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Emploi à vie, et pourquoi pas ? Pour tous !

Posté par jacques LAUPIES le 3 avril 2018

 

Est ce pour donner un ton péjoratif à la garantie de l’emploi accordée par le statut des cheminots – après un an d’essai – que les commentateurs  sur la grève en préparation nous parlent d’emploi à vie comme pour mieux les opposer à ceux qui sont menacés de le perdre ?

En ces temps de manipulations  médiatiques il faut toujours être prudent et s’attendre au pire. Mais cette tentative d’opposer les cheminots aux autres salariés, de tenter d’en faire des privilégiés, des bornés hostiles à toute réforme, pourrait bien se retourner contre les inventeurs de nouveaux vocabulaires.

D’ailleurs les journalistes et autres commentateurs divers voient de plus en plus le gouvernement s’engager dans une partie de poker qui les place le cul entre deux chaises dans le conflit naissant. Car, si les larbins économiques et politiques du libéralisme incarné par les nouveaux venus macroniens s’efforcent de les utiliser pour le mauvais coup social qu’ils préparent, les médias qui vont au charbon, à la rencontre du public et des travailleurs en lutte, sont tentés, pour certains, de faire la part des choses.

D’autant que le pouvoir, qui n’est probablement pas constitué que de jeunes uberlus  coupés des réalités, commence à montrer des signes de faiblesse et va tenter de trouver avec les organisations syndicales réformistes des compromis compromettants pour ces dernières.

C’est oublier que les cheminots jouent une partie déterminante pour leur avenir : celui de l’entreprise et en définitive celui des usagers. Et qu’ils en sont conscients !

Déjà en 1951 quand je passais mon concours d’entrée au  centre d’apprentissage  SNCF de Nîmes j’entendais  mes parents s’en féliciter parce que j’aurais la garantie d’un emploi et je dois dire qu’adolescent cela était attractif. D’autant que je voyais autour de moi bien des jeunes inquiets pour leur avenir  Déjà !

Si je n’ai jamais connu une grande prospérité tout au long de ma vie je dois dire, avec un salaire au final d’agent de maitrise que le fait d’avoir la garantie de l’emploi m’a permis de bénéficier de cette liberté, essentielle lorsque l’on veut s’engager dans le militantisme syndical et social en général : défendre ses intérêts collectifs et donc individuels sans être contraint de subir cette menace de perdre son emploi ou de subir des pressions de toutes sortes qui affectent vie sociale, vie familiale et donc le droit à la contestation, à la dignité ! 

Bien qu’imbibés des discours du libéralisme sur la liberté qui n’appartiendrait qu’à la libre entreprise et hors de la pseudo aliénation des statuts de fonctionnaires, les nouvelles générations doivent mesurer que sans les conventions collectives, sans un droit du travail plus protecteur qu’il ne l’est, leur vie sera plus dure. En témoigne la progression des pathologie psychique qui affecte de plus le monde du travail. Les cheminots en défendant leur statut défendent un principe qui devrait être élargi à tous !

Et lorsque j’entends dans un débat cet ahuri de François de Closets, commentateur de service pour le patronat, dont l’anti syndicalisme n’a d’égal que l’ultra libéralisme qu’il affiche, se présenter en défenseur des pauvres contre des cheminots qui seraient donc « riches » cela frise l’indécence. Didier Le Reste quasiment seul contre tous l’a fort heureusement remis à sa place, comme il a apostrophé les autres intervenants invités d’un Pujadas égal à lui-même sur LCI !

La bataille de l’opinion est engagée avant même que ne débute les grèves. Soutenons le camp du travail contre celui des profiteurs…

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Sur le terrain des reporters en position délicate : assurer l’objectivité dans la traduction de l’opinion des usagers et du public

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A gauche le collabo du patronat : François de Closets, à droite le communiste Didier Le Reste ancien Secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots

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Le représentant des usagers : mi figue, mi raisin

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Des prévisions qui inquiètent le gouvernement !

Le 3 avril, le train des ripostes accélère

 

Pierre-Henri Lab
Vendredi, 30 Mars, 2018
Humanité Dimanche
Photo Julien Jaulin/Hanslucas.com

Photo Julien Jaulin/Hanslucas.com

La mobilisation nationale des cheminots du 22 mars a tourné à la démonstration de force. Et la grève, à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, Unsa ferroviaire et SUD rail, s’annonce suivie le 3 avril. Le même jour, un débrayage est annoncé à Air France et dans la collecte des déchets, tandis que le 19 avril, la CGT passe à nouveau à l’action. Le gouvernement craint la contagion…

Des pétards qui détonent. Des sifflets de train, des sonos qui hurlent, des manifestants qui s’époumonent en scandant des slogans hostiles à la réforme ferroviaire, à la direction de la SNCF, au patronat, au gouvernement et au « président des riches ». Beaucoup de bruit, mais aussi des sourires et des rires qui traduisent un état d’esprit combatif. Le 22 mars, les cheminots ont massivement répondu à l’appel de la CGT, rejointe par la CFDT, l’Unsa et SUD rail. Ils sont 25 000, selon les organisateurs, à avoir battu le pavé parisien. Ils auraient pu être plus nombreux si la direction, inquiète de ce succès annoncé, n’avait pas annulé plusieurs trains de manifestants. Avec la grève suivie à 35,4 % alors que seuls SUD rail et l’Unsa avaient déposé un préavis essentiellement pour permettre aux manifestants de se rendre à Paris, la mobilisation a tourné à la démonstration de force.
Loin de les assommer, le déchaînement de propagande les désignant comme des « privilégiés » a attisé leur colère. Ce « cheminot bashing », comme le dénonce Emmanuel, strasbourgeois et syndiqué CFDT, a même pour effet de ressouder les salariés entre eux alors que la désunion syndicale et les cloisonnements internes de l’entreprise, fruits des restructurations incessantes imposées par la direction, ont contribué à les diviser ces dernières années.
 
Dans le cortège dominé par les couleurs de la CGT, beaucoup de jeunes et de non-syndiqués à l’image de Laura, guichetière à Paris qui, à 30 ans, défile pour la première fois et dit son « ras-le-bol » d’être désignée « responsable de la situation alors que, nous, subissons la dégradation des conditions de travail ». Les cadres, sur lesquels la direction avait pris l’habitude de s’appuyer pour réduire les effets des conflits en leur faisant remplacer des grévistes, sont aussi très nombreux. « Du jamais-vu, mon service Ingénierie et Développement est en grève à 50 % », témoigne David, syndiqué l’Unsa, « révolté contre la casse de l’entreprise » et « bien déterminé à obtenir l’abandon de la réforme ».
 
Les adhérents des syndicats dits « réformistes » sont au diapason de ceux de la CGT. « Le service public n’est pas négociable », assène ainsi Rémy, conducteur de train, syndiqué CFDT, venu d’Alsace. Les Nancéiens Lucie et Julien, qui dansent en agitant le drapeau de leur syndicat CGT, ne cachent pas leur joie. « Il y a une vraie prise de conscience dans la SNCF. À part la direction, il n’y a plus grand monde pour soutenir le gouvernement », expliquent-ils.
 
Absentes de la mobilisation contre la réforme ferroviaire de 2014, pourtant inspirée par la même logique que celle de Macron, la CFDT et l’Unsa sont, cette fois-ci, partie prenante. « La culture de l’Unsa, c’est la négociation, mais nos mandants sont en colère », explique son secrétaire général, Roger Dillenseger.
 
Le gouvernement, qui a perdu la bataille idéologique dans l’entreprise, va-t-il remporter celle de l’opinion ? Si, selon un sondage Odoxa paru le 23 mars, 58 % des personnes jugent qu’« une grève reconductible et illimitée n’est pas justifiée », elles sont 50 % à estimer que « le gouvernement doit tout faire pour éviter cette grève, quitte à renoncer à certains points de sa réforme ».
 
Enfin, selon une autre enquête du même institut parue le 21 mars, 55 % des personnes interrogées trouvaient « justifiée » la mobilisation du 22 mars. Malgré le torrent de propagande déversé, rien n’est donc acquis pour le gouvernement, comme en témoignent les prises de position nouvelles en faveur des cheminots. « Depuis le 22 mars, nous recevons de nombreux mails d’usagers nous encourageant », explique Bruno Poncet, de SUD rail, qui, récemment, rapportait au contraire dans « l’Humanité Dimanche » (n° 600 du 8 au 14 mars) des manifestations d’hostilité. Inédit, une trentaine d’écrivains, d’artistes et d’intellectuels, dont Annie Ernaux, Laurent Binet, Étienne Balibar ou encore le cinéaste Robert Guédiguian, ont aussi lancé sur Mediapart un appel à la solidarité financière baptisé « Une cagnotte pour les cheminots grévistes » (www.leetchi.com/fr/Cagnotte/31978353/a8a95db7).
 
L’état d’esprit combatif des cheminots est-il contagieux ? En tout cas, le secrétaire général de la CGT services publics, Baptiste Talbot, estime que « le fatalisme et le doute sur la possibilité de gagner, nourris par le passage en force de la loi El Khomri et des ordonnances Macron, reculent dans les têtes ». Le syndicaliste en veut pour preuve « une présence accrue des jeunes et non-syndiqués » aux 180 manifestations qui ont rassemblé 500 000 personnes en France (cheminots compris) à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFE-CGC, FSU, FO, Solidaires, FA-FP, CFTC et CFE-CGC). Un nombre en progression par rapport à la précédente mobilisation (400 000, selon la CGT). Le ministère de l’Intérieur a compté, lui aussi, plus de manifestants (323 000, le 22 mars, contre 209 000, le 10 octobre).
 
Après le succès du 22 mars, le gouvernement assure qu’il ne reculera pas. En déplacement à Bruxelles le jour-même, Emmanuel Macron a affirmé que « l’impact (des mouvements sociaux) n’existe pas » et qu’ils ne sont pas de nature à conduire le gouvernement à revenir sur ce qui a commencé à être mis en œuvre ». Reste que cette sérénité affichée cadre mal avec l’attitude du gouvernement.
Ainsi, selon la CGT, l’exécutif a tenté de minimiser la mobilisation dans la fonction publique en faisant « disparaître les grévistes ». Alors que le nombre de manifestants est en hausse, les taux de grévistes annoncés sont en léger recul par rapport au 10 octobre (12,8 % dans la fonction publique d’État, 8,11 % dans la territoriale et 10,9 % dans l’hospitalière). Symptôme de la fébrilité qui le gagne, le gouvernement lâche aussi du lest. Après la « correction » de la hausse de la CSG pour 100 000 retraités, annoncée le 21 mars par le premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé, le 23 mars, qu’il proposerait « des rattrapages » de salaires aux métiers « mal payés » de la fonction publique.
 
Ces manœuvres visent à désamorcer la crise sociale qui couve. Le succès de la manifestation nationale des cheminots annonce une grève fortement suivie les 3 et 4 avril prochains. C’est aussi le 3 avril qu’a choisi l’intersyndicale d’Air France pour une nouvelle grève sur les salaires (voir page 19). C’est la même date que les fédérations CGT des transports et des services publics ont choisie pour appeler les éboueurs à une grève reconductible pour « la reconnaissance de la pénibilité ». L’exécutif n’en a pas fini non plus avec les fonctionnaires, dont l’intersyndicale devait se réunir le 27 mars au soir. Enfin, la CGT a annoncé une journée d’action interprofessionnelle le 19 avril prochain pour « les services publics, l’emploi et les salaires ».12

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Deux infos qui se recoupent…

Posté par jacques LAUPIES le 2 avril 2018

 

Gaza : le PCF demande une intervention immédiate pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien

31/03/2018 – PCF
Deux infos qui se recoupent... dans POLITIQUE

Chaque 30 mars lors de la grande marche du retour pour la Journée de la terre, les Palestiniens commémorent la mort, en 1976, de six arabes israéliens tués lors d’une manifestation contre la confiscation de leur terre par Israël. Ils se mobilisent pour faire droit au retour des réfugiés palestiniens.
Cet année ils étaient plus de 30 000 sur la bande de Gaza a manifester pacifiquement alors que des tireurs d’élite de l’armée israélienne avaient l’autorisation de tirer sur eux à balles réelles. Vendredi 30 mars, on compte 16 palestiniens assassinés et plus de 500 blessés.
Ce massacre intervient dans un contexte où le gouvernement d’extrême droite Israélien se sent pousser des ailes. Aidé par les décisions mortifères de Trump, il s’attaque aux « arabes israéliens », c’est à dire les palestiniens restés en Israël après 1948, en adoptant à la Knesset La loi sur “l’État-nation”, qui va constitutionnaliser le caractère exclusivement juif de l’État et l ‘apartheid.
Jusqu’où ira cette politique qui fait feu de tout bois des lois internationales et des droits humains des Palestiniens ?
Le PCF, à la fois indigné et très inquiet de cette escalade dangereuse et meurtrière, demande au président Macron et à l’ensemble de la communauté internationale d’intervenir immédiatement pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien.

Front national et Ligue de défense juive : deux extrêmes droites pour une même haine

Grégory Marin
Vendredi, 30 Mars, 2018
L’Humanité
Interdite aux États-Unis, mais aussi en Israël, la Ligue de défense juive sévit encore dans l’Hexagone. Photo : Boris Horvat/AFP

Interdite aux États-Unis, mais aussi en Israël, la Ligue de défense juive sévit encore dans l’Hexagone. Photo : Boris Horvat/AFP
 

Elle expulse Jean-Luc Mélenchon de la manifestation, mais protège Marine Le Pen… La Ligue de défense juive, au nom de la lutte contre l’islam, amalgame antisionisme et antisémitisme et cultive sa proximité avec le FN.

Il est piquant, quoique alarmant, d’entendre la quarantaine de gros bras – pour certains casqués – assurant le service « d’ordre » de la manifestation en hommage à Mireille Knoll, mercredi soir, hurler des « Collabos ! » à l’encontre des cadres de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête, avant de les sortir manu militari du cortège. Car la Ligue de défense juive (LDJ), qui appliquait ainsi les consignes tacites du Crif, défendra plus tard la présence de Marine Le Pen, la présidente du Front national, et du député FN Gilbert Collard. Les défenseurs de « l’État hébreu » d’Israël et l’héritière du parti cofondé en partie par d’anciens Waffen SS et collaborateurs avec les nazis (1) main dans la main contre les islamistes ? On se pince…

La LDJ, bras armé de l’extrême droite israélienne en France, n’était pas programmée pour un compagnonnage avec le Front national. C’est l’entremise d’un homme, Jean-Claude Nataf, qui a scellé l’alliance de circonstance. Dans les années 1980, il milite au Betar, un mouvement de jeunesse sioniste, avec… Francis Kalifat, l’actuel président du Crif. Si, officiellement, le conseil et la LDJ n’ont « pas de rapports », expliquait Nataf à Libération en juillet 2014, « quand ils organisent quelque chose, nous (l’autoproclamé Service de protection de la communauté juive – NDLR) sommes sur place pour sécuriser ». Dans les années 1990, Le Pen, entre « point de détail » et rapprochement avec les pays arabes (le président du FN est reçu en pleine guerre du Golfe, en 1990, à Bagdad, par Saddam Hussein), n’a pas bonne presse chez les juifs extrémistes. Il faut attendre le début des années 2000 et l’apparent changement de logiciel frontiste, optant pour un discours anti-islam et « anti-racaille », pour que des contacts se nouent. Étonnamment, via un proche de Marine Le Pen, Philippe Péninque, un ancien du GUD vu mercredi aux côtés de Nataf. Interrogé par le Parisien après le meurtre d’un bijoutier juif à Paris en avril 2011, Nataf imaginait les juifs de France « de plus en plus pour un vote protestataire en faveur du Front national ».

Interdite aux États-Unis, mais aussi en Israël, la Ligue de défense juive sévit encore dans l’Hexagone, à l’inverse d’autres « organisations criminelles fascistes » (les Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième Voie, dissoutes en 2013), rappelait le député PCF Jean-Jacques Candelier en 2014, à l’occasion d’une violente « descente » de la LDJ contre des militants pro-Palestiniens, à Paris. Le PCF réclamait alors la « dissolution administrative » de ces « barbares dont le seul but est de créer un amalgame entre judaïsme et sionisme ». La demande, à laquelle s’est associée hier la FI, est toujours d’actualité.

(1) Léon Gaultier, ancien milicien engagé dans la Waffen SS ; Victor Barthélémy, fondateur de la Légion des volontaires français ; François Brigneau et Roland Gaucher, miliciens, ont participé, avec Jean-Marie Le Pen, à la création du FN en 1972.

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50 ans après : les luttes feront elle le printemps ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 avril 2018

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…et lui va-t-il prolonger l’hiver ?

Une hirondelle ne fait pas le printemps dit-on. 

Les luttes qui se développent ne referont pas nécessairement celui de 1968 C’est bien ce que se disent probablement nombre de syndicalistes et de militants de la » gauche révolutionnaire » qui cependant espèrent en une lutte d’ensemble, simultanée, réunissant tous les mécontentements.

L’ampleur du mouvement de 1968 qui fit céder le patronat et ses représentants politiques de l’époque est cependant plus ou moins secrètement souhaité en 2018.

Qu’il ait lieu ou pas sa nécessité n’en est pas moins bien réelle pour notre peuple. Et chacun de nous, ouvrier ou employé, chômeur ou précaire, jeunes ou retraité, doit bien se mettre dans la tête que son avenir, celui de ses enfants, repose sur sa prise de conscience et son entrée en lutte ou son soutien.

Il est des moments ou refuser de s’engager activement dans les rangs de sa classe – exploitée – qui  peut se reconnaître dans une défense d’intérêts communs de vendeur de sa force de travail, par delà  les différence catégorielles, contre une minorité  de dominants – exploiteurs à grande échelle disposant des outils de production et du capital et du contrôle politique des services publics.

Après tout, sans vouloir m’ériger en donneur de leçon je m’octroie le devoir de dire : oubliez vos difficultés quotidiennes, oubliez votre isolement, votre solitude, soyez vous même en étant avec les autres.

Le « Je » n’est qu’un « Nous » que l’on refoule. Et il grandit dans son association avec les autres. N’écoutez pas le chant des sirènes des diviseurs : entrez dans la bataille ou pour le moins encouragez vos semblables à le faire avec votre soutien entier !

50 ans après je vous y invite il y va de votre avenir…

 

Mobilisation. L’énergie entre dans la grève en même temps que les cheminots

Entretien réalisé par Lola Ruscio
Vendredi, 30 Mars, 2018
L’Humanité
Une, deux ou trois journées d’action et de grève auront lieu dans les entreprises d’ici le 19 avril. Maunoury/Andia.fr<br />

Une, deux ou trois journées d’action et de grève auront lieu dans les entreprises d’ici le 19 avril. Maunoury/Andia.fr
 

La CGT mines-énergie appelle les salariés du secteur à cesser le travail dès le 3 avril, jour de début des actions à la SNCF, pour demander « la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz », explique Sébastien Menesplier, Secrétaire général de la FNME CGT.

Les salariés de l’énergie entament un mouvement de grève, à l’instar des cheminots, des éboueurs et des employés d’Air France. À l’appel de la CGT mines-énergie, le premier syndicat du secteur, ils seront dans l’action chaque semaine à partir de mardi prochain, explique son responsable, Sébastien Menesplier.

Électriciens et gaziers sont appelés à déclencher un mouvement de protestation à partir du 3 avril et jusqu’au 28 juin. Certains jours de grève coïncideront avec le mouvement des cheminots. Pourquoi cette initiative ?

Sébastien Menesplier Il fallait donner une suite à la manifestation du 22 mars, qui a largement mobilisé les salariés du secteur de l’énergie. On a compté entre 18 et 30 % de grévistes par entreprise et plus de 60 % dans certaines unités de production. Notre calendrier est calé sur celui des cheminots pour faire converger les luttes. Ensemble, on se bat pour l’avenir du service public et contre les ravages de la concurrence déloyale. Notre secteur a été libéralisé depuis des années, et cela n’a rien provoqué de bon. C’est avec les agents de la SNCF, les éboueurs, les salariés d’Air France et les autres professions que nous allons faire reculer le gouvernement.

Comment prévoyez-vous d’organiser ce mouvement de grève ?

Sébastien Menesplier Des actions se dérouleront chaque semaine, à partir du 3 avril. Dans un premier temps, nous allons mobiliser les salariés en vue de la journée interprofessionnelle du 19 avril. En attendant, une, deux ou trois journées d’action et de grève auront lieu dans les entreprises. Les employés décideront des modalités d’action comme des coupures d’électricité ciblées sur des entreprises, par exemple. On peut également jouer les Robins des bois en remettant l’électricité ou le gaz à des familles en précarité énergétique. Des baisses de production dans les centrales électriques et sur les sites gaziers d’Engie ne sont pas non plus à exclure. La journée de mobilisation du 19 avril sera importante pour mesurer le rapport de force et programmer la suite du mouvement.

Dans l’Humanité, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a incité chaque secteur à « se mobiliser sur la base de (ses) propres revendications » . Quelles sont les vôtres ?

Sébastien Menesplier On demande la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz, qui a démarré sous le gouvernement Jospin, dans les années 2000. La concurrence déloyale a augmenté la précarité énergétique : 12 millions de Français en sont victimes. Le service se dégrade et les tarifs d’électricité sont en hausse. Du côté des salariés, la souffrance au travail s’accroît à cause des baisses d’effectifs. Plus de 15 000 postes ont été supprimés depuis une vingtaine d’années. Des centrales au charbon et une dizaine de sites ont été fermés, des boutiques de proximité ont mis la clef sous la porte… L’objectif est de sortir de ce marasme. Nous demandons un nouveau service public de l’électricité et du gaz, et la création d’un statut d’énergéticien pour l’ensemble des salariés. Les employés doivent signer le même contrat de travail. En parallèle, nous voulons peser sur les débats publics qui s’ouvriront le 19 mars, dans le cadre de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). L’idée est de dire que l’énergie n’est pas une marchandise, mais un besoin vital qui devrait être organisé dans un service public.

Pour l’heure, votre fédération est l’unique syndicat à appeler à ce mouvement de protestation. Une intersyndicale pourrait-elle voir le jour ?

Sébastien Menesplier On a essayé de bâtir une intersyndicale, il y a une quinzaine de jours, sans succès. Ce n’est pas simple, chacun reste sur ses points de vue. À l’heure actuelle, on travaille, avec les fédérations syndicales via les comités centraux d’entreprise, notamment ceux d’EDF et d’Engie, à une campagne autour du service public de l’électricité et du gaz. L’idée est d’informer les usagers et les salariés sur les conséquences de la libéralisation du secteur. Dans ce contexte, on ne s’interdit pas d’organiser une journée de mobilisation ou un meeting. Sur le terrain, des syndicalistes de FO, de la CFDT et de la CFE-CGC témoignent auprès de la CGT d’une volonté de travailler ensemble. C’est marginal, mais ça signifie que quelque chose se passe.

 

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