son métier tant il est ponctionné de diverses charges en passant par des retraités qui croient en la nécessité de se joindre à ce mouvement.

Certes les revendications ont plus un caractère de protestation,  de refus de l’augmentation des taxes sur les carburants mais en fait si elles ne le formulent pas précisément elles expriment la défense et surtout l’amélioration du pouvoir d’achat. Il y a de la détermination dans cette action.

Hier soir près de la Mairie, sous les arcades de la rue des Halles les gilets jaunes locaux s’étaient réunis et ont envisagé des barrages ou a défaut une marche dans Tarascon et la volonté de faire céder le pouvoir était là.

Même s’ils n’en veulent pas les gilets jaunes devraient se tourner vers des soutiens et prendre en compte certaines propositions en concertation avec diverses organisations syndicales et que portent déja des partis comme le Parti Communiste (taxation du kérosène par exemple mais évidemment une fiscalité plus juste, le retour de l’ISF, des dispositions pour récupérer les 80 milliards de fraude fiscale qui concerne les plus gros patrons : voir le PDG se Renault-Nissan épinglé par l’état japonais)

Cela me semble-t-il  conduirait les gilets jaunes vers une victoire sans pour autant qu’aient lieu des récupérations qu’ils peuvent craindre à juste titre.  Qu’ils sachent qu’une victoire dans l’entente avec d’autres catégories de citoyens vaut mieux qu’une exploitation d’un échec par le pouvoir et quelques autres faux amis qui ne font qu’un vulgaire populisme !

Quant aux décisions répressives du pouvoir elles ne pourront avoir lieu si les mécontentements trouvent une expression collective. Castaner prend le chemin qui est le plus risqué…Pour lui et son gouvernement  !

Quant à la critique systématique des politiques qui a des adeptes dans ce mouvement  il faut la bannir. Tous les politiques de sont pas fautifs. L’abstention n’est pas un remède et comme je le disais à un ami électeur il y a peu : « tu prétends ne plus voter ou voter blanc parce que la politique de Macron te déçoit, que Hollande et Sarkozy t’ont déçu et peux tu me dire pourquoi tu ne voterais pas communiste ? Tu l’as fais hier, tu peux le faire demain non ? « 

à la sortie de Vern-sur-Seiche, en périphérie de Rennes, plus de 200 camions chargés de marchandises sont stationnés le long de la route qui mène au dépôt de carburant. Joel Le Gall/Ouest France/Maxppp<br /><br /><br />

à la sortie de Vern-sur-Seiche, en périphérie de Rennes, plus de 200 camions chargés de marchandises sont stationnés le long de la route qui mène au dépôt de carburant. Joel Le Gall/Ouest France/Maxppp
 

Pouvoir d’achat. Des gilets jaunes ne désarment pas et veulent « taper fort »

Mardi, 20 Novembre, 2018

Un peu partout en France, des manifestants ont décidé ce lundi matin de bloquer des dépôts de carburant. Près de Rennes, ils se disaient toujours déterminés, annonçaient vouloir « bloquer l’économie » avant de monter à Paris, samedi.

«Attention mouvement social », prévient le panneau lumineux, juste avant d’emprunter la sortie de Vern-sur-Seiche, en périphérie de Rennes. Quelques kilomètres plus loin, plus de 200 camions chargés de marchandises sont stationnés le long de la route qui mène au dépôt de carburant. Après un week-end à tenir les ronds-points, les gilets jaunes ont souhaité « passer à la vitesse supérieure » et « taper fort ». Le premier ministre, lui, est resté droit dans ses bottes, inflexible. De quoi doper les centaines de gilets jaunes qui se sont relayés toute la nuit pour « bloquer l’économie ». Après le 17 novembre, l’objectif est maintenant d’inscrire le mouvement dans la durée. Toute la journée, les barrages filtrants se sont poursuivis, des dépôts de carburant et la circulation des poids lourds ont été bloqués, en Ille-et-Vilaine, mais encore au nord de Toulouse ou à Fos-sur-Mer. 358 actions étaient répertoriées dans toute la France.

« Petit à petit, ça grignote de tous les côtés »

Depuis 8 heures, Nicolas, bonnet rouge sur les oreilles, est venu « faire (sa) part », avant d’embaucher à 14 heures. « J’ai toujours fait ce qu’on me dit, mais là, ça ne peut plus continuer. Ma femme travaille, nous gagnons correctement notre vie, environ 4 000 euros net par mois, et on se rend compte que ça suffit juste. Petit à petit, ça grignote de tous les côtés. Et pour les vacances, c’est une semaine, sinon on les paye à crédit », explique ce chauffeur routier. La prime à la reconversion automobile, le chèque carburant… Nicolas n’en veut pas. Lui veut pouvoir payer sa voiture, son essence avec son salaire, comme ses parents pouvaient le faire avant lui, explique ce salarié de 44 ans.

Maxime et Clément n’ont pas arrêté depuis samedi. Ils sont techniciens de maintenance. L’un vient de décrocher un contrat, sous-qualifié et sous-payé, l’autre a refusé un boulot à 100 km de chez lui, qui lui aurait coûté tous les mois 400 euros d’essence et 50 euros de péage sur 1 400 euros de salaire. Tous deux veulent que ça bouge. « La politique de Macron, c’est la sienne, pas la nôtre. S’il faut que je prenne des journées sans solde, je les prendrai, parce que sinon on va morfler », assure Maxime. Pour eux, l’objectif est de tenir toute la semaine et, samedi prochain, de monter « en masse » à Paris. Malgré leur enthousiasme, les deux Normands ne cachent pas leur déception quant à la mobilisation. « Dans mon entourage, tout le monde râle, s’emporte devant son poste de télé, “like” mes posts sur Facebook, mais samedi ils sont restés cloués sur leur canapé », regrette l’un d’eux.

Un sentiment que relativise Chrystelle. « Pour un début, c’est pas si mal même si, avoue-t-elle, c’est difficile de ramener du monde. Mais personne n’avait prévu que ça se prolonge. » Elle et son mari tiennent une boulangerie à Rennes. Depuis 6 heures, ils se relayent. Lui a apporté deux sacs de pain et des chouquettes pour le petit déjeuner. Elle reste pour la journée. Le boulanger a prévu ensuite de revenir le soir avec les invendus. « À cause du carburant, de la spéculation sur les céréales, la baguette va prendre 5 centimes. Car la farine, le beurre, le sel, tous nos produits augmentent. Nos clients râlent », raconte Chrystelle. C’est pour eux qu’ils ont voulu faire partie des gilets jaunes. Car, estime-t-elle, « les autres, à Matignon ou à l’Élysée, ils en ont rien à foutre, ils n’écoutent rien. Ils ne peuvent pas comprendre, vous avez vu les salaires qu’ils touchent et le prix de leur vaisselle » ! Des gestes de solidarité, les gilets jaunes en reçoivent à la pelle. Outre les coups de Klaxon, certains passent avec du café ou encore de la soupe. Les conducteurs de poids lourds, « otages » des gilets jaunes, soutiennent à la quasi-unanimité la mobilisation. « Je viens de sortir d’un dossier de surendettement, alors, les problèmes de pouvoir d’achat, je m’y connais », ironise Pierre.

Sur la cinquantaine de personnes installées au coin du feu, seules trois sont syndiquées. Claudine, Laurent et Christine sont de toutes les manifestations ou presque : la dernière en date était celle du 9 octobre, sur les salaires justement. Ici, « les revendications sont les mêmes que celles de nos syndicats », assure Laurent. Mais « beaucoup n’ont plus confiance, ils ne sont pas séduits par les discours et les syndicats ont trop perdu de batailles », analyse l’enseignant.

Clotilde Mathieu

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La parole donnée aux gilets jaunes et au pouvoir peut surprendre.Comme quoi…

Posté par jacques LAUPIES le 19 novembre 2018

 

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Ce dimanche matin coup de fil d’un ami qui me fait part de la participation de son père à l’opération « Gilets jaunes » sur Arles. La famille de ce dernier, relativement nombreuse, vote à gauche. Quoi de plus naturel quand frères et sœurs appartiennent à ma connaissance à ces catégories les plus pauvres ou règnent RSA, chômage, et aux mieux bas-salaires. Sauf que leur protestation n’est pas toujours mécanique, que l’abstention y fait de plus en plus de ravages et que le vote FN ou RN y prospère allègrement.

Mon interlocuteur, relativement jeune et peu « politisé » observe ce ralliement et me demande ce que j’en pense ! Je lui expose brièvement mon point de vue : je ne peux que soutenir des citoyens qui s’insurgent contre l’augmentation des charges que provoque l’augmentation des carburants mais pas seulement puisque certains comme les retraités ont subi eux aussi des atteintes à leur pouvoir d’achat. Je lui fais observer que ce qui est inquiétant est  l’exposition des manifestants à l’isolement, aux tentatives de détournement vers des comportements poujadistes qui peuvent déjà se manifester.

En milieu de matinée je décide de profiter d’un réveil plus avancé que d’habitude pour aller faire un tour et me rendre compte si les gilets jaunes sont présents sur le carrefour  qu’ils avaient investi la veille. Rien, peut-être seront-ils là demain ? J’en profite cependant pour faire quelques photos, style mauvaise carte postale, que m’inspire les couleurs automnales.

Au retour je m’arrête dans une boulangerie installée conjointement avec le super marché U pour jeter un œil sur le journal La Provence et j’y rencontre quelques habitués qui se déclarent plutôt hostiles aux Gilets Jaunes. L’un d’eux, travailleur dans le bâtiment m’apostrophe  et s’en prend aux 35 heures, fustige l’élue régionale du RN en ayant quitté ce parti va selon lui se priver de son électorat lors des prochaines municipales. Presque il me reprocherait de l’avoir mal conseillée. Comme si j’avais quelque chose à voir avec les décisions stratégiques de ce parti et de cette possible candidate ! 

Comme bien souvent, hélas mes interlocuteurs s’égarent dans les sentiers de la division trouvant toujours prétexte dans les pseudos privilèges du voisin. Conscience et solidarité de classe ou êtes vous ?

Le quotidien régional donne un large compte rendu du déroulement des barrages routiers notamment de celui de Beaucaire comme par hasard situé en territoire RN avec la participation de la population locale. Je les avais rencontré samedi vers midi au retour et le moins que l’on puisse dire c’est que le petit bourgeois était plutôt absent à l’avantage de quelques prolétaires et  sous-prolétaires. Comme quoi…

De retour j’allume la télé et là, surprise, je vois des reportages dans lesquels s’expriment les gilets jaunes avec parfois un bon sens étonnant de jeunes qui, tout simplement, démontent, aussi bien  que le fait l’huma chaque jour, les arguments du gouvernement. Il s’agit cependant d’une chaine qui à la réputation d’être favorable à MACRON. Comme quoi…

Bien sur toutes les chaines servent les arguments du pouvoir mais il est peu probable que, pour l’heure, elles arrivent à renverser la popularité du mouvement. 

Qu’espérer de cette situation que bloque l’intransigeance du pouvoir ? Pas grand chose si ce mouvement ne se conforte pas et ne trouve pas une traduction politique que le candidat communiste aux élections européennes Ian Brossat a très bien exposée .

En tous cas une erreur à ne pas commettre en dépit des positions des uns et des autres : ne pas affirmer sa solidarité avec un mouvement qui rassemble et fait agir les victimes des politiques gouvernementales qui se sont succédés depuis plusieurs décades.

 

Samedi, protestation sur l’autoroute A2 en direction de Valenciennes, près de 1	000	personnes étaient au rendez-vous. François Lo Presti/AFP<br /><br />

Samedi, protestation sur l’autoroute A2 en direction de Valenciennes, près de 1 000 personnes étaient au rendez-vous. François Lo Presti/AFP
 

Mobilisations. Les gilets jaunes attendent des réponses pour leur pouvoir d’achat

Lundi, 19 Novembre, 2018

Des centaines de milliers de personnes ont répondu ce week-end à l’appel contre la hausse des prix des carburants. Leurs milliers de blocages, émaillés d’incidents graves, ont mis en lumière les problèmes de vie chère auxquels ne répond pas le gouvernement.

Malgré leur faible organisation, leurs actions désordonnées qui ont parfois mal tourné (une manifestante morte écrasée, plus de 400 blessés et 282 personnes interpellées), les mobilisations des gilets jaunes n’en ont pas moins exprimé un mouvement social puissant. Tout ce week-end, sur les grands axes, aux ronds-points des zones périurbaines ou commerciales, comme dans les villes et jusqu’à Euro Disney hier soir, plusieurs centaines de milliers de personnes se sont retrouvées autour d’une colère commune contre la vie chère et leur pouvoir d’achat en berne. Cette multitude avait beau afficher des préoccupations bigarrées, ses slogans et mots d’ordre ont tous pointé les effets des mesures prises par l’actuelle majorité. Message reçu 0 sur 5 par le gouvernement. Sans attendre le passage du premier ministre Édouard Philippe au 20 heures de France 2, François de Rugy et Gérald Darmanin ont balisé le terrain. Pas de modification apportée à la fiscalité dite écologique, dixit le ministre de la Transition écologique. Son collègue des Comptes publics a fait valoir l’abandon de la taxe d’habitation et la lutte contre « la dépendance de la France depuis quarante ans (vis-à-vis) des pétromonarchies du Moyen-Orient et singulièrement de l’Arabie saoudite » comme seules réponses. Des alternatives ont pourtant bien été proposées à gauche pour conjuguer justice sociale et écologie, et pour tenter de sortir du « ras-le-bol fiscal », ce mot d’ordre fourre-tout brandi à droite et à l’extrême droite pour liquider notre État social.

Stéphane Guérard

 

 

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Urgence pour une concertation et la définition d’objectifs et d’actions communes des mécontents…

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2018

Quels que soient les initiateurs de ce mouvement ou qu’il n’y en ait pas, les manifestants dans leur variété sociologique avaient tous de bonnes raisons de le rejoindre. Et se sont côtoyés des retraités, des salariés pénalisés dans l’usage de leur véhicules, des artisans également frappés, des mères famille frappés durement par des revenus insuffisants. C’est bien la démonstration que, même si quelques éléments plus politisés de droite ou d’extrême droite et parfois de gauche ont tenté d’y mettre leur nez, le fondement de cette action traduit une opposition à une politique ou simplement aux aspects les plus  révoltants de celle-ci.

C’est bien pour cela qu’on ne peut qu’être solidaire. Il serait malvenu, pour des prétextes divers notamment celui que les manifestants concernés ne sont pas nécessairement pour l’augmentation générale des salaires et des retraites, la suppression de l’augmentation de la CSG, la préservation du statut des cheminots ou encore le retour de l’ISF, il faudrait ignorer leur combat qui peut paraître  animé par des objectifs limités et un défaut de représentation forcément exploitables par le pouvoir.

Peut-être serait-il intéressant qu’il y ait une concertation des organisations syndicales, des partis politiques de gauche afin de proposer des dispositions concrètes dans le cadre d’une autre politique sociale en intégrant la réponse aux préoccupations des gilets jaunes ?

Et comme rien ne vient seul en ce domaine envisager des actions concertées ? 

 

 

François de Rugy, qui succède à Nicolas Hulot, et Bruno Le Maire. Le gouvernement veut convaincre du bien-fondé écologique de la taxe. Les Français ont bien du mal à y croire... Photo Gilles Rolle/REA.

Mépris de macron, l’overdose générale

Jeudi, 15 Novembre, 2018

A l’Élysée, on ne sait pas quoi penser de ces gilets jaunes. Et si Macron tente de circonscrire l’incendie avec des mesurettes, il a sans doute mal évalué la colère provoquée par sa politique et le rejet de sa personne.

 

L’Élysée, nouvelle cible des gilets jaunes ? Si plusieurs citoyens appellent à « marcher sur l’Élysée », c’est bien que son occupant est visé en premier lieu. Et ce ne sont pas la hausse du chèque énergie (de 150 à 200 euros) et l’extension de la prime à la conversion (1 000 euros pour un achat de voiture moins polluante, 2 000 pour les ménages non imposables) qui vont calmer le ras-le-bol général dû au pouvoir d’achat. Mais, la question est dans tous les esprits : quelle sera l’ampleur de la contestation ? Constitué via Internet, en dehors de toute organisation traditionnelle, le mouvement est inédit. Et le mot d’ordre flou : il mélange autant les hausses des taxes sur les carburants que celle de la CSG pour les retraités, la limitation à 80 km/h, mais également la façon de gouverner de Macron. « Je me méfie toujours de ces mouvements où on mélange tout », s’est-il écrié lors des célébrations de la Grande Guerre. Mais lors d’une réunion de crise à Matignon – il s’en est tenu trois en une semaine, preuve de la fébrilité du gouvernement –, il s’est enquis : « Peut-il y avoir une jonction des mécontentements ? » Lors de son « itinérance mémorielle » dans le nord et l’est de la France, pas une sortie sans être interpellé, parfois de façon rude, sur les sujets relatifs au pouvoir d’achat. Comme souvent, il s’est vanté d’aller « au contact de la colère » mais pour mieux afficher ce mépris de classe qui le caractérise. « Je suis sûr que vous y gagnez au total », a-t-il répondu à une femme, dans la droite ligne de son « pour trouver du travail il suffit de traverser la route » – ce qui a certes l’avantage de ne rien coûter en carburant. À un autre quidam l’interpellant, « le 17 novembre vous allez la voir la colère qui monte », il a rétorqué : « le carburant, c’est pas bibi ! », au mépris des évidences. En creux, c’est l’ensemble de la politique du président – Édouard Philippe et le gouvernement étant davantage perçus comme de simples exécutants – qui est en ligne de mire. Selon une étude Ifop, 82 % des Français pensent que Macron n’est pas « proche de leurs préoccupations », et 72 % que leur pouvoir d’achat a baissé depuis l’élection de 2017. Au point que le doute atteint les rangs de la majorité : plusieurs députés LaREM ont ainsi mis en garde. « Dans cette période difficile économiquement, où le prix du baril est élevé, l’État devrait faire un geste », estime Frédéric Barbier, député macroniste du Doubs. Avant d’ajouter : « Et ne pas réaliser une forme d’enrichissement. » Une phrase qui en dit long, alors que ces taxes sont plutôt destinées à combler les cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises, comme le résume le réseau d’associations Amorce, mis à contribution dans le cadre du rapport gouvernemental du Comité pour l’économie verte : « Elles (les taxes – ndlr) ne doivent pas avoir pour principal objectif de compenser la suppression de la taxe d’habitation. » D’autant que ces taxes ne visent que les ménages, comme le rappelle Ian Brossat, chef de file du PCF aux européennes, face au proche de Macron, le député Sacha Houlié : « Pourquoi ne taxez-vous pas les profits de Total ? » Et de rappeler que les entreprises du secteur routier et aérien sont dispensées des taxes sur le carburant, et que l’impact est beaucoup plus fort sur les ménages modestes. « Les mêmes qui râlent contre la hausse des carburants réclament qu’on lutte contre la pollution de l’air », déclare Macron. Problème : les Français semblent avoir compris que sa politique écologique, plus de deux mois après le départ argumenté de Nicolas Hulot, ne tient pas la route.

B. K.

 

 

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