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Comment ça va finir si les peuples ne s’en mêlent pas ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 mai 2018

Pendant que le Premier Ministre semble vouloir recadrer le Ministre de l’intérieur qui n’est pas très chaud pour mettre en œuvre la limitation de vitesse à 80 km / h qui est loin de faire l’unanimité parmi les automobilistes, se déroulent des évènements en France et dans le Monde qui devraient les inquiéter plus grandement que cette querelle de clocher  !

Encore que bien des questions se posent aux usagers de la route dans l’application de cette nouvelle règle qui mériterait plus de discernement tant sur le fond que sur la forme.

Mais laissons cela de côté et tant pis si cela devient comme la dernière pilule de l’OM le centre des débats à l’heure du pastis !

Il y a entre autre Trump qui défend sa bourgeoisie comme il peut mais avec une agressivité inquiétante et du coup aggrave le bordel au Moyen Orient, les italiens qui emboitent le pas d’un nationalisme qui dans le passé les a conduit au fascisme comme d’autres pays européens. 

Les allemands qui protègent leur bas de laine (ou plutôt celui de leurs entreprises) et les anglais qui nous font du cinéma avec leurs princes pour les même raisons.

Quant au gouvernants français qui qui se disent plus vertueux (ne les croyez surtout pas) ils présentent l’addition de leurs festins en bourse et ailleurs, aux retraités, aux cheminots, aux chômeurs et à tous ceux qui même à 80 à l’heures se tapent le plein surtaxé. Sans compter les paysans, les artisans et les petits commerçants qui ouvrent une boutique le temps la refermer dare- dare parce que le bail est trop cher, la concurrence les tue et les clients hantent – pour ceux qui ont la voiture ou bon pied – les grandes surfaces !

Comment cela va finir si on ne bouge pas ? Je vous le demande !

 

Union européenne. Les 28 tentent de rester unis face à Trump

Thomas Lemahieu
Vendredi, 18 Mai, 2018
L’Humanité
Emmanuel Macron à Sofia, le 16 mai. Tout en renouvelant son amitié aux états-Unis, Paris réclame «	un sursaut européen	». S. Nenov/Pool/Reuters<br />

Emmanuel Macron à Sofia, le 16 mai. Tout en renouvelant son amitié aux états-Unis, Paris réclame « un sursaut européen ». S. Nenov/Pool/Reuters
 

Sur l’Iran comme sur le commerce avec les États-Unis, les dirigeants des États membres, réunis à Sofia (Bulgarie), adoptent une position commune minimaliste.

En marge d’un sommet avec les six pays des Balkans occidentaux (Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie, Kosovo et Macédoine), les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne ont tenté d’accorder leurs violons face aux États-Unis. Donald Trump attaque sur tous les fronts, diplomatique et militaire sur l’Iran, mais aussi commercial en menaçant de ne pas exempter les pays européens des droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Sur les deux sujets, le Conseil européen s’en remet largement à la Commission. « À propos du traité sur le nucléaire avec l’Iran, nous sommes tombés d’accord à l’unanimité sur le fait que l’UE demeure dans l’accord, tant que l’Iran le respecte totalement », avertit Donald Tusk. Le président du Conseil européen ajoute que la Commission a le « feu vert pour être prête à agir si les intérêts européens devaient être affectés » par la décision américaine de mettre en branle un arsenal de sanctions contre les entreprises et les États rompant l’embargo que l’administration Trump vient de décréter.

Le géant Total envisage de se retirer de l’Iran

À propos des négociations commerciales, Tusk insiste sur « l’approche commune et unie » des Européens, qui doit « renforcer la Commission dans les négociations en cours avec les États-Unis ». L’UE espère obtenir une exemption permanente de droits de douane pour ses exportations d’acier et d’aluminium, mais rien n’est joué. Et du coup, les chefs d’État et de gouvernement des 28 États membres semblent prêts à céder à Trump en lui offrant, en contrepartie de l’exemption, une discussion sur la libéralisation du commerce.

Preuve que derrière le langage lénifiant tout n’est pas réglé entre les Européens : alors que plusieurs multinationales, comme le géant de l’énergie français Total et l’armateur danois de navires pétroliers Maersk Tankers, envisagent déjà de se retirer de l’Iran, l’Élysée, par le biais des conseillers d’Emmanuel Macron, appelle à « un sursaut européen ». « Cette actualité oblige l’Europe à savoir ce qu’elle veut : subir ou bien réagir et construire. Ce sont des tests de sa souveraineté, y compris auprès d’un ami comme les États-Unis. C’est également un test de la capacité des Européens à rester unis face à des défis extérieurs. Ce sont des dossiers de souveraineté économique et diplomatique. » Techniquement, les Européens envisagent de recourir au règlement « de blocage » de 1996, dispositif qui protège leurs entreprises en cas de sanctions extraterritoriales, et éventuellement de le « compléter et le renforcer ».

Pékin et washington reprennent les négociations

Les États-Unis et la Chine ont marqué hier une pause dans la bataille commerciale qui les oppose depuis plusieurs semaines. Les deux puissances mondiales ont repris hier les négociations après avoir brandi une série de menaces commerciales et de hausse des barrières douanières sur des produits stratégiques. Les discussions, qui devraient se poursuivre aujourd’hui, seront centrées sur « le rééquilibrage des relations économiques », précise la Maison-Blanche, qui exige une réduction de 200 milliards du déficit commercial des États-Unis avec la Chine, lequel a atteint 375 milliards en 2017.

Rubrique Monde

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Médias publics : ou sont les les responsables communistes ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 mai 2018

Ce soir je regarde l’émission politique sur la 2. Je note que les partis politiques ont envoyé leur leader : Jean Luc Mélenchon pour les Insoumis, Laurent Wauquiez pour les Républicains, Castaner pour La République en Marche, Maurin pour le Parti Socialiste, Marine Le Pen pour le Front National,

Au nom de qui a-t-on exclu le représentant du Parti Communiste Français. Sans doute nous dira-t-on que ce Parti n’avait pas de candidat aux élections présidentielles et qu’il ne peut de ce fait prétendre être traité comme ceux que nous venons de citer. Une réponse naturelle de tout communiste s’impose donc : ce parti dispose d’un groupe au Sénat et d’un groupe à l’assemblée nationale.

On pourrait également ajouter d’autres arguments qui ne sont pas nécessairement favorables qu’à une représentation logique des communistes, la non prise en compte d’autres courants politiques, particulièrement à gauche, qui disposent d’une assise populaire et font que la gauche va bien au delà de l’influence de la FI dont évidemment la présence s’imposait.

Sur la prestation de chacun des présents que dire sinon qu’à part Jean Luc Mélenchon tous les autres méritent une médaille du social libéralisme, de la droite et de l’extrême droite.

Le débat qui a suivi aurait pu permettre de mettre en exergue les grandes questions à l’ordre du jour et d’éclairer les français. Bien au contraire ce fut un débat minable tut autant que la plupart des invités.

Hors le syndicaliste de FO la plupart des intervenants étaient la pour tenter de vanter Macron ou Wauquiez et on se demande par exemple ce  qu’un Frédéric Mitterrand, de plus en plus minable, faisait là sauf défendre Macron, se livrer à des comparaisons avec De Gaulle reprise en cœur par les commentateurs de service de la dont Saint Cric.

Quant au sondage, sorti tardivement, c’est une gifle pour la droite avec un Jean Luc Mélenchon, premier opposant. Résultat bien mérité et qui a semblé emmerder l’aéropage sur le plateau de la 2 lequel a tout fait pour minimiser le leader de la FI. A part quelques rares commentateurs honnêtes 

Ce qui ne m’empêchera pas de dire que le communiste que je suis reste sur sa faim parce que la Direction de son  Parti (un peu responsable de ce qui arrive) n’était pas là ! Même pas un journaliste de l’Huma.

Ce qui ne diminue en rien la responsabilité des Directeurs de chaîne et de ce qui les ont intronisés.

 

Aime pas Mélenchon cette Dame. ! Logique quand on voit ses origines

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Origines familiales et vie privée

Née en 1960, elle est la fille de Jacques Saint-Cricq, président du conseil de surveillance de La Nouvelle République du Centre-Ouest, et la petite-fille de Jean Meunier1, fondateur du même journal et homme politique socialiste français, engagé dans la Résistance.

La famille Saint-Cricq est l’un des deux actionnaires majoritaires du groupe Nouvelle République du Centre-Ouest, qui édite le journal du même nom, quelques autres titres de presse écrite, et possède 40 % des parts de la chaîne TV Tours Val de Loire2. Son frère, Olivier Saint-Cricq, est à la tête du directoire du groupe3.

Elle est aujourd’hui la compagne du journaliste Patrice Duhamel.

 

« Marée populaire ». Le compte à rebours jusqu’au 26 mai est officiellement lancé

Julia Hamlaoui
Vendredi, 18 Mai, 2018
L’Humanité
Un appel «	historique	» rejoint en 24 heures par une dizaine d’autres organisations. Marta Nascimento/REA<br /><br /><br /><br /><br /><br />

Un appel « historique » rejoint en 24 heures par une dizaine d’autres organisations. Marta Nascimento/REA
 

Plus de 50 organisations syndicales, politiques et associatives appellent désormais à défiler pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Un rassemblement inédit présenté jeudi lors d’une conférence de presse au siège de la CGT.

C’est parti. L’appel à la « marée populaire » pour le 26 mai a officiellement été lancé hier au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Et pour l’occasion, nombre des responsables de la cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et associatives qui y appellent (une dizaine de plus s’y sont jointes en 24 heures) ont fait le déplacement. À gauche, Benoît Hamon (Génération.s), Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise), Pierre Laurent (PCF) et Sandra Regol (EELV) étaient notamment présents. Si le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était absent, il n’y a pas lieu à « interprétation, nous sommes à 100 % sur cette initiative », a souligné Catherine Perret, qui représentait la confédération. Le numéro 1 du syndicat était attendu de longue date dans les Landes ce jour-là, a-t-elle précisé. Conformément à une décision commune des signataires, ce sont les représentants de la Fondation Copernic et d’Attac, à l’origine de la démarche, qui ont présenté les tenants et les aboutissants de ce que tous espèrent être « un grand rendez-vous citoyen ».

« Retrouver force, espoir et énergie tous ensemble »

Les deux « porte-parole » d’un jour insistent particulièrement sur la « cause commune » qui les a tous incités à s’asseoir autour d’une même table : l’« urgence » de répliquer à un Macron repeint en « Néron ivre de brûler une civilisation sociale que les luttes d’hier ont conquise », mais aussi un petit quelque chose de plus. À savoir, « retrouver force, espoir et énergie tous ensemble » face au rouleau compresseur de la « start-up nation ». « Macron écrit l’histoire à l’envers parce que lui et ses amis cloîtrés dans leur entre-soi ne connaissent aucun ouvrier, aucun employé, aucun précaire, aucun étudiant pauvre, aucun locataire en galère. Cette marée populaire va leur montrer le monde en vrai. Ça risque de leur faire un choc », assure Willy Pelletier, de la Fondation Copernic, qui plaide pour un rendez-vous de résistance et d’alternatives. Mais aussi pour des défilés joyeux, festifs et familiaux. Avec un triple objectif : soutenir les luttes en cours, « en premier lieu des cheminots mais aussi dans la fonction publique, dans la santé, le commerce et bien d’autres… » ; faire reculer Macron en contribuant à « amplifier le rapport de forces » ; et faire entendre les alternatives « que portent les organisations des uns et des autres ».

Concrètement, le 26 mai, ce sont de multiples vagues qui alimenteront la « grande marée » attendue. Des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes. La meilleure façon d’avoir « le maximum de monde dans la rue », selon les organisateurs. À Marseille, Toulouse, Lille, Aubenas, Poitier ou encore Nantes, des rendez-vous ont déjà été fixés. « À peine notre appel sorti des imprimantes, des collectifs locaux se constituent. C’est à la fois une dynamique nationale mais aussi ancrée dans le territoire », assure Annick Coupé. À Paris, une manifestation régionale partira à 14 h 30 de la gare de l’Est (« on vous laisse deviner pourquoi nous avons choisi une gare comme point de départ », sourit la militante d’Attac) pour rejoindre Bastille en passant par République. En tête de cortège, un char porteur du mot d’ordre du 26 mai « égalité, justice sociale, solidarité » devrait prendre place, suivi par les « secteurs en lutte », puis par un « espace citoyen » et enfin les organisations syndicales, politiques, associatives.

Reste la bataille d’interprétation quand plusieurs titres de presse estiment depuis mardi que « la CGT rejoint les insoumis » : « personne n’est derrière personne », s’époumonent les différentes parties. « Il n’y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon », a souligné Pierre Laurent mercredi, tout en rappelant, hier, que l’initiative est le fruit, « malgré des soubresauts, d’un travail unitaire patient et réaliste toujours plus payant sur le long terme ». « La marée du 26 mai est un appel collectif de la CGT, de Solidaires, d’associations et d’organisations politiques. (Le) réduire à la France insoumise est malintentionné », a également prévenu Jean-Luc Mélenchon. La CGT a elle aussi mis les points sur les i ce jeudi : « Il n’y a absolument pas un vis-à-vis entre deux organisations. Nous sommes plus de cinquante, rappelle Catherine Perret. Et dans notre diversité, nous considérons que l’urgence sociale et l’importance des luttes partout dans le pays nécessitent qu’on se réunisse pour élargir le mouvement social et faire en sorte que des citoyens qui n’y sont pas encore engagés puissent nous rejoindre ce jour-là, partout en France. »

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Faut que ça change !

Posté par jacques LAUPIES le 17 mai 2018

Je cherche à effectuer une réparation à mon domicile qui nécessite soit de trouver la bonne pièce pour réparer soit, dans le cas contraire à changer toute l’installation.

En peu de temps j’ai été confronté plusieurs fois à ce type de problème, pour un téléviseur, pour une imprimante, pour un store, etc.

Chaque fois se pose le même problème : réparer ou renouveler ! 

Réparer à un coût et les artisans n’osent même pas s’y aventurer tant sera élevée la facture. Il faut trouver la pièce à remplacer, se déplacer ou déplacer un ouvrier avec le véhicule. D’évidence ces artisans préfèrent renouveler et quand ce n’est pas possible rester chez eux !

Même dans les grandes surfaces sont proposées des garanties offrant le renouvellement en cas de défectuosité durant trois quatre ou cinq ans. Compte tenu de ce qu’on dit à propos de la programmation de l’obsolescence, les petits malins doivent faire durer au delà et s’assurent ainsi de bonnes ventes en ayant perçu un prix de garantie relativement élevé qui semble avoisiner les 25 % du prix de l’appareil neuf (25€ pour une cafetière de 79 €).

Ce jour au hasard de mon quotidien j’ai rencontré  un « Monsieur » qui possède une entreprise artisanale, la cinquantaine et pourrait être mon fils. Très serviable il m’a expliqué les causes, selon lui, de cette situation qu’il est le premier à trouver anormale : trop de contraintes dans le droit du travail notamment à propos de la durée, trop de contraintes pour l’embauche d’un apprenti, difficulté à trouver une main d’œuvre qualifiée, « mentalités » des jeunes qui font que l’on veut des droits mais que l’on assume pas ses devoirs, etc.

Je n’ai pas eu le temps, je dois le dire, l’envie de lui indiquer que ces réalités auxquelles il est confronté pourraient-être solutionnées avec une meilleure école, une vraie formation professionnelle, et au delà un encadrement familial qui ne peut être de qualité tant se dégrade les conditions de vie et de travail -quand on en a – une autre conception de la consommation et de la production, de la santé et de la protection sociale…Et bien d’autres améliorations à apporter !

Je ne pense pas que j’aurais réussi à le convaincre tant nos pratiques et nos réflexions sont éloignées. Mais j’ai vu quelqu’un qui se pose des questions, plein de bonne volonté et qui voudrait des améliorations dans sa vie professionnelle.

Une chose est sûre nous subissons ensemble quelque chose qui ne va pas à tel point que nous avons conclu sans dire vraiment comment : « faut que ça change »

 

Vincent Lindon : « Si vous n’épousez pas la cause, le personnage est injouable »

Compétition.
Entretien réalisé par Michaël Melinard
Mercredi, 16 Mai, 2018
L’Humanité
Vincent Lindon a apprécié de pouvoir «	s’énerver pour une cause humaine qui en vaut vraiment la peine ». Nord-Ouest Films<br /><br />

Vincent Lindon a apprécié de pouvoir « s’énerver pour une cause humaine qui en vaut vraiment la peine ». Nord-Ouest Films
 

Après un prix d’interprétation pour la Loi du marché, Vincent Lindon retrouve Stéphane Brizé dans En guerre. Il incarne Laurent Amédéo, porte-parole d’une intersyndicale luttant contre la fermeture de son usine. Entretien.

De quels personnages vous êtes vous inspiré pour incarner ce syndicaliste CGT ?

Vincent Lindon Beaucoup des comédiens du film sont délégués syndicaux dans leur boulot. Je les ai regardés bouger, s’exprimer. Ils m’ont appris énormément de termes. J’ai surtout regardé pas mal de documentaires sur les Conti, Lip. J’ai vite vu qu’il n’y a pas de stéréotype absolu. Je n’avais pas envie de singer un tel ou un tel. J’ai fait ma petite tambouille, consciente et inconsciente. Je l’ai laissée reposer un temps pour la digérer. Je me suis fantasmé en leader syndical.

Si Stéphane Brizé m’a choisi, c’est qu’il veut ma voix, mon physique, ma façon de bouger et mon énergie. Je schématise un peu, mais, contrairement à mon habitude, mon travail est d’abord passé par le cœur avant la tête. Si vous n’épousez pas un peu la cause, n’avez pas d’empathie, d’envie de fédérer et de faire le piquet de grève, ce personnage est injouable. J’ai choisi mon camp. C’est clair et net, je suis du côté de Laurent Amédéo. Mais, montrez-moi la personne qui n’est pas touchée, triste et révoltée quand on met 1 100 salariés au chômage dans une usine qui fait 18 millions d’euros de bénéfices ? Je ne suis pas un héros de générosité et d’humanisme. C’est juste la moindre des choses. Même parmi les gens qui les mettent au chômage, certains ne dorment pas bien. J’ai découvert plein de choses. Comme beaucoup de Français, je pensais qu’on fermait une entreprise parce qu’elle n’est pas rentable. Si tous les gens savaient qu’on peut fermer une usine qui marche, ils se révolteraient dix fois plus. Je ne savais pas que la loi française permettait à un patron d’entreprise de la fermer quand bon lui semble, et qu’en plus il pouvait refuser de la vendre à un acquéreur potentiel par peur de la concurrence. Ni qu’on n’était pas obligé de rendre l’argent reçu de l’État, ni de décrocher son téléphone quand un ministre vous appelle.

En quoi le rôle de Laurent Amédéo, un homme révolté, vous ressemble-t-il ?

Vincent Lindon Je suis souvent très en colère, en révolte pour des choses importantes ou des conneries sans nom. Depuis mes 20 ans, j’entends : « Que d’énergie dépensée pour rien. Si tu la canalisais… » Je crois au contraire que, plus on fait de choses, plus on a le temps d’en faire. Le metteur en scène a tenté de faire un déport d’énergie, de s’en servir pour Laurent Amédéo. J’ai pu enfin m’énerver pour une cause humaine qui en vaut vraiment la peine.

Dans vos précédents films avec Stéphane Brizé, vous incarniez des personnages plutôt résignés. Dans En guerre, vous êtes constamment dans l’action…

Vincent Lindon On a tourné en vingt-trois jours dans l’énergie d’un piquet de grève. On était inséparables, tous à la même enseigne. Même cantine, même bouffe, on se changeait tous dans la même pièce. On faisait des barbecues le soir. Je fais, entre autres, ce métier pour faire de tels films et rencontrer des gens comme eux.

Que vous inspirent les questions de sexisme dans le cinéma ?

Vincent Lindon Je dois être le numéro 443 524 à répondre. Le champ s’est rétréci, donc je vais au plus pragmatique. Je voudrais qu’immédiatement – pas dans 37, 65 ou 125 ans – le salaire des femmes soit, à travail égal, le même que celui des hommes. Les gens disent que l’argent ne fait pas le bonheur, il ne fait pas non plus le malheur. Pour vivre, il faut manger. Pour manger, il faut acheter. Pour acheter, il faut de l’argent. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Ou ceux qui le font en ont les moyens. L’argent est important. Un salaire égal pour les femmes et les hommes change la donne. Une femme a la liberté de pouvoir partir aussi facilement qu’un homme s’il y a un problème dans son couple, la possibilité d’élever ses enfants comme elle l’entend, d’avoir une force de frappe égale.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce Festival de Cannes ?

Vincent Lindon J’aime aller jouer, me présenter sur le court central. Des fois on gagne, des fois on perd. Mais on s’y colle. J’adore les grandes victoires et les belles défaites. J’ai pris des taules, mais on prend aussi du plaisir dans l’échec. Sinon, on ne s’en remettrait pas. Dans la victoire, il y a une euphorie formidable, mais aussi des descentes terribles. Dans l’échec, on ne peut que remonter.

Lire aussi : Combat syndical. « La bataille contre un plan social, c’est comme la guerre »

En guerre de Stéphane Brizé. France, 1 h 53.

 

 

 

Journaliste à l’humanité dimanche

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Ou est la démocratie dans ce pays ? Surement pas à l’Elysée !

Posté par jacques LAUPIES le 16 mai 2018

Il est a peu près acquis que les cheminots vont majoritairement voter contre la « réforme » que leur propose le gouvernement Macron.

Comment pourraient ils faire autrement car cette entreprise appartient à la nation et la livrer tôt ou tard au privé, même si le concert des commentateurs, la plupart mordus de libéralisme économique, les  Ministres  se défendent de vouloir en venir là ?

Ce serait une catastrophe de plus, mortifère pour les français et les cheminots en particulier doublement frappés.

Ce matin sur le marché, distribuant un tract appelant à « faire dérailler Macron » les marques de sympathie et de soutien ont été nombreuses. Mais nous devons encore expliquer et convaincre dans une société ou le peuple est de plus en plus frappé par cette « perte de soi » que nous évoquions hier ici même en reproduisant une philosophe qui nous en donnait  la raison essentielle : l’aliénation du travail.

Il devient impératif que nos concitoyens prennent conscience que leur entreprise leur appartient, que ce soit une entreprise privée ou un service public qui les emploie. Les actionnaires ou l’état ne doivent et ne peuvent intervenir que sous leur l’autorité collective des salariés qui sont les acteurs de la production. 

En aucun cas ce ne peut-être des élus, fabriqués par la classe dominante dans un système électoral qui fausse la représentation populaire s’arrogeant abusivement et impunément un pseudo pouvoir démocratique, qui devraient décider en tout et de tout !

Le « votaction » des cheminots est là pour les rappeler à l’ordre et on sent bien que les tenant des pouvoirs de l’état, des médias, dans l’entreprise, sont de plus en plus dérangés par cette initiative, malgré leurs fanfaronnades

 

 

Réforme ferroviaire. À Montparnasse, l’urne rouge, symbole de la démocratie cheminote

Marion d’Allard
Mardi, 15 Mai, 2018
L’Humanité
Gare Montparnasse, hier. Les syndicats entendent frapper fort en appelant les 147 000 cheminots à donner leur avis sur le projet de loi gouvernemental de réforme ferroviaire. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br /><br /><br />

Gare Montparnasse, hier. Les syndicats entendent frapper fort en appelant les 147 000 cheminots à donner leur avis sur le projet de loi gouvernemental de réforme ferroviaire. Julien Jaulin/Hanslucas
 

L’assemblée générale des grévistes de la gare parisienne a donné le coup d’envoi à la « vot’action » des cheminots, appelés par l’intersyndicale à se prononcer sur le projet de réforme du gouvernement. Une journée qui signe le rebond de la mobilisation.

Elle trône sur une table face aux cheminots réunis en assemblée générale au cœur de la gare Montparnasse. L’urne rouge concentre les attentions, symbole d’une prise de pouvoir démocratique « contre l’autoritarisme du pouvoir », lance Jean Calvary, secrétaire de l’UFCM-CGT (cadres et agents de maîtrise) de la gare parisienne. Bientôt, la petite centaine de cheminots présents hier à Montparnasse passeront un à un y déposer leur bulletin, inscrit d’une question simple : « Êtes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? », et d’une case à cocher. Top départ, ici comme dans chacune des assemblées générales de cheminots à travers le pays, de la grande « vot’action », référendum interne initié par l’intersyndicale du rail (CGT, Unsa, SUD, CFDT). Signe de la réussite de l’opération, « on est nombreux à cette AG, et les chiffres de grévistes du jour grimpent en flèche », se félicite Jean Calvary. De quoi galvaniser les troupes alors que le mouvement cheminot s’inscrit dans son 18e jour de grève. « Cette consultation doit répondre à l’insincérité du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, qui considère que 20 % de cheminots grévistes signifie 80 % de cheminots qui soutiennent la réforme du gouvernement », explique Éric Dhenin. Et le secrétaire général adjoint de la CFDT cheminots de la gare Montparnasse de rappeler que « depuis le 3 avril dernier et le début du mouvement de grève, au moins 80 % des cheminots ont participé au moins une fois à la mobilisation ».

« La première chose, c’est de gagner le non »

Même s’ils ne se sont officiellement pas donné d’objectif à atteindre en termes de participation, les syndicats entendent frapper fort en appelant les 147 000 cheminots à donner leur avis. « Beaucoup sont venus à l’assemblée générale ce matin pour voter », confie Arnaud Marcinkiewicz, secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Montparnasse, « il y a plus de monde que d’habitude, et si la gare paraît vide aujourd’hui, c’est que cette journée sans cheminots ni trains est un succès ». Le scrutin court sur huit jours, l’occasion pour Yvan, tout jeune retraité de la SNCF, de voir « la démocratie s’exercer de plein droit ». Cet ancien agent de maîtrise commercial de la gare Montparnasse insiste : « La première chose, c’est de gagner le non, mais, dans le fond, ce qui est primordial, c’est que cette consultation démontre à Pepy et à son staff qu’ils sont minoritaires et qu’ils ne peuvent pas décider seuls pour tous. »

Avec vingt ans de mandat syndical à la CGT derrière lui, Yvan, pour qui le soutien des usagers au mouvement est fondamental, se souvient du conflit de 1995 et dresse le parallèle. « À l’époque, la première semaine de grève a énervé tout le monde, puis les usagers ont commencé à s’intéresser à notre combat, et la troisième semaine, ils étaient d’accord avec nous. » En somme, résume Yvan, « plus ça dure, plus les gens réfléchissent au fond de l’affaire ». Condition de longévité du mouvement, la grève deux jours sur cinq reste très majoritairement plébiscitée par les grévistes. Non seulement en ce qu’elle permet de « garder le contact avec les collègues non grévistes et les usagers, mais aussi parce que, dans un conflit long et dur comme celui-ci, on essaye de limiter nos pertes », reprend Jean Calvary. « La reconductible pure est plus que jamais à l’ordre du jour », estime en revanche Quentin Djelali, délégué syndical Sud rail et dont l’organisation a appelé dès le début à une grève reconductible par 24 heures.

Des urnes itinérantes écumeront les chantiers, les gares, les bureaux

« Quand on est en guerre, on ne livre pas ses plans de bataille », ironise le syndicaliste. Lui qui confie gagner « 1 600 euros par mois avec 27 ans d’ancienneté » ne croit pas en la négociation avec ce « gouvernement de rageux » et tacle la ministre des Transports, Élisabeth Borne, ancienne responsable de la stratégie à la SNCF, estimant que « c’est son héritage qu’elle attaque aujourd’hui ». Une fois l’assemblée générale terminée, Quentin, comme nombre d’autres syndiqués Sud rail de la région parisienne, ira manifester au départ de la gare de l’Est.

Mais, pour l’heure, les feuilles d’émargement du référendum se noircissent à mesure que les grévistes glissent leur bulletin dans l’urne. Numéro de matricule, nom, prénom, établissement, collège et signature, les cheminots remplissent une à une les cases qui permettent de les identifier, évitant les doubles votes et garantissant ainsi un résultat au plus juste. Des listes que les organisations syndicales détruiront une fois le scrutin clos. Reste à organiser la permanence du vote, et Jean Calvary appelle « tous les cheminots volontaires à se rendre disponibles pour assurer le bon fonctionnement du scrutin ». Au local syndical, on s’affaire autour de grandes boîtes en carton. Fendues en leur milieu, elles deviennent des urnes itinérantes. Elles écumeront jusqu’au 21 mai les chantiers, les gares, les bureaux… L’urne rouge, elle, restera au local syndical pour recueillir les votes des cheminots en poste à Montparnasse. « Allez voir les collègues, dites-leur de s’exprimer ! » s’exclame pour conclure Arnaud Marcinkiewicz. Un appel lancé à l’unisson partout en France avec un objectif : faire de cette « vot’action » un plébiscite pour la sauvegarde d’un véritable service public de transport ferroviaire.

À nice, 95 % des cheminots contre la réforme ferroviaire

Ils sont à l’initiative de la grande consultation des cheminots. « La semaine dernière, quand on a entendu Guillaume Pepy dire que 80 % des cheminots soutenaient le pacte ferroviaire, on a décidé de leur poser la question directement », explique Najim Abdelkader, secrétaire de la CGT cheminots à Nice. Son syndicat a ensuite proposé aux autres d’élargir l’initiative au niveau national. Les cheminots de Nice ont donc voté la semaine dernière et les résultats sont sans appel : sur les 718 agents appelés à se prononcer, 444 se sont exprimés (63 % de participation), parmi lesquels 422 ont voté contre le projet de réforme, soit 95 % des votants. « Il y a fort à parier que, nationalement, les choses iront dans le même sens », se réjouit Najim Abdelkader.

journaliste

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Doit-on rejeter tout signe religieux ailleurs que dans le domaine relevant de l’état ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2018

 

Que je sache l’Unef relève du domaine privé et donc est libre de ne porter aucun interdit sur la tenue vestimentaire de ses représentants. Il en est de même pour un parti politique, un syndicat, une association.

Libre donc à eux donc de laisser ou pas – en inscrivant l’interdiction dans leur statut – tout signe d’engagement religieux, philosophique ou d’une autre nature – y compris de se mettre à poil dans des lieux qui ne sont pas accessible au public car évidemment le risque d’un procès pour attentat à la pudeur est toujours possible ailleurs !

Cela étant ne fait-on pas insulte aux organisations concernées en mettant en cause leur capacité à ne pas discerner dans le comportement de leurs responsables ceux qui pourraient pratiquer un certain « entrisme » pour faire prévaloir leur engagement religieux de ceux qui entrent en toute indépendance dans lune action militante, sans pour autant mettre de côté leurs convictions philosophiques ou religieuses.

Cela ne les regarde que ces organisations. A elles d’en assumer les conséquences si tant est que cela leur pose problème.

Quant à ceux qui s’offusquent d’une affaire de foulard qui ne les regarde pas : laïques » laïcards »  ou laïques par opportunisme,  comme il s’en trouve tant parmi ceux qui défendent la laïcité parce qu’elle est pour eux  un tremplin politique ou l’occasion de la revisiter à leur profit, mettons en garde contre eux car la laïcité doit se prémunir vde toute instrumentalisation.

Efforçons nous préserver l’esprit de la loi de 1905 et notamment cette séparation des églises et de l’état dont la remise en cause, par deux présidents qui ont cru devoir manifester (Sarkozy et Macron) des attaches particulières avec certaines religions, est bien plus préoccupante que le foulard d’une dirigeante de l’UNEF.

Sans omettre ceux qui voudraient nous inscrire comme héritiers des influences politiques et culturelles passées de notre chrétienté, laquelle n’a pas toujours œuvré pour l’émancipation humaine, même si l’on peut lui reconnaître certaines valeurs qui peuvent conduire à plus de justice et plus de solidarité. Mais n’est ce pas l’un des aspects contradictoire de toute religion.

 

Une militante voilée de l’Unef déclenche une polémique

 
Figaro Etudiant
Il y a 1 heure
 
 
Interviewée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées, Maryam Pougetoux, présidente du syndicat Unef à l’université Paris IV, est au cœur d’une polémique autour du voile islamique à l’université.etudiant: Maryam Pougetoux au journal télévisé de M6, ce samedi 12 mai. © M6/ Capture d’écran Maryam Pougetoux au journal télévisé de M6, ce samedi 12 mai.Un simple reportage télévisé crée la polémique depuis ce week-end. Samedi, le journal de la chaîne M6 revenait sur la situation dans les universités bloquées, et la difficulté qu’ont ces établissements à y assurer sereinement la bonne tenue des examens. En cause, la brève apparition de la militante étudiante Maryam Pougetoux, présidente du syndicat Unef à l’université Paris IV. La militante a déclenché, malgré elle, une polémique, non pas en réaction à son discours engagé contre la réforme de l’accueil à l’université, mais bien à cause du voile islamique qui lui couvre les cheveux.

Comme souvent lorsque la polémique touche à un sujet concernant la laïcité, la mèche a été allumée par Laurent Bouvet, politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain. Habitué des polémiques sur les réseaux sociaux, et farouche défenseur de sa conception de la laïcité, le professeur de sciences politiques s’en est pris directement à Maryam Pougetoux. Dans un message posté sur Facebook, Laurent Bouvet publie une photo de la jeune femme avant de railler en commentaire «la convergence des luttes [...] bien entamée» à l’Unef. 

 

Une «odieuse campagne de harcèlement raciste»

Quelques minutes plus tard, c’est l’essayiste et militante Céline Pina qui s’indigne de la présence médiatique de la militante de l’Unef. Dans un long message, elle dénonce l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le «développement des filières indigénistes et islamistes». «Ce sont les étudiants musulmans de France (EMF), filiale des frères musulmans, qui en sont chargés. Visiblement dans certains endroits, la manipulation a réussi» écrit-elle. En commentaires, le membre du parti socialiste et ancien membre de l’Unef, Julien Dray, s’insurge à son tour: «La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat mené dans les universités… Bien des membres de l’UNEF doivent être effarés…».

Face au déferlement de commentaires à l’encontre de Maryam Pougetoux, le camp opposé s’est rapidement manifesté, avec comme outil de ralliement le mot-clé #SoutienAMaryam. La très populaire et médiatique militante Rokhaya Diallo s’indigne de la «chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) qui ont l’outrecuidance de se rendre visibles». Une chasse «orchestrée» selon elle «par le Printemps républicain».

La militante dresse ici la liste des précédentes polémiques, souvent déclenchées par Laurent Bouvet, notamment celle ayant visé Mennel, candidate voilée du télécrochet The Voice. Elle est rapidement rejointe par d’autres militants comme Sihame Assbague, qui dénonce «une odieuse campagne de harcèlement raciste».

Après plusieurs heures de tension entre les deux camps, le syndicat Unef a réagi par la voie d’un communiqué de presse. Le syndicat étudiant y condamne «le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime» et s’attaque directement à Laurent Bouvet, qu’il accuse de dissimuler «une islamophobie décomplexée» derrière «son débat sur la laïcité excluante».

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

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