• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2018

Une affaire électrique : si les fusibles résistent le disjoncteur saute : faut tout refaire !

Posté par jacques LAUPIES le 23 juillet 2018

Comment va finir cette affaire qui discrédite indiscutablement le pouvoir ?

Comme je ne lis pas dans le marc de café je ne vous le dirai pas ! Toutefois le modeste citoyen que je suis considère que devant la gravité des faits Macron ne va pas s’en tirer comme çà. 

Nul doute que dans les milieux du pouvoir et donc en lien avec les forces qui l’ont fabriqué – entendez le grand patronat, la finance et les banques – cela doit cogiter dur ! Plusieurs hypothèses sont possibles : le coup d’état, la démission du Président. Tout aussi invraisemblables pour ces braves gens de la bourgeoisie et leur valetaille, elles laisseront la place au discrédit  de la victime (donc du manifestant) Du genre c’était un trouble fête voir un excité dangereux ! Mais les images publiées rendent cette hypothèse peu probable et n’excusent pas un collaborateur de l’Elysée, et de nombreux intervenants, à le massacrer à terre. Quoiqu’on puisse dire de lui ou lui faire dire.

Dès lors il ne reste qu’à régler les comptes à ceux qui au plus haut niveau ont commandé, toléré ou, voire ont été abusés et doivent assumer.

Les fusibles sont à ce niveau et le Ministre de l’intérieur fait office de fusible général  avec les fusibles particuliers su genre Préfet de Police, Chef de cabinet de! l’Elysée, etc. à moins que résistant à la surtension ils trouvent un disjoncteur en début d’installation !

Mais voilà le coupable était dans la proximité du chef de l’état et le court circuit ne vient pas de la cave ! C’est tout le système d’alimentation qui est en cause.

Conclusion : il faut refaire l’installation et couper le courant.

Vu les dégâts causés il faut vraiment refaire du neuf  : à quand les élections ?

 

Lors du défilé du 14 juillet. Après son comportement violent lors de la manifestation du 1er mai, l’ancien homme de confiance d’Emmanuel Macron est resté jusqu’à vendredi 20 juillet l’un de ses plus proches collaborateurs. Marc Chaumeil/Divergence<br /><br /><br /><br />

Lors du défilé du 14 juillet. Après son comportement violent lors de la manifestation du 1er mai, l’ancien homme de confiance d’Emmanuel Macron est resté jusqu’à vendredi 20 juillet l’un de ses plus proches collaborateurs. Marc Chaumeil/Divergence

Scandale. L’affaire Benalla percute de plein fouet l’exécutif et l’Assemblée nationale

Lundi, 23 Juillet, 2018

Le protégé de Macron a été présenté hier à un juge d’instruction, au terme de sa garde à vue. L’Assemblée nationale a interrompu l’examen de la réforme constitutionnelle. Sa commission d’enquête parlementaire doit auditionner aujourd’hui Gérard Collomb.

Emmanuel Macron se voyait monarque constitutionnel. Le voilà qui joue au roi du silence. Le président de la République reste muet depuis le début de l’affaire Benalla, véritable scandale d’État dont les secousses politiques ont été ressenties tout le week-end à l’Assemblée nationale. Hier, l’examen de la réforme constitutionnelle a même été suspendu jusqu’à nouvel ordre. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, l’a annoncé à la suite d’une série ininterrompue de rappels au règlement et d’interpellations des députés d’opposition. « L’examen du texte est enfin ajourné. Nous le demandions depuis le début », réagit le député Pierre Dharréville (PCF), pour qui il était « absolument inconcevable de délibérer sur une révision de la Constitution alors qu’une affaire d’État percute de plein fouet l’exécutif. D’autant plus quand il s’agit d’accroître les pouvoirs d’un président qui en abuse ».

L’Assemblée nationale, réunie exceptionnellement samedi et dimanche afin d’adopter au pas de charge cette refonte des institutions, a vu rouge de révélation en révélation. Car la réforme soumise aux députés vise à concentrer tous les pouvoirs autour de l’exécutif, transformant le Parlement en chambre d’enregistrement. Non content d’usurper la fonction de policier, de frapper un manifestant au sol et d’intimider des hauts gradés, le gorille d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, était aussi doté d’un badge « H », d’accès prioritaire au palais Bourbon. Une confusion des genres entre exécutif et législatif et une concentration des prérogatives au Château qui illustrent bien le projet d’hyper-présidentialisation que le chef de l’État veut imposer. « Cela veut dire quoi ? Ceux qui disposent d’un tel badge font de la politique puisqu’ils assistent (aux séances dans) l’Hémicycle. Ils ne font pas de la sécurité », s’est interrogé le député Marc Le Fur (LR). « C’est ahurissant. Cet homme était chargé de la sécurité du président alors que c’est normalement le travail de professionnels du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Et il avait ce badge de l’Assemblée. Mais quel rôle jouait-il ? Cela démontre que Macron se croyait tout permis. Son rejet des vieilles méthodes est balayé et une forme d’imposture politique se révèle », assène Pierre Dharréville.

« Un système autocratique de confusion des pouvoirs »

De jeudi à dimanche, les députés n’ont eu de cesse de demander des comptes. Pas seulement pour bloquer le projet constitutionnel, mais parce que cette affaire montre que « nos institutions vacillent », selon la formule de Christian Jacob, président du groupe LR. À sa demande, et à celle des députés PS, FI et PCF, une commission d’enquête parlementaire a été créée. Une autre a vu le jour au Sénat. Elles doivent faire toute la lumière sur cette affaire, du premier au dernier maillon de la chaîne de responsabilités. Les députés de la majorité LaREM ont pourtant freiné des quatre fers afin d’en empêcher la naissance. Ils ont finalement cédé, mais tentent toujours de limiter l’ampleur des auditions à venir. Devant ce qu’il considère être un « État Macron, un système autocratique de confusion des pouvoirs dans les mains d’un seul homme », Guillaume Larrivé (LR) espère pouvoir auditionner Alexandre Benalla, Vincent Crase, mais aussi Patrick Strzoda, préfet directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, et Christophe Castaner en tant que délégué général de LaREM. Ugo Bernalicis (FI) se dit prêt à convoquer Édouard Philippe, Emmanuel Macron et ajoute : « S’il faut aller jusqu’à Brigitte Macron, on le fera. »

Quant à Gérard Collomb, il doit être auditionné aujourd’hui à 10 heures par la commission des Lois, ici dotée des pouvoirs d’enquête. « Le ministre de l’Intérieur est déjà disqualifié. Il a menti et beaucoup. Bien sûr qu’il va démissionner. Et il ne sera pas le seul », pronostique déjà Jean-Luc Mélenchon. L’audition du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à 14 heures, fera suite à celle de Collomb. La débauche de violence de Benalla n’aurait en tout cas pas fait trembler à elle seule la Macronie s’il n’avait pas été protégé en haut lieu. Car Gérard Collomb a été informé de la situation dès le 2 mai, au lendemain des faits. Il aurait transmis les éléments en sa possession à Patrick Strzoda, sans saisir l’Inspection générale de la police. Strzoda lui-même en aurait averti Macron, qui lui aurait confié la gestion du dossier. Au final, Benalla n’a écopé que de quinze jours de mise à pied, avec retenue sur salaire. Une sanction dérisoire. Pire : l’intéressé, loin d’être placardisé, est resté omniprésent aux côtés du couple Macron.

Cinq personnes devant le juge d’instruction

Le chef de l’État a eu beau décider vendredi de se séparer définitivement de son encombrant Monsieur Sécurité, le mal était fait. Alexandre Benalla a été placé en garde à vue le 20 juillet pour avoir tabassé un manifestant au sol lors de la fête des travailleurs, le 1er Mai dernier. La vidéo qui le montre se faisant passer pour un membre des forces de police, et abusant de ce pouvoir, fait toujours le buzz. Libéré hier, Benalla a été présenté à un juge d’instruction pour « violences en réunion », mais aussi « usurpation de fonction », « port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique », et enfin « complicité de détournement d’images de vidéosurveillance ». Les trois policiers ayant transmis les images en question sont eux aussi au cœur du scandale, tout comme Vincent Crase, employé de la République en marche (LaREM) et acolyte de Benalla, lui aussi présent le 1er Mai.

Aurélien Soucheyre

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

A propos d’agression…

Posté par jacques LAUPIES le 22 juillet 2018

A propos d'agression... dans POLITIQUE 330px-Elephant_seal_fight_Part-1
https://fr.wikipedia.org/wiki/Agression
D’ou qu’elles viennent les agressions physiques sont méprisables.
A plus forte raison lorsqu’elles se font en bande.
Sans parler de la lâcheté qu’il y a à s’en prendre à plus faible que soi, c’est à dire à des personnes vulnérables du fait de leur corpulence, de leur âge ou simplement qui  refusent d’en venir aux mains.
Nous assistons hélas à ce type de comportement de plus en plus fréquemment chez des voyous criminels mais que cela soit le fait de si disant représentants de « l’ordre » cela dépasse l’entendement.
Certains nous dirons que les agressions verbales sont souvent à l’origine des agressions physiques de ceux qui subissent les premières. Mais où commence l’agression verbale ? 
https://justice.ooreka.fr/astuce/voir/466731/agression-verbale
« Au sens général du terme, une agression est une attaque brutale, soudaine et non provoquée. Une agression peut être physique, mais aussi verbale. L’agression verbale peut relever d’une qualification pénale. C’est le cas d’une injure ou d’une menace. Regardons cette question de plus près. »

« Agression verbale : définition de l’injure et de la menace »

« Une injure est une offense envers une personne. Dans un sens pénal, il s’agit de toute expression outrageante (parole, écrit, imprimé, dessin) qui ne renferme l’imputation d’aucun fait précis. Dans le cas contraire, il s’agit d’une diffamation.

Une menace est l’expression d’un projet nuisible par atteinte aux personnes ou aux biens. Autrement dit, il s’agit d’un acte d’intimidation consistant, pour une personne, à inspirer à une autre la crainte d’un mal projeté contre sa personne, sa famille ou ses biens, par l’annonce de la mise à exécution de ce projet ».

Après cela n’allez pas croire que frappé sur la joue gauche je tends la droite ! Il en est qui sûrement s’en souviendrons !
Autre sujet…
Sur Twitter, Thomas Portes s’est exprimé au sujet de cette accusation, expliquant que « les menaces, les intimidations et les pressions de l’extrême droite ne (l)e feront jamais reculer dans le combat qu(’il) m(ène) ». Photo : Twitter

Sur Twitter, Thomas Portes s’est exprimé au sujet de cette accusation, expliquant que « les menaces, les intimidations et les pressions de l’extrême droite ne (l)e feront jamais reculer dans le combat qu(’il) m(ène) ». Photo : Twitter

Thomas Portes : « Les pressions de l’extrême droite ne me feront jamais reculer »

Jeudi, 19 Juillet, 2018

Le porte-parole du Parti communiste du Tarn-et-Garonne comparaîtra en septembre prochain au tribunal correctionnel de Paris pour avoir dénoncé sur Twitter les actions du groupe d’extrême droite Génération identitaire. 

Nouveau rebondissement dans l’affaire opposant Thomas Portes au mouvement Génération identitaire. Le porte-parole du Parti communiste du Tarn-et-Garonne a reçu, le 6 juillet dernier, une citation à comparaître pour injure publique devant le tribunal correctionnel de Paris. Cette accusation fait suite à la publication en avril dernier d’un tweet dans lequel Thomas Portes dénonçait l’« opération raciste et dégueulasse » menée par le mouvement d’extrême droite dans les Alpes pour contrer l’arrivée des migrants sur le sol français. Pour rappel, fin avril dernier, près de 100 militants identitaires s’étaient rassemblés aux abords du col de l’Echelle pour déployer des banderoles anti-migrants et tenir symboliquement la frontière franco-italienne.

Sur Twitter, Thomas Portes s’est exprimé au sujet de cette accusation, expliquant que « les menaces, les intimidations et les pressions de l’extrême droite ne (l)e feront jamais reculer dans le combat qu(’il) m(ène) ».

tweet_tp dans POLITIQUE

« Ils essaient de faire taire tous ceux qui dénoncent leur mouvance »

En parallèle, 250 personnalités politiques et anonymes ont formé un comité de soutien à l’élu communiste. Parmi elles, on compte notamment le député PCF Alain Bruneel, le conseiller régional d’Île-de-France et porte-parole national d’Europe écologie-les Verts Julien Bayou, ou encore le député européen José Bové. Le but : faire porter la voix des militants progressistes engagés dans l’aide aux réfugiés.

De son côté, Thomas Portes se défend d’avoir formulé des injures à l’encontre des identitaires. Il explique aussi vouloir lutter contre les messages que véhicule le groupe d’extrême droite : « En portant plainte contre moi, Génération identitaire cherche à se donner une image de propreté, celle d’un parti nationaliste basé sur des valeurs de solidarité. Il n’en est rien. Leurs actions sont ouvertement portées sur la discrimation et le rejet de l’étranger, explique Thomas Portes. Au travers de la justice, ils essaient de faire taire tous ceux qui dénoncent leur mouvance. J’ai fait le choix d’en faire une bataille politique. Nous ne devons pas laisser à l’abandon le terrain de la bataille des idées. L’enjeu, c’est de démontrer ce qu’ils sont. »

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Au Sénat…

Posté par jacques LAUPIES le 21 juillet 2018

Image de prévisualisation YouTube

L’affaire Benalla, une affaire d’État

Barbouzes du nouveau monde -

Par / 19 juillet 2018

Version provisoire

L’affaire Benalla, une affaire d’État

Monsieur le Premier ministre, nous avons appris que M. Alexandre Benalla, proche collaborateur du président de la République, avait pris part à de graves violences lors des manifestations du 1er mai. Cet homme aurait dû être jugé et sanctionné ; il n’a été que suspendu, quinze jours, et réintégré. Nous avons appris depuis que cet homme était accompagné d’un gendarme réserviste : que faisaient ces personnes du côté des forces de l’ordre ?

J’ai demandé que les ministres Gérard Collomb et Nicole Belloubet soient entendus par la commission des lois du Sénat : y êtes-vous prêt ? La commission d’enquête parlementaire demandée par nos collègues députés doit être réunie – et les interventions des barbouzes du nouveau monde dans les conflits sociaux doivent cesser ! Cette affaire n’est pas anecdotique, elle n’est pas un faux pas. L’équilibre social et le pacte républicain sont menacés par les excès de cette politique autoritaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE et sur quelques bancs des groupes SOCR et UC)

M. Édouard Philippe, Premier ministre . – La vidéo est choquante. Il se trouve que j’ai un souvenir précis des manifestations du 1er Mai qui, loin des démonstrations festives des grandes centrales syndicales, ont donné lieu à des débordements violents du côté de la gare d’Austerlitz.

J’exprime systématiquement mon soutien aux forces de l’ordre ; elles oeuvrent dans des conditions difficiles, face à des provocations souvent redoutables. Aussi ne puis-je tolérer que certains, par leur comportement, jettent le doute sur l’intégrité et l’exemplarité des forces de l’ordre. (On apprécie à droite.)

Votre question appelle une réponse de sang-froid et transparente.

Si l’individu que vous mentionnez était présent le 1er mai, c’est qu’il avait été autorisé à y assister en tant qu’observateur, pas en mission.

Mme Catherine Troendlé. – Par qui ?

M. Bernard Jomier. – Avec un brassard de police ?

M. Édouard Philippe, Premier ministre. – Deuxième point : il est clair qu’il a outrepassé son rôle d’observateur. (Rires à droite) C’est une question sérieuse et je m’efforce de donner une réponse sérieuse. L’enquête permettra de dire comment et pourquoi cet homme a eu un comportement aussi décalé des raisons de sa présence.

Mme Catherine Troendlé. – C’est minimiser ce qui s’est passé !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. – L’employeur de cet homme devait réagir, une fois les faits connus. C’est ce qui s’est passé : il a été mis à pied sans traitement dès le 4 mai.

M. Jean-Pierre Sueur. – Et l’article 40 du code pénal ?

M. Édouard Philippe, Premier ministre. – Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de Paris.

M. Martial Bourquin et Mme Cécile Cukierman. – Aujourd’hui !

M. Jean-Pierre Sueur. – Non sans difficultés !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. – Toute la lumière sera faite sur cette affaire. Elle est entre les mains de la justice, (Murmures) et c’est très bien ainsi. Les faits, raisons et leur enchaînement seront mis au jour. (Quelques applaudissements sur les bancs du groupe LaREM)

Mme Éliane Assassi. – Votre réponse n’est pas convaincante et confirme une forme de deux poids deux mesures. Les syndicalistes n’échappent pas aux poursuites, eux ! Ne sommes-nous pas tous égaux devant la loi ?

Le point sur l’affaire

L’Elysée a annoncé vendredi qu’il licenciait Alexandre Benalla, placé en garde à vue après une vidéo le montrant frapper un manifestant. Ni policier, ni gendarme, le comportement de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron a suscité l’indignation et paralysé les travaux du Parlement. M. Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin à Paris pour des faits de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, d’usurpation de fonctions, de port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique, ainsi que de complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection.
Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie et agent d’accueil pour LREM qui accompagnait Alexandre Benalla le 1er mai, a aussi été placé en garde à vue pour violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public et usurpation de fonction.
Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans cette enquête.
 
Des députés des oppositions ont accusé Gérard Collomb de « mensonges », après de nouvelles informations de presse selon lesquelles le ministre était au courant de l’agression dès le 2 mai – informations non confirmées à l’AFP.
La commission des lois du Sénat procédera à l’audition de M. Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’intérieur, le mardi 24 juillet 2018 à 17 h 45, afin d’entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du Président de la République, aux opérations de maintien de l’ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu’il y assumait au nom de l’État en collaboration avec les forces de sécurité.
 
À l’occasion de cette audition, le ministre sera également invité à s’exprimer sur les actes de violence et de vandalisme commis dimanche et lundi derniers en marge des rassemblements de liesse populaire qui ont accompagné la victoire de la France lors de la coupe du monde de football.
 
Au coeur de la tourmente, Emmanuel Macron est resté stoïque et silencieux.
 
propos recueillis par Eugénie Barbezat
Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTubehttps://youtu.be/YfeG95peq3k

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Violences. Le retour des « barbouzes » de l’exécutif

Posté par jacques LAUPIES le 20 juillet 2018

 

Le collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexand re Benalla a été identifié frappant un manifestant le 1er mai à Paris. Philippe Wojazer/Reuters<br /><br /><br />

Le collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexand re Benalla a été identifié frappant un manifestant le 1er mai à Paris. Philippe Wojazer/Reuters
 

Alexandre Benalla, collaborateur de l’Élysée, a fait le coup de poing dans la manif du 1er Mai sans être sérieusement sanctionné. Une illustration du clanisme qui règne au cœur du pouvoir.

«Je n’ai aucune indulgence pour la grande violence ou les tenants du désordre. » C’est ainsi qu’Emmanuel Macron commentait, depuis Sydney en Australie, les heurts du 1er Mai, préjudiciables avant tout à l’image du mouvement social. Mais le président de la République ne s’est toujours pas exprimé sur cette « grande violence » qu’a commise, le même jour, un adjoint au chef de son propre cabinet ! Sur une vidéo tournée par un manifestant place de la Contrescarpe, dans le Quartier latin, et mise en ligne par le Monde, on voit ce collaborateur, Alexandre Benalla, étrangler et violemment frapper un jeune homme au sol. Il s’avère que Benalla, alors chargé d’organiser « la sécurité des déplacements du président », avait « demandé l’autorisation d’observer les opérations de maintien de l’ordre pour le 1er Mai », précisait hier le porte-parole de l’Élysée, Bruno Roger-Petit, autorisation qui lui avait été donnée car « il agissait dans le cadre d’un jour de congé et ne devait avoir qu’un rôle d’observateur ». Or on l’a vu, portant un brassard de la police, casqué comme les CRS qu’il accompagnait, une radio Acropol du même modèle qu’eux à la ceinture, intervenir à plusieurs reprises.

il y a « usurpation de fonction » selon l’article 433-13

Hier matin, la ministre de la Justice estimait, devant l’Assemblée nationale, que « les agressions (…) témoignent de gestes absolument inadaptés ». D’autant, jugeait Nicole Belloubet, que Benalla « avait usurpé (…) une identification qui l’assimilait aux forces de police et tel n’était pas le cas ». En effet, outre les « violences par personne chargée d’une mission de service public », sanctionnées par l’article 222-13 du Code pénal de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, il y a « usurpation de fonction », délit condamné (article 433-13) d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Le parquet de Paris a annoncé hier l’ouverture d’une enquête préliminaire sur ces deux délits, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Quant aux policiers présents, qui en vertu de l’article 40 du Code pénal auraient dû empêcher toute violence, ils sont visés par une enquête de l’Inspection générale de la police, décidée hier.

Des actes judiciaires à mettre au crédit de la presse, car, à tous les étages du pouvoir, on a couvert le collaborateur. Alexandre Benalla a bien été « mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire », soulignait hier le porte-parole de l’Élysée, et « démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président » pour « punir un comportement inacceptable ». Mais ce « dernier avertissement avant licenciement » n’a eu que peu d’impact : on a pu voir le collaborateur assurer la sécurité, à la cérémonie du Panthéon pour Simone Veil, début juillet, ou autour du bus des champions du monde de football, cette semaine. En matière de sanction, on fait pire…

Benalla n’est pas ce qu’on appelle un perdreau de l’année. Militant du Parti socialiste, il assurait, lors de la primaire du parti, en 2011, la sécurité de Martine Aubry. Il entre au service d’ordre de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, avant de devenir chauffeur d’Arnaud Montebourg… une semaine seulement : selon l’ancien ministre du Redressement productif, Benalla, après avoir été impliqué dans un accident de la circulation, aurait voulu prendre la fuite, provoquant la colère de son patron. Viré ! Mais le pouvoir ne le lâche pas puisque, selon le Monde, il intègre en 2015, sur arrêté du premier ministre Manuel Valls, la session « jeunes » de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice. Pour mieux revenir en 2016, comme responsable de la sécurité du candidat d’En marche ! (lire encadré).

Il se « distinguera » plusieurs fois. En novembre 2016, Emmanuel Macron officialise sa candidature au campus des métiers de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Grégoire (1), alors militant des Jeunes communistes, assure avoir été violemment poussé vers la sortie et frappé par Alexandre Benalla et la sécurité (la vidéo est visible sur la page Facebook des Jeunes communistes de Bobigny-Drancy). « On était quatre ou cinq militants à avoir réussi à rentrer à l’intérieur, témoigne-t-il à l’Humanité. Ils sont venus directement me voir, Benalla m’a dit de dégager et m’a agrippé pour me faire sortir. » Une fois dans le couloir, poursuit-il, « j’ai essayé de me débattre pour qu’ils arrêtent de me tenir et ils m’ont mis deux coups au visage, et Benalla m’a mis une béquille. » Rebelote en mars 2017. Au meeting du candidat Macron à Caen, Benalla empoigne un photographe qui s’était approché un peu trop près du fondateur d’En marche !, relate le Monde, et le soulève du sol…

« à l’Élysée, on se croit au-dessus de tout »

Plus que sa personnalité, c’est « l’impunité » dont a bénéficié Benalla qui fait réagir l’opposition. Le président des « Républicains », Laurent Wauquiez, se demandait hier sur Europe 1 si « à l’Élysée, on se croit au-dessus de tout », supposant qu’il y a eu « des manœuvres pour tenter d’étouffer l’affaire ». Le député PCF Sébastien Jumel pointe « l’absence de réaction appropriée au sommet de l’État », sans compter que « le chef de cabinet du président de la République n’a pas jugé utile d’en informer le procureur de la République, en contradiction avec ses obligations ». Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) va plus loin, demandant des démissions : « L’autorité de l’État a été engagée d’une manière tellement ample et tellement forte que la sanction doit être exemplaire. » Encore faut-il dégager les responsabilités, estime sur Twitter le député PCF Stéphane Peu, espérant que « François de Rugy et la majorité accepteront (sa) proposition de commission d’enquête ». Éliane Assassi, au nom du Groupe communiste du Sénat, a demandé au président de la commission des Lois, Philippe Bas, d’auditionner de toute urgence le ministre de l’Intérieur, ainsi que la garde des Sceaux et le premier ministre, « pour faire la lumière sur cette affaire » : « L’intervention des barbouzes du nouveau monde dans les mouvements sociaux » ne saurait, selon elle, être tolérée.

(1) Le prénom du militant, qui souhaite conserver l’anonymat, a été modifié.
Pendant la campagne présidentielle, les curieuses dérives sécuritaires des chefs du service d’ordre d’en marche !

C’est un épisode de la campagne présidentielle révélateur de l’état d’esprit d’Alexandre Benalla et de ses proches que révèle la lecture attentive des Macronleaks, ces échanges de courriels internes à En marche ! authentifiés par Wikileaks. En mars 2017, une société de matériel de sécurité demande confirmation à la direction du mouvement d’une commande passée par Vincent Crase, le gendarme réserviste que l’on voit aux côtés de Benalla dans les vidéos du 1er mai. Alors « prestataire » pour En marche !, il souhaitait – démarche validée par Ludovic Chaker, directeur des opérations, et Alexandre Benalla, chef de la sécurité – obtenir deux pistolets Gomm Cogne avec leurs munitions et deux holsters, des boucliers, un Flash-Ball, un équipement en kevlar… Le directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier – devenu directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, et étrangement muet depuis l’explosion de l’affaire –, avait tranché : « Hors de question ! » Le trésorier de campagne, Cédric O, lui, s’interrogeait : « Je n’ai jamais entendu dire que les partis politiques avaient des vigiles armés. Je trouve même ça dangereux… » La commande est annulée. Mais, même après que le directeur financier de la campagne, Raphaël Coulhon, a signalé que Benalla « a un port d’arme, c’est sûrement aussi le cas de Christian Guedon (autre membre de l’équipe de campagne), et peut-être Vincent Crase », et qu’il « ne (savait) pas s’ils sont armés au QG », personne ne les a écartés du service d’ordre.

Grégory Marin, avec Olivier Morin et Lola Ruscio

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

L’été est là et il appelle à se dévêtir.

Posté par jacques LAUPIES le 20 juillet 2018

 Vos défilés de modes ? A côté de cela c’est de la bibine !

DSC_1069-1 Peuple Birmanie

DSC_1058-1

DSC_1070-1

capté dans un superbe documentaire sur un peuple de Birmanie encore épargné pas nos absurdes mascarades vestimentaires et nos maquillages « enlaidissants ».

« La nudité est intérieure au corps et le corps quelquefois s’en souvient » (Roberto Ruarroz)

De la beauté passons à la laideur et la haine qui vient de haut

 

Le collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexand re Benalla a été identifié frappant un manifestant le 1er mai à Paris. Philippe Wojazer/Reuters<br /><br />

Le collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexand re Benalla a été identifié frappant un manifestant le 1er mai à Paris. Philippe Wojazer/Reuters

Violences. Le retour des « barbouzes » de l’exécutif 

Alexandre Benalla, collaborateur de l’Élysée, a fait le coup de poing dans la manif du 1er Mai sans être sérieusement sanctionné. Une illustration du clanisme qui règne au cœur du pouvoir.

«Je n’ai aucune indulgence pour la grande violence ou les tenants du désordre. » C’est ainsi qu’Emmanuel Macron commentait, depuis Sydney en Australie, les heurts du 1er Mai, préjudiciables avant tout à l’image du mouvement social. Mais le président de la République ne s’est toujours pas exprimé sur cette « grande violence » qu’a commise, le même jour, un adjoint au chef de son propre cabinet ! Sur une vidéo tournée par un manifestant place de la Contrescarpe, dans le Quartier latin, et mise en ligne par le Monde, on voit ce collaborateur, Alexandre Benalla, étrangler et violemment frapper un jeune homme au sol. Il s’avère que Benalla, alors chargé d’organiser « la sécurité des déplacements du président », avait « demandé l’autorisation d’observer les opérations de maintien de l’ordre pour le 1er Mai », précisait hier le porte-parole de l’Élysée, Bruno Roger-Petit, autorisation qui lui avait été donnée car « il agissait dans le cadre d’un jour de congé et ne devait avoir qu’un rôle d’observateur ». Or on l’a vu, portant un brassard de la police, casqué comme les CRS qu’il accompagnait, une radio Acropol du même modèle qu’eux à la ceinture, intervenir à plusieurs reprises.

il y a « usurpation de fonction » selon l’article 433-13

Hier matin, la ministre de la Justice estimait, devant l’Assemblée nationale, que « les agressions (…) témoignent de gestes absolument inadaptés ». D’autant, jugeait Nicole Belloubet, que Benalla « avait usurpé (…) une identification qui l’assimilait aux forces de police et tel n’était pas le cas ». En effet, outre les « violences par personne chargée d’une mission de service public », sanctionnées par l’article 222-13 du Code pénal de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, il y a « usurpation de fonction », délit condamné (article 433-13) d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Le parquet de Paris a annoncé hier l’ouverture d’une enquête préliminaire sur ces deux délits, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Quant aux policiers présents, qui en vertu de l’article 40 du Code pénal auraient dû empêcher toute violence, ils sont visés par une enquête de l’Inspection générale de la police, décidée hier.

Des actes judiciaires à mettre au crédit de la presse, car, à tous les étages du pouvoir, on a couvert le collaborateur. Alexandre Benalla a bien été « mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire », soulignait hier le porte-parole de l’Élysée, et « démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président » pour « punir un comportement inacceptable ». Mais ce « dernier avertissement avant licenciement » n’a eu que peu d’impact : on a pu voir le collaborateur assurer la sécurité, à la cérémonie du Panthéon pour Simone Veil, début juillet, ou autour du bus des champions du monde de football, cette semaine. En matière de sanction, on fait pire…

Benalla n’est pas ce qu’on appelle un perdreau de l’année. Militant du Parti socialiste, il assurait, lors de la primaire du parti, en 2011, la sécurité de Martine Aubry. Il entre au service d’ordre de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, avant de devenir chauffeur d’Arnaud Montebourg… une semaine seulement : selon l’ancien ministre du Redressement productif, Benalla, après avoir été impliqué dans un accident de la circulation, aurait voulu prendre la fuite, provoquant la colère de son patron. Viré ! Mais le pouvoir ne le lâche pas puisque, selon le Monde, il intègre en 2015, sur arrêté du premier ministre Manuel Valls, la session « jeunes » de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice. Pour mieux revenir en 2016, comme responsable de la sécurité du candidat d’En marche ! (lire encadré).

Il se « distinguera » plusieurs fois. En novembre 2016, Emmanuel Macron officialise sa candidature au campus des métiers de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Grégoire (1), alors militant des Jeunes communistes, assure avoir été violemment poussé vers la sortie et frappé par Alexandre Benalla et la sécurité (la vidéo est visible sur la page Facebook des Jeunes communistes de Bobigny-Drancy). « On était quatre ou cinq militants à avoir réussi à rentrer à l’intérieur, témoigne-t-il à l’Humanité. Ils sont venus directement me voir, Benalla m’a dit de dégager et m’a agrippé pour me faire sortir. » Une fois dans le couloir, poursuit-il, « j’ai essayé de me débattre pour qu’ils arrêtent de me tenir et ils m’ont mis deux coups au visage, et Benalla m’a mis une béquille. » Rebelote en mars 2017. Au meeting du candidat Macron à Caen, Benalla empoigne un photographe qui s’était approché un peu trop près du fondateur d’En marche !, relate le Monde, et le soulève du sol…

« à l’Élysée, on se croit au-dessus de tout »

Plus que sa personnalité, c’est « l’impunité » dont a bénéficié Benalla qui fait réagir l’opposition. Le président des « Républicains », Laurent Wauquiez, se demandait hier sur Europe 1 si « à l’Élysée, on se croit au-dessus de tout », supposant qu’il y a eu « des manœuvres pour tenter d’étouffer l’affaire ». Le député PCF Sébastien Jumel pointe « l’absence de réaction appropriée au sommet de l’État », sans compter que « le chef de cabinet du président de la République n’a pas jugé utile d’en informer le procureur de la République, en contradiction avec ses obligations ». Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) va plus loin, demandant des démissions : « L’autorité de l’État a été engagée d’une manière tellement ample et tellement forte que la sanction doit être exemplaire. » Encore faut-il dégager les responsabilités, estime sur Twitter le député PCF Stéphane Peu, espérant que « François de Rugy et la majorité accepteront (sa) proposition de commission d’enquête ». Éliane Assassi, au nom du Groupe communiste du Sénat, a demandé au président de la commission des Lois, Philippe Bas, d’auditionner de toute urgence le ministre de l’Intérieur, ainsi que la garde des Sceaux et le premier ministre, « pour faire la lumière sur cette affaire » : « L’intervention des barbouzes du nouveau monde dans les mouvements sociaux » ne saurait, selon elle, être tolérée.

(1) Le prénom du militant, qui souhaite conserver l’anonymat, a été modifié.
Pendant la campagne présidentielle, les curieuses dérives sécuritaires des chefs du service d’ordre d’en marche !

C’est un épisode de la campagne présidentielle révélateur de l’état d’esprit d’Alexandre Benalla et de ses proches que révèle la lecture attentive des Macronleaks, ces échanges de courriels internes à En marche ! authentifiés par Wikileaks. En mars 2017, une société de matériel de sécurité demande confirmation à la direction du mouvement d’une commande passée par Vincent Crase, le gendarme réserviste que l’on voit aux côtés de Benalla dans les vidéos du 1er mai. Alors « prestataire » pour En marche !, il souhaitait – démarche validée par Ludovic Chaker, directeur des opérations, et Alexandre Benalla, chef de la sécurité – obtenir deux pistolets Gomm Cogne avec leurs munitions et deux holsters, des boucliers, un Flash-Ball, un équipement en kevlar… Le directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier – devenu directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, et étrangement muet depuis l’explosion de l’affaire –, avait tranché : « Hors de question ! » Le trésorier de campagne, Cédric O, lui, s’interrogeait : « Je n’ai jamais entendu dire que les partis politiques avaient des vigiles armés. Je trouve même ça dangereux… » La commande est annulée. Mais, même après que le directeur financier de la campagne, Raphaël Coulhon, a signalé que Benalla « a un port d’arme, c’est sûrement aussi le cas de Christian Guedon (autre membre de l’équipe de campagne), et peut-être Vincent Crase », et qu’il « ne (savait) pas s’ils sont armés au QG », personne ne les a écartés du service d’ordre.

Grégory Marin, avec Olivier Morin et Lola Ruscio

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

12345...8
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...