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Un expo à découvrir au Musée d’art et d’histoire (Cloître des Cordeliers)

Posté par jacques LAUPIES le 4 mai 2018

Ma culture en arts plastiques est fort limitée.

Je me fie donc à mon instinct et au ressenti devant une œuvre pour essayer de la comprendre.

Il m’est donc difficile de commenter ces impressions que me  procure un artiste au travers de ses œuvres, tout au plus je dirai, concernant l’exposition  d’art contemporain  dans l’enceinte du Cloître des Cordelier, place Frédéric Mistral  mérite un détour.

 

Voici quelques clichés de cette expo…

 

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Yo (vit et travaille en Auvergne)

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Pierre Della Giustina (Montpellier)

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     Odile de Frayssinet (vit et travaille dans le Gard

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  »montage » vidéo intitulé « métamorphose » 

Autres exposants  Gérard Jan, Guy Calamusa, Françoise Joudrier  Philippe Croq

 

Cette exposition est réalisée par Chantal Melanson en partenariat  avec la ville de Tarascon

Du 7 avril au 2 juin 2018 

Du mardi au samedi 10-12 h / 14 – 17 h 30

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Encore Marx

Posté par jacques LAUPIES le 3 mai 2018

Dissertation ce soir sur Marx offert par ARTE

Définition du prolétariat ? L’histoire va-t-elle dans notre sens ? il n’existe pas de capitalisme moderne ? Il ne peut pas y avoir de croissance du capitalisme  sans crise ? Hegel n’explique pas les rapports sociaux ? etc.

J’entends ces interrogations ou affirmations ? Pour la plupart ce n’est pas la première fois !

Je trouve cependant étonnant que l’on puisse conclure que le capitalisme s’éteindra de lui même ! Au stade où nous en sommes le capitalisme fondé sur une cupidité qu’il ne peut contrôler puisque c’est sa raison d’être, risque de se transformer en fossoyeur de l’humanité.

Il est vrai que sa domination est telle que l’on peut considérer qu’il suffit de mettre en place, comme semble l’indiquer Piketty, des  institutions pour le juguler en préservant l’intérêt général.

Au fond nous dit-on il suffirait de l’encadrer pour que de fait, cessent les effets néfastes de l’économie de marché qui contribue largement  à l’épuisement des ressources de la planète, aux conflits sociaux, aux guerres, à la domination des obscurantismes religieux, au développement de la pauvreté.

Le développement des forces productives crée les conditions, avec la socialisation du travail, de l’obligation de la socialisation de moyens de production mais il n’y aboutit pas nécessairement et bien entendu c’est au prolétariat (dans sa forme la plus large) qu’il appartient d’avancer vers cette socialisation.

Il suffit d’observer le monde pour constater que les conditions politiques pour cette transformation  sont bien loin d’être réalisées et que le capitalisme fait tout pour les détruire.

Pour autant ces conditions politiques pourraient très rapidement atteintes. Pour cela il faut qu’à tous les niveaux, national et international notamment le prolétariat dispose d’organisations pouvant les éduquer, les mobiliser, les faire agir. Leur développement nécessairement inégal doit être coordonné.

Les techniques modernes de communication viendront certes en appui mais il est illusoire de croire qu’elle pourront se substituer à des coordinations autant sur le terrain qu’au niveau planétaire le plus élevé

 

Libéralisations. Les grands mensonges de l’ouverture à la concurrence

Pierric Marissal, Loan Nguyen et Lola Ruscio
ercredi, 2 Mai, 2018
L’Humanité
chez Orange, 95/% des interventions sur le réseau sont sous-traitées. Patrick Allard/REA<br /><br /><br />

chez Orange, 95/% des interventions sur le réseau sont sous-traitées. Patrick Allard/REA
 

La marche forcée vers la privatisation des services publics depuis bientôt trente ans a signé la fin des investissements, la hausse des prix, la dégradation des prestations. Les effectifs ont drastiquement baissé et les conditions de travail se sont détériorées… Décryptage.

«Je dis aux syndicats : n’ayez pas de craintes illégitimes, la SNCF restera publique, ce sera dans la loi et les cheminots resteront cheminots », a encore une fois promis Emmanuel Macron lors de son passage au JT de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1. Sauf que les syndicats n’ont pas la mémoire courte. Ils se souviennent de Paul Quilès, qui disait à propos de France Télécom en 1990 : « Le service public est notre bien commun, tout idée de privatisation est totalement étrangère à ma démarche et celle du premier ministre. » Et de Nicolas Sarkozy, promettant en 2004 qu’« EDF-GDF ne sera pas privatisé ». Ou encore de Christine Lagarde, qui jurait en juillet 2008 que « La Poste restera, et ce n’est pas négociable, une entreprise publique ». Chaque fois, le schéma est le même. Ouverture du secteur à la concurrence, ouverture du capital du service public, transformé en société anonyme, et désengagement progressif de l’État jusqu’à la privatisation complète.

1 Des prix en hausse et un service rendu en baisse

« Depuis 2004 et l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, et le passage de GRDF en société anonyme, le prix du gaz a augmenté de 70 % pour tous les Français et de 30 % pour l’électricité. Résultat, aujourd’hui, 12 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique », assure Cédric Liechti, secrétaire général de la CGT énergie à Paris. De quoi mettre du plomb dans l’aile à l’argument premier avancé par le gouvernement selon lequel l’ouverture à la concurrence permettrait de faire baisser les prix. « Sur les 25 dernières années, la part de la facture des télécoms dans le budget des ménages est passée de 3 % à 6 % », confirme Thierry Franchi, délégué syndical central (DSC) adjoint CGT chez Orange. Autre exemple, si les autoroutes n’ont jamais été des infrastructures publiques à 100 %, mais des sociétés d’économie mixte, la privatisation totale des concessions en 2006 a entraîné une hausse des tarifs de plus de 20 % en douze ans. Vinci et Eiffage se sont partagé le gros du gâteau.

La privatisation fait en outre peser de nouveaux coûts sur les usagers. « Grâce à la charte de garantie de remise en service de l’énergie, lorsque quelqu’un n’avait pas d’électricité, soit parce qu’il déménageait ou qu’il y avait un problème sur le réseau, l’énergie devait lui être rétablie dans les quatre heures, gratuitement, explique Cédric Liechti. Aujourd’hui, c’est une option payante et, depuis 2004, les durées de coupure ont au minimum doublé. » Ces changements profonds touchent désormais aussi les facteurs : « Quand vous leur demandez de s’arrêter sur leur tournée pour discuter quelques minutes avec une personne âgée moyennant une contrepartie financière, le métier perd tout son sens », déplore Christian Mathorel, secrétaire général de la CGT postes et télécommunications. Une allusion au dispositif « Veiller sur mes parents » mis en place par La Poste : une visite par semaine du facteur coûte 39,90 euros par mois.

Les pratiques commerciales ont été bousculées. Engie, par exemple, est en contrat avec Darty, l’enseigne d’électroménager proposant des prestations de l’énergéticien – d’autant que toutes les anciennes boutiques EDF-GDF auront fermé fin 2019. « On reçoit des appels dénonçant des situations ubuesques, dans lesquelles des personnes âgées achètent des multiprises chez Darty et se retrouvent avec un contrat gaz, alors qu’elles n’ont pas de gaz chez elles ! s’insurge Cédric Liechti. Plus de 50 % des plaintes au médiateur de l’énergie au niveau national relèvent de la vente forcée, c’est digne d’un service public, ça ? »

2 Moins d’emplois et un travail dégradé

« Pour faire partir les gens, la direction de France Télécom utilisait le même graphique que les médecins qui traitent des patients incurables, celui où la phase de désespoir précède l’acceptation de son sort, se souvient Thierry Franchi. C’était terrible, on faisait des minutes de silence à chaque comité d’entreprise pour les collègues suicidés. » Si, depuis 1990, les gouvernements successifs ont promis que l’ouverture à la concurrence allait favoriser l’emploi, c’est tout l’inverse qui s’est produit. « La direction disait aux managers : il faut que tu fasses partir ton équipe, mais on te prévient, tu es aussi sur la liste ! » raconte le DSC adjoint CGT d’Orange. En quinze ans, l’entreprise a perdu plus de 84 000 fonctionnaires, beaucoup sont partis car ils ne se reconnaissaient plus dans le service public qu’ils avaient connu. Le secteur a détruit plus de 70 000 emplois. La Poste aussi fait la chasse aux moindres coûts. Le deuxième employeur public de France (224 000 salariés) a supprimé en dix ans 100 000 postes, selon les syndicats. « Son objectif n’est plus de servir la population, mais de servir au maximum ses profits en réduisant les coûts », dénonce Nicolas Galépides, secrétaire général de SUD PTT. Du côté des salariés des autoroutes, les conditions de travail et les emplois ont aussi largement trinqué. « On a perdu 2 000 emplois depuis la privatisation », estime Patrick Gadbin, délégué syndical CGT chez Autoroutes du Sud de la France (ASF), filiale de Vinci. « Et ce n’est pas uniquement dû à l’automatisation des péages, mais aussi au développement de la mutualisation et de la polyvalence, ce qui a un impact négatif sur nos conditions de travail », précise-t-il.

Le changement de statut des entreprises crée en outre un véritable dumping social en leur sein, où plusieurs conventions collectives cohabitent. Chez Orange, il n’y aura plus de fonctionnaires en 2025. Il n’y a plus que 10 % de statutaires chez Engie. La grande tendance est de recruter à travers des filiales, pour ne pas se voir soumis aux conventions collectives de branche jugées encore trop favorables aux employés…

Avec la fermeture des lieux d’accueil physiques, les centres d’appels et plateformes téléphoniques prennent une place prépondérante. Chez Engie, 95 % de ses plateformes sont sous-traitées, pour la majorité au Maroc et à Madagascar, et plus récemment au Sénégal et en Côte d’Ivoire. « On se retrouve avec des gens exploités dans des pays à bas coût qui vont gérer des factures d’abonnés en France. On est au bout de ce système », déplore Cédric Liechti.

3 Baisse de la Qualité des réseaux et de la sécurité

La réduction des effectifs liée à la privatisation a d’énormes conséquences sur la qualité des réseaux. « Avant 2000, les plans d’alerte en cas de gros incident de gaz comme des coupures du réseau, cela n’existait pas, à part ceux que l’on déclenchait en exercices de simulation. Aujourd’hui, à Paris, on en a trois ou quatre par an. Le réseau est pourri à cause du sous-investissement », explique Cédric Liechti. Les fuites de gaz sont désormais assignées en trois catégories, selon leur urgence présumée… 30 000 kilomètres de conduites de gaz en fonte grise datant des années 1950 devaient être remplacés dans les dix ans, s’étaient engagés les dirigeants du service public dans les années 1990. Sauf que la privatisation est passée par là entre-temps. Depuis, il y a eu plus de vingt morts. « Ils savaient que c’était dangereux, mais une grosse partie de l’argent est allée à l’actionnariat et pas à la rénovation du réseau », poursuit le syndicaliste gazier.

Après une tempête, tous les énergéticiens du territoire français sont mobilisés. « Demain, avec l’ouverture à la concurrence, si c’est Bouygues Énergie qui gère le réseau sur la zone sinistrée, pourquoi les salariés de Total Énergie iraient aider leurs concurrents ? C’est aussi ce qui attend la SNCF », prévient Cédric Liechti. « Pour rétablir le téléphone dans les zones rurales ou périurbaines après un orage, il faut attendre quinze jours et payer, confirme le DSC CGT d’Orange. On est tellement en sous-effectifs sur le réseau que ce qui était un plan d’urgence il y a vingt ans est désormais la norme. »

La sécurité des travailleurs pose aussi question. Les accidents graves se multiplient sur les réseaux d’électricité et de gaz. « Des techniciens disent qu’ils craignent d’aller travailler pour leur sécurité », assure Cédric Liechti. Et si les chiffres des blessés du travail ont diminué chez Orange, c’est que 95 % des interventions sur le réseau sont sous-traitées.

4La financiarisation contre l’investissement

« Cette année, Enedis a remonté 659 millions d’euros à EDF, c’est 83 % de son résultat net qui part en dividendes pour les actionnaires de la maison mère », explique le secrétaire général de la CGT énergie de Paris. Pour maintenir son taux de marge supérieur à 14 %, la filiale emprunte à EDF, avec des taux d’intérêt. « C’est absurde, on crée de la dette, et après la maison mère explique : vous êtes trop endettés, on fait un plan social », déplore Cédric Liechti, alors que plus de 2 000 nouveaux emplois sont sur la sellette. GRDF a de son côté rapporté 550 millions d’euros à Engie. En près de quinze ans, l’ancien service public de l’énergie a reversé 60 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires. Des milliards qui ne sont pas allés dans le renouvellement du réseau, ni dans la recherche sur les énergies alternatives et renouvelables.

La même logique financière prévaut chez Orange. « Résultat, on prend un retard phénoménal sur l’installation de la fibre optique, le plan très haut débit est repoussé d’année en année », explique Thierry Franchi. Ce technicien a été embauché chez France Télécom à la fin des années 1970, lorsqu’un investissement massif a été consenti pour raccorder tout le territoire, sans exception, au réseau cuivre. Ce qui n’est plus possible avec la privatisation. « On est à la remorque dans le domaine de la recherche, aussi. On avait inventé la fibre optique, la commutation asynchrone, la tablette tactile… Aujourd’hui, plus rien, déplore-t-il. Avec Alcatel et Sagem, le service public entretenait un tissu industriel florissant, qui s’est effondré. J’ai peur qu’il n’arrive la même chose à Alstom sans le soutien d’un acteur public comme la SNCF », conclut le DSC CGT d’Orange.

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Premier mai 2018

Posté par jacques LAUPIES le 2 mai 2018

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Nature (la plaine d’Arles à Fontvieille sous un ciel gris de mai) et culture (exposition dans le cloitre des cordeliers à Tarascon) 

 

 

Black blocs : colère ou provocation ? En tout cas nuisibles aux travailleurs !

 

De fait au moment de ce commentaire je n’ai pas vu le moindre reportage sur le défilé organisé par la CGT à Paris. 

Mais j’ai concentré mes infos sur BFMTV et, à l’instant, je regarde l’émission sur une « analyse » des présidentielles sur la 2, donc je ne m’étendrai pas sur mon premier mai, occupé par la  vente du  muguet avec mes camarades, durant la matinée.

Pour savoir comment à 22 h 40 est traitée la manifestation de la CGT je fais un tour des chaines d’info et TOUTES consacrent leurs commentaires aux interventions des casseurs. J’y vois dans toutes apparaître premier ministre, ministre de l’intérieur, préfet de police se félicitant d’avoir bien maitrisé les manifestants cagoulés. 

Avec leurs questions qu’ils croient pertinentes, et qui pour certaines le sont, les journalistes alimentent bizarrement les besoins de justification du pouvoir dont évidemment la gestion de ces manifestations mérite de vives critiques. Notamment sur le fait de laisser tranquillement  les auteurs de violences s’organiser paisiblement avant de se livrer à la casse !

Bref ce soir et sans doute demain pas de vrais commentaires sur la nature de la manifestation de la CGT ! 

Ne doit-on sérieusement s’interroger sur l’usage que la droite et le pouvoir macronien qui la sert si bien, comptent faire de ces « troubles » qui relèvent plus de la provocation que d’une expression musclée de colère ?

 

 

 

1er mai. « Par rapport à l’an dernier, le fond de l’air a rougi »

 

Kareen Janselme
Mercredi, 2 Mai, 2018
L’Humanité
«	Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte	» a souligné Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Julien Jaulin/Hans Lucas<br /><br /><br />

« Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte » a souligné Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Julien Jaulin/Hans Lucas
 

Deux cent quarante défilés en France et 55 000 manifestants à Paris, selon la CGT. Contre la politique du gouvernement, cheminots, fonctionnaires ou manifestants en famille croisés dans le cortège appellent à continuer la lutte ensemble.

L’eau continue à monter… et ce ne sont pas les affrontements avec les CRS en tête de cortège parisien, la manifestation coupée très rapidement, puis détournée par la gare de Lyon, qui ont empêché le traditionnel défilé du 1er Mai de déferler. Éditocrates et gouvernement reprochaient aux syndicats de se mobiliser en ordre dispersé : « Ce qui nous rassemble, c’est le soutien à ceux qui sont en lutte », répliquait hier en début de cortège le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Certes, « il faut mettre de côté nos différences », reconnaissait-il, soulignant cependant que « dans 40 % des départements, il y a des rassemblements avec FO ou en présence de la CFDT (qui n’appelaient pas nationalement à la manifestation – NDLR) ». « Un tas de choses bourgeonnent, estimait lui aussi Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, en tête du défilé. Chez les cheminots, dans les finances publiques, parmi les étudiants et les enseignants… »

«Emmener les enfants en manif, c’est un mode d’éducation »

Comme pour confirmer leur analyse, de nombreux syndicalistes FO s’étaient rassemblés autour du camion de leur organisation d’Île-de-France : « Notre mobilisation aujourd’hui a pour but de souligner la présence de notre syndicat avec les camarades des autres organisations », insistait Éric Mercier, enseignant en classes préparatoires scientifiques et syndiqué FO. « À titre personnel, je manifeste pour les salaires, contre le gel du point d’indice des fonctionnaires. Sur le plan de l’éducation, il y a beaucoup de choses à défendre, sur la formation des collégiens et des lycéens, contre un bac qui se rapproche du contrôle continu et qui va accélérer les disparités entre établissements au détriment des quartiers les plus défavorisés. Concernant Parcoursup, on a une lisibilité très faible, des décisions contradictoires prises rapidement. » Éric Mercier est donc contre la politique d’Emmanuel Macron et pour la convergence des luttes. Ou plutôt, pour « l’unité d’actions », comme l’a repris un compagnon retraité se réappropriant les termes du nouveau secrétaire général du syndicat Pascal Pavageau, élu la semaine dernière à la tête de l’organisation, s’affichant volontairement plus combatif que son prédécesseur Jean-Claude Mailly.

La convergence est compliquée à construire

Sébastien, cheminot en grève Gare de Lyon, s’est syndiqué ce 1er mai à la CGT, rejoignant sa femme, ex-RH au chômage depuis un an, à la suite d’un burn-out. Et c’est en famille qu’ils battaient le pavé hier avec leurs deux filles de 12 et 14 ans. « Les emmener en manif, c’est un mode d’éducation » affirmait Mélanie, la mère. « Si elles ne sont pas sensibilisées à leurs âges à l’actualité, aux décisions politiques, aux projets de loi en cours, que voteront-elles à 18 ans ? Elles doivent se construire politiquement. » Leur père, cheminot depuis quinze ans, ex-conducteur travaillant aujourd’hui dans les bureaux craint « pour mon boulot, mon avenir ». Si la réforme passe, « je serai remplacé par des sous-traitants et en tant qu’usager je n’aurai plus de train pour aller travailler car je suis situé sur un tronçon non rentable que seul le service public peut faire fonctionner. »

La convergence est compliquée à construire reconnaît ce postier, syndiqué à Sud PTT. Mais, par rapport à l’an dernier, « le fond de l’air a rougi ». « Au niveau de la Poste, notre mouvement de mobilisation rappelle le mouvement national global, remarque Eddy Talbot. Il y a des grèves un peu partout : depuis quatre mois en Ille-et-Vilaine, en Gironde, dans les Hauts-de-Seine… Mais il n’y a pas de mouvement global pour faire reculer La Poste. » Pour Eddy Talbot, le gouvernement, en « montrant les muscles à Notre-Dame-des-Landes, dans les universités », est conscient de la réaction que cela peut générer. « Alors, il tente la campagne idéologique comme il l’a fait contre les cheminots en voulant les faire passer pour des privilégiés. Mais ça n’a pas marché. Et même les syndicats qui ne sont pas dans une tradition de lutte de classes commencent à réagir. » Pour ce syndicaliste, face à un Macron qui veut supprimer les corps intermédiaires, « la mobilisation est un vrai enjeu pour l’ensemble du mouvement syndical ».

Journaliste, rubrique social

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L’inélégance des mots est – elle de mise en politique ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 mai 2018

  »Nul n’arrive à comprendre s’il ne respecte, conservant lui-même sa propre nature, la libre nature d’autrui » (Slogan de1968 – Censier)

Il est des mots que parfois l’on regrette de prononcer  non pas par ce qu’ils signifient, mais à cause de la personne à qui on les destine.

Ainsi l’autre jour sur le marché de Tarascon j’adressais à une militante socialiste, issue d’une famille de « notables socialistes locaux » dans le passé, l’apostrophe suivante : « Vous nous avez foutu dans la merde ! » et cela en diffusant un tract de soutien aux travailleurs en lutte, lequel tract proposait l’adhésion au PCF ! 

Pas très élégant de ma part et surtout relativement injuste car cette brave personne n’avait, m’a-t-elle soutenu, pas appelé à voter Macron, pas plus qu’elle n’était responsable du glissement social-libéral  de son parti qu’elle ne souhaitait pas ! Je lui dois des excuses, à elle !

Connaissant quelques sympathisants du PS, parfois anciens adhérents de ce parti, j’ai choisi, ce qui n’est pas trop dans ma nature, de leur épargner, dans nos contacts « physiques » ces critiques acerbes qui peuvent humilier les plus déçus lesquels très souvent ont eux voté Macron dès le premier tour.

Pourquoi les dispenser de ma vindicte ? Pour au moins deux raisons, d’une part parce qu’à chaque élection, déçus des sortants, ils tombent dans le piège de la soi disant nouveauté. sous des pressions médiatiques et politiques bien orchestrées, d’autre part parce que le « refuge » dans le vote progressiste (communiste en l’occurrence)  ne leur parait plus possible. Cela mérite plus, pour les convaincre, de compassion que de l’agressivité ! 

Je fais référence à des électeurs attachés à la social démocratie et relativement sensibles à son discours dans lequel règne le compromis permanent entre le libéralisme et la démarche socialiste, mais habitués, souvent par tradition familiale, au vote PS. Cadres moyens, petits fonctionnaires mais aussi employés et ouvriers dans les PME ces catégories cultivent souvent une modération proche de compromission.

Le drame pour elles est que les discours du centre, après chaque mandature décevante, ne les laissent pas insensibles et les jettent de fait dans les bras des partisans des thèses droitières (depuis les années soixante avec Lecanuet jusqu’à Macron aujourd’hui en passant par Bayrou début 2000) On ne peut évidemment considérer qu’il s’agit d’un comportement général et il est à craindre que, déçus, l’abstention prenne le pas sur leur vote traditionnel, alors même que l’actuel gouvernement, grand bénéficiaire de leur « déboussolement » est chaque jour qui passe un peu plus décevant.

Si j’évoque cette question des mots que j’entends, ici ou là, telle cette retraitée qui perd une centaine d’euros par mois, traiter Macron de tous les noms d’oiseau – et je ne vous dit pas tout – c’est tout simplement parce que ce genre de réaction devient coutumière, supplante la réflexion et devient une sorte de facilité, pour ne pas dire de défoulement. Le contenu des  réseaux sociaux sur le net va également dans ce sens d’une manière inquiétante.

Loin de moi l’idée de moraliser sur le sujet. Simplement, même si nos adversaires se complaisent dans le caniveaux, prenons garde, de ne pas nous y perdre. 

Prenez cette sorte de mise au point comme une autocritique de ma part !

 

 

Reprise de la dette de la SNCF : Macron en flagrant délit de mensonge

Dimanche, 29 Avril, 2018
Humanite.fr
L'inélégance des mots est - elle de mise en politique ? dans POLITIQUE

Le 15 avril, le président de la République a annoncé que « l’État reprendra progressivement de la dette » à partir du 1er janvier 2020. En raison de son montant (55 milliards) et de son poids financier (1,5 milliard d’intérêts versés chaque année), cette reprise aura un impact sur les finances publiques. Un rapport gouvernemental de 2014 chiffrait celui sur le déficit public à 0,5 point par tranche de 10 milliards. De quoi dépasser largement les fameux 3 % ! Les députés s’attendaient donc à ce que Matignon expose, via le programme de stabilité 2018-2022 qu’il doit transmettre à Bruxelles, comment il entendait reprendre la dette de la SNCF. Or, surprise, le document soumis au vote de l’Assemblée le 18 avril dernier n’en dit pas un mot. Un gouvernement qui escamote les débats, trompe son monde… Et navigue à vue ? Réactions à chaud de deux parlementaires.

VALÉRIE RABAULT
DÉPUTÉE DU TARN-ET-GARONNE, PRÉSIDENTE DU GROUPE NOUVELLE GAUCHE.
 
« Soit le gouvernement ment aux Français, soit il cache cette reprise à Bruxelles »
 
« Le gouvernement a fait voter le 17 avril une loi sur le ferroviaire qui ignore le sujet essentiel de la reprise de la dette. Le président de la commission des Finances a organisé une audition sur la dette de la SNCF le 18 avril, au lendemain du vote de la loi, au lieu de le faire précédemment. Cette audition a tourné au grand n’importe quoi et n’a pas permis de comprendre comment l’État entend affronter les deux problèmes que lui pose une reprise de la dette. Premièrement, celle-ci va s’ajouter à la sienne au sens de Maastricht. Deuxièmement, il va devoir payer les intérêts dont s’acquitte aujourd’hui la SNCF, c’est-à-dire 1,5 milliard d’euros par an. Le gouvernement dit qu’il va reprendre de la dette à partir de 2020. Mais, dans le même temps, il a envoyé un document à Bruxelles qui décrit la trajectoire des finances publiques jusqu’en 2022, où la dette de la SNCF n’apparaît nulle part. Autrement dit, 
soit le gouvernement ment aux Français quand il dit qu’il va reprendre la dette, soit il ment à Bruxelles en lui cachant qu’il va la reprendre.  Par ailleurs, le gouvernement a fait voter la transformation de la SNCF d’Epic en société anonyme. Une société anonyme doit être dotée de fonds propres. Or le gouvernement n’a rien dit de la façon dont il entendait procéder. Quel sera le montant du capital ? Où va-t-il trouver les fonds ? Personne ne le sait. Rien n’empêche qu’il aille chercher des capitaux qui ne soient pas totalement publics. Tous les Epic qui ont été par le passé transformés en sociétés anonymes par des gouvernements de droite ou de gauche ont vu leur capital ouvert. La Poste est la seule exception. J’ai proposé pour la SNCF un article identique à celui qui empêche la privatisation de La Poste. Il a été rejeté.
Je suis pour la reprise de la dette d’infrastructure. Contrairement à 2014, avec une croissance à 2 % et un déficit public en dessous de 3 %, notre situation financière est aujourd’hui meilleure. »
 
CHARLES DE COURSON
DÉPUTÉ UDI DE LA MARNE, MEMBRE DE LA COMMISSION DES FINANCES
 
« Transformer la SNCF en société anonyme nécessite de reprendre la dette »
 
« Je suis favorable au retour de la SNCF au statut de société anonyme. Ce statut oblige les gouvernements à être sérieux puisqu’il impose de recapitaliser l’entreprise quand elle perd ses fonds propres. Autrement dit, le statut de société anonyme contraindra les gouvernements successifs à cesser d’obliger la SNCF à procéder à des investissements non rentables ou financés à crédit comme cela été trop souvent le cas jusqu’à présent.
 
Transformer SNCF Réseau d’Epic en société anonyme implique de reprendre au moins une partie de son passif. Aujourd’hui, SNCF Réseau a des capitaux négatifs de 12,5 milliards d’euros et une dette brute de 55 milliards d’euros.
 
Le président de la République s’est engagé à une reprise progressive de la dette à partir du 1er janvier 2020. Mais, lors de l’examen par l’Assemblée nationale du programme de redressement des finances publiques d’ici à 2022, avec mes collègues députés, j’ai découvert avec stupeur qu’il ne contenait pas un mot sur la reprise de la dette de la SNCF. Ce constat m’a amené à ne pas voter ce document.
 
Pressé par les députés lors du débat, Bruno Le Maire a fini par reconnaître que la remise à flot de SNCF Réseau nécessiterait de reprendre entre 50 à 55 milliards d’euros, soit la quasi-totalité de la dette.
 
Mais le gouvernement ne dit pas comment il entend procéder. Ni quel impact cela aura sur le déficit et l’endettement public. Tout cela donne le sentiment que le gouvernement lui-même ne sait pas encore comment il entend procéder. »

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