Les deux potiches, le mâle dominant et l’autre
Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2018
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Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2018
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Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2018
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Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2018
Un ministre de l’Intérieur encarté jusqu’à récemment au Parti socialiste, membre de la République en marche, qui se dit « progressiste », peut-il réactiver le logiciel de l’extrême droite ? En estimant que « certaines régions » sont « submergées par les flux de demandeurs d’asile », Gérard Collomb fait sien le vocabulaire du Front national, à mille lieues de la politique de « bienveillance » prônée par le président de la République.
Dernier exemple en date d’un lent glissement sémantique qui piège les politiques, jusqu’à la gauche, dans le « prêt-à-penser » de l’extrême droite. Une offensive de dévoiement de la pensée gramscienne – la fameuse « bataille pour l’hégémonie culturelle » – entamée il y a plus de quarante ans, dont les penseurs (le Grece d’Alain de Benoist, le Club de l’horloge de Jean-Yves Le Gallou et Bruno Mégret) sont sortis des mémoires mais dont les mots, on l’a vu dans le débat sur la loi asile et immigration, font encore des ravages. Lire la suite
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Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2018
Edito : Prenons la parole Avril 2018
Sur le plan national nous assistons à un développement des luttes sociales qui traduisent une partie d’un mécontentement général dont l’origine est dans une aggravation des conditions de vie des français, notamment des catégories modestes : dégradation des salaires et revenus, des institutions de soins, d’éducation, de transport, de justice, toutes amputées de moyens nécessaires à leur développement notamment en personnel. Le chômage et la précarité persistent tout autant que la déscolarisation. Sans compter les difficultés subies par les collectivités territoriales.
Les pouvoir en place est issu d’une élection antidémocratique qui élimine les 4/5 de la population de leur choix initial, concentrant sur deux candidats à l’élection présidentielle dont le vainqueur Macron jouit de toutes les faveurs de la finance, du monde politique et médiatique qu’elle contrôle.
Il suffit d’observer attentivement les grands moyens d’expression télévisés, publics ou privés, pour deviner les choix politiques que l’on veut nous imposer : les pseudos réformes, toutes anti sociale, pour ne pas dire anti nationales sont, accompagnées de mise en condition de l’opinion avec commentaires et reportages appropriés justifiant la liquidation des entreprises et service publics (Poste, SNCF, Tribunaux, Hôpitaux et bientôt Système de retraite) Et les simulacres de débats télévisés ne sont là que pour donner l’illusion d’un pluralisme en réalité grand absent.
On pourrait tenir le même raisonnement en matière de politique étrangère ou apparait, malgré les gesticulation du Président Macron avec son « homologue » Trump.le risque de conflits dans lesquels nous n’avons rien à faire et qui présentent un danger pour la paix.
Face à ces choix de la bourgeoisie française, des obscurantismes de toutes sortes se nourrissent de l’incapacité des socialistes, de la droite réformiste et de la droite dite « nationale » ou « patriotique » qui capte les mécontentements et ne nous préparent pas des lendemains qui chantent.
Prenons la parole pour les faire déchanter ! jacques.laupies@orange.fr
Malgré les retenues sur les paies, une centaine de cheminots de la gare de Lyon (Paris) ont voté, hier, à l’unanimité pour la reconduction du mouvement.
Au neuvième jour de la grève, la détermination des cheminots reste intacte. Hier, à l’assemblée générale de la gare de Lyon, à Paris, une centaine de mains se lèvent immédiatement pour voter à l’unanimité la reconduite de la grève jusqu’à ce matin. « Ici, on compte aujourd’hui 87 % de conducteurs et de contrôleurs en grève, et 60 % d’aiguilleurs. La mobilisation se maintient au même niveau depuis le début du mouvement », explique Bérenger Cernon, conducteur de train et secrétaire général de la CGT des cheminots de la gare de Lyon. « La direction raconte que la mobilisation s’essouffle, mais on est toujours présents et c’est le bordel dans les trains », abonde, micro en main, Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail.
Pour autant, si, à la gare de Lyon, le mouvement n’a rien perdu de son ampleur, les difficultés se font sentir pour les grévistes. Les fiches de paie d’avril arrivent et ils vont découvrir le manque à gagner exact de leur participation au conflit. « Ce matin, sur le piquet de grève, des copains nous ont dit que c’était dur de tenir parce que la fin du mois approche », regrette le syndicaliste CGT. Pour limiter la perte de salaire, les cheminots font grève par roulement et se calent sur la méthode innovante du « deux-cinq », le calendrier de grève alternée deux jours sur cinq décidé à la mi-mars par l’intersyndicale et qui permet de ne pas essouffler les troupes.
Certains grévistes reprochent à la « D2I » (la déclaration d’intention individuelle) de pénaliser le mouvement. Depuis la loi sur le service minimum de 2007, les conducteurs, les contrôleurs et le personnel des infrastructures doivent remplir 48 heures à l’avance cette déclaration pour prévenir qu’ils vont cesser le travail. « Pour faire grève lundi, il fallait penser à poser sa D2I samedi, illustre le syndicaliste cégétiste. Il y a des loupés, des gens oublient et laissent passer la date. »
Reste que le sentiment de défaitisme n’est pas à l’ordre du jour. L’annonce du gouvernement, le 16 avril, de la filialisation du transport de marchandises et, deux jours plus tard, de la fin du recrutement au statut de cheminot dès janvier 2020, alors que la « concertation » avec les syndicats n’est pas terminée, a renforcé l’envie des cheminots d’en découdre avec ce projet de loi ferroviaire. Pour Régis Paillaud, délégué du personnel Unsa des conducteurs de train de la gare de Lyon, le gouvernement reste sourd aux attentes des grévistes. « On n’a pas d’autre choix que de continuer le mouvement, on savait de toute façon qu’on n’allait pas gagner en une semaine », développe-t-il.
Hier, à l’appel de la CGT, au moins 400 cheminots ont envahi le siège social de Fret SNCF, basé à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la filialisation de cette branche de l’entreprise.
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Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2018
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.
Cent quatorze ans jour pour jour après sa naissance et toujours fidèle à sa promesse originelle d’indépendance, l’Humanité doit faire face à de multiples et importantes difficultés. Le lectorat de la presse papier baisse sans cesse. Le développement du numérique s’effectue dans l’incertitude et sans projet économique viable pour l’ensemble de la presse d’information. De grands groupes industriels et financiers ont profité de la grande fragilité de ce secteur pour mettre la main sur l’essentiel des grands médias et de la presse écrite. Dans ce contexte brutal, qui joue à armes inégales et en notre défaveur, l’Humanité continue d’exister grâce à l’abnégation de ses équipes, au soutien de ses lectrices et lecteurs et de ses amis. Nous savons votre engagement répété pour permettre à nos journaux de vivre et d’être lus, à notre Fête de continuer de réunir chaque année des centaines de milliers de personnes. Sans votre soutien, l’Humanité ne serait pas cette voix quotidienne indispensable au pluralisme et donc à la vie démocratique du pays. Grâce à cet engagement, et pour beaucoup d’entre vous à un effort financier qui vous a coûté, nous sommes parvenus ces derniers temps à sortir des situations dangereuses dans lesquelles l’Humanité a été sciemment placée. Nous ne saurons jamais assez vous en remercier.
Depuis sa création par Jean Jaurès, l’Humanité a toujours dû compter sur ses propres forces : celles de ses équipes, de ses lecteurs et amis, réunis dans la même quête d’un monde de justice, de liberté et d’égalité, en assumant l’affrontement avec de puissantes forces d’argent comme avec les forces réactionnaires et conservatrices. Aujourd’hui, l’Humanité fait face à deux défis : trouver les moyens financiers pour faire face à ses besoins immédiats et engager un nouvel élan pour devenir un média multicanal. C’est la condition pour élargir son audience, notamment dans la jeunesse dont l’accès à l’information passe par le numérique, et augmenter ses recettes pour stabiliser sa situation. Nous avons engagé d’importants chantiers pour réussir la relance de nos titres et de notre plateforme. Ils demandent aujourd’hui de nouveaux financements pour voir le jour, que nous refusent pour l’instant les banques.
C’est donc une nouvelle fois vers vous, lectrices, lecteurs et amis, que nous nous tournons pour réaliser ce saut qualitatif : garantir la pérennité de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et améliorer leurs contenus tout en donnant un souffle radicalement moderne à notre plateforme numérique. Nous affirmons ainsi l’ambition de rayonner d’un éclat nouveau dans un monde obscurci par les violences sociales et la loi scélérate de l’argent roi.
L’enjeu du développement numérique est en effet étroitement lié au défi politique et idéologique actuel où s’entremêlent les crises, démocratique, sociale, économique, écologique, avec pour décor une offensive violente des puissances industrielles et financières. Dans son projet de remodelage complet de la France aux canons de la mondialisation capitaliste, le nouveau pouvoir s’adjoint la puissance de feu d’une communication tous azimuts. Les principaux médias sont devenus propriété de grands groupes qui participent du même projet global et inégalitaire de l’ultralibéralisme.
Dans ce paysage, la voix de l’Humanité est indispensable. Indispensable pour donner la parole à celles et ceux qui en sont quotidiennement privés. Indispensable pour rendre visible le monde du travail dissimulé sous la propagande libérale et actionnariale. Indispensable pour défendre les services publics aujourd’hui menacés, non plus un par un, mais dans leur définition même et comme éléments constitutifs de nos sociétés. Indispensable pour mettre en lumière les initiatives de l’ombre et les luttes qui se multiplient pour des travailleurs précaires ou privés d’emploi, des migrants et réfugiés, ou pour donner vie à des alternatives écologiques et sociales. Indispensable pour faire entendre la voix de la justice, de la diplomatie et du désarmement dans un monde hanté par les sirènes de la guerre. Indispensable pour éclairer par des informations justes et exactes les nouveaux chemins d’humanité que défrichent des milliers de nos concitoyens et de militants politiques, syndicaux et associatifs engagés pour la défense de causes universelles. Indispensable, enfin, pour travailler à l’union des forces et des volontés transformatrices.
C’est en ce sens que, à l’occasion du 114e anniversaire de l’Humanité, nous lançons trois mois de mobilisation exceptionnelle rythmés par une amélioration de l’Humanité le 2 mai, une refonte de l’Humanité Dimanche le 31 mai, le lancement d’un nouveau projet numérique dont la première phase sera active le 20 juin, et le lancement de la préparation de la Fête de l’Humanité dès la mi-mai. Pour une information alternative décryptant les stratégies du macronisme afin de mieux le combattre, pour aider les travailleurs et nos concitoyens à faire irruption sur la scène sociale et politique, pour faire émerger un projet neuf de transformation sociale et écologique, pour le désarmement et la paix, nous avons ensemble un énorme et enthousiasmant défi à relever. Allons-y hardiment ! Nous en ferons un premier bilan lors d’une rencontre de mobilisation pour l’Humanité le 25 mai prochain à la Bellevilloise, à Paris.
Le nouvel effort que nous vous demandons doit être appréhendé à la hauteur de ces défis. C’est conscient de notre responsabilité éditoriale et politique que nous souhaitons vous voir contribuer à cette souscription exceptionnelle pour que nous donnions, ensemble, un nouvel élan à l’Humanité. Du fond du cœur, merci.
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