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Macron : ni Bonaparte, ni Napoléon, encore moins De Gaulle !

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2018

Sans doute, de tous les méfaits politiques dont se rend coupable le Président de la République et, bien que cela ne semble pas émouvoir outre mesure – pour l’instant – les parlementaires de droite, du centre, voire d’extrême droite, certains se disant de gauche, la modification macronienne envisagée de la constitution serait un acte des plus dangereux pour l’avenir de notre pays. 

C’est le signe du désarroi des milieux financiers et économiques, d’une classe privilégiée qui ne cesse de s’enrichir et veut se donner encore plus de possibilités de le faire demain. Pour cela, pour briser les résistances il lui faut plus de pouvoir à l’heure ou la mondialisation lui dicte de réduire la part donnée aux peuples et à ceux qui travaillent ou devraient pouvoir travailler.

Mais nous ne sommes pas au temps ou l’anti communisme aidant, la bourgeoisie de notre pays, profitait de la montée des fascismes en Europe et isolait les forces de progrès pour se préparer à entrer dans la collaboration. Encore que…

Les données économiques, les rapports de force politiques sont différents mais les visées absolutistes se reproduisent.

Le capital instrumentalise les libéraux, les  sociaux libéraux, les sociaux démocrates voire les nationaux et souverainistes.

Il fait tout pour éviter de prévisibles prises de conscience , lesquelles pointent déjà le nez dans la droite traditionnelle, parmi les centristes ceux qui se réclament d’un gaullisme renvoyé aux oubliettes.

Macron n’a pas gagné ! Il n’est pas Bonaparte et a bien peu de chance de devenir Napoléon ! Quant à De Gaulle même la Vème République de ce dernier ne lui suffit pas !

Mais il appartient au peuple d’en faire la démonstration

 

 

 

 

«	Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire	», explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br />

« Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire », explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes. Julien Jaulin/Hanslucas
 

« Macron devant les parlementaires réunis, c’est l’inverse de 1789 »

Lundi, 9 Juillet, 2018

Députés et sénateurs PCF prêtent aujourd’hui un nouveau serment du Jeu de paume, pour alerter contre les dérives de la monarchie présidentielle.

La séparation des pouvoirs est née le 20 juin 1789, salle du Jeu de paume, à Versailles. C’est là que plus de 300 députés, la plupart membres du Tiers État, ont décidé que la souveraineté populaire devait s’incarner collectivement, au lieu d’être accaparée par le roi. « Nous sommes aujourd’hui dans un mouvement de l’histoire inverse à celui de 1789. Emmanuel Macron veut rétrécir la souveraineté populaire. Sa réforme constitutionnelle prépare un présidentialisme exacerbé et une République monarchique inacceptables. C’est pourquoi nous voulons prêter un nouveau serment », explique André Chassaigne, chef de file des députés communistes.

C’est ce que feront aujourd’hui les parlementaires PCF, à 13 heures, devant la salle du Jeu de paume. « Nous dénonçons le contenu de la révision de nos institutions dont l’examen démarre demain à l’Assemblée nationale. Ce projet est antidémocratique sur le fond, puisqu’il vise à affaiblir le Parlement, et sur la forme, puisque le texte est discuté en plein été, sans aucun grand débat public », s’alarme Éliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain, ­citoyen et écologiste au Sénat.

La nécessité d’« une nouvelle République »

Après ce serment, la plupart des parlementaires PCF devraient se rendre au Congrès, qu’ils avaient boycotté l’an dernier. « Il y a de quoi faire pareil cette année, mais nous avons décidé de porter la parole de ce serment au Congrès, pour alerter au maximum », précise André Chassaigne. « Chacun est libre de venir ou non. être ou ne pas être au Congrès n’est pas l’alpha et l’oméga de l’opposition à Macron. Ce qui compte, c’est de réussir l’initiative de 13 heures et le serment. C’est cela l’essentiel », note Éliane Assassi, qui sera présente, aux côtés du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lequel ­s’exprimera pour le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste.

Totalement opposés eux aussi à la réforme institutionnelle de Macron, les députés insoumis ont choisi de boycotter la journée, comme l’an passé. « Le roi jupitérien vient, parle, et s’en va, à l’occasion d’une mascarade qui ne vise qu’à réaffirmer la soumission du Parlement à l’exécutif. La grande messe du nouveau chanoine de Latran, très peu pour nous », tance le député FI Ugo Bernalicis. « L’an passé, on protestait contre le symbole du Congrès, et contre un mépris envers le premier ministre qui devait faire son discours de politique générale le lendemain. Un an après, c’est pire : on a eu les ordonnances, des tensions permanentes sur le fonctionnement de l’Assemblée, et surtout, dès demain, l’arrivée d’une réforme qui vise à renforcer les pires travers de la Ve République », ajoute Clémentine Autain. La France insoumise organisera à cette occasion une « manifestation en ligne » avec le hashtag #MacronMonarc. Avantage pour Jean-Luc Mélenchon, « on appuie à un endroit et on se trouve comptabilisé ».

Comme les communistes, qui s’engagent dans leur serment à « agir, propositions à l’appui, pour une nouvelle République, exiger la consultation par référendum de notre peuple à l’issue du débat au Parlement », les insoumis préparent des actions cet été. « Cette réforme de Macron, c’est donner trop de pouvoir à un seul type. C’est dangereux. On a besoin d’une VIe République et d’une implication citoyenne permanente », mesure Ugo Bernalicis. « Il y a une déception des citoyens vis-à-vis de la politique. Macron, au lieu de renouer le dialogue, en profite pour supprimer un tiers des parlementaires et ligoter le Parlement. Notre devoir est d’alerter là-dessus », pointe Clémentine Autain.

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Congrès. Les parlementaires communistes au Jeu de Paume contre la

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2018

 

 

Le Serment du Jeu de paume par David.

Le Serment du Jeu de paume par David.

« monarchie présidentielle »

Lundi, 9 Juillet, 2018
Un serment symbolique contre la « monarchie présidentielle »: les parlementaires communistes se sont rassemblés lundi devant la salle du Jeu de Paume peu avant le début du Congrès à Versailles.
« Notre présence est extrêmement symbolique. Le président de la République a décidé d’instituer une journée annuelle, la journée de Versailles », et voudrait que les parlementaires mettent « en musique » ses « directives », a déclaré le secrétaire national du PCF et sénateur Pierre Laurent, entouré des parlementaires communistes, devant ce haut lieu de la Révolution française dans lequel les députés avaient juré le 20 juin 1789 de ne pas se séparer avant d’avoir donné à la France une Constitution. S’opposant à la « loi du Prince », M. Laurent a affirmé que les parlementaires communistes étaient là pour « exiger que le peuple de notre pays soit consulté » sur la réforme des institutions via un référendum, promettant « une immense bataille » pour obtenir une telle consultation.
« N’oublions pas que le Serment du Jeu de Paume c’était, de la part de 300 députés des Etats généraux, l’affirmation d’une exigence de souveraineté populaire et d’une exigence de séparation des pouvoirs entre le monarque et les députés, c’était ça en 1789″, a rappelé, le chef de file des députés communistes André Chassaigne.
« Et aujourd’hui, la dimension de notre serment est très comparable puisqu’on est entré dans une phase de remise en cause très importante de la souveraineté populaire » et d’ »attaque » contre la séparation des pouvoirs », a-t-il ajouté. Les parlementaires communistes, qui avaient boycotté le Congrès l’an dernier, ont décidé cette fois d’y porter la « parole populaire », a ajouté l’élu du Puy-de-Dôme. Son homologue au Sénat Eliane Assassi a ensuite lu le texte du serment des parlementaires dénonçant notamment en Emmanuel Macron un « président des riches », qui agit « de plus en plus comme un monarque méprisant le peuple ».
 

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Préparer un Congrès l’esprit libre et présent

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2018

Je soutiens personnellement le texte « Pour un manifeste communiste du 21e siècle » 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales, pour ce qui est des directions nationales, et locales pour ce qui est des fédérations, comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, ou l’on remettait en cause  l’exercice démocratique à la base. 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales pour les directions nationales et locales pour les instances fédérales comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, et de remettre en cause ainsi l’exercice démocratique à la base. 

Toutefois cela ne règle en rien les attitudes « suivistes » et parfois l’indifférence de certains adhérents qui accordent leur confiance et leur soutien à des orientations passées ou dépassées alors qu’ils ne cessent de s’interroger sur leur réalisme et leur justesse.

Que dire de cela sinon qu’un congrès  nécessite un travail personnel de réflexion du militant lequel doit être la base de son apport dans le cadre collectif. 

Récemment j’ai eu l’occasion d’échanger quelques idées avec deux  militants de la JC. Moment rare et précieux quand on a soixante ans d’écart d’âge. Tous deux me sont apparus proches de la vision que le peux avoir de mon parti. Ou l’inverse si vous préférez car l’on a beaucoup plus à apprendre des jeunes qu’on ne le croit souvent ! L’un d’eux, non adhérent et à qui je demandais pour quelles raisons, m’a en substance répondu : « A quoi ça servirait je ne serais pas entendu ! »

J’ai tenté de le convaincre qu’il avait tort de croire cela, d’autant que par expérience, je pense que rien n’est plus vrai que de le proverbe : « les absents ont toujours tort ». Plus même, selon les circonstances, être minoritaire ne signifie pas que nos conceptions resteront lettre morte ! Loin s’en faut !

Car, s’il faut garder l’esprit libre, il faut être présent dans tous les combats. Cela vaut dans la vie familiale, sociale, politique et idéologique. D’ou l’importance de défendre la démocratie en tous lieux et en tous temps !

 

 

Quatre textes en lice pour le congrès du PCF

Dimanche, 8 Juillet, 2018
Outre le projet adopté par son Conseil national début juin, trois textes d’orientation ont été déposés vendredi. Tous seront soumis au vote des adhérents du PCF début octobre.
Sur quelles bases se jouera le congrès du PCF en novembre ? Ses adhérents auront à livrer la réponse lors d’un vote début octobre. Ils se prononceront sur l’un des quatre textes d’orientation désormais en lice après le dépôt officiel vendredi des textes dit « alternatifs » au projet adopté par le Conseil national de la formation le 3 juin dernier (Lire Pour son congrès le PCF met toutes les options sur la table). 
« Trois textes ont été déposés et ont rempli les conditions requises (réunir au moins 300 signatures répondant à des critères géographiques, NDLR) », a annoncé Yann Le Pollotec, à la tête de la commission en charge d’assurer « la transparence des débats ».
Parmi ceux-ci, figurent « Pour  un manifeste du Parti communiste du 21esiècle » emmené notamment par le député André Chassaigne, l’économiste Frédéric Boccara ou encore les initiateurs, comme Marie-Christine Burricand ou Hervé Poly, d’un texte qui avait obtenu 12,87 %, lors du dernier congrès en 2016 (51,2 % pour celui du conseil national). Ensemble, ils affirment vouloir répondre à une « question essentielle : Faut-il continuer dans l’effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond ? ». 
Également en lice, les initiateurs du texte « Se réinventer ou disparaître. Pour un printemps du communisme » n’ont pas tardé à réagir. Il s’agit de « proposer une profonde transformation » visant notamment à « adopter une stratégie de rassemblement de toutes les forces de la gauche antilibérale dans un « Front commun » », assure l’historien Frédérick Genevée, dans un communiqué co-signé notamment par la députée Elsa Faucillon. Cette orientation, déjà soumise au vote en 2016 à la veille de la présidentielle et des législatives avait réuni 23,68 % des voix.
Le dernier texte sur la ligne de départ, « Reconstruire le parti de classe, donner la priorité au rassemblement dans les luttes »,  emmené notamment par Emmanuel Dang Tran, affirme, lui, vouloir rompre « avec 25 ans de stratégie de ‘’mutation-effacement-liquidation’’ ». Sous le même titre, le contenu ayant toutefois été actualisé, il avait recueilli 6,86 % des votes en 2016. 
En revanche, le texte en préparation initié par le dirigeant de la Riposte Greg Oxley s’est, avant le jour du dépôt, transformé en « contribution » et ne sera donc pas soumis au vote. Il n’est pas parvenu à réunir les conditions requises du fait, assurent ses partisans, d’une alliance avec l’économiste Bernard Friot avortée tardivement.

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Disparition. Claude Lanzmann, les idées au risque de l’image

Posté par jacques LAUPIES le 8 juillet 2018

Légende calée par le haut ulputpamet il iriliqputpat, sllamet il iriliqputpat, sllamet il pat. Ero. Photo Crédit photo<br />

Légende calée par le haut ulputpamet il iriliqputpat, sllamet il iriliqputpat, sllamet il pat. Ero. Photo Crédit photo
Vendredi, 6 Juillet, 2018

Le cinéaste et journaliste, disparaît à l’âge de 92 ans. Le réalisateur de Shoah était un homme d’engagements et de controverses.

Claude Lanzmann. Prononcer son nom, c’est susciter en écho une déflagration : Shoah, œuvre d’une vie qui doit se lire comme un tout. Un film terrible sur l’anéantissement des juifs d’Europe, sur l’extermination, sur la radicalité de la mort. Le réalisateur de cette œuvre fondatrice en était hanté. « Un requiem pour six millions d’âmes », titrait l’Humanité lors de sa sortie, en avril 1985. C’est de la mort que parlent les personnages de Shoah. Pas d’échappatoire. Les protagonistes juifs sont des déportés particuliers. Des hommes qui tous appartenaient aux commandos spéciaux et se trouvaient à la dernière étape du processus. Le titre même est un non-titre, un non-nom créé pour faire acte de nomination. Et un acte inaugural de l’historiographie de l’événement. Un événement à la lettre, innommable, selon Claude Lanzmann. Le film fut une quintessence de ce qu’il avait tourné jusque-là. Il en assumera toujours la charge et les conséquences. Et les nombreuses polémiques, dont celle qui devait opposer farouchement l’auteur de Shoah à Steven Spielberg. Lanzmann n’avait guère apprécié la Liste de Schindler. Au-delà des vices et vertus d’un film que nous ne tenons pas à défendre, Claude Lanzmann a toujours affirmé qu’aucune image reconstituée, encore moins une fiction, n’était capable de représenter l’Holocauste. Il voyait dans ces tentatives des parangons d’obscénité. L’interrogation fit retour lors de la sortie du film le Fils de Saul, du cinéaste hongrois Laszlo Nemes. Sélectionné à Cannes en 2015, il y obtenait le grand prix et apporte à nos yeux aux assertions de Claude Lanzmann un démenti qui n’éteint pas les questionnements.

Shoah , un bouleversant documentaire

Du tournage titanesque de Shoah, des douze années de travail acharné, naîtront quelque 350 heures d’images, un film de 9 heures et 10 minutes, et une arborescence qui produira de nombreux fleurons. Le plus récent, les Quatre Sœurs, est actuellement dans les salles de cinéma après une diffusion télévisée. Ces centaines d’heures d’interviews tournées au milieu des années 1970 avec des témoins et survivants des camps de la mort, Claude Lanzmann les appelait ses « trésors ». Après Un vivant qui passe (1997) viendra en 2001 Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, qui retrace le meurtre d’officiers nazis par des déportés juifs, épisode bouleversant de la Shoah, seule révolte victorieuse dans un camp d’extermination. Puis, en 2010, le Dernier des Injustes, film dans lequel le cinéaste rend justice à Benjamin Murmelstein, le dernier doyen des juifs du ghetto de Theresienstadt. Avec les Quatre Sœurs, il reprend le portrait de quatre femmes rescapées d’Auschwitz, du camp de Lodz ou encore du camp de Sobibor.

Claude Lanzmann était né en 1925 à Bois-Colombes, dans une famille d’origine juive originaire d’Europe de l’Est. En 1943, engagé auprès des Jeunesses communistes, il est interne en hypokhâgne au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, y organise la résistance avant de rejoindre le maquis. Son père est l’un des chefs locaux des Mouvements unis de la Résistance (MUR). À la Libération, il reprendra ses études à Paris, puis à Berlin, où il sera lecteur de philosophie. L’année 1952 marque un tournant d’importance. Claude Lanzmann rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. Il s’engage dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie et compte au nombre des signataires du « Manifeste des 121 » qui, en 1960, dénonce la répression coloniale.

En 1986, il dirige les Temps modernes

Avec la même ardeur, il avait défendu la création de l’État d’Israël et prendra fait et cause pour le pays comme en témoigne en 1994 le film Tsahal. Son film Pourquoi Israël devait marquer en 1972 ses débuts de cinéaste. De Sartre, il reçut un véritable choc par la lecture des Réflexions sur la question juive. L’antisémitisme n’avait pas pris fin avec la guerre. Claude Lanzmann entreprend en 1952 un exigeant travail de journaliste dans la revue les Temps modernes, que Sartre avait fondée en 1945. Il en devient le directeur en 1986, après le décès de Simone de Beauvoir, maintenant le lien étroit entre les essais et la littérature.

Avec Simone de Beauvoir, il avait partagé sept ans d’amour et près de quatre cents lettres. Une existence de chair à laquelle Claude Lanzmann donnera corps en 2008 dans son livre le Lièvre de Patagonie, Mémoires qui restituent son approche personnelle des déjà longs temps alors traversés. « Un travail de vérité » qui mène de ses vies amoureuses à ses découvertes de la Chine, de la Corée du Nord, de l’amour encore avec une jeune infirmière de ce pays. Une relation clandestine et furtive sous le joug de la police de Kim Il-sung en 1958. Comme en d’autres lieux, il fera retour sur les traces et, en 2015, le film Napalm en restituera le récit. Grand cinéaste, écrivain, journaliste, intellectuel enthousiaste, Claude Lanzmann avait connu, en 2017, l’épreuve du décès de son fils de 23 ans, Félix. Il se disait « contre la mort » et savait que la sienne pouvait survenir d’un instant à l’autre. D’admirations en controverses, on peut reprendre à son endroit ce que lui-même disait de Sartre : Claude Lanzmann, c’est une œuvre, c’est un tout

J’ai regardé sur Arte le film de Claude  Lanzmann, pas le début mais a partir du  moment des témoignages recueillis en Pologne au sortir de la messe. Que dire ? Pas de mots ! Ces trois  peut-être : est ce possible ?

Est ce possible tant d’indifférence, d’aveuglement, passé et peut-être encore à venir ?

Qui de près ou de loin peut encore frayer avec ceux qui encore portent le germe de la haine, du racisme ?

A moins qu’ils soient de grands imbéciles ! Et c’est leur concéder beaucoup d’indulgence.

 

 

 

 

 

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Les communistes ça existe encore. Faisons le savoir !

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2018

 

 

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Fleurissons nos vies

 

Habitué à regarder l’émission « C dans l’air » j’attends  désespérément que dans le débat consacré ce jour à la politique intérieure  ou sont citée la plupart des organisations politiques, soit évoquée l’existence du Parti Communiste ?

S’il arrive, ici ou là, que sur nos plateaux de télévision apparaissent (et ce n’est que justice) quelque député ou sénateur communiste essentiellement sur la chaine parlementaire leur apparition sur les chaînes publiques se raréfie et lorsque se manifeste l’un  ou l’une, d’eux ou d’elles, cela se fait généralement hors des heures de grande écoute. 

Bien entendu la part qui devrait leur revenir en tant que groupe  d’opposition de gauche à l’assemblée ou au sénat est accordée à la France Insoumise.

Le résultat est que peu à peu les français sont ancrés dans deux idées très nuisibles : le PCF n’existe pas ou, s ‘il existe, il est à confondre avec la FI de Mélenchon.

Mais après tout les orientations majoritairement prises par les communistes au fil des années ne sont pas étrangères à cette situation. Personnellement cela m’a toujours inquiété, même si, par discipline j’ai toujours œuvré pour les respecter.

Evidemment, nombre de décisions à prendre localement m’ont conduit avec les camarades de ma section à ne pas suivre des orientations sujettes à interprétation douteuse -  formulées ou pas – qui auraient pu nuire à notre influence.

Dans tous les cas il s’est agi de ne pas engager nos instances locales dans l’effacement mortifère qui aurait pu l’être – et l’a été – lorsque nous l’avons subi 

A l’heure ou se prépare un Congrès, avec des échéances électorales proches, le moment est venu de réaffirmer que nous sommes placés devant au moins trois impératifs :

- exposer clairement nos programmes à court terme en les liant étroitement à notre objectif fondamental de « dépassement » nécessaire du capitalisme.

- nous positionner et être présents dans les luttes et les consultations électorales en tant que communistes. Imposer ainsi notre visibilité !

- et surtout privilégier la reconstruction d’un parti capable d’assurer ces objectifs en mettant en œuvre un plan de renforcement rigoureux et doté de moyens pour reconquérir les territoires et les lieux de travail (entreprises notamment) Car sans parti fort et structuré nos paroles resteront des paroles !

Le document « POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU XXIe SIECLE » que je soutiens personnellement et qui à cette heure à recueilli 1267 signatures mérite de ce point de vue d’être consulté :

http://manifestecommuniste2018.fr/

Le texte issu du Conseil National n’a été voté que par 49 de ses membres sur 91 votants et 168 membres. L’unité des communistes exige un texte beaucoup plus audacieux, cohérent et clair, pour un congrès vraiment extraordinaire. C’est pourquoi, dans notre diversité et pour sortir le PCF de l’effacement et de l’immobilisme, nous proposons une autre base commune de discussion. Pour rassembler elle propose des réponses pour fonder un véritable débat sur les questions de fond (bilan, orientation nouvelle, changement de direction) très mal traitées dans le texte proposé par la direction.

  • Après le vote des 4 au 6 octobre, ce texte de base commune, s’il est adopté, sera amendé jusqu’au congrès.

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