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Un peu de discernement…

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2018

 

 

Je ne suis pas compétent le moins du monde pour juger de l’affaire Bertrand Cantat  comme d’ailleurs de la plupart des autres qui hantent les chaînes de télé, les radios et la presse. 

Si je reconnais au journalisme le droit et même le devoir d’informer le public sur le fonctionnement des institutions de justice, et le cas échéant de les mettre en cause, j’estime que cela appelle une un grand discernement et doit être exonéré de tout autre objectif que de porter dans l’opinion la vérité.

Mais quand cette vérité ne parait pas être établie elle peut conduire à un journalisme de spéculation qui met en pâture au soupçon ceux qui sont jugés que ce soit innocents ou coupables ! A fortiori c’est encore plus grave lorsque le lambda s’en mêle !  

Contester la justice rendue n’est pas une mince affaire. Cela implique souvent de faire appel à une connaissance des faits, du dossier d’instruction, des réquisitoires du procureur, des plaidoiries de la défense et des parties civiles et d’être très précisément informé des charges autant qu’à l’inverse des éléments de décharge. Le risque est donc grand, pour celui qui se livre à cet exercice, d’induire en erreur un public  démuni de toute information à l’origine si ce n’est,  souvent au conditionnel  (forme hypocrite de l’insinuation) de ce qu’ont  laissé supposer les comptes rendus de presse.

Bref comme, fort heureusement on ne balaie pas aussi aisément une décision de justice, le meilleur moyen pour ceux qui n’en sont pas satisfaits est tout simplement de rappeler son existence. Qu’il y ait eu un non lieu, une relaxe ou une condamnation, inscription au casier judiciaire ou pas, le boulet demeure aux pieds de l’accusé.

L’exercice de son métier, sa vie de famille, ses amitiés, sa vie publique vont en souffrir et bien sûr lui avec.

Cela peut-il atténuer la souffrance  des victimes ? Ou rassurer les procureurs improvisés, pour ne pas dire névrosés, assoiffés de règlement de comptes ? Leurs comptes avant tout !

Dans le cas d’un artiste connu et reconnu en tant que tel peut-on croire un seul instant qu’il ne porte pas déjà une bien lourde croix ? Même s’il a surmonté une pesante culpabilité, compris la portée de son acte, dans le repentir ou pas, il a  sans doute à chaque instant de sa vie à lever une entrave qui ne le quittera jamais.

Son art peut l’aider. Foutons lui donc la paix !

 

 

 

La mère de Krisztina Rady, l’épouse de Bertrand Cantat qui a mis fin à ses jours en janvier 2010, a défendu le droit du chanteur de se produire sur scène dans un entretien accordé à BFMTV. 

 

L'ancienne belle-mère de Bertrand Cantat prend sa défense © Fred TANNEAU / AFP L’ancienne belle-mère de Bertrand Cantat prend sa défense
Le retour de Bertrand Cantat sur le devant de la scène a relancé le débat : L’artiste doit-il être différencié de l’homme qui a tué son ex-compagne Marie Trintignant en 2003 ? A-t-il le droit, après avoir purgé sa peine de prison, de poursuivre sa carrière de musicien sous le feu des projecteurs ? Son ancienne belle-mère, Csilla Rady, a pris la défense de l’ex-chanteur de Noir Désir alors qu’il a dû renoncer à se produire dans les festivals d’été face à la contestation, et quelques jours après que l’Olympia a annulé ses deux concerts parisiens par crainte de «troubles à l’ordre public». «C’est un homme, mais c’est d’abord un artiste. C’est dans ses gênes, c’est grâce à ses parents. Et c’est un homme qui aime ses enfants. Il s’en occupe aussi bien qu’un homme pourrait le faire. C’est très difficile pour lui, très difficile», a déclaré à BFMTV la mère de Krisztina Rady, l’épouse de Bertrand Cantat qui a mis fin à ses jours en janvier 2010. 

Elle estime « scandaleuses » les manifestations avant les concerts de Cantat

 Quinze ans après la mort de Marie Trintignant, Csilla Rady condamne les personnes qui manifestent devant les concerts du père de ses deux petits enfants. «C’est horrible, horrible, ce qu’ils font. Ce n’est pas normal, a-t-elle encore dit à BFMTV. Je suis une femme indépendante, je suis une femme féministe, une féministe positive. Mais ce qu’ils font c’est scandaleux, criminel même», tranche-t-elle.

En 2003, Marie Trintignant, l’ancienne compagne de Bertrand Cantat, est morte sous ses coups. Pour ce crime, l’ancien chanteur de Noir Désir a été condamné à 8 ans de prison avant d’être libéré en 2007 après avoir purgé plus de la moitié de sa peine. Plus de deux ans après sa sortie de prison, Krisztina Rady s’est donnée la mort dans leur domicile bordelais. En 2012, Csilla Rady et son époux avaient accordé un entretien à Paris Match, dans lequel ils évoquaient des violences que Bertrand Cantat aurait fait subir à leur fille. Quelques mois plus tard, le couple s’était pourtant désolidarisé de la démarche d’une avocate spécialisée dans les violences conjugales qui voulait poursuivre Bertrand Cantat pour le suicide de Krisztina Rady. Le parquet de Bordeaux a quant à lui classé sans suite l’enquête sur les accusations de violences de la part de Bertrand Cantat à l’égard de la traductrice hongroise. 

 

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Élysée. Avec Macron, l’ancien monde supplante le nouveau

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2018

Lionel Venturini
Lundi, 7 Mai, 2018
L’Humanité
Comme lors de cette manifestation contre la réforme de la justice, de nombreux projets gouverne mentaux, sélection à l’université, SNCF, retraites, droit d’asile, sont contestés. Denis Allard/REA<br />

Comme lors de cette manifestation contre la réforme de la justice, de nombreux projets gouverne mentaux, sélection à l’université, SNCF, retraites, droit d’asile, sont contestés. Denis Allard/REA
 

Un an après son élection, le président Macron offre en bilan des riches courtisés, un chômage en baisse insuffisante pour être perçue, et une brutalité de l’exercice du pouvoir. Sous l’apparence de rupture, un ancien monde persiste.

Assuré d’être élu face à Marine Le Pen, le candidat avait tout loisir pour mettre en scène son accession au pouvoir, et il ne s’en était pas privé. Le cadre du Louvre, la longue marche solitaire jusqu’au pupitre, toute cette pompe bien peu républicaine avait pour but d’effacer le soir même de l’élection les conditions hors normes de la campagne. Le symbole, vu alors comme simplement grandiloquent, apparaît différemment un an plus tard, et passe désormais pour ce qu’il est : la marque, au fond, qu’un ancien monde a réussi en fait à supplanter le « nouveau » qu’était censé incarner Emmanuel Macron. Car c’est un ancien monde fait de solutions libérales, de conquêtes sociales en matière de travail mises à bas, de zadistes empêchés d’alternative, d’un contrôle des chômeurs en même temps qu’une attention extrême aux soucis des plus fortunés, qu’incarne depuis le 7 mai l’hôte de l’Élysée. Tolérance zéro pour les premiers, absolue pour les seconds. Il est loin le candidat de la bienveillance. Le président a pris goût à l’autoritarisme permis par le recours aux ordonnances. Selon un sondage Ifop, 73 % des personnes interrogées le jugent ainsi « autoritaire », et seulement 30 % « proche des Français ».

« tout est dédié à la croissance du capital. De ceux qui en ont »

Alain Deneault, philosophe québécois, auteur de la Médiocratie et du Totalitarisme pervers, inventeur de l’expression « extrême centre » qui caractérisa les débuts du macronisme, relevait récemment dans un entretien au Média que « tout est dédié à la croissance du capital. De ceux qui en ont ». Déjà, le futur plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises – la future loi Pacte, seul projet dont étrangement rien ne fuite jusqu’ici – répondra à la demande récurrente des patrons de suppression de contraintes réglementaires, en particulier les seuils sociaux, a confirmé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Comble, Emmanuel Macron réserve au magazine des businessmen américains Forbes une annonce fiscale qui devrait concerner les Français au premier chef : doit-on conserver la mesure mise en place par Nicolas Sarkozy pour dissuader la domiciliation fiscale hors de France ? Sarkozy, au moins, assumait sa politique sans prétendre la déguiser.

«Macron n’a pas honte d’insulter les classes populaires»

Macron, à l’inverse, dissimule sous des mots anodins une violence inédite. L’« exit tax », une peccadille pour les finances publiques ? S’agissant d’une taxe dissuasive, si elle rapporte peu, c’est donc… qu’elle fonctionne. En outre, « les 800 millions de manque à gagner avec la suppression de l’exit tax, c’est deux fois le coût de la revalorisation des retraites agricoles proposée par les parlementaires communistes. Pas d’argent magique, pas d’argent pour le social ? C’est une question de choix ! » s’emporte le sénateur PCF Éric Bocquet, quand le gouvernement exige dans le même temps un milliard d’économies à l’hôpital public. Choix également de se montrer attentiste sur les questions de mœurs, comme la PMA. Le chef de l’État peut aussi être à la manœuvre pour freiner des avancées, quand Paris ne se montre guère pressé sur la directive européenne favorable à l’égalité femmes-hommes sur le congé parental.

Aux étudiants indiens, burkinabés ou américains – le président Macron voyage beaucoup, une façon d’occuper le terrain sans devoir rendre de compte au pays –, il répète : « Ne respectez jamais les règles. » Il se garde bien d’encourager de la sorte les étudiants français. Il y a quelque chose de schizophrène à vouloir courir après une cohérence du discours chez Emmanuel Macron, comme en témoigne celui prononcé devant les évêques de France. Là, le président de tous les Français a singulièrement marqué sa distance d’avec la loi de 1905, pour suggérer que seule la spiritualité comblait les manques de l’existence. Pour le romancier Édouard Louis, il y a en outre « une violence extrême chez Macron, qu’on n’avait jamais vue avant. Ce à quoi on assiste avec lui, c’est la fin de la honte : Macron est quelqu’un qui n’a pas honte d’insulter les classes populaires. Pour lui, ce sont des fainéants ». « L’élite française a perdu toute aptitude à la honte », dit en écho Alain Deneault. Exemple avec Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui peut affirmer sans ciller que « notre modèle social est là pour protéger, mais aussi pour émanciper. Émanciper par le travail, mieux rémunéré. Émanciper par l’école, où chaque enfant retrouve une chance. Émanciper en choisissant librement son avenir professionnel, par la formation et l’apprentissage ». Pour Alain Deneault, Macron ou un autre, au fond peu importe. Macron est interchangeable, « la force de ce système est de n’avoir pas de tête », poursuit le philosophe. Ajoutant : « C’est aussi sa faiblesse, ce système ne sait plus où il va, tient par intimidation et propagande effrénée, sur le plan du chantage aux conditions de vie. » En 2017, 24 % des électeurs votaient au premier tour pour Macron. Un an plus tard, selon un sondage Ipsos sur sa première année à l’Élysée, la France « va mieux » pour à peu près autant, 27 % des personnes sondées. Elle va en revanche « moins bien » pour 36 %, et « rien ne change » pour 37 %. Selon l’institut Odoxa, 72 % des Français jugent la politique économique d’Emmanuel Macron « injuste ». La cote d’alerte est atteinte pour le pouvoir. Où est passée la « disruption » ? Les réformes lancées à tour de bras, sélection à l’université, SNCF, formation professionnelle, retraites, droit d’asile, ne sont pas majoritairement perçues comme utiles.

La base électorale du président s’est déportée à droite

L’action d’Emmanuel Macron pour ce qui est du pouvoir d’achat et de la réduction des inégalités sociales, toujours selon Ipsos, est jugée particulièrement sévèrement, 78 % des Français estimant qu’elle va dans le mauvais sens. Avec les premiers déçus du macronisme (lire page 6), la base électorale du président s’est déportée à droite. Les sympathisants des « Républicains » sont désormais majoritairement satisfaits du président de la République : 53 % (+ 14 points en un mois). L’électorat de droite est, juste après celui de la République en marche, le second pilier de Macron. Les effets du macronisme tardent à venir, pourtant. Pour 2018, la Commission européenne place la France dans le peloton de queue, avec une prévision de croissance du PIB de 2 %, et tandis qu’elle est de 0,3 % pour le premier trimestre. Tout ça pour ça ? Même la recomposition politique que Macron appelle de ses vœux est résistible, quand huit Français sur dix se positionnent encore spontanément « à gauche » ou « à droite ».

Le mépris des corps intermédiaires par le gouvernement, ce que reconnaît même l’interlocuteur privilégié qu’était Laurent Berger à la CFDT, rend le pouvoir solitaire, et sans amortisseur avec la base sociale du pays. Le profil de gestionnaire exigé des ministres fait par conséquent remonter à Matignon ou à l’Élysée toutes les questions politiques. La technostructure au pouvoir se coupe du pays, et n’a guère d’antennes pour comprendre ses attentes. Année électorale blanche, 2018 n’en est pas moins porteuse de dangers pour l’exécutif. Dans la Fin de l’innocence, le documentaire réalisé par un proche, Bertrand Delais, à l’occasion du premier anniversaire de l’élection du chef de l’État, et diffusé sur France 3 ce soir, Macron confie son dédain pour « les gens qui pensent que la France est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l’odeur ». La marche forcée des réformes ouvrira-t-elle un an II des difficultés ?

rubrique politique

 

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Convergence syndicale, Convergence politique ? Des nécessités !

Posté par jacques LAUPIES le 7 mai 2018

La recherche de convergence des luttes sur le plan syndical fait certes apparaître des divergences syndicales notamment entre les trois principales organisations : CGT, CFDT et FO. Ces divergences ne datent pas d’aujourd’hui et prennent forme au sommet. Ce qui n’est pas du gout, visiblement, d’une base qui ne comprend pas très bien que certaines organisations, notamment la CFDT préconisent le combat patronal « chacun chez soi » dans les branches.

Peut-être leur faut-il des consultations comme celle organisée par le patron d’Air France pour comprendre que leur stratégie peut être mise en cause et cela malgré un appel du Secrétaire National Berger à voter en faveur d’un Président de la Compagnie.

Fort heureusement, plus responsables, des organisations fédérales de la CFDT comme chez les cheminots mesurent le risque encouru s’il n’y a pas d’Union Ce n’est pas pour autant que leur conception du combat syndical ne diffère pas de celui de la CGT ou des autres organisations.

Et si le rapport des forces entre ces organisations peut expliquer certaines attitudes, non dénuées d’opportunisme, c’est bien le cheminots dans leur ensemble et la fraction de la population qui les soutient qui ne comprendrait pas une division.

De la à considérer que des travailleurs puissent systématiquement et spontanément imposer l’union, ce serait un manque de réalisme et il est certain que l’organisation la plus représentative contribue généralement à forger l’opinion unitaire !

Il en va de même sur le plan politique ! Les politiques de recul social, comme celle que pratique Macron créent un mécontentement quasi général mais en « grattant un peu » on se rend compte que s’il n’y a pas rapidement d’offre politique conséquente, claire, précise, Macron et la droite peuvent manœuvrer – ils le font déjà – pour canaliser les forces qui leur sont favorables et les indifférents (abstentionniste notamment) pour une fois de plus renforcer leur position.

Tout laisse supposer que la gauche et plus généralement les forces progressistes recherchent une entente. Mais ce sont les plus dynamiques, les plus apparentes, les mieux organisées, les plus reconnues qui verront leur programme et leur stratégie reconnue.

Et ça tout le monde engagé politiquement dans ce pays le sait. Les ultra libéraux, ou libéraux tout court, sont particulièrement attentifs. Il suffit de bien scruter les médias qu’ils maitrisent pour s’en rendre compte.

Certes la qualité de certains rares journalistes, conduits à une objectivité incontournable, est un élément favorable aux intérêts de la large masse qui subit l’exploitation d’une extrême minorité.

Mais en aucun cas elle ne saura suffire à la prise de conscience indispensable pour changer réellement et transformer cette société qui n’en peut plus d’inégalités.

Est il besoin de dire encore et encore qu’il faut pour cela des engagements politiques dans des organisations adéquates comme le Parti Communiste ? En politique les improvisations n’ont qu’une valeur relative !

 

« Marée populaire » en préparation pour le 26 mai

Vendredi, 4 Mai, 2018
Humanite.fr

Manifestation du 1er mai à Paris. Photo : Thomas Samson/AFP

Manifestation du 1er mai à Paris. Photo : Thomas Samson/AFP

Des organisations syndicales, politiques et associatives annoncent une journée d’action commune le 26 mai « contre les réformes Macron ».

« Nous travaillons à une marée populaire le 26 mai contre les réformes Macron » et pour « pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité partout en France », ont annoncé plusieurs organisations via un communiqué relayé par la Fondation Copernic et Attac après une rencontre jeudi soir pour «échanger sur la situation du pays ».

Alors que la question de la convergence a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines, figurent parmi les signataires plusieurs syndicats (CGT, Union Solidaires, Snesup FSU, Syndicat de la magistrature), associations et collectifs (Attac, Fondation Copernic, Femmes Égalité, Convergence pour les services publics, Collectif Fête à Macron le 5 mai, Reso) et formations politiques (PCF, groupe parlementaire France Insoumise, Ensemble, NPA, PCOF, PG). Ces organisations « se donnent jusqu’au 16 mai pour élargir ce cadre, réunir leurs instances et lancer définitivement ce grand rendez-vous citoyen », précise encore le communiqué. 

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Le droit à une éducation populaire de haut niveau !

Posté par jacques LAUPIES le 6 mai 2018

 

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La connaissance de nos origines aide à comprendre nos progrès mais aussi nos reculs

Bien que je sois très critique à l’égard des médias, je dois reconnaître tout naturellement que leur impact sur le plan culturel a des effets positifs. Bien que cela ne soit pas mécanique et qu’il faille, en particulier pour les jeunes, faire un effort de sélection des émissions proposées.

Mais le simple fait d’accéder à la parole des autres, hors des limites traditionnelles de la famille, de l’entourage immédiat, développe chez les jeunes des connaissances particulières auxquelles les générations précédentes n’avaient pas accès. Par contre la perte d’une communication « physique » avec son entourage, l’éloignement du livre, autrefois le seul moyen de s’ouvrir à l’extérieur et donc à un peu plus d’universalité, constituent selon moi un réel appauvrissement.

Les médias, quand ils ne sont pas instrumentalisés, internet en particulier avec les réseaux sociaux, devraient bouleverser l’accès à la culture au sens où celle ci  se définit comme la connaissance de l’ensemble des activités humaines et non comme une approche réductrice qui la confine dans la connaissance des arts : littérature, théâtre, cinéma, arts plastiques et bin entendu sciences sociales et naturelles, etc.

Cependant la première activité culturelle n’est elle pas de comprendre ce qui peut déterminer le comportement des humains dans leurs oppositions, leurs contradictions mais aussi leurs solidarités, leurs coopérations. 

Bien que totalement autodidacte et particulièrement paresseux, donc relativement inculte, mais aussi soumis à des règles de vies  que je n’ai pas toujours su rejeter à cause des effets de la pression sociale, j’ai constaté que l’on ne pouvait faire l’économie du recours aux grands courants de pensée, philosophiques,  religieux, d’économie  et politiques. En même temps nous avons besoin de mieux nous connaître nous mêmes et donc s’impose aussi la connaissance et le recours aux sciences médicales et en particulier de la psychanalyse.

Evidemment lorsqu’on a une telle conception on n’est pas tiré d’affaire si l’on n’a pas lu Darwin, Marx et Freud et tous ceux qui les ont précédés et donc ont contribué à en faire des géants de la pensée moderne. Encore que pour beaucoup nous ne connaissons les grands courant de pensée qu’à partir de ce qu’en disent des biographes et des critiques. C’est en tout cas le moins que l’on puisse faire !

Comme tout le monde ne peut avoir la capacité d’un  Michel Onfray qui, cependant avec un talent souvent discuté, a de grandes facilités pour donner un point de vue sur nombre de génies de la pensée humaine, nous voilà ramenés à une grande modestie.

Et pourtant, devrions nous considérer, que nous n’avons pas le droit à une opinion la plus conforme à la construction d’un avenir meilleur ? S’il n’y avait pas autant de sottises édictées par des personnes réputées cultivées et classées parmi les « élites » nous n’en aurions pas conclus que parfois il faut oser les affronter pour nous protéger de leur pseudo savoir !

Il serait grand temps qu’une ‘éducation populaire de haut niveau se généralise avec en priorité une autre école et une action culturelle en prise avec la réalité de notre monde et les grandes questions qui lui sont posées !

 

 

Anniversaire. Karl Marx, une pensée vivante en commun

Jérôme Skalski
Vendredi, 4 Mai, 2018
L’Humanité
Sri Lanka, lors de la manifestation du 1er mai. Dinuka Liyanawatte/Reuters<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Sri Lanka, lors de la manifestation du 1er mai. Dinuka Liyanawatte/Reuters
 

Né à Trêves le 5 mai 1818, l’auteur, avec Engels, du Manifeste communiste, publié à la veille de la révolution de février 1848, est l’objet d’un bouillonnement intellectuel, à l’occasion du 200e anniversaire de sa naissance.

Deux cents ans après la naissance de Karl Marx, le 5 mai 1818, les dizaines d’initiatives prises à cette occasion partout dans le monde témoignent en faveur de la vitalité de la pensée du théoricien et du militant communiste. Depuis Pékin, où est organisé, en cette fin de semaine, le deuxième Congrès mondial du marxisme, jusqu’à Berlin, dans le cadre du colloque Marx 200 de la Fondation Rosa-Luxemburg, en passant par Paris avec la série de débats programmée par le comité Marx 2018, à la fin du mois de mai, sans oublier les rencontres de Londres, Manchester, Dublin, Cape Town en Afrique du Sud, Tokyo ou encore Buôn Ma Thuôt au Vietnam, c’est à l’épanouissement d’une vague, non pas de cent fleurs, mais de milliers d’autres encore, en une « internationale » intellectuelle inédite que donne lieu l’anniversaire du révolutionnaire allemand. Elle fait suite aux initiatives organisées à New York, Los Angeles, Toronto, Moscou, Mexico, Rio de Janeiro, Montevideo, Johannesburg, Maputo et La Havane – pour ne citer que les plus importantes –, dans le contexte du 150e anniversaire du Capital et du 100e anniversaire de la révolution d’octobre en 2017.

Une vague, donc, et un « coup de jeune » de Marx – voir le hors-série de l’Humanité – entendus depuis le huitième sous-sol des banques luxembourgeoises ou autres chasses gardées de l’oligarchie capitaliste mondiale, comme en témoigne, ironiquement à cet égard, le déplacement de Jean-Claude Juncker, ce jour même, à Trêves, pour la réouverture de la Maison de Karl Marx.« La théorie se change en force matérielle dès qu’elle pénètre les masses », écrivait le jeune Karl Marx. Or, si le printemps est évident, il reste que ce retour théorique ne saurait donner son plein résultat qu’à la condition d’une exposition pratique, à pleine ouverture. C’est un point que soulignent, entre autres, les personnalités intellectuelles invitées à s’exprimer dans ce numéro spécial de l’Humanité des débats, à côté des lignes de force qu’elles dégagent concernant les nouveaux chantiers ouverts par la mise au travail contemporaine de ces concepts fondamentaux.

« “Après moi, le déluge !” Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. »

C’est un paradoxe en effet que ce soit la bourgeoisie qui, le mieux aujourd’hui, a réalisé le projet d’une « internationale », pratique et théorique, au travers d’institutions telles que la Banque mondiale, l’OMC, l’Otan ou le FMI, ou encore le « communisme » compris comme communauté de classe, les classes exploitées, vaporisées par la division internationale ou l’organisation hiérarchique du travail, séparées en rivalités de positions ou en nationalités d’autant plus abstraites que leur fantasme est excité par les forces politiques les plus régressives restant encore, douloureusement, à la peine quant à se saisir de leurs propres unité et intérêt. La question se pose en France particulièrement, face à l’accentuation de l’entreprise de démolition des conquêtes sociales issues notamment du Front populaire et du Conseil national de la Résistance, ainsi que des biens publics, orchestrée actuellement.

Quoi de plus urgent, pourtant, qu’un renversement du mode d’organisation sociale fondé sur la mise en œuvre des principes de coopération et de solidarité, alors que le développement capitaliste manifeste au plus haut point sa tendance nihiliste et destructrice ? Quoi de plus décisif aujourd’hui que cette prise de conscience et cette décision d’agir face à la ruine et au déluge définitifs de l’humanité programmés par des classes dominantes incapables de soutenir le mouvement de son progrès, mieux, impliquant sa régression définitive dans la barbarie au nom de leur volonté de puissance, de domination et de jouissance ? « “Après moi, le déluge !” Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste », écrit Karl Marx dans le Capital. Polémiste, souvent intransigeant et querelleur dans le champ théorique, Marx eut cependant toujours le souci de faire valoir le mot d’ordre conclusif du Manifeste communiste contre toute tentation sectaire dans le mouvement révolutionnaire. Agir en commun. Une idée qui n’a pas pris une ride.

L’actualité en colloque du 24 au 26 mai

Le colloque « Marx 2018, deux siècles d’actualité » se tiendra jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 mai. De nombreuses tables rondes se dérouleront à l’École normale supérieure, 45, rue d’Ulm à Paris, et à la Maison des sciences de l’homme Paris Nord, 20, avenue George-Sand, à Saint-Denis. Ce colloque est organisé par le comité Marx 2018 et ses partenaires ; le programme complet est à retrouver sur marx2018.hypotheses.org.

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Tu ne tueras point ?

Posté par jacques LAUPIES le 5 mai 2018

Un ami  me disait très justement que lorsque des hommes s’engagent fortement dans des combats politiques contre des forces conservatrices, dans quelque domaine que ce soit, si l’efficacité de leur action peut conduire à la libération et à l’émancipation d’une population, voire d’une nation, leur élimination physique par ces forces du passé n’est jamais à exclure.

A plus forte raison quand l’engagement de ces hommes a une portée internationale

De Patrice Lumumba, Premier Ministre congolais à Pablo Neruda en passant par Medhi Ben Barka, opposant politique à Hassan II roi du Maroc la liste est longue des assassinats politiques auxquels les dirigeants occidentaux ne sont pas étrangers.

Outre cela on assiste en ce début de siècle à d’autres formes d’éliminations physiques, carrément institutionnalisées  qui  très souvent se passent de procès et ne concernent pas nécessairement des adversaires de classe mais des Dictateurs compromettants dont on se débarrasse  hâtivement (Saddam Hussein,  Kadhafi, par exemple)

Sans doute me rétorquera-t-on que cette dernière singularité ne concerne pas que les « démocraties occidentales » en leur qualité de commanditaire présumé. Bien sur qu’il y en a eu d’autres y compris dans des systèmes qui revendiquaient l’idéal communiste !

Chacun peut ainsi faire sienne la devise « la fin justifie les moyens »

D’autres ajouteront que la guerre c’est la guerre, fut-elle de classe, et qu’en guerre on tue !

Comme les années à venir vont voir se durcir la lutte des classes à l’échelle planétaire la tuerie risque bien de dégénérer.

Et vous ne me croirez pas si je vous dit que la tuerie de Charlie entre, elle aussi, dans ce cadre.

 

Mais après tout comme dit la chanson : « il y a du soleil sur la France et le reste n’a pas d’importance » ou encore « l’OM va en finale de la coupe d’Europe et le reste… » et pour les plus inquiets et apeurés et surtout ceux qui ne le sont pas encore il y le fait divers de la semaine, quand ce n’est pas la dernière corrida qui au fond leur dit un peu la même chose.

Mais quel est ce reste qui n’aurait pas d’importance, mon statut de cheminot, l’école et l’hôpital en faillite, les services, autrefois publics de la Poste et l’EDF en  voie de disparition, le journalisme malade de censure et surtout d’auto censure,  les systèmes de retraite à propos desquels les médias commencent déjà à nous enfariner etc. 

Un gros reste tout de même…

 

Il y ont laissé leur vie…au combat pour une humanité meilleure !

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Le 4 mai 1978, Henri Curiel était assassiné à Paris

Hassane Zerrouky
Jeudi, 3 Mai, 2018
Humanite.fr
Henri Curiel a été assassiné le 4 mai 1978 à la sortie de son domicile par deux hommes armés. Ici en 1977 à Paris. Photo : Gérard Fouet/AFP

Henri Curiel a été assassiné le 4 mai 1978 à la sortie de son domicile par deux hommes armés. Ici en 1977 à Paris. Photo : Gérard Fouet/AFP

Il y a 40 ans, Henri Curiel était assassiné à Paris, au pied de l’immeuble où il habitait. De nouveaux éléments ont permis à sa famille d’obtenir en janvier 2018 la réouverture du dossier d’instruction. Un colloque hommage est organisé ce vendredi 4 et samedi 5 mai.

La justice a rouvert l’enquête sur la mort d’Henri Curiel, assassiné le 4 mai 1978 à Paris, et ce après les confessions de René Resciniti de Says, militant d’extrême-droite (décédé en 2012), relatées dans le livre de Christian Rol, Le roman vrai d’un fasciste français, paru en 2015. Bien qu’à l’époque ce meurtre ait été revendiqué par l’organisation Delta, référence aux commandos de l’OAS du même nom pendant la guerre d’Algérie, l’affaire avait été classée en 1992 puis en 2000. Et depuis, ce crime est resté impuni.

Les aveux posthumes de René Resciniti, et le fait que l’arme du crime ait été la même que celle ayant servi à tuer Laid Sebaï, le gardien de l’Amicale des Algériens en Europe, remettent en selle la piste algérienne, celle d’un acte commis par des résidus de l’OAS, que le général Paul Aussarresses, l’assassin du leader du FLN Larbi Ben M’hidi, avait déjà évoqué, assurant alors que Curiel était sur la liste des personnes à éliminer (1). L’ancien tortionnaire a même incriminé l’ex-président Giscard d’Estaing dans cette affaire. Ce qui écarte les pistes d’un crime commis par le Mossad ou les services sud-africains en raison de l’implication de Curiel dans les causes palestinienne et sud-africaine, pistes évoquées alors par les amis et proches de la victime.

« Communiste à part »

En cette fin des années 1970, Henri Curiel, écrit René Galissot citant Gilles Perrault, se savait menacé. Après que De Gaulle eut quitté le pouvoir, sa situation et celle des militants progressistes étrangers vivant en France était devenue incertaine, surtout durant le septennat de Giscard d’Estaing sous lequel les anciens de l’OAS ont commencé à relever la tête avant de passer aux actes.

L’histoire d’Henri Curiel, juif égyptien, né en 1914 en Egypte, homme habité par la cause des peuples luttant pour leur libération du joug colonial et impérialiste, est une histoire mouvementée. Ce « communiste à part » (dixit René Galissot), crée en 1943 le Mouvement égyptien de libération nationale (Meln), organisé autour de la librairie du Rond-Point au Caire, véritable centre de diffusion du marxisme et « de brochures d’instruction communiste » en arabe.

Cette période de sa vie au Caire constitue une des parties les plus intéressantes de son parcours militant parce que s’y déroule ce qu’a été cette Égypte d’avant l’arrivée de Nasser et, surtout, ce qu’a été l’apport de ces juifs progressistes égyptiens, issus de la bourgeoisie du Caire et d’Alexandrie dans la diffusion du marxisme, avant qu’ils ne soient expulsés du pays, sur fond d’exode forcé de la communauté juive égyptienne, après la création d’Israël en 1948.

Expulsé d’Égypte, on retrouve Curiel en France, engagé aux côtés du FLN algérien pendant la guerre d’Algérie : il sera incarcéré en 1960 et libéré en 1962. Après l’indépendance algérienne, avec l’appui de Ben Bella et le soutien de Ben Barka, avant que ce dernier ne soit assassiné en 1965 à Paris, il s’inscrit pleinement, via l’organisation Solidarité qu’il créée, dans le soutien actif aux mouvements anticolonialistes et de libération des peuples. Mais surtout, il joue un rôle, bien avant l’heure, dans le rapprochement entre progressistes israéliens et palestiniens, notamment entre Uri Avnery et Issam Sartaoui, rapprochement qui aboutit à l’organisation d’une série de rencontres durant l’année 1976, année où le directeur adjoint de l’hebdomadaire le Point, Georges Suffert, fait paraître une pseudo-enquête journalistique présentant Henri Curiel comme le patron des réseaux d’aide aux terroristes et un « agent du KGB » !

Le « tournant giscardien »

Ces années 1970, avec l’arrivée au pouvoir de Giscard d’Estaing en France, que Gallissot qualifie de « tournant giscardien », sont celles de « l’alliance triangulaire » France-États-Unis-Maroc face à ce qui est considéré comme « le triangle adverse » Algérie-URSS-Polisario. Une « alliance » sur fond d’attentats meurtriers contre les Algériens en France, de luttes souterraines entre services français et algériens et de préparation par le Maroc de la « marche verte », qui lui permettra, avec le concours de l’armée française et de l’Espagne franquiste, d’occuper le Sahara occidental en 1975. Mais aussi d’assassinats non élucidés comme ceux des représentants successifs de l’OLP, Mahmoud Hamchari (décembre 1972), Mahmoud Saleh (janvier 1977), Azzedine Kalek (août 1978), ou juste avant du dramaturge et militant algérien de la cause palestinienne et ami de Curiel, Mohamed Boudia (juin 1973). C’est dans cette période trouble, qu’Henri Curiel est à son tour assassiné. D’autres meurtres (autour d’une vingtaine) non élucidés, de militants palestiniens, basques, communistes espagnols, du savant atomiste égyptien Salah al-Meshad (juin 1980), et de menaces de mort, émailleront ces années giscardiennes.  

(1) Voir aussi Henri Curiel citoyen du monde de Gilles Perrault dans le Monde diplomatique d’avril 1998.

Un colloque les 4 et 5 mai

En hommage, le Collectif Méditerranée de la Maison du Maude d’Evry, en partenariat avec Orient XXl, organise les vendredi 4 mai et samedi 5 mai, un colloque autour de l’action inlassable d’Henri Curiel en solidarité avec tous les peuples opprimés, le vendredi 4 mai de 10 heures à 13 heures, salle du « Monde Diplomatique » 3 avenue Stephen Pichon et le samedi 5 mai à 14 heures maison des syndicats d’Evry, salle des Congrès.

Journaliste, rubrique Monde

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