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Solidarité a tout prix : où sont les pseudos adeptes, où sont les vrais ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2018

 

Hier je regardais  un reportage démontrant sans ambiguïté que construire des logements réservés aux SDF, en accompagnant ces derniers dans leur parcours de réinsertion,  conduisait à se rapprocher vers le zéro SDF (avec déjà 50 % de réussite dans un pays nordique qui met en œuvre ce dispositif) De plus concluait le commentateur cela coûte moins cher à la collectivité que les laisser dans la rue.

Mais il y a cependant une « greluche » qui trouvait cela scandaleux considérant que loger des gens qui ne font rien est décourageant pour ceux qui travaillent. 

Je ne sais si cette « brave » femme pratique une religion sous le signe de la charité ; ou si elle est admiratrice de l’esprit des lumières qui prônent l’égalité et la fraternité, mais elle campe bien la multitude ces personnages que nous pouvons rencontrer sans  aller bien loin : tout autant préoccupés par leur petit confort personnel que par la recherche d’un bouc émissaire pouvant justifier leur égoïsme inconscient !

Et là, excusez du  peu mais la position sociale de cette espèce est parfois étonnante. Cela va du milliardaire abruti qui ose dire pour devenir riche il faut dépenser moins que ce que l’on gagne jusqu’à cette donzelle, qui peine peut-être pour avoir un logement, en passant par ces consommateurs invétérés et conditionnés, souvent démunis, qui se nourrissent avec toutes les saloperies inventées par notre système marchand !

Ma voisine qui, de plus en plus sous l’effet des révélations des disparités que nous montre la télé avec parfois une certaine utilité, malgré évidemment une carence de conclusions susceptibles de nous orienter vers la compréhension des causes et les solutions, ma voisine donc s’interroge moins sur la responsabilité du capitalisme dans tout cela que sur le système qui pourrait le remplacer !

Question  pertinente à laquelle elle ne voit pas de réponse. Là est bien le problème : refuser celle qu’offre nos modernes réactionnaires et élaborer la bonne pour rassembler ! Tout un programme…

 

FINLANDE : Trois fois moins de SDF en huit ans!

sdf helsinki

7 novembre 2017 1

Grâce au plan « Un logement d’abord », le pays est le seul en Europe à faire baisser son nombre de sans-abris année après année. De 18.000 SDF il y a huit ans, il est passé à moins de 7.000 aujourd’hui.

0,14%. C’est le pourcentage de la population finnoise vivant dans la rue, soit 6.600 âmes environ. En France, ce pourcentage monte à 0,21 %, soit 143 000 personnes.

Pour réaliser ce « miracle » (qui n’en est pas un bien sûr), l’Etat finlandais s’est donné les moyens de ses ambitions. En 2008, le gouvernement de la présidente Tarja Kaarina Halonen lance le programme « Un logement d’abord ». Il s’articule autour de deux idées fortes : construire des logements sociaux et les réserver en priorité aux SDF. Il s’appuie sur la Constitution qui stipule que les autorités doivent aider les gens à avoir leur propre « home sweet home ». En une petite décennie, le plan finance ou cofinance la construction d’environ 30.000 logements sociaux par an, soit environ six logements pour 1.000 habitants… contre moins de deux en France. « Un logement d’abord » a coûté 240 millions d’euros en huit ans, la moitié sous forme de bourses, l’autre sous forme de prêts. Mais les résultats sont là : la plupart des centres d’hébergement d’urgence ont été transformés en logement pérennes.

Comment ça marche ?

Les SDF se voient d’abord offrir une aide sociale pour assurer les premiers mois pour le loyer. Puis ils sont accompagnés par les services sociaux jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi et leur autonomie. La présidente Tarja Kaarina Halonen a fait preuve d’opportunisme. Quand elle lance son programme en 2008, la Finlande est en plein excédent budgétaire grâce, notamment, à sa maîtrise des nouvelles technologies symbolisée par l’insolente réussite de l’entreprise Nokia.

sdf helsinki panorama

Mme Halonen a aussi su tirer profit de la géographie et de la démographie finnoises. La Finlande a une densité de 18 habitants au kilomètre carré. A Helsinki, 600.000 habitants se partagent le double de la superficie de Paris ! Pour être tout à fait précis, ces sans-abris n’ont pas été retirés de la rue. En Finlande, 80 % des SDF logent chez des amis ou de la famille. En effet, dormir dans la rue est impossible la moitié de l’année. L’hiver en ville, on atteint facilement les – 25 degrés.

Et ça coûte moins cher !

Pour mener cette politique d’éradication du « sans-abrisme », le gouvernement a confié la gestion du relogement aux communes, à des associations et à des fondations. Une des plus importantes est la Fondation Y qui détient 6.675 appartements dans 52 villes.

Le plus beau ? L’Etat finlandais assure que cette démarche ne lui coûte rien du tout ! Le pays estime économiser 15.000 euros par SDF logé en gagnant sur les dispositifs d’hébergement d’urgence, sur l’aide médicosociale mais aussi sur la sécurité dans l’espace publique, qui nécessiteraient moins de moyens depuis le début de cette politique. Cet hébergement systématique entraînerait aussi la réduction des hospitalisations et des séjours en prison.

Victime de la crise financière de 2008, ces dernières années la Finlande a creusé son déficit public. Elle est en en récession pour la troisième année consécutive et son taux de chômage est en progression (9%). La Commission européenne a annoncé en 2015 le lancement d’une procédure pour déficit excessif à son encontre. Le pays a, malgré tout, décidé de relancer son plan « Le logement d’abord » et d’y réinjecter plus de 75 millions d’euros l’an dernier. Depuis janvier, elle expérimente même le revenu universel.

Benoît Franquebalme – Équipe Le Fil Rouge

 

Solidarité a tout prix : où sont les pseudos adeptes, où sont les vrais ? dans POLITIQUE

L’Aquarius exhorte les gouvernements européens à désigner au plus vite un lieu sûr de débarquement après deux sauvetages en Méditerranée

Dimanche, 12 Août, 2018
 
Répondant à la crise humanitaire toujours en cours en Méditerranée centrale, l’Aquarius, le navire affrété par SOS MEDITERRANEE et opéré en partenariat avec Médecins Sans Frontières (MSF), a secouru 141 personnes vendredi 10 août. Les deux organisations exhortent désormais les gouvernements européens à désigner de toute urgence le lieu sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international, afin de pouvoir y débarquer les rescapés et continuer à fournir une assistance humanitaire d’urgence en mer.
Vendredi 10 août dans la matinée, l’Aquarius a procédé au sauvetage de 25 personnes, retrouvées à la dérive à bord d’une petite embarcation en bois et sans moteur. Elles erraient probablement en mer depuis près de 35 heures.  Quelques heures après, l’Aquarius a repéré un second canot en bois, dans lequel s’entassaient 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés. Parmi les rescapés, sept sur dix sont originaires de Somalie et d’Erythrée. Si l’état de santé global des rescapés est stable pour l’instant, beaucoup sont très affaiblis et dénutris. Nombre d’entre eux ont également fait part aux équipes des conditions inhumaines dans lesquelles ils ont été détenus en Libye. 
 

L’Aquarius fait route vers le Nord, sans avoir obtenu confirmation d’un lieu sûr où accoster

 
Au cours des deux opérations de sauvetage, l’Aquarius a informé l’ensemble des autorités compétentes de son activité, y compris les Centres de coordination des secours maritimes italien, maltais et tunisien (MRCCs) et le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen. Celui-ci a confirmé qu’il était l’autorité en charge de la coordination de ces sauvetages. Le JRCC libyen a toutefois informé l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr pour le débarquement, et lui a enjoint de s’adresser à un autre Centre de coordination des secours (Rescue coordination centre, RCC). L’Aquarius fait donc à présent route vers le Nord et va solliciter la désignation d’un lieu sûr de débarquement auprès d’un autre RCC.
 
« Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons, comme il se doit, contacter d’autres RCCs afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés qui sont à bord de l’Aquarius », a confirmé Nick Romaniuk, Coordinateur des secours pour SOS MEDITERRANEE à bord de l’Aquarius. « L’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux seront respectés et où ils seront à l’abri d’abus ». 
 
« Les gouvernements européens ont concentré tous leurs efforts à la création d’un JRCC en Libye, mais les événements de vendredi illustrent bien l’incapacité de ce dernier à coordonner intégralement une opération », a souligné Aloys Vimard, coordinateur de projet pour MSF à bord de l’Aquarius. « Un sauvetage n’est pas terminé tant qu’un lieu sûr de débarquement n’a pas été indiqué. Or, le JRCC libyen nous a clairement signifié qu’il ne le ferait pas. Il ne nous a pas non plus informés des signalements de bateaux à la dérive dont il avait connaissance, alors que l’Aquarius se trouvait sur zone et avait offert son assistance. En réalité, ces embarcations en détresse ont eu de la chance que nous les repérions par nous-même », conclut le coordinateur de projet de MSF.

 

Le déploiement d’une assistance humanitaire en Méditerranée est à nouveau entravé

 
Fait troublant, les rescapés ont indiqué aux équipes à bord qu’avant que l’Aquarius n’intervienne, cinq navires différents ne leur avaient pas porté secours. « Le principe même de l’assistance portée à toute personne en détresse en mer semble désormais menacé », s’inquiète Aloys Vimard. « Des navires pourraient être tentés de ne pas répondre aux appels de détresse en raison du risque de rester bloqués en mer, sans qu’aucun lieu sûr où débarquer ne leur soit désigné. Les politiques visant à empêcher à tout prix que les gens n’atteignent l’Europe ne font qu’accroître la souffrance et le danger des traversées qu’entreprennent ces personnes, pourtant déjà fort vulnérables ».
 
MSF et SOS MEDITERRANEE se déclarent, une nouvelle fois, extrêmement préoccupées par les politiques européennes actuellement menées. Celles-ci constituent une véritable entrave au déploiement effectif d’une assistance humanitaire efficace, et n’ont eu pour effet que de faire exploser le nombre de morts en mer ces derniers mois. L’Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. La criminalisation et l’obstruction du travail des organisations humanitaires sont le reflet d’un système européen de l’asile en échec, et de la défaite des Etats membres de l’Union européenne à relocaliser les demandeurs d’asile qui arrivent en Europe.
 
SOS MEDITERRANEE et MSF exhortent une nouvelle fois tous les gouvernements européens ainsi que les autorités maritimes compétentes à reconnaître la gravité de la crise humanitaire qui sévit en Méditerranée, à garantir un accès rapide à des lieux sûrs où débarquer les rescapés, et à faciliter plutôt qu’entraver le déploiement d’une assistance humanitaire essentielle en Méditerranée centrale.

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Nous vivons une époque fantastique…

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2018

La cinq nous a proposé ce soir de découvrir l’univers et cela nous apprend que nous préparons un voyage sur Mars, devenant une banlieue de notre planète et que par ailleurs il existe un trou noir plein de mystères qui est l’actuelle limite de ce que les scientifiques nous proposent ! Passons pour l’inconnu il y en aura toujours comme nous l’indique la science elle-même. Mais enfin c’est tout de même le triomphe de l’homme qui nous rassure.

Pendant ce temps jetant un œil sur le n’importe quoi que je reçois sur Facebook mais ne censure quasiment jamais, je découvre une apparition de Jésus dans des nuages .sur une image  probablement trafiquée

L’ennui c’est que celui qui me transmet ce genre de sottise n’est pas un adepte des émissions scientifiques et croit assez  aux ânerie de l’occultisme comme cet autre qui me propose le prêche d’un crétin de curé qui voit la France bouffée par l’islam et révise la résistance à son avantage. An appelant à la résistance…

Nous vivons une époque fantastique… Ce n’est pas un retour au règne animal, les animaux valent mieux que ça, c’est la course à l’abrutissement pour l’avenir !

 

Dewayne Johnson au moment du verdict lors du procès contre Monsanto le 10 août 2018<br /><br /><br />

Dewayne Johnson au moment du verdict lors du procès contre Monsanto le 10 août 2018
JOSH EDELSON / AFP

Procès Monsanto : Le glyphosate reconnu responsable du cancer d’un jardinier californien

Samedi, 11 Août, 2018

Le jury d’un tribunal de San Francisco a condamné vendredi le géant de l’agrochimie Monsanto, qui a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision, à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup, à l’origine du cancer d’un jardinier américain.

Les jurés avaient commencé à délibérer le 8 août après plus d’un mois de débats dans ce procès historique, le premier à concerner le caractère possiblement cancérigène des produits au glyphosate de Monsanto. Ils ont déterminé vendredi que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que son herbicide Roundup, ainsi que sa version professionnelle RangerPro, avaient « considérablement » contribué à la maladie du plaignant, Dewayne Johnson.
Le géant agrochimique, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, était poursuivi par cet Américain de 46 ans qui a abondamment utilisé le désherbant Roundup et sa version professionnelle plus puissante, le RangerPro, dans le cadre de son travail de jardinier, entre 2012 et 2014.

Moins de deux ans à vivre

Ce père de trois garçons a été diagnostiqué en 2014 d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Les médecins lui donnent moins de deux ans à vivre.
M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, à expliquer, lors de son témoignage fin juillet, qu’il n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur internet.
« J’ai reçu beaucoup de soutien depuis le début de cette affaire, beaucoup de prières et d’énergie de la part de gens que je connais même pas. Je suis content de pouvoir aider une cause qui me dépasse largement. Et j’espère que cette décision commencera à lui apporter l’attention dont elle a besoin« , a réagi sobrement M. Johnson au cours d’une conférence de presse.
Tombé dans les bras de ses avocats à l’annonce du verdict, partagé entre larmes et sourires, cet Américain de 46 ans réclamait plus de 400 millions de dollars, estimant que les produits de Monsanto avaient entraîné son cancer et que la multinationale avait sciemment caché leur dangerosité. Cette dernière a été condamnée à 250 millions de dollars de dommages punitifs, assortis de 39,2 millions de dollars d’intérêts compensatoires.
Les avocats du plaignants soulignent que Monsanto a fait passer ses bénéfices avant la santé publique en bataillant contre des études faisant état de risques cancérigènes autour du Roundup.
Pour l’un d’entre eux Me Brent Wisner, le verdict « montre que les preuves (de la dangerosité du glyphosate) sont accablantes ».  »Des gens souffrent du cancer car Monsanto ne leur a pas donné le choix », a-t-il ajouté, se disant déterminé à « (se) battre jusqu’au bout » alors que l’entreprise compte faire appel. « Comment ose-t-elle? »
 
Pour Monsanto, il n’y a aucun lien entre cancer et glyphosate et donc aucune raison d’avertir d’un danger quelconque à propos de cette substance très controversée.
« Le jury a eu tort », a déclaré à des journalistes le vice-président de Monsanto Scott Partridge, devant le tribunal. L’entreprise a par ailleurs immédiatement réagi dans un communiqué, annonçant qu’elle avait l’intention de faire appel et réitérant l’idée que le glyphosate, principe actif du Roundup, ne cause pas le cancer et n’est pas responsable de la maladie du plaignant.
 

Des milliers de procédures 

Si ce dossier est le premier autour du glyphosate à arriver devant un tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant le décès du plaignant. Des milliers de procédures contre Monsanto sont en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d’avancement. Le verdict de vendredi « va provoquer une cascade de nouvelles affaires », selon Robert F. Kennedy Jr, membre de l’équipe d’avocats rassemblée autour du plaignant, qui compte demander à ce que l’appel de Monsanto soit traité en urgence compte tenu de l’état de santé de M. Johnson.
 
Plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût, le glyphosate fait particulièrement polémique en Europe et notamment en France.

Selon l’un des avocats du plaignant, Brent Wisner, le verdict « montre que les preuves (de la dangerosité du glyphosate) sont accablantes ».  »Des gens souffrent du cancer car Monsanto ne leur a pas donné le choix », a-t-il ajouté, se disant déterminé à « (se) battre jusqu’au bout » alors que l’entreprise compte faire appel. « Comment ose-t-elle? »

Merci Nicole de m’avoir adressé ça,  c’est court et ça dit tout…
Eugenie Barbezat avec AFP

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Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens »

Posté par jacques LAUPIES le 11 août 2018

 

 

Bref commentaire : si l’attitude des chanteurs à l’égard de la politique ne change guère et est souvent empreinte d’un certain opportunisme que dicte la profession, le Part Communiste en retour, de son coté, fait de même.

Nécessairement la chanson véhicule des idées même lorsqu’il ne  s’agit que de nos sentiments affectifs. La politique est présente partout et après tout il faut respecter  l’artiste et respecter sa liberté y compris celle de nous dire qu’il ne nous approuve pas ! L’artiste, le chanteur, le poète traduit toujours une réalité mais si la réalité a de multiples aspects et donc elle nous offre de multiples choix, notamment celui d’être interprétée en fonction de notre sensibilité !

Aux auditeurs, aux spectateurs de savoir lire les textes, entendre les musiques, parfois de s’y retrouver avec toutes les contradictions que cela suppose. A nous aussi d’en révéler certaines.

Ainsi je connais des personnes qui votent pour le RN et sont admiratifs devant Ferré, Ferrat, Brassens et Lavilliers. A eux d’assumer ! Mais cela n’est-il pas révélateur de certaines faiblesses de la façon de  penser ?

Ainsi on peut admirer la chanson de Ferrat « Ma France » et ne pas mesurer que Sa France n’est pas celle à laquelle l’on croit ! Ainsi vont les interprétations jusqu’à tout réviser pour se faire plaisir et trouver des électeurs ! Le RN sait faire… Baudelaire, Rimbaud, Aragon ne sauraient pourtant être lus autrement que ceux qu’ils sont : des révolutionnaires de la poésie et pas seulement de la poésie !

Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens » dans POLITIQUE

afp
Jeudi, 9 Août, 2018
 
Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière. En 1976, 1983, 1998 et 2009, Julien Clerc s’est produit à la Fête. Aujourd’hui, à 70 ans, alors qu’il célèbre ses 50 ans de carrière, l’interprète d’« Utile » retourne conquérir le public de La Courneuve. L’occasion de revenir sur une relation singulière entre l’artiste et la grande Fête.

Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière.

Que vous évoque la Fête de l’Huma ?

J’y suis passé plusieurs fois. J’en ai fait une, assez tendue, avec Robert Charlebois. Il y avait eu un accident d’avion (vol 007 de la Korean Airlines abattu par un chasseur soviétique après avoir survolé un espace aérien interdit, le 1er septembre 1983 – NDLR). Robert et moi nous étions posé la question de savoir si nous devions honorer notre contrat. Roland Leroy (directeur de « l’Humanité » de 1974 à 1994 – NDLR) avait fini par nous prendre entre six yeux. Pas quatre, mais six ! Il nous avait dit que, si on voulait, il nous ouvrait les colonnes du journal. Mais on ne pouvait pas ne plus faire le concert si tard. Finalement, nous avons accepté de le faire. Le spectacle avait très peu tourné, deux fois au Canada et une fois à la Fête de l’Huma. On se partageait la scène. À un moment donné, c’était au tour de Robert de chanter. Je me souviens qu’il faisait très froid. Je vais dans ma loge et je n’entends plus rien. Je me demande ce qu’il se passe. On me dit : « Dépêche-toi, Robert fait une minute de silence pour les victimes de l’avion. » Il était gonflé. Je lui avais dit qu’il ne servait à rien de faire des vagues. Nous n’étions sûrs de rien. Mais je me suis mis à côté de lui et j’ai fait la minute de silence en faisant un peu la gueule. Cela n’a en rien changé notre amitié. Mon autre souvenir est l’une des dernières fois où ma mère m’a vu sur scène. Elle était bien mal. On l’avait installée en coulisses. Il faisait bien moche. Je me souviens de Robert Hue venant me saluer avec ses bottes en caoutchouc. J’avais un grand-père communiste. Donc j’en ai fait, des Fêtes. Quand j’ai commencé, dans les années 1970, il y avait énormément de fêtes communistes. Il y en avait une très belle dans la région de Marseille, à Géménos, une à Albi. La Fête de l’Huma était le fleuron de ces fêtes. C’étaient de grandes fêtes populaires, pas chères. J’en ai toujours gardé des bons souvenirs.

Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’y participer ?

Cela reste une grande fête populaire avec beaucoup de monde et un esprit de festival. Tous les gens ne sont pas forcément vos fans. Certains vous aiment bien, d’autres ne connaissent pas forcément votre travail. C’est véritablement pour s’adresser au plus grand nombre. Quand on fait ce genre de spectacle, on est heureux d’avoir des tubes.

Pourquoi ?

Même quelqu’un qui ne vous aime pas particulièrement va dire : « Ah, mais je la connais, celle-là ! » Plus vous avez de chansons connues qui ont accompagné la vie des gens, mieux c’est. Cela fait un spectacle que tout le monde peut partager car les gens aiment bien chanter comme dans tous les grands festivals.

Vous fêtez vos 50 ans de carrière. Est-ce pour vous l’occasion de faire un bilan ?

Je ne dresse jamais de bilans. J’ai un répertoire. J’ai la chance de faire partie des artistes qui ont accompagné la vie des gens dans ce pays. Cette année, j’ai choisi de faire un spectacle qu’on a appelé la « Tournée des 50 ans ». Il aurait aussi pu s’appeler les « Singles de ma vie ». Je ne chante que des singles. C’est un spectacle assez coup de poing.

Aujourd’hui, être un chanteur populaire implique de faire beaucoup plus de scène…

… Non. Pas dans notre génération. On pourrait dire cela à des gens plus jeunes. Mais nous avons passé notre temps sur la route. Je fais 28 festivals cet été. Mais nous faisions déjà des tournées d’été qui n’en finissaient pas, puis des tournées d’hiver. Nous avons été dressés à la scène. J’ai toujours considéré que c’était la chose la plus importante de ce métier. Un moment important est celui où on écrit les chansons. Les deux ans qui suivent dépendent de la qualité de ce qu’on a écrit. L’autre moment important est la scène, où on chante devant les gens. Le reste a pris une énorme importance à cause des médias et des différents supports de diffusion. Mais, même si le reste a pris une importance folle, notre métier repose sur la qualité des chansons et du spectacle.

Vous avez recours à des auteurs. Est-ce une richesse, une frustration ?

Au début, je regrettais de n’être que compositeur, c’est-à-dire de n’écrire que la musique. Avec le temps qui passe, j’ai remercié la vie de ne m’avoir fait que compositeur-interprète. Travailler avec des auteurs différents, avoir été constamment en recherche de bons textes à mettre sur mes musiques m’ont fait évoluer. Et m’ont permis de conserver une espèce de longévité de compositeur. Je me suis toujours obligé à trouver des auteurs, à confronter ma musique à des mots nouveaux, à part les quinze premières années où j’ai travaillé avec Étienne Roda-Gil et Maurice Vallet. Quand j’ai commencé à ouvrir la porte aux autres, les gens de générations différentes sont arrivés. Cela m’a permis de constater qu’il y avait toujours des gens capables d’écrire de bonnes chansons.

À quoi aspirez-vous aujourd’hui ?

Je fais mon métier depuis que j’ai 21 ans. Je veux rester un artiste créatif. Je suis très heureux d’avoir ce répertoire. Le temps a passé extrêmement vite. J’ai eu par moments l’impression de vivre plusieurs vies. Mais la chose qui m’importe est toujours la même. Quand je me mets à un piano, je veux être capable d’écrire des chansons. Je suis content d’avoir toutes les anciennes chansons, mais elles n’ont de sens que si je peux y mélanger deux ou trois nouvelles à chaque fois que je fais un tour de chant. Pas plus que cela puisque les nouvelles chansons font plus plaisir aux artistes qu’au public.

Qu’est-ce qu’un chanteur populaire ?

C’est essayer de faire des bonnes chansons susceptibles de plaire au plus grand nombre sans faire de concessions indignes. Et, bien sûr, de bien les chanter. D’autant plus quand on existe depuis longtemps. On a un son de voix qui a marqué les gens, parfois depuis très longtemps. La moindre des choses est d’essayer de ne pas trahir leur mémoire, les émotions qu’ils ont eues en l’entendant. En gros, il faut essayer de bien chanter toute sa vie. J’ai beaucoup travaillé. On dit que, comme tout le reste, toutes les fonctions humaines vont plutôt déclinant. Je pense prouver que ce n’est pas vrai.

Julien Clerc sera sur la Grande Scène, le dimanche 16 septembre à 17 h 30.

Entretien réalisé par Michaël Melinard

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La lutte des classes sur un plateau !

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2018

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Jannick Halimi  Le Parisien : soutien avéré de Macron dans ses propos

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Maurice Ulrich, journaliste à l’Humanité tente d’approfondir les sujets débattus dénonce la collusion grandes affaires et politiques

Mercredi soir on débattait sur LCI des affaires Kholer et Benalla, sur l’installation du marché de Noël (évocateur de divergences entre Benjamin Grivaux porte parole du gouvernement et Anne Hidalgo et des dealers dans le HLM.

Jannick Halimi du Parisien est superbe : « il n’y a pas la preuve d’un scandale d’état » à propos de ces affaires

Anne-Elizabeth Moutet (la Bourgeoise de service) du Daily-Telegraph enfonce le clou en tentant de défendre le Secrétaire Général de l’Elysée en s’efforçant de blanchir Macron (si j’ose dire parlant d’un monarque républicain)

Michel Taube représentant une officine probablement cache quelque chose qui aurait des airs de socialiste

Enfin Maurice Ulrich de l’Humanité dont je reproduis ici même les articles parus dan l’Humanité qui à fort affaire avec » la bourgeoise »  Moutet précitée et avec les autres intervenants. Il a cependant bien mis en évidence le fond de ces différentes affaires qui atteignent le pouvoir, se disant étonné des origines affairistes des politiques et hauts fonctionnaires de l’état.

En ma qualité de fidèle abonné à l’Humanité je dirai que si la lutte des classes se situe au niveau essentiel  économiquement parlant entre les 99 % de la population et le 1 % restant, sur le plateau de ce soir son reflet idéologique était à 3 contre 1. ce qui n’est pas si mal car top souvent c’est du 4 contre 0. Ce qui prouve que 1 contre tous est tout de même nécessaire et parfois utile !

Je ne parle pas des deux invités de la première partie de l’émission qui étaient là, et c’est heureux, pour justifier l’un Média part (révélateur, l’autre une association plaignante contre Kohler (Jean Baptiste Soufron avocat de Anticor).

 

Je recommande la dernière même émission de ce jeudi 9 aout en replay sur LCI sur le thème LE CHOMAGE : DOIT ON ATTENDRE TOUT DE L’ETAT avec la participation de Frédéric BOCCARA économiste et membre de l’exécutif du PCF

 

 

 

Virginie Duval et Katia Dubreuil, dirigeantes des deux principaux syndicats de	magistrats lors d’une manifestation à Paris. P. Villette<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Virginie Duval et Katia Dubreuil, dirigeantes des deux principaux syndicats de magistrats lors d’une manifestation à Paris. P. Villette

Démocratie. « Les soupçons ressurgissent sur une intervention politique »

Vendredi, 10 Août, 2018

Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature, revient sur les épisodes de l’affaire Benalla qui révèlent le manque de séparation des pouvoirs et la mainmise de l’exécutif sur certaines nominations.

Quel regard portez-vous sur le déroulement de la perquisition du domicile d’Alexandre Benalla le 20 juillet ?

Katia Dubreuil La perquisition s’est déroulée dans des conditions rocambolesques. Déjà, nous pouvons nous demander pourquoi la décision de ne pas casser la porte, qui, comme celle d’appeler un serrurier, n’a rien d’exceptionnel, n’a pas été prise. Est-ce que les enquêteurs présents ont eu plus de scrupules à se comporter de la même manière avec Alexandre Benalla qu’avec un individu classique ? Cette perquisition soulève une réelle question : les policiers sont directement sous la hiérarchie du ministre de l’Intérieur et donc du pouvoir exécutif. Ne pas avoir une police judiciaire rattachée directement à la magistrature est un gros problème. Certaines enquêtes ne se déroulent pas normalement car, certes, les policiers reçoivent des ordres de l’autorité judiciaire pour les enquêtes mais, pour ce qui concerne leur carrière et leur vie administrative, ils dépendent du ministère de l’Intérieur.

Par la suite, le syndicat de police Vigi a déposé un réquisitoire supplétif pour ouvrir les investigations de l’enquête à des soupçons de dissimulation de preuves. Ce que le parquet, sous la houlette du procureur de Paris, François Molins, a refusé…

Katia Dubreuil Même sans avoir tous les éléments de l’enquête, on peut s’en étonner. Car l’infraction existe sur la dissimulation de preuves. Le parquet justifierait cette décision par l’absence de bris de scellés, mais c’est une infraction distincte. Du fait que le pouvoir exécutif continue à avoir la mainmise sur la nomination des magistrats du parquet, et parce que le Canard enchaîné relève la future nomination à la Cour de cassation du procureur Molins par Nicole Belloubet, des soupçons ressurgissent sur une intervention politique.

Que pensez-vous du périmètre de l’enquête et, avec le recul, du fait que la justice a découvert cette affaire par voie de presse, étant donné que l’article 40 du Code de procédure pénale n’a pas été utilisé par l’Élysée ?

Katia Dubreuil Sur cet article 40, chacun se renvoie la balle devant les commissions parlementaires. Mais il existe bien, en bout de chaîne hiérarchique, celui qui aurait dû prévenir le parquet. Il y a eu une volonté que l’affaire ne sorte pas. Ensuite, une enquête est lancée autour de la personne d’Alexandre Benalla, qui va être poussée jusqu’au bout, si tout se passe bien. Il faut faire la lumière sur cette affaire pour obtenir ensuite des éléments sur l’exercice du pouvoir : sur l’utilisation d’une arme, on cherchera forcément à savoir comment il a pu obtenir les autorisations nécessaires. C’est là que, potentiellement, il peut y avoir des éléments qui mettent en cause d’autres personnes, y compris des personnalités politiques en exercice. Mais d’autres instances mèneront les enquêtes. Par ailleurs, certains aspects de ce type d’affaires, qui ne relèvent pas forcément des infractions pénales, se règlent, aussi, dans le débat démocratique et politique.

Les sénateurs ont avancé l’idée d’auditionner Alexandre Benalla à la rentrée. Ce à quoi Nicole Belloubet a donné un avis négatif. Comment prenez-vous cette intervention ?

Katia Dubreuil La ministre de la Justice n’est pas restée dans son rôle. De manière générale, en tant que garde des Sceaux, elle n’a pas à s’exprimer sur une affaire, donner son avis sur l’ampleur de sa gravité, et donc s’exprimer sur des enquêtes judiciaires et parlementaires en cours. C’est précisément dans ce type d’affaires qu’il convient que la justice soit à l’écart de tout soupçon sur son indépendance. Précisément parce que la garde des Sceaux est celle qui nomme le procureur de la République de Paris, et donc le prochain qui va continuer à suivre l’affaire. C’est ce qui est problématique : il existe des incursions réelles du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de la justice, le dernier exemple en date concernant le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, qui aurait donné des informations à Thierry Solère. Et à chaque affaire on s’interroge sur une possible éviction. ça nuit totalement à la confiance des citoyens dans la justice.

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn
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Multinationales. Le CAC 40 en passe d’égaler ses profits record d’avant-crise

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2018

 

 

Jeudi, 9 Août, 2018

Sur les six premiers mois de 2018, les 33 sociétés sur 40 ayant publié leurs résultats ont accumulé plus de 43,5 milliards d’euros de bénéfices, soit 500 millions de plus qu’en 2017. Pour dégager du cash, les dirigeants n’ont pas hésité à tailler dans l’investissement et à imposer des sacrifices à leurs employés, gel des salaires et suppressions de postes.

Malgré les conditions négatives qui pèsent sur la croissance mondiale, choc pétrolier, tensions commerciales, les sociétés du CAC 40 ont une fois de plus réussi à dégager de substantiels profits. Sur le premier semestre de l’année, les 33 multinationales sur 40 ayant publié leurs résultats ont engrangé plus de 43,5 milliards d’euros de bénéfices, soit 500 millions de plus que l’an dernier. Après les millésimes exceptionnels en 2016 et 2017, où le résultat net avait bondi de respectivement 21,6 % et 32,6 %, en passant de 55 milliards d’euros en 2015 à 76 milliards en 2016 pour atteindre 93 milliards l’an dernier, les quarante poursuivent leur ascension vers les sommets d’avant-crise, lorsqu’elles flirtaient avec les cent milliards d’euros de profits, mais à un rythme moins soutenu. À l’image de la croissance mondiale qui, selon les dernières prévisions de croissance de l’OCDE, marque une légère inflexion à 3,8 % en 2018 et 3,9 % en 2019.

Cet environnement a, jusqu’à présent, permis le maintien d’une bonne dynamique de profits pour les entreprises. En tête, Total a su tirer parti de la montée du prix du pétrole pour faire flamber ses résultats. Avec un bénéfice de 5,4 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, soit 30 % de plus que l’an dernier, le groupe pétrolier retrouve un niveau d’avant l’effondrement des cours de pétrole, à l’été 2014. BNP Paribas, malgré une chute de 7,7 % de son résultat semestriel, frôle les 4 milliards d’euros. Une récolte meilleure qu’attendu. Viennent ensuite le spécialiste du luxe LVMH (3 milliards d’euros de bénéfices), l’assureur Axa (2,8 milliards d’euros) et le sidérurgiste ArcelorMittal (2,5 milliards).

Dans l’ensemble, près des deux tiers des groupes ont enregistré une hausse de leurs résultats. La plus forte progression revient à l’hôtelier AccorHotels, dont les profits, dopés par la cession de son pôle immobilier AccorInvest, ont explosé, à 2,2 milliards d’euros contre 77 millions d’euros un an auparavant. À l’autre extrémité, la plus forte dégringolade est signée par le groupe Carrefour, seul à présenter, sur les six premiers mois de l’année, une perte de 861 millions d’euros. Les 520 millions d’euros de baisse de « coûts » sur le semestre, sur les 2 milliards d’euros prévus d’ici à 2020, ont permis d’amortir la chute. Les marchés ont donc été rassurés, d’autant que d’autres « économies » sont en prévision avec la sortie des 273 magasins ex-Dia du réseau, qui sera achevée fin juillet, et le plan de départs volontaires en interne (2 400 postes) que Carrefour espère conclure en fin d’année.

Si les résultats semblent mitigés dans les différents secteurs, « il n’y a pas de mauvaises surprises, sauf quelques cas isolés. Les perspectives pour 2018 sont maintenues, voire augmentées dans l’ensemble », note un analyste financier. À ce titre, PSA fait figure d’exemple. Avec un bénéfice record de 1,4 milliard d’euros en hausse de 18 %, le marché n’a pas boudé son plaisir. L’action s’est envolée de près de 15 % après la publication des comptes.

Pour le reste de l’année, les patrons du CAC 40 ne semblent pas soucieux, même s’ils affichent une certaine prudence. Si le front européen a connu une accalmie avec le sommet de fin juin, le conflit commercial initié par les États-Unis a redoublé d’intensité et fait peser une chape de plomb sur les Bourses mondiales. Les menaces protectionnistes se sont multipliées. La tendance pourrait donc se retourner. Sans compter que le magot dégagé par les multinationales françaises pourrait avoir atteint un pic. Or, pour dégager du cash, les dirigeants n’ont reculé devant aucun sacrifice imposé à leurs employés. Gel des salaires, suppression de postes : comme un peu partout dans le monde, les réformes qui visent à flexibiliser le travail sont mises en place au pas de charge pour garantir la rentabilité des entreprises souhaitée par les marchés. En France, les ordonnances Macron n’ont pas dérogé à la règle. PSA a même été le meilleur VRP de ces mesures parmi les groupes de l’indice phare

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Une situation financière éclatante

Pour accumuler toujours plus de richesses, les directions n’hésitent pas à rogner sur les investissements. L’étude Ricol Lasteyrie-EY dressant le « profil financier du CAC 40 », publiée le 25 juin, montre qu’en effet, si les groupes ont augmenté leur chiffre d’affaires et amélioré leur rentabilité pour afficher une situation financière éclatante, en revanche, ils n’ont pas hésité à tailler dans l’investissement. Ce dernier a reculé de 12 milliards d’euros, s’affichant à 69 milliards, hors secteur des banques et assurances. Son plus bas niveau depuis la création de ce baromètre, il y a douze ans. Une baisse économiquement absurde, alors que l’endettement net des groupes du CAC 40 a diminué pour la sixième année consécutive pour atteindre son niveau plancher depuis 2006, leur dégageant ainsi des marges de manœuvre au moment où la politique monétaire est des plus favorables pour investir. N’en déplaise au président de la République, qui s’apprête l’an prochain à transformer en baisse de cotisations sociales pérennes l’enveloppe de 20 milliards d’euros du crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice), et l’a même amplifiée sur les très bas salaires, ces « aides » servent avant tout à engraisser les actionnaires plutôt qu’à créer de l’emploi.

 
Clotilde Mathieu

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