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C’est la République qu’on assassine ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 juillet 2018

 

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C’est la République qu’on assassine. Quoique celle que nous avons a mis du plomb dans l’aile des grands principe républicains !

Et ça ne vous émeut pas ?

Je pose la question à tous ceux qui, supporters de l’équipe de France, sereins ou agités, permanents ou occasionnels, à tous ceux qui en ont rien à tirer du sport et préfèrent d’autres activités de loisirs !

Bien évidemment vous êtes tellement nombreux à répéter comme des ânes que les hommes politiques sont tous pourris, prêts que vous êtes  à virer les milliers  d’élus qui siègent dans nos collectivités locales, départementales, régionales et au parlement, plutôt bons et travailleurs, que vous consacreriez une poignée de tartuffes qui nous gouvernent en virant ceux qui bon an mal an ont des comptes à vous rendre sur le terrain.

La nature humaine qui n’a rien de naturel mais est le résultat de la dénaturation provoquée par des abrutis, malins et intelligents qui, constatant qu’on peut se remplir les poches en faisant travailler les autres a réussi à provoquer,  comme l’indique une philosophe citée récemment ici,  la fameuse « perte de soi »

Bon on vous pardonne vos oublis, vos écarts, on vous plaindrait presque parce  que lorsqu’on assassine la République c’est vous qu’on enterre.

De nos jours plus personne n’ose parler de République Populaire. Faudrait bien cependant revenir à cette notion au lieu de se gaver de mots nouveaux !

https://www.bing.com/videos/search?q=chant+des+partisans+paroles&view=detail&mid=AB36FA59FCF6753B2A72AB36FA59FCF6753B2A72&FORM=VIRE

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En catimini, pendant l’été, quand les Français resten t subjugués par la victoire des Bleus, la Macronie veut réécrire la Constitution. T. Samson/AFP<br /><br /><br /><br /><br />

En catimini, pendant l’été, quand les Français resten t subjugués par la victoire des Bleus, la Macronie veut réécrire la Constitution. T. Samson/AFP
 

Constitution. Cet été, Emmanuel Macron veut se tailler un régime sur mesure

Jeudi, 19 Juillet, 2018

L’Assemblée nationale examine en ce moment le premier texte d’une réforme qui vise à soumettre définitivement le Parlement aux desiderata de l’exécutif. Face à ce projet, qui menace aussi la Sécurité sociale, les parlementaires PCF réclament un référendum.

Depuis la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde, des montages montrant un Emmanuel Macron qui exulte dans les gradins à l’idée de pouvoir dorénavant faire passer n’importe quelle réforme tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Tout y passe : retraites à 75 ans, explosion de la TVA, suppression de la Sécurité sociale… Ce qui pourrait ici ressembler à une bonne blague sur l’opportunisme et le cynisme du président de la République n’en est pourtant pas une : depuis le 10 juillet, l’Assemblée nationale examine en séance publique un projet de réforme des institutions. En catimini, en plein été, souvent au cœur de la nuit, la Macronie se livre à une réécriture de la Constitution. Elle ne fait absolument rien – bien au contraire – pour provoquer et nourrir le grand débat public et citoyen nécessaire et indispensable, en démocratie, lorsqu’il s’agit de toucher à la loi fondamentale d’un pays. C’est pourquoi les parlementaires communistes, députés et sénateurs, ont fait le serment, le 9 juillet à Versailles, devant la salle du Jeu de paume, de tout faire pour obtenir un référendum (voir ci-contre). « Nous pétitionnerons dans tout le pays jusqu’à obtenir satisfaction », a prévenu Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Car le projet de réforme en cours entend s’attaquer frontalement au cœur même du fonctionnement démocratique de la République, à la séparation des pouvoirs, et même à la Sécurité sociale, comme l’ont démontré les débats au Parlement.

Une diminution de 30% du nombre de parlementaires

Certes, tout le monde s’est entendu, ou presque, pour supprimer le mot « race » de la Constitution, comme le proposaient les communistes depuis des années, et pour y assurer l’égalité de tous « sans distinction de sexe ». L’action pour « la préservation de l’environnement » a également été consacrée. Mais le torchon a très vite brûlé lorsque plusieurs groupes d’opposition ont souhaité fixer le nombre actuel de parlementaires dans la loi fondamentale, afin d’empêcher le gouvernement d’amputer demain les effectifs de la représentation nationale. L’exécutif considère en effet que la démocratie sera plus « représentative, responsable et efficace » avec beaucoup moins de députés et de sénateurs. Il souhaite faire adopter trois textes pour 2019 : un constitutionnel, un organique et un ordinaire, qui, additionnés, composeront une réforme globale des institutions. Et l’une des mesures phares prévoit justement une diminution de 30 % du nombre de parlementaires, soit la plus drastique depuis Napoléon III, qui ferait de la France le pays comptant le moins de parlementaires par habitants en Europe. Une autre propose de restreindre fondamentalement le droit d’amendement. Soit en ne l’autorisant qu’en commission, soit en augmentant la possibilité de les considérer comme « hors sujet », réduisant de fait considérablement le rôle législatif des parlementaires. Raccourcir le temps d’examen des projets de loi au Parlement, inclure une dose homéopathique de proportionnelle aux législatives, redessiner à la hache les circonscriptions, transformer le Conseil économique, social et environnemental (Cese) en « chambre de la société civile », en plus de l’amputer d’un tiers de ses membres, sont aussi, entre autres, au menu.

Face à un tel programme, la majorité des députés LR a dénoncé « la domestication, la décomposition et la démolition de l’Assemblée nationale », dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche (PS), y voit aussi une « réduction du pouvoir parlementaire » impossible à cautionner. André Chassaigne, chef de file des députés PCF, a tancé lors du Congrès de Versailles un régime « brutalisant la démocratie », dont l’objectif est de constitutionnaliser une « dérive oligarchique » afin de mettre en place une « technocrature ». Le coprésident du groupe UDI-Agir, Jean-Christophe Lagarde, a, lui, annoncé qu’il ne votera qu’en fonction de la globalité des trois textes, à condition que le Parlement en sorte renforcé. « La présidentialisation, ça veut dire un vrai Parlement. Sinon, c’est une monarchisation », a-t-il prévenu.

« Une atteinte gravissime, à la séparation des pouvoirs »

Fait inédit, Emmanuel Macron lui-même, en plein Congrès, le 9 juillet, a annoncé un amendement présidentiel visant la réforme de la Constitution, afin qu’il puisse écouter les réponses des parlementaires avant d’avoir le dernier mot à Versailles. « Une atteinte sans précédent, gravissime, à la séparation des pouvoirs », s’indigne le député PCF Sébastien Jumel. Au motif que le premier ministre est normalement seul responsable devant le Parlement, de nombreux groupes parlementaires ont dans la foulée accusé Macron de vouloir devenir « président-premier ministre ». Non seulement parce que le président n’a pas à amender les lois, mais aussi parce qu’il n’a pas à débattre avec le Parlement. Macron pensait ici répondre à ses détracteurs. À l’instar des députés FI, qui ont boycotté le Congrès, refusant d’assister à un discours du trône unilatéral. Mais le président s’est au final enfoncé davantage, selon Jean-Luc Mélenchon. « S’il écoute et répond, c’est un discours de politique générale. Cela le met à un doigt d’un vote de confiance », c’est-à-dire d’une possible censure par le Parlement, a ironisé l’insoumis.

L’hôte de l’Élysée maîtrise en tout cas ses troupes à l’Assemblée, totalement caporalisées et allongées devant ses desiderata, ce qui est en soi déjà un grave problème démocratique. La preuve, c’est que Richard Ferrand, président du groupe LaREM et rapporteur général du texte constitutionnel, s’était, plusieurs jours avant le Congrès, opposé à ce que le président de la République puisse écouter et répondre lors d’un Congrès. Lors des débats en commission des Lois, il estimait que cela revenait à remettre « en jeu la position de non-responsabilité devant le Parlement ». Mais ça, c’était avant que le monarque ne dise l’inverse. Depuis, Ferrand soutient l’idée d’un débat au Congrès, et a fort opportunément appuyé un amendement allant en ce sens en séance publique. Les députés LaREM n’ont même pas eu à le rédiger, puisque c’est Jean-Christophe Lagarde qui l’a déposé. Le député UDI s’est d’ailleurs défendu d’être « le poisson-pilote » de Macron sur cette question, argumentant qu’il est favorable à un débat au Congrès depuis 2008, et qu’il avait rédigé cet amendement avant la parole du roi…

Des tractations de couloirs entre le gouvernement et le Sénat

Reste que des questions fondamentales d’équilibre et de concentration des pouvoirs sont actuellement débattues dans le plus grand silence de juillet. « Nous allons tout droit vers un système présidentialiste à l’américaine, mais avec un Parlement français beaucoup moins fort que le Congrès américain. Nous allons cumuler tous les défauts de ces deux systèmes », s’alarme le député FI Éric Coquerel. Le tout grâce à des tractations de couloirs entre le gouvernement et le Sénat, dont le président, Gérard Larcher (LR), a obtenu qu’il y ait demain au moins un sénateur et un député par département. En matière de représentativité des territoires, de lien avec les citoyens et de garantie de pluralisme, on a sans doute vu mieux…

Quant aux électeurs, il n’est absolument pas prévu qu’ils soient consultés. Certes, il serait pour le moins surprenant de voir la majorité LaREM lancer un processus constituant. « Nous n’avons pas été élus pour ça », rappelait en novembre le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Mais examiner au milieu de la nuit des amendements rédigés le plus discrètement possible est plus que problématique, surtout quand ils concernent, par exemple, la Sécurité sociale, qui touche de très près la vie de tous les jours des Français. Après avoir écrit une proposition de suppression de quasiment toutes les mentions de la Sécurité sociale dans la Constitution, le député LaREM Olivier Véran a reformulé un amendement qui vise toujours à transformer fondamentalement ce pilier de notre modèle social, sans prévenir, et « sans mener les débats nécessaires dans la société », regrette le communiste Pierre Dharréville. Voilà pourquoi les parlementaires PCF lancent une pétition pour un référendum. « On ne peut pas imaginer de changer notre Constitution sans organiser un référendum (…). Nous exigeons donc que les Français et les Français, toutes celles et ceux qui vivent et travaillent dans notre pays, soient consultés », insiste Pierre Laurent.

Aurélien Soucheyre

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Faut pas exagérer

Posté par jacques LAUPIES le 18 juillet 2018

Mbappe etc

 

Ce n’est pas parce des gamins et des adultes, encore plus gamins, perdent un peu les pédales ou s’éclatent et se défoulent quand un peu plus de onze joueurs gagnent, qu’il faut en conclure à la renaissance du sens patriotique.

Comme beaucoup de commentateurs le disent, ou ne le disent pas, le patriotisme est  tout de même un engagement un peu plus complexe et un peu plus profond que d’être heureux d’avoir gagné un match de foot et de le manifester aussi bruyamment.

Mais je ne vais pas me plaindre qu’un tel évènement, pour des raisons bien précises, car il a suscité un instant dont nous avons tant besoin : l’unité dans une diversité qui a gagné et auquel de nombreux français oubliant leurs différence sociales, culturelles, voire ethniques,  se sont associés simultanément.

Mais gardon nous d’exagérer !

 

 

 

Mondial. « Grâce à cette équipe, on se sent fiers d’être français »

Des dizaines de milliers de personnes ont accompagné, hier, le retour des Bleus après leur victoire en Russie. Dans le public massé sur les Champs-Élysées, les fans venus de toute la France ont célébré l’image de solidarité renvoyée par les Bleus

Le jeune Mehdi, 13 ans, est arrivé dès 10 h 30 sur les Champs-Élysées avec sa mère, Diana. À cette heure-là, les nouveaux champions du monde n’ont pas encore décollé de Russie. Mais lui rêve déjà que Paul Pogba lui fasse un petit signe tout à l’heure. L’ado connaît déjà bien le milieu de terrain des Bleus. En novembre, Mehdi a gagné, lors d’un jeu télévisé, une rencontre avec la star de Manchester United qu’il a pu accompagner à la découverte de son club. « J’espère qu’il me verra… » Pour Mehdi, le foot est une passion. Pour sa mère, originaire du Brésil, « c’est une religion ! » Autant dire qu’à l’image des millions de personnes qui ont accompagné hier le retour des Bleus au bercail, il lui était indispensable de venir fêter ici, avec la foule immense, cette équipe de France qui a fait chavirer de bonheur tout un peuple.

Les Bleus se sont longtemps laissé désirer. Les journées de gloire ne comptent pas leurs heures. Alors que l’avion atterrissait sur les pistes de Roissy, vers 17 heures, des centaines de milliers de personnes se massaient déjà sur les Champs-Élysées. Contrairement à 1998, le bus à impérial, prévu pour parader le long de la célèbre avenue, ne traversera pas la foule. Des barrières de sécurité ont été installées le long de la chaussée pour laisser un passage. Mais qu’importe les retards pour les spectateurs. Debout sur le bac à fleurs qui orne une chic terrasse, Salimou, 20 ans, se dit prêt « à attendre longtemps ». Son voisin surenchérit : « Prêt à attendre toute la vie ! »

Le monde a pris possession des trottoirs, des moindres mètres carrés, surtout ceux en hauteur qui permettent de s’élever pour admirer les Bleus. Sur les rambardes des entrées de métro, sur les kiosques, les Abribus. Même des enfants ont grimpé dans les arbres. La Marseillaise est reprise en cœur et les « Tous ensemble, tous ensemble » s’enchaînent tandis que la foule patiente, le nez sur les réseaux sociaux, où la progression des champions est suivie minute par minute.

Beaucoup n’ont pas hésité à braver les kilomètres pour partager cet instant historique. Sandrine, les ongles tricolores, a pris le train avec son fils Stan, 17 ans, depuis la Bourgogne. « Je lui avais promis que l’on ferait le déplacement si la France gagnait la Coupe du monde… C’est chose faite. » Le jeune homme est aux anges : « L’équipe de France représente la jeunesse, grâce à elle, on se sent fier d’être français. » Stéphane, 50 ans, a fait, lui, le trajet depuis Toulouse avec ses deux filles. « Ce n’est que tous les vingt ans ! » Ce fonctionnaire a connu l’engouement de 1998. « Pour moi, c’est aussi fort aujourd’hui et je voulais le transmettre à mes enfants. C’est beau de voir toutes les populations se fondre dans cette union nationale. »

«Un truc de ouf !»

Dans la foule compacte, massée derrière les barrières de sécurité, Mathilde cherche en vain un marqueur. Son maillot de l’équipe de France n’a qu’une étoile. « Il faut que j’en fasse une seconde, lâche-t-elle dans un sourire. Mais au pire ce n’est pas grave, elle est déjà dans le cœur. » On croise aussi de fins connaisseurs du sport. Éducateur, Aboubakar Sagna n’est autre que le neveu du joueur de foot international Bacary Sagna… « Cette journée est un truc de ouf ! ça montre une belle image de la France. » Plus loin, Hugo Kancel, ancien champion de kickboxing, ne lâche pas la main de son fils de 6 ans. « C’est important pour lui d’être là, les joueurs sont un exemple. »

Des petits noyaux durs de copains et copines font des allers-retours, bras dessous bras dessus, en reprenant les slogans et chansons de 1998. Yann, Jonas et Amar sont « heureux de pouvoir vivre la même chose que leurs parents ». Pour eux, l’équipe de France « c’est comme la famille, on les aime sans savoir expliquer pourquoi. » Anne-Divine, 18 ans, venue d’Évry (Essonne), a sa petite idée. « Ces joueurs sont solidaires et nous transmettent leur joie, explique la jeune fille. Ils ont gagné parce qu’eux-mêmes c’est une famille. » Les Kimpembé, Griezmann, Mbappé, ils les suivent sur les réseaux sociaux, partagent leurs goûts musicaux et les petits rituels de danse. « Ce sont des pratiques dans lesquelles on se reconnaît, une culture des quartiers qui donne de la joie. »

«Un pays enfin uni »

Il est 18 h 30. Toujours pas de Bleus à l’horizon. Les cars de gendarmerie passent dans l’allée sous les applaudissements. Un policier brandit un drapeau français et à leur tour les supporters se pressent pour lever le leur tandis que les peintures tricolores sur les joues remontent jusqu’aux oreilles. Christelle, 48 ans, habitante du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) et aide-soignante, parle d’un « jour merveilleux », d’une foule à l’égal de cette équipe à l’image fraternelle et ambitieuse. « Il n’y a pas de Black, pas d’Arabe, pas de Blanc, on est tous français et on veut que ça reste comme cela », lance Jonas. À ses côtés, Amar tempère : « Oui mais cette cohésion et cette solidarité ça ne va durer que trois jours. » Qu’importe, rétorque Christelle, « les victoires se fêtent tous ensemble et c’est ça la force du sport ».

Albert, 70 ans, ouvrier à la retraite « et communiste », apprécie le moment : « C’est bien de voir le pays enfin uni, ça donne une bouffée d’oxygène. » Mais, avec son fils à ses côtés, il veut garder sa lucidité. « Je n’oublie pas que les pauvres sont toujours plus pauvres et que les petits clubs de ma ville ne peuvent se payer des maillots et des ballons. Et puis, l’attitude de Macron est hypocrite et honteuse. Il s’attribue le mérite de la victoire et érige ces enfants des banlieues en modèle de sa société de gagnants. Or, pour dix qui réussissent il y en a des milliers qu’on laisse sur le bord de la route. Les jeunes ne gagnent pas tous, loin de là, la plupart sont au chômage à Rosny… » Mais déjà la foule se presse de nouveau. Les bleus se rapprochent et l’histoire d’amour n’est pas prête de s’arrêter.

Le collectif des bleus salué par la presse étrangère

Pour la presse internationale, la victoire française est avant tout celle d’un collectif. « Seul le meilleur collectif pouvait remporter cette Coupe du monde, où l’individu isolé ne servait à rien », souligne le journal allemand Süddeutsche Zeitung. « Le triomphe du collectif sur les étoiles », titre de son côté le journal argentin Clarin. Cette victoire est aussi vue comme celle du pragmatisme, quitte à laisser de côté un jeu plus offensif et à donner l’impression d’avoir fait le minimum. « La France a vaincu, mais c’est la seule chose qu’elle a faite dans la grande finale. La gloire revient à la Croatie, qui a fait tout le contraire de sa rivale : jouer jusqu’à finir crevée, battue par l’infortune arbitrale et deux éclairs de Mbappé », a critiqué El Pais. Même son de cloche chez Die Welt, pour qui « l’équipe de Didier Deschamps a brillé au cours du tournoi par un pragmatisme froid, malgré des footballeurs très talentueux, en laissant généralement le jeu à l’adversaire pour contre-attaquer au moment décisif ». Une critique balayée par le New York Times : « La France est championne du monde parce qu’elle peut briller plus que n’importe quelle autre équipe, même si elle n’a besoin de le faire qu’un bref moment. Parce qu’elle est venue pour gagner des matchs et qu’elle s’occupera plus tard des émotions. Parce qu’elle n’a jamais perdu le contrôle d’elle-même, de ses opposants et de son destin. »

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Mis en valeur par les Bleus, les petits clubs espèrent profiter de la victoire au Mondial

Posté par jacques LAUPIES le 17 juillet 2018

Kylian Mbappé a invité, le 27 juin, des jeunes de sa commune de Bondy à Istra durant la coupe du monde. Franck Fife/AFP<br /><br />

Kylian Mbappé a invité, le 27 juin, des jeunes de sa commune de Bondy à Istra durant la coupe du monde. Franck Fife/AFP
Mardi, 17 Juillet, 2018

Le succès au Mondial a mis en lumière le travail de formation des clubs amateurs. Mais la diminution des dotations publiques fragilise ces structures.

Le plaisir, c’est d’abord ce que retiennent tous les acteurs du mouvement sportif à propos du parcours des Bleus. Une joie d’autant plus grande que la Coupe du monde de football a été soulevée par un groupe de joueurs qui ont constamment mis en valeur, durant leur épopée russe, leur attachement au foot des clubs dont ils sont issus. Soudainement sortis de l’ombre, ces éducateurs, entraîneurs, salariés ou bénévoles, acteurs essentiels du sport français, espèrent désormais qu’on leur rende la pareille.

Pour Jean-Pierre Karaquillo, la reconnaissance du travail effectué par ces structures associatives est déjà au rendez-vous. Un premier gain de cette Coupe du monde. « Quelque chose d’important s’est passé, décode le cofondateur du Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, établissement de référence dans le sport français. Que la victoire apporte de la joie, c’est formidable. Mais ce qui a touché les gens, c’est le comportement éducatif des Bleus, leur esprit citoyen. C’est le fruit du travail de François Blaquart, l’ancien directeur technique national. Il a eu l’intelligence de relancer la préformation en disant qu’il ne suffisait plus de savoir jouer au ballon, mais que les enfants retenus devaient avoir reçu une éducation civique. C’est la formation française qui a gagné et je pense que cet exemple peut irriguer les autres disciplines sportives. » Autre gain déjà engrangé par le mouvement sportif, la reconnaissance des valeurs mises en pratique dans les clubs. Jean-Philippe Acensi, président de l’Association pour l’éducation par le sport (Apels), s’en fait le plus chaleureux écho : « Voir une équipe constituée de 70 % de joueurs issus des quartiers, c’est extraordinaire. Pour le sport, la diversité est une valeur forte sur laquelle le pays peut s’engager, d’autant plus que cette valeur est fortement mise à mal dans d’autres pays d’Europe gouvernés par l’extrême droite. Le Mondial a montré qu’il n’y a pas d’autres équipes comme la nôtre et que le sport français sait faire gagner cette diversité. Deschamps l’a fait avec les Bleus. Mais il y a plein d’autres petits Deschamps partout en France. Avec leurs éducateurs, les associations constituent une formidable école dans les quartiers. C’est miraculeux de voir autant de joueurs issus de ces quartiers devenir les meilleurs au monde, alors même que les clubs qui y œuvrent vivent dans une grande précarité et que personne ne reconnaît vraiment le travail réalisé par tous ces éducateurs. On a là des structures qui méritent qu’on s’y intéresse. »

plus de 16 millions de licenciés sont accueillis

Car ce socle du sport français donne des signes de faiblesse. Côté pile, plus de 16 millions de licenciés sont accueillis chaque année dans les 180 000 clubs des fédérations (multi)sportives et affinitaires. Côté face, pratiquement autant de personnes déclarent avoir une pratique physique hors club. Signe que les besoins ne sont pas forcément en adéquation avec les moyens mis en œuvre par les associations. D’autant que ces moyens sont plus que moyens. « Pour le moment, le secteur ne va pas si mal, estime David Cluzeau, délégué général des Employeurs d’avenir, fédération des associations qui emploient 110 000 salariés dans la branche sport. Mais nous avons pris de plein fouet la suppression des contrats aidés, qui ne vont pas aider les associations à accueillir les nouveaux licenciés attendus après la Coupe du monde. Les crédits de l’État ont eux aussi diminué, notamment ceux relevant de la politique de la ville. Comme les dotations des collectivités locales, qui sont les principaux financeurs du sport français. Tout cela n’aide pas à la vitalité des clubs. »

Les jeux olympiques de 2024, vrai horizon du sport français

« Comment ne pas faire de parallèle entre cette belle victoire et la baisse des financements publics pour le sport de proximité ? se demande aussi la Fédération sportive et gymnique du travail. Dans certains départements, (notre fédération) pourtant fortement implantée dans les quartiers “politique de la ville”, subit en 2018 une coupe de 40 % de ses crédits du CNDS (Centre national pour le développement du sport) ! Le budget des sports, en cours de discussion au Parlement, n’est pas annoncé à la hausse, alors même que le gouvernement a porté la candidature de la France aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. L’austérité budgétaire ne parviendra pourtant pas à rompre la force d’un sport associatif au service de la population, qui peut légitimement revendiquer sa petite contribution au triomphe de ce 15 juillet 2018. »

Si la Coupe du monde apporte un supplément de lumière et de médiatisation au mouvement sportif, son vrai horizon est celui des Jeux de 2024. Là, il est bien question d’« héritage » laissé par le passage en France de cet événement planétaire. Or, là non plus les nouvelles ne sont pas si bonnes, selon le secrétaire national du syndicat Snep-FSU, Benoît Hubert : « Une nouvelle gouvernance du sport français devrait se mettre en place, avec une agence du sport chargée de gérer le sport de haut niveau d’un côté, le sport pour tous de l’autre, et le ministère des Sports, qui ne se contente plus que des contrôles. On adapte le modèle britannique, qui a eu des résultats lors des JO de Londres de 2012. Mais depuis, le sport pour tous et le sport scolaire sont en train de s’effondrer. » Dans ce contexte, pas sûr que les clubs qui ont fait émerger les Kylian Mbappé et Paul Pogba puissent assurer la relève.

Stéphane Guérard

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Ben content qu’ils aient gagné !

Posté par jacques LAUPIES le 16 juillet 2018

DSC_0479- à chacun sa coupe   DSC_0472-un air féroce après la victoire...  DSC_0485-1-trois Président(e)s  Mbappe etc

DSC_0478-photo troublre mais il est beau quand même  DSC_0481-joueur croate

DSC_0491-Poutine-Griezman  DSC_0490-décorons sous la pluie

 

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Au hasard du 14 juillet à Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2018

DSC_0423 - l'ambiance à la fête

une ambiance de fête…

DSC_0428-Bandido je crois  DSC_0429-Cherchez le taureau...

Cherchez le taureau, vous ne le voyez pas ? Pourtant il y est ! Mais le photographe est prudent !

DSC_0444-La France va gagner...

A la Boucherie on est persuadé que la France va gagner…

 

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