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Congrès du pcf. Les communistes ouvrent une nouvelle page

Posté par jacques LAUPIES le 26 novembre 2018

 

Plus de 700 délégués ont adopté, ce week-end à Ivry-sur-Seine, une motion contre la vie chère et pour relever le défi écologique. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br />

Plus de 700 délégués ont adopté, ce week-end à Ivry-sur-Seine, une motion contre la vie chère et pour relever le défi écologique. Julien Jaulin/Hanslucas
 
Lundi, 26 Novembre, 2018

Nouveau logo, nouveau texte d’orientation, nouveau secrétaire national, les communistes réunis en congrès ce week-end à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont adopté à une très large majorité un « manifeste » profondément remanié et élu leur nouvelle direction.

Nouvelle image et rassemblement dans ses rangs. Ce sont les signaux envoyés par le PCF lors de son 38e congrès tout au long du week-end à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Un nouveau secrétaire national et même un nouveau logo ont émergé de ces trois jours durant lesquels quelque 800 communistes se sont réunis. Hier, le député du Nord Fabien Roussel a ainsi officiellement succédé à Pierre Laurent à la tête du PCF, tandis qu’une étoile rouge surmontée d’un bourgeon est devenue le nouvel emblème des communistes. Côté rassemblement, même si toutes les tensions n’ont pas été gommées en un week-end, une liste unique de candidatures pour le conseil national de la formation a finalement été présentée et adoptée avec 442 voix (sur 569 votants et 736 inscrits). « Les gilets jaunes, les blouses blanches, les robes noires de la justice, mais aussi les cols bleus des usines ont des raisons de donner de la voix ! » lance tout juste élu le nouveau dirigeant lors de son discours de clôture, dimanche, décrivant les conséquences de la vie chère ou de l’austérité sur les services publics. « La France ne manque pas de moyens, loin de là, ajoute-t-il. Mais ils ne profitent qu’à une minorité. Une infime minorité qui prospère insolemment. Ce sont eux les véritables assistés de la République ! » assène le député du Nord. Le PCF lancera une pétition contre le coût du capital et pour le pouvoir d’achat dans les prochains jours, annonce-t-il. Dans la salle, la veille déjà, toutes les mains s’apprêtent à se lever pour plébisciter une motion contre la vie chère et pour relever le défi écologique. « Dès le 1er janvier 2019, l’impulsion doit être donnée d’une augmentation générale des salaires et des pensions dans le public comme dans le privé, le Smic doit être augmenté de 200 euros net », y écrivent les communistes.

« La planète brûle, les peuples souffrent, le capital se gave »

Dès l’ouverture des travaux, vendredi, la tonalité est la même. « La planète brûle, les peuples souffrent, le capital multinational se gave, les Gafam veulent diriger le monde. La paix n’est plus un acquis mais une urgence. Le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et l’exclusion se banalisent à nouveau », alerte d’entrée de jeu Pierre Laurent, appelant son parti à « ouvrir le chemin d’une alternative à la politique de Macron qui ne soit pas le chemin de peur, de guerre sociale et de division, mais celui d’une autre organisation des rapports humains, sociaux et démocratiques ». Pour son dernier congrès en tant que secrétaire national, le sénateur de Paris, qui devrait devenir président du conseil national du PCF, a été salué par une longue ovation de la salle. En début de semaine, il avait proposé une issue à la crise qui se profilait du fait des deux candidatures pour la fonction de secrétaire national. Ému, vendredi, il envoie un nouveau message d’unité : « Le débat chez nous n’est pas une guerre de chefs, les ego ne devancent pas l’intérêt général. C’est ce qui nous unit, parce que nous sommes le parti des humbles, des modestes qui savent que, divisés, ils ne peuvent rien gagner. » Il n’y aura pas de « numéro 1 bis », précise-t-il aussi en marge du congrès. Pierre Laurent ne « compte pas refaire le match », mais occuper une nouvelle place.

Préparé dans une situation inédite et une ambiance parfois tendue, après le choix des communistes d’un texte alternatif (« Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ») comme « base commune » en octobre, sur le fond non plus ce congrès ne s’est pas conclu par un pugilat. Au final, le texte adopté samedi soir à 87,23 % des voix (567 pour, 83 contre et 25 abstentions) aura été profondément remanié. « C’est le fruit de longues heures de travail, nous avons examiné plus de 7 000 amendements », annonce d’emblée Guillaume Roubaud-Quashie, l’un des coanimateurs de la commission du texte chargée de proposer une nouvelle version du « manifeste » tenant compte des propositions issues des congrès départementaux. En séance, la plupart des votes obtiennent une large majorité. De quoi contenter presque tout le monde. « Je me réjouis que beaucoup de nos innovations, laissées temporairement de côté lors du vote de la base commune, sont réintroduites dans le texte », explique Pierre Laurent. Les dimensions écologiste, féministe, antiraciste du combat communiste notamment ont été renforcées. Pas de quoi cependant satisfaire les signataires d’un autre texte alternatif (« Pour un printemps du communisme », 12 % des voix en octobre). La députée Elsa Faucillon ou l’historien Frédérick Genevée ne feront pas partie de la future direction. « Nous prenons acte de la réorientation stratégique que (le congrès) a choisie, mais nous ne la partageons pas », expliquent-ils, jugeant que « l’affirmation identitaire qui s’est exprimée ne cache pas le retour à (une) politique d’union de la gauche et d’alliances à géométrie variable ». Parmi les initiateurs du « manifeste », certains se montrent mitigés. « Dans une configuration inédite, c’est complexe mais au final c’est plutôt positif », estime Hervé Poly. Le secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, qui s’était prononcée à près de 87 % pour le « manifeste », préfère souligner « la dynamique pour une réorientation du PCF » enclenchée par le vote militant. Animatrice du dernier des textes alternatifs (8 %), Dominique Negri regrette franchement, pour sa part, « un congrès pas si extraordinaire, avec un débat confisqué sur l’Union européenne », qu’il faudrait selon elle quitter.

le PCF mise sur une « union populaire agissante »

Sur des points clés, l’orientation a évolué au fil des débats. En termes de stratégie, après l’échec du Front de gauche et le sentiment d’avoir été humilié par Jean-Luc Mélenchon lors de la dernière présidentielle, le PCF mise sur une « union populaire agissante », s’appuyant sur des « fronts de lutte sectoriels pour faire progresser des objectifs précis de transformation sociale, écologique, démocratique ». Fabien Roussel a d’ailleurs lancé dès ce week-end un appel à la gauche pour, avec les communistes, exiger d’Emmanuel Macron la tenue d’un « Grenelle des salaires » pour répondre à la colère sur la vie chère. Les alliances électorales à gauche, « sans partenaire privilégié a priori », ne sont pas exclues non plus, même si le PCF entend « être présent avec (ses) candidats à toutes les élections ». Travaux pratiques avec les élections européennes de mai 2019 : les communistes, après un intense débat, ont décidé de continuer de tendre la main à gauche, tout en « propos(ant) la candidature de Ian Brossat comme tête d’une liste de large rassemblement ». Pas fermé à la discussion, Pascal Cherki, présent à Ivry pour Génération.s, précise : « Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte sur ces questions, notamment d’efficacité électorale, mais ça doit venir après. D’abord on doit discuter du fond. »

La fraternité, chère aux communistes, a aussi ponctué ce week-end de débats. À l’instar de ce moment où tous les congressistes debout entonnent le refrain de la Jeune Garde, l’hymne du Mouvement des jeunes communistes, pour saluer le discours de sa secrétaire générale, Camille Lainé. « Nous agissons et ne laisserons aucun millimètre de terrain à l’extrême droite ! » clame-t-elle, liste à l’appui des nombreux combats mené par le MJCF (de la mobilisation pour la paix en Palestine aux solidarités concrètes aux côtés des jeunes, en passant par la lutte contre les violences sexistes). La détermination gagne aussi la salle, quand des syndicalistes viennent raconter leurs luttes (lire page 5). « C’est là qu’est notre place, aux côtés des “Arjo”, des salariés de GE Hydro, des GM&S, des Ascoval, aux côtés des familles mal logées ou des réfugiés traités comme des moins que rien », assure Fabien Roussel en clôture, avant de lancer aux siens : « Soyons fiers de nos engagements militants et de nos combats ! »

Julia Hamlaoui

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Gilets Jaunes : les soutenir avec mise en avant des solutions : augmentation des salaires, pensions et minima sociaux avec exigence d’une autre fiscalité plus juste, la lutte contre la fraude et pour le retour de l’ISF

Posté par jacques LAUPIES le 25 novembre 2018

 

Gilets Jaunes : les soutenir avec mise en avant des solutions : augmentation des salaires, pensions et minima sociaux avec exigence d'une autre fiscalité plus juste, la lutte contre la fraude et pour le retour de l'ISF dans POLITIQUE

Photo : Vincent Poletti

Empêcher la droite et l’extrême droite de récupérer la colère

Jeudi, 22 Novembre, 2018

La concurrence est féroce entre la droite et l’extrême droite pour capter la révolte des gilets jaunes. À gauche, la France insoumise tente de surfer sur la mobilisation tandis que le PCF développe ses propres initiatives.

Il n’a pas osé enfiler un gilet jaune. Mais, le 17 novembre, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, s’est fait photographier, prenant dans ses bras un manifestant au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Sur le mode « Je vous ai compris », il est venu apporter son « soutien » à la mobilisation. Ignorant délibérément les doléances qui s’expriment sur le niveau des salaires et des pensions ou sur la disparition des services publics, il martèle : « Toutes ces taxes ! Trop, c’est trop. » Le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, qui cherche à gommer toute contestation de l’injustice sociale et des inégalités, est d’ores et déjà en campagne électorale : les européennes de l’an prochain, et bien sûr la présidentielle de 2022. L’extrême droite tente aussi de surfer sur la révolte des gilets jaunes. Nicolas Dupont-Aignan, qui appelle à « entrer en résistance », reprend les mêmes diatribes anti-impôt que LR. « Les pauvres en dehors de la ville, et ceux qui sont aisés ont le droit d’y entrer », affirme Marine Le Pen. En se campant en championne de la « France périphérique », l’héritière dédouane aussi le capitalisme.

pour un smic à 1 500 euros

À gauche, la France insoumise a délaissé la prudence. Jean-Luc Mélenchon, qui disait comprendre ceux qui manifestent comme ceux qui ne manifestent pas, n’exprime plus de réserve. « L’histoire dégagiste reprend son cours après avoir été un temps distraite par l’épisode hallucinogène “Macron-Jupiter” » et il entend bien surfer sur cette vague. L’ancien candidat à la présidentielle dénonce « l’aveuglement du monde traditionnel de “la gauche” », qu’il accuse de réduire la révolte en cours à un mouvement d’extrême droite et anti-écologique. Pourtant, rien de tel dans les déclarations venues de gauche. Le secrétaire national du PS, Olivier Faure, soutient « les Français qui défendent leur pouvoir d’achat » et dénonce le gouvernement qui met le mouvement « sous l’égide du Rassemblement national pour mieux le disqualifier ». De son côté, EELV défend « une fiscalité écologique », mais assure comprendre les revendications sur le pouvoir d’achat. Si à gauche on refuse de manifester, c’est surtout pour ne pas se retrouver côte à côte avec l’extrême droite. Pas question pour autant de lui laisser le champ libre, pour le PCF, qui a fait le choix de développer ses propres initiatives. Son chef de file aux élections européennes, Ian Brossat, était ainsi le 15 novembre à l’échangeur autoroutier du pont de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) pour défendre, entre autres, la hausse du Smic, des pensions et des minima sociaux.

avec la cgt le 1er décembre

Côté syndical, la CFDT, qui ne soutient pas les gilets jaunes, s’inquiète d’« une forme de totalitarisme » en pointant les violences commises par des manifestants. Laurent Berger a demandé au gouvernement de réunir syndicats, patronat et associations pour sceller « un pacte social et de la transition écologique ». FO, à l’exception de sa branche transport qui appelle à rejoindre le mouvement, reste fidèle à sa position de neutralité. Quant à la CGT, Philippe Martinez juge le mouvement « légitime », estimant qu’il est « le reflet de la colère » de la population. Si la CGT n’a pas appelé aux blocages, pour ne pas se retrouver à « défiler à côté du FN », des militants du syndicat sont allés à la rencontre des gilets jaunes pour défendre les propositions de la confédération, en particulier le Smic à 1 500 euros net. Enfin, la CGT appelle les citoyens, les salariés et des retraités à « se joindre aux manifestations des privés d’emploi » le 1er décembre.

Pierre-Henri Lab

 

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Un chantier s’ouvre pour les communistes !

Posté par jacques LAUPIES le 24 novembre 2018

Le Congrès n’est pas achevé mais sa première journée laisse supposer que les communistes vont dans l’unité s’atteler à un grand renouvellement de pratiques qu’ont voulu une majorité d’entre eux.

La situation politique nationale fait apparaître combien les français ont besoin de la contribution des communistes pour en finir avec la  domination d’une poignée de détenteurs des richesses et le mépris avec lequel ces derniers traitent les plus pauvres de ce pays mais également les différentes couches sociales qui voient leur statut social se dégrader et, souvent, ne supportent plus que les plus défavorisés se trouvent privés des droits élémentaires à l’éducation, à la santé, à la justice, à la sécurité sociale, à des revenus décents, à une fiscalité plus juste.

De ce point de vue, malgré les interrogations que cela peut susciter, les tentatives d’instrumentalisations par des forces politiques de droite et d’extrême droite, les communistes doivent se ranger du côté de ceux qui entrent dans des luttes par eux-mêmes et pour eux mêmes, comme le démontrent les gilets jaunes.

L’émergence de ce mouvement nous appelle à une grande réflexion sur la nature des revendications exprimées et le positionnement social de ceux qui les défendent…

 

Photo Mathieu Mercuri.

Photo Mathieu Mercuri.

Pierre Laurent : « Je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle »

Vendredi, 23 Novembre, 2018

Depuis ce matin, quelque 800 communistes sont réunis à Ivry sur Seine pour leur 38è congrès. Pierre Laurent, secrétaire national sortant, qui devrait être remplacé dimanche par le député du Nord Fabien Roussel, a ouvert les débats avec un discours très personnel.

 

Les communistes voulaient un congrès extraordinaire. Ils l’ont. « Pas seulement parce qu’en juin 2017, quand j’en ai fait la proposition, je souhaitais que notre calendrier ordinaire soit bousculé » a rappelé d’emblée Pierre Laurent. « Extraordinaire, parce que les évolutions du monde et de l’Europe le sont chaque jour un peu plus. Extraordinaire, parce que l’élection d’Emmanuel Macron accélérait subitement une recomposition politique. Extraordinaire parce que l’amère frustration laissée par la campagne présidentielle chez les communistes, risquait d’handicaper notre capacité à faire face de manière offensive », a relevé le secrétaire national sortant. « La planète brûle, le GIEC tire toutes les sonnettes d’alarme, les peuples souffrent, le capital multinational se gave, les GAFAM veulent diriger le monde, nous dicter nos vies, contrôler nos données. La  paix n’est plus un acquis mais une urgence. Le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie  et l’exclusion se banalisent à nouveau », a lancé le sénateur de Paris, inquiet de l’« incessant chaos politique ». Car « la dignité humaine est bafouée, du berceau au cimetière, de l’école à l’hôpital, rien de ce qui fait la vie n’est censé échapper au diktat de la finance ». En écho aux débats qui ont agité le PCF ces dernières semaines sur le texte d’orientation qui sera voté ce week-end, Pierre Laurent a dessiné sa vision du rôle qu’il voudrait voir jouer au PCF. Face aux colères qui explosent, comme ce sera encore le cas avec les gilets jaunes ce week-end, Pierre Laurent défend « une force qui contribue par sa proximité, son sens populaire, ses propositions, son attitude, ses actes, son savoir-faire rassembleur à faire pencher la bascule du côté de la démocratie et de solidarité, plutôt que de la violence et de la division, comme sait si bien le faire l’extrême-droite ». Le secrétaire national a aussi salué le travail effectué par les militants communistes et les multiples batailles animées sur tout le territoire, du tour de France des hôpitaux, à la campagne au sein de l’appel de Grigny pour des mesures d’urgence pour les quartiers populaires. « Dans toutes les batailles, a insisté Pierre Laurent, nous sommes confrontés à ce défi politique : Comment transformer la défiance, la colère, l’exaspération grandissantes en une exigence de changements politiques ? ». « Tel que nous le concevons, le communisme est une immense mise en mouvement de la démocratie, a-t-il précisé. Le communisme est pour nous le mouvement de cette émancipation, un mouvement de conquêtes démocratiques, un processus de mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement  décidée, progressivement construite, fraternellement consentie et sans cesse renouvelée ».

Pour apporter sa pierre aux débats du week-end, le sénateur de Paris a précisé sa vision d’un communisme dont « la visée touche donc à l’extension continue de ces potentiels d’émancipation, pour les droits humains, pour la mise en commun  d’un progrès social, humain, solidaire, écologique pour tous, pour  la liberté féministe, le refus de tout racisme, la maîtrise partagée des richesses, des pouvoirs et des savoirs et le droit à la paix ». Sur les stratégies politiques du PCF, qui ont été au cœur des désaccords lors de la préparation du congrès, beaucoup de militants critiquant notamment le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, Pierre Laurent a rappelé que « le rassemblement est la marque indélébile du mouvement communiste. Notre effort de rassemblement concerne à tout moment, et les forces politiques, et tout le corps social, intellectuel citoyen, sociétal ». Sur la campagne européenne, et le travail mené par le chef de file Ian Brossat, Pierre Laurent a salué une démarche « conquérante et rassembleuse », apte à ne pas « laisser le destin de l’Europe se jouer entre les forces libérales et les forces nationalistes et xénophobes ».

Pierre Laurent est revenu sur ses 8 ans à la tête du PCF

Enfin, le secrétaire national sortant a abordé sa succession à la tête du PCF, après avoir renoncé à se représenter pour permettre l’unité des communistes, dont une partie demandait un renouvellement profond de sa direction. « Nous allons élire un nouveau secrétaire national, Fabien Roussel. Fabien  aura tout mon soutien pour réussir. Nous ne voulons ni d’une direction qui refait le match en permanence, ni d’une direction godillot. Nous voulons une direction de tout le parti, avec tout le monde pour être unis et inventifs dans les batailles à venir », a-t-il lancé sous les applaudissements. 

« Le renouvellement est un bon signal que nous envoyons, conforme à ce que nous voulons faire pour notre parti. Et ce signal est d’autant plus fort qu‘il s’accompagne du rassemblement de nos forces auquel j’entends pleinement contribuer » a précisé celui qui devrait devenir président du conseil national. « Oui, mesdames et messieurs les journalistes, mesdames et messieurs les  commentateurs de la vie politique, nous ne sommes pas un parti comme les autres, a-t-il raillé. Le débat chez nous n’est pas une guerre de chefs, les egos ne devancent pas l’intérêt général ». Puis, avec beaucoup d’émotion, le sénateur de Paris a évoqué sur un ton beaucoup plus personnel son expérience à la tête du PCF depuis 8 ans, remerciant les militants pour « tout ce qu’ils lui ont apporté ». « Je l’ai fait avec la passion du débat, du raisonnement, de la confrontation des idées, dans le respect et l ’écoute des autres.  Je me suis plu à rester moi-même quand les médias voudraient tant nous formater et formater la politique », a confié Pierre Laurent, précisant, « C’est vrai, je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle, et ce fut parfois un de mes talons d’Achille ». Et de conclure, sous un tonnerre d’applaudissements : « Je serai là demain aux côtés de Fabien et de vous tous, la sincérité de mon engagement, de notre engagement intacte. Et face au cynisme des puissants, c’est là notre force. Ne l’oublions jamais. »

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Surtout pas d’unité factice . Autrefois il y avait un remède : « le centralisme démocratique » sauf que le centralisme l’emportait trop souvent sur la démocratie.

Posté par jacques LAUPIES le 23 novembre 2018

Le  38ème Congrès du PCF  s’ouvre aujourd’hui. Les communistes qui n’y participent pas vont pouvoir en suivre les travaux qui seront diffusés sur le site du Parti : 

http://www.pcf.fr/directcongres?utm_campaign=20181122_lh39&utm_medium=email&utm_source=pcf

Pour un certain nombre d’entre eux il y a un espoir de changement dans ses orientations et sa stratégie de développement, afin qu’il retrouve son influence. Les souffrances qui s’expriment en ce moment avec le gilets jaunes, celles qui, bien présentes ne trouvent pas d’expression et se réfugient dans l’abstention et l’attentisme, celles qui s’égarent dans des courants politiques populistes, devraient se tourner vers lui et cependant ne le font pas.

Le chemin pour les mener vers nous, reconnaître la cohérence de nos propositions qui sont de claires réponses à leurs aspiration doit être fait mais cela dépend avant tout de nous. Certes nous n’avons jamais démérité mais  les difficultés à communiquer et à expliquer pourquoi notre offre nous parait  la meilleure, sans pour autant rejeter tout ce que d’autres peuvent proposer, ces difficultés sont là.

La surmédiatisation du débat politique dont nous ne maitrisons pas l’ordre du jour nous ramène à notre seule force : notre force militante en nombre et en qualité et notre présence sur le terrain. La base commune pose effectivement cette question mais il faut qu’elle devienne une priorité.

Et c’est bien de cela que devront  se préoccuper les nouveaux responsables tout autant que les anciens !

Autrement dit ils devront faire de l’action sur les territoires, dans l’entreprise et pourquoi pas dans des réseaux, une priorité qui passe par le renforcement et la formation !

Certes c’est vite dit et moins facile à faire mais nous n’avons guère le choix !

 

 

Un point de vue relevé dans Regards 

 

Marie-Pierre Vieu

Députée européenne, membre du comité exécutif du PCF,

Elle était l’invitée de La Midinale de Regards,

Ce jeudi 22 novembre 2018

https://youtu.be/9VvjnZKeGk8

Surtout pas d'unité factice . Autrefois il y avait un remède :

« Lors de ce congrès, il ne faut pas construire une unité factice »

 

Sur le nouveau secrétaire national du PCF, Fabien Roussel

« Derrière la question des personnes, il y a des orientations pour le parti. »

« Le texte que porte Fabien Roussel s’ordonne autour de l’idée que, ces dernières années, le Parti communiste se serait effacé. »

« Il faut redéfinir la fonction que l’on veut assigner au Parti communiste. »

 

Sur l’échec de Pierre Laurent

« L’échec de Pierre Laurent correspond à la fois à un débat interne et qu’il faut analyser au regard de ce qui se passe à gauche. »

« L’idée qu’il faut faire du neuf, ça joue partout dans le pays et ça joue aussi au Parti communiste. »

« On a subi un échec : celui du Front de gauche, c’est-à-dire de l’incapacité structurelle de la gauche en France de se ressembler. »

 

Sur sa vision du PCF

« Je suis communiste parce que Ralite, parce que Vitez, parce que je crois au travail de classe c’est-à-dire à l’affrontement capital-travail, parce que je veux que l’on répartisse différemment les richesses (…) et parce que je veux me battre pour l’émancipation. »

« Je me bats pour que l’idée de dépasser le capitalisme pour construire autre chose ne disparaisse pas de la société. »

« Il ne faut pas construire une unité factice. »

« Je revendique d’être une communiste de plein exercice tout en continuant de faire entendre ma voix – pas simplement pour le respect de la diversité mais dans le courant communiste que j’incarne avec d’autres. »

« [Marie-Pierre Vieu à la tête du Parti communiste français ?] Pourquoi pas. »

 

Sur le caractère prétendument identitaire de la nouvelle direction du PCF

« Il y a un certain patriotisme communiste ; l’idée de reprendre des couleurs. »

« A partir du moment où l’affirmation de ce que l’on est se construit dans le rapport aux autres et pas contre les autres, il faut regarder comment on peut cohabiter. »

 

Sur les élections européennes

« On va préciser le type de liste que l’on veut aux européennes : une liste conduite par un communiste et ouverte aux autres ou bien une liste de rassemblement qui puisse être menée par un communiste ou par un autre. »

« Aujourd’hui, le pays est en train de se constituer en blocs politiques de part les différentes recompositions : l’axe Macron en Europe qui passe par une relance néolibérale très liberticide, une partie de la droite qui est tentée par l’extrême droite et se recompose idéologiquement, et le sillon tracé par la France insoumise qui hésite entre des propositions social-démocrates et du populo-populisme. »

« Il faudrait ouvrir une autre perspective : le rassemblement des anti-austéritaires pour dépasser les logiques des traités. »

« Pour ces élections européennes et pour ce qui va suivre en France, je préférerais faire le choix d’un rassemblement. »

 

Sur le congrès du PCF

« A partir du moment où on est dans un rapport de force, fraternel mais dans un rapport de force, tant qu’il y a débat, tout est possible. »

« Si je me sentais niée dans mes convictions politiques et dans ce que je suis, il se pourrait que je fasse un autre choix individuel mais pour l’heure, je trouve que le combat européen est un beau combat à mener. »

« Je crois à la démocratie militante : quand on est sortant, on remet en jeu son mandat. »

 

Sur les “gilets jaunes”

« Non [je n’irai pas manifester samedi avec les “gilets jaunes”.] »

« Je pourrais être dans une manifestation des “gilets jaunes” où, en tant qu’élue, j’irais écouter ce que disent les manifestants. Par contre, je n’y participerais pas. »

« Dans les “gilets jaunes”, il y a de la colère, des gens sincèrement progressistes et qui, par ce biais-là sont en train d’interpeller la société sur les rapports de force, la manière dont on redistribue les richesses… et en même temps, je pense que globalement, ce mouvement abonde un fond de dégagisme, un fond populo-poujadiste, qui, pour moi, peut conduire à tout et n’importe quoi, y compris à des solutions régressives. »

« C’est un mouvement qui me fait peur. »

« La gauche doit faire une proposition politique par rapport au mouvement des “gilets jaunes”. »

« Si on met les “gilets jaunes” côte à côte avec les revendications des services publics, pour le pouvoir d’achat et la hausse des salaires comme le font certains syndicats, pourquoi pas. »

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« Ce que révèle les gilets jaunes, c’est le vide incroyable à gauche »

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2018

 

Mehdi Ouraoui

Porte-parole de Génération.s

Il était l’invité de La Midinale de Regards,

Ce mercredi 21 novembre 2018

https://youtu.be/ACvELVGTlcc

« Ce que révèle les gilets jaunes, c’est le vide incroyable à gauche » dans POLITIQUE 2glks

« Ce que révèle les gilets jaunes, c’est le vide incroyable à gauche »

 

Sur la législative partielle à Evry
« La France insoumise souhaitait avoir un titulaire et un suppléant issu de ses rangs. »
« Au second tour, à Génération.S soutient clairement et sans ambiguïté Farida Amrani et son suppléant Ulysse Rabaté parce qu’ils sont les candidats de la gauche face à Macron. »
« Je ne comprends pas l’attitude d’Europe Ecologie les Verts et du Parti socialiste qui sont dans un ni-ni vis-à-vis de Francis Chouat qui est quand même le représentant du vallso-macronisme le plus anti-écolo. »
« Je ne crois pas que les questions de personnes puissent remplacer les questions des valeurs. »

 

Sur la stratégie de Génération.s
« On a l’impression d’être face à la gauche la plus bête du monde. »
« La gauche est diverse et il ne faut pas écraser la diversité de la gauche. »
« Il est très important de ne pas vouloir caporaliser toute la gauche sous un tribun, ou un nouveau césar. »
« Le régime de la Vème République est mortifère pour toute la gauche donc n’entrons pas dans cette logique de l’homme providentiel. »
« Il faut converger vers l’unité. »

 

Sur les élections européennes
« Il faut assumer certains désaccords : sur les migrants, sur la sortie des traités, sur la stratégie populiste ou quelque chose de plus positif, de plus social, plus écologiste. »
« ll y en a marre des vieux partis, il y en a marre des petits bureaucrates, des petits appareils qui veulent garder leur petit place. On voit bien qu’il y a ce réflexe identitaire à gauche partout en ce moment. »
« Il faut que les citoyens prennent la main. Si vous voulez être candidat à Génération.s, candidatez. »

 

Sur les alliances à gauche
« Le Parti Communiste Français a des valeurs convergentes avec nous. »
« Le PCF n’a pas contribué à la fracturation de la gauche et c’est très responsable de la part des dirigeants communistes. »
« La convergence, ça n’est pas la confusion. »
« Un peu partout bouillonne une colère, il faut trouver un débouché à cette colère. »

 

Sur les gilets jaunes
« Il faut mener le bataille idéologique et la bataille du quotidien, très sociale, très écologique. »
« Il y a une colère sociale face à l’injustice, il ne faut pas sous estimer cet aspect-là, il y a aussi de vrais fachos. »
« Ce que révèle les gilets jaunes, c’est le vide incroyable à gauche. »
« J’aimerais bien que ces gilets jaunes deviennent des gilets verts, des gilets rouges, pour une alternative sociale et écologique. »

 

Sur la défaite des partis politiques et des syndicats
« C’est une défait politique pour la gauche et pour la République à certains égards. »
« Les gens ne se sentent plus représentés, plus entendus. »
« Les pauvres et les classes moyennes ont été éradiqué des médias, donc ils ont décidé de se faire entendre. »
« Nous ne voulons pas être des profiteurs de colère comme le sont Macron et l’extrême droite. »
« Il ne faut pas courir après la colère, ni l’attiser, il faut de la positivité. Le pays a besoin de fraternité. »
« Je suis très inquiet quand la gauche devient facteur de colère au lieu d’être facteur de solution. »

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