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Affaire benalla. Le procès de l’exercice du pouvoir par Macron

Posté par jacques LAUPIES le 2 août 2018

Pas de commentaire ce jour…

Hier, le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), André Chassaigne, a défendu la motion de censure commune PS, FI et PCF en insistant sur l’hyperprésidentialisme, que Macron veut renforcer. Gérard Julien/AFP<br /><br /><br />

Hier, le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), André Chassaigne, a défendu la motion de censure commune PS, FI et PCF en insistant sur l’hyperprésidentialisme, que Macron veut renforcer. Gérard Julien/AFP
 
Mercredi, 1 Août, 2018

Le manque de séparation des pouvoirs ainsi que la subordination à l’Élysée des députés LaREM et du premier ministre étaient au cœur des deux motions de censure du gouvernement débattues hier à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement avait tout prévu : avant ses vacances, l’Assemblée nationale devait voter, fin juillet, la réforme de la Constitution voulue par Emmanuel Macron. Les députés LaREM avaient pour consigne de se couper eux-mêmes les mains pour renforcer toujours plus les pouvoirs exorbitants du président de la République. C’était sans compter sur l’affaire Benalla. Hier, au lieu de jeter des pelletées de terre sur le Parlement, le gouvernement a finalement fait face à deux motions de censure déposées contre lui. Christian Jacob a défendu la première, issue de la droite de l’hémicycle. « Nous n’avons pas eu d’autre choix que de mettre en cause votre responsabilité pour entendre vos réponses », a lancé le président du groupe LR au premier ministre, Édouard Philippe, qui a refusé la tenue de tout autre débat parlementaire dédié à cette question. Une preuve de plus de la « subordination » du gouvernement, qui « a abdiqué ses responsabilités » en faveur de la présidence de la République, comme le montre l’ensemble de l’affaire Benalla, selon Jacob. « La vérité, c’est que votre gouvernement, et tout particulièrement votre ministre de l’Intérieur, n’ont pas eu le cran de dire stop à une terrible dérive », a asséné le député.

Le Parlement, les citoyens et les syndicats méprisés

La dérive d’un chef de l’État « au-dessus des lois », adepte du « deux poids, deux mesures », qui a « privilégié » et « protégé » un collaborateur, y compris après que ce dernier a usurpé l’uniforme de la police pour frapper des manifestants le 1er mai à Paris. La dérive aussi de « l’éclosion d’une police parallèle au service de l’Élysée », avec la « complicité » de l’exécutif, sans que personne ose « dire stop à ce scandale ». La dérive enfin de députés de la majorité « plus godillots que jamais », qui ont décidé « de défendre l’indéfendable » afin de protéger l’exécutif, « quoi qu’il en coûte ».

C’est justement après le sabordage de la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée par les députés LaREM que ceux siégeant à gauche (PS, FI et PCF) ont décidé de déposer une motion de censure commune. Le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), André Chassaigne, l’a défendu. « Ensemble, nous avons estimé que l’exécutif a menti pour se protéger. Ensemble, nous avons cherché la vérité, mais vous avez refusé de vous expliquer », a-t-il condamné, avant de tancer un chef d’État qui estime n’avoir « aucun compte à rendre, ni à la justice, ni à la représentation nationale, ni même au peuple ». Rappelant que le président de la République, qui s’est désigné ici « seul responsable », peut-être destitué « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », le député communiste a surtout alerté contre l’hyperprésidentialisme, que Macron veut renforcer. « L’ultraconcentration des pouvoirs aux mains d’un monarque élu (…) affaiblit l’État de droit », a-t-il rappelé, invitant à réécrire le projet de réforme de la Constitution dans un sens « diamétralement opposé » à celui de l’exécutif. À ses yeux, la malformation congénitale de la Ve République porte en elle l’affaire Benalla, en plus de permettre au gouvernement d’imposer « une politique sociale d’une violence inouïe » en méprisant à la fois le Parlement, les syndicats et les citoyens. Aggraver cette malformation au profit de l’Élysée serait donc lourd de dangers.

Attaqué sur son bilan politique, Édouard Philippe l’a défendu, un an seulement après son discours de politique générale. « Nous irons jusqu’au bout de notre projet », a-t-il promis, sous les applaudissements de sa majorité, accusant les oppositions de droite et de gauche de s’être emparées de l’affaire Benalla pour « ralentir le rythme de transformation du pays ». Renvoyant le PS à l’affaire Cahuzac et les LR aux sondages de l’Élysée sous Sarkozy, il a assuré que le scandale frappant le mandat actuel est celui d’un collaborateur de l’Élysée qui « a manqué aux devoirs de sa fonction ». « Ce qui devait être fait a été fait. (…) Sanction il y a eu. (…) La démocratie a fonctionné », a-t-il affirmé, ignorant sciemment la faiblesse d’une sanction partielle (la retenue sur salaire n’a même pas été appliquée) et niant toute « dérive monarchique », alors que l’Élysée a couvert les faits. Valérie Rabault, présidente (PS) du groupe Nouvelle Gauche, l’a, dans la foulée, accusé de cautionner « cette conception de l’exercice du pouvoir », avant que Jean-Luc Mélenchon, président du groupe FI, ne se fasse à son tour le défenseur du Parlement face à la « monarchie présidentielle ».

Aurélien Soucheyre

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L’opposition parlementaire défend la République déja bien détournée de ses valeurs contre une majorité de godillots comme la Députée de notre circonscription !

Posté par jacques LAUPIES le 1 août 2018

 

 

 

Le débat sur les deux motions de censure nous éclaire sur la nécessaire vigilance que doit exercer le parlement sur le fonctionnement des institutions actuelles, même si celles ci sont à revoir intégralement parce que fondées sur le pouvoir présidentiel excessif.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de notre pays que la République; depuis sa naissance,  doit faire face à ses adversaires. Parfois hélas avec la réussite de l’entreprise de ces derniers. Depuis Bonaparte usant de la force jusqu’au Maréchal Pétain usant commr tant d’autres de la connivence avec l’ennemi, en passant par le Napoléon III. dit le petit.

Bien sur les conditions de réalisation de ces coups d’état successifs ont été extrêmement différentes autant que leur ampleur, bien qu’elles se soient toutes achevées dramatiquement pour notre nation au prix du sang et des larmes des répressions et des guerres

Sur le fond cependant, les atteintes au fonctionnement de la République doivent faire l’objet d’une mise en garde en direction du peuple et à son intervention d’ou la proposition d’un référendum pour trancher la question de la réforme constitutionnelle.

Un proposition qui tranche avec le passé  où ce sont les forces conservatrices qui ont usé parfois du référendum pour se faire plébisciter, alors qu’aujourd’hui ce sont le  PCF et LFI (Gauche dite « radicale ») qui en font la proposition.  Même si une petite querelle qui ne peut échapper aux plus avertis est apparue sur l’origine de la proposition  Passons mais soyons vigilants ! 

 

Un anniversaire qui symbolise les mises en danger de la République ou son dévoiement vers de mauvaises causes.

 

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Hommage hier devant l’actuelle Taverne du Croissant, à Paris. Magali Bragard<br /><br />

Hommage hier devant l’actuelle Taverne du Croissant, à Paris. Magali Bragard
 

Jean Jaurès. « Le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond »

Mercredi, 1 Août, 2018

Hier soir, lors du traditionnel rendez-vous du Café du Croissant, lieu de l’assassinat de Jean Jaurès en 1914, le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a rappelé les combats du progressiste, leur donnant un écho avec les enjeux actuels.

Une voix de la paix s’est éteinte, il y a 104 ans jour pour jour. Et, hier soir, pour lui rendre hommage en présence d’une centaine de militants et lecteurs du journal, d’élus PCF de Paris et du directeur de la Fête de l’Humanité, Pascal Aubrée, qui a introduit la cérémonie, Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal, a tenu un discours pour le désormais traditionnel rendez-vous lors duquel des gerbes sont déposées devant le Café du Croissant, lieu où le « nationalisme assassin fit d’une pierre deux coups » : « En abattant Jaurès, il précipitait la guerre autant qu’il retirait au peuple ouvrier un de ses plus fameux et flamboyants représentants. »

« mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier »

Un « grand homme » qui laissa derrière lui un journal, une pensée et des combats. Pour Patrick Le Hyaric, « le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond et pensée active ». « Sombres nuées de la perpétuelle course au profit », « obscurantismes », « dangers naissant du surarmement », « tensions et guerres qui se répandent »… autant de réalités qui accompagnent un « système capitaliste financier et mondialisé qui cherche à se défaire de tous les contre-pouvoirs sociaux et démocratiques, de toutes les conquêtes (…) dont Jaurès fut, il y a plus d’un siècle, l’un des artisans décisifs ».

Quoi de plus représentatif, pour mesurer «  la présence, l’actualité et la force » de l’ancien plus jeune député de France, que « le vol organisé de sa pensée » ? La droite et l’extrême droite s’en donnent à cœur joie, pointe Patrick Le Hyaric. Ainsi, Jaurès, « mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier » est « rhabillé en patriotard nationaliste ». Le « défenseur d’une sécurité sociale universelle » est « maquillé en protectionniste égoïste qui refuserait jusqu’à la main tendue aux migrants qui périssent par milliers dans les eaux de notre mer commune ». Pour « se souvenir de Jaurès », il faut « pointer la cohérence de son discours ». Parce que « la République est trahie quand ses fondements sont sacrifiés », Patrick Le Hyaric met en avant l’éducation nationale, « socle irremplaçable de la République sociale », qui « se trouve détournée de ses missions universelles », avec la mise en place du système Parcoursup. « Ce combat pour la liberté par l’éducation était pour Jaurès inséparable de celui pour la laïcité », appuie le député européen, qui rappelle sa lutte pour la séparation des Églises et de l’État. Il a longuement disserté sur la pensée laïque du progressiste, confrontée aux « contre- révolutionnaires » d’hier et d’aujourd’hui. Ceux-là mêmes qui tentent de la « flétrir » : l’inscription de la laïcité dans la Constitution, tout en y incluant la mention des racines chrétiennes de la France, par « Les Républicains », et la pensée d’un président de la République pour qui « nous avons, anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, besoin de la religion ». Voici donc, selon Patrick Le Hyaric, que trois « conditions nécessaires du grand combat émancipateur » se dessinent : éducation, laïcité et socialisme. « C’est la paix, la grande paix universelle qui s’avère être la condition première de tout progrès », complète-t-il, citant l’amplification de la guerre économique et les « taches brunes (qui) se répandent » en Europe.

« Faisons fructifier ses écrits et ses propos »

Face à cela, « gardons la pensée de Jaurès près de nous, faisons fructifier ses écrits et ses propos », à travers notamment la diffusion de l’Humanité, journal qu’il a fondé et « qui perpétue son combat pour la justice sociale et la solidarité internationaliste ». Car, pour le directeur du quotidien, il est « le grand legs de Jean Jaurès au mouvement ouvrier et progressiste ». Dans un contexte « très difficile » pour le journal, il pointe une nécessité, alors que le rendez-vous était également fixé pour diffuser la vignette de bon de soutien comme l’y appelait une grande plaquette devant le café : « réussir (…) une grande Fête de l’Humanité ».

Audrey Loussouarn

 

 

 

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