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La poésie c’est pour qui ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 mars 2018

Cela mérite un commentaire. Je le ferai plus tard
 

 

« La poésie ? Un arc-en-ciel qui se lève à minuit »

 

Entretien réalisé par Nicolas Dutent
Jeudi, 1 Mars, 2018
L’Humanité
Pour Sophie Nauleau, «	la poésie est la forme d’expression précisément la plus aventureuse, la plus foudroyante et la plus efficiente qui soit. Le contraire des paroles toutes faites et autres 0x201C	éléments de langage	0x201D.	» André Velter<br /><br /><br /><br />

Pour Sophie Nauleau, « la poésie est la forme d’expression précisément la plus aventureuse, la plus foudroyante et la plus efficiente qui soit. Le contraire des paroles toutes faites et autres 0x201C éléments de langage 0x201D. » André Velter

Sophie Nauleau succède à Jean-Pierre Siméon à la direction du Printemps des poètes, qui se tiendra du 3 au 19 mars. Rencontre avec l’auteure et spécialiste de poésie qui a rangé cette 20e édition sous une bannière « qui étonne et aimante », l’ardeur.

Vous avez servi la poésie comme productrice et prolongez désormais cette mission à la tête du Printemps des poètes. Comment la nouvelle directrice est-elle tombée dans la poésie ?

SOPHIE NAULEAU Je ne suis pas tombée dans la marmite du druide ! Il n’y avait pas de Panoramix ni de poète à la maison, où on lisait plus volontiers Astérix, en effet, qu’Hölderlin. La poésie est venue avec l’école. Au primaire, volontiers récitée. Aux trop longues heures d’étude du collège, romantiquement plagiée. Au lycée, ouvertement adorée. Et, grâce à mes parents, qui m’ont toujours laissé libre accès au rayon livres de leurs hypermarchés, j’ai pu me procurer tous les titres qui me faisaient envie. C’est un professeur de lettres, l’année du bac de français, qui m’a définitivement convertie. J’ai même décidé d’entrer en hypokhâgne rien que pour continuer à suivre ses cours, totalement enamourée. À la Sorbonne ensuite, j’ai consacré une licence à Lucien Becker, puis une thèse à « la nouvelle oralité poétique », jusqu’à animer durant huit ans sur France Culture Ça rime à quoi, avec Patrick Molinier pour réalisateur. Spontanément je dirais que la poésie m’a élevée, peut-être même relevée, voire sauvée d’un tempérament à fleur de peau et d’âme. Quelle autre destinée aurait pu me permettre de donner raison aux mots qui, pour peu qu’on les entende, changent la vie ? Quelle autre voie aurait pu me permettre de suivre tous les élans du cœur ? S’il s’agit de tomber, comme on tombe en amour, alors oui, vous dites vrai, je suis bel et bien tombée en poésie.

Le festival a retenu un beau thème qui a valeur d’« emblème » : l’ardeur. Souhaitez-vous célébrer à travers ce choix la vigueur du poème, l’audace de la poésie, le feu et la fougue qui habitent les poètes ?

SOPHIE NAULEAU Parfaitement. Le verbe arder est présent dès le premier poème en langue française, la Cantilène de sainte Eulalie, datant de la fin du IXe siècle. L’ardeur est le souffle même de la poésie, le feu dont vous parlez. Et l’on pourrait détourner, à propos d’audace, la célèbre exhortation de Danton : De l’ardeur, encore de l’ardeur, toujours de l’ardeur… Surtout je souhaitais un étendard singulier, vaste et bienfaisant, qui contrecarre la noirceur ou le défaitisme ambiants. Calligraphiée par Ernest Pignon-Ernest, l’ardeur résonne comme un tocsin tonique et éternel, et cette aile bleue de Zélos qu’il a dessinée pour notre 20e édition ne peut que nous donner des ailes.

Si on s’aventurait à donner une définition de la poésie, quelle serait la vôtre ?

SOPHIE NAULEAU La forme d’expression précisément la plus aventureuse, la plus foudroyante et la plus efficiente qui soit. Le contraire des paroles toutes faites et autres « éléments de langage ». Ou alors : un arc-en-ciel qui se lève à minuit.

On dit à peu près tout et son contraire sur la situation de la poésie, dont le problème porte davantage sur sa circulation et sa reconnaissance que sa production, riche et variée. Quelles sont les difficultés et les possibilités actuelles de la poésie ?

SOPHIE NAULEAU On n’a jamais publié autant de livres de poésie qu’aujourd’hui. Et il n’y a jamais eu autant d’êtres aimantés par la poésie, quoi qu’en disent les médias. Nous n’avons pas assez de nos journées au Printemps des poètes pour ne serait-ce que simplement référencer tout ce qui paraît, recueils, revues, albums jeunesse, anthologies et autres supports numériques. Hélas, il ne suffit pas qu’une chose existe pour qu’elle soit reconnue et célébrée. Il est plus facile de parler à la télé du dernier film à un million d’entrées que des dernières remarques poétiques de Jacques Roubaud (Poétique. Remarques. Poésie, mémoire, nombre, temps, rythme, contrainte, forme, etc. – NDLR). Mais les poètes ne sont pas tributaires de l’actualité, ils ne craignent pas le temps long. Certes, le réseau des librairies s’est dramatiquement rétréci, il va nous falloir résister et inventer. En ce sens, l’Internet est potentiellement une formidable caisse de résonance. Et puis il y a tous ceux qui passent la poésie en contrebande, tel François Morel, dont le dernier opus aux Éditions du Sonneur a pour titre l’un des plus beaux vers de Reverdy : C’est aujourd’hui que je vous aime.

à paraître : la Poésie à l’épreuve de soi. Actes Sud, 13 euros.

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SNCF. Les cheminots, ces grands privilégiés… Vraiment ?

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2018

 

Marion d’Allard
Jeudi, 1 Mars, 2018
L’Humanité
Si les cheminots sont soumis aux 35/heures, les trai ns, eux, doivent circuler 24/heures sur 24 et 365 jours par an. Georges Gobet/AFP<br />

Si les cheminots sont soumis aux 35/heures, les trai ns, eux, doivent circuler 24/heures sur 24 et 365 jours par an. Georges Gobet/AFP
 

Régulièrement pointés du doigt, les conditions de travail et le statut des cheminots nourrissent critiques et fantasmes, accentués par un gouvernement et des partisans de la casse de l’entreprise publique prêts à tout. Décryptage.

À l’heure où le gouvernement annonce sans concertation ni possibilité de débat la fin des recrutements au statut pour les nouveaux entrants à la SNCF, les rumeurs refont surface, à grands coups de « privilèges », faux et parfois même farfelus, mais tellement ancrés qu’une majorité de l’opinion publique se dit aujourd’hui favorable à la disparition de ce statut spécifique.

Né en 1920, à l’époque des grandes compagnies privées, le statut des cheminots fixe alors, avant tout dans un souci de sécurité des circulations, l’égalité des conditions de rémunération et de recrutement, mais également les congés ou encore la couverture maladie des travailleurs du rail. Véritable « outil de protection sociale, il n’est pas surprenant que le statut dérange ceux qui veulent imposer plus de libéralisme, de concurrence et de flexibilité », analyse Maurice Samson, membre du bureau de l’Institut d’histoire sociale CGT des cheminots. Maintes fois réajusté au fil des réformes, le « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel » est l’ensemble des règles fixant « les conditions d’entrée dans l’entreprise, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance-maladie et le droit syndical », détaille la SNCF.

Mais, finalement, de quoi parle-t-on vraiment ?

Une fois de plus jeté en pâture, le statut qui encadre les conditions de travail de plus de 90 % des salariés de la SNCF ferait d’eux des « privilégiés », grassement payés et souvent en congé. « Une vieille méthode d’Emmanuel Macron (que) de considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n’a rien du tout », fustige Philippe Martinez, qui dénonce une campagne mensongère.

1 Les cheminots sont-ils employés à vie ?

Pour devenir « agent du cadre permanent » comme dit le jargon, c’est-à-dire être embauché au statut, la nouvelle recrue de la SNCF doit au préalable remplir des conditions impératives, parmi lesquelles être âgé de moins de 30 ans, être ressortissant d’un pays européen et présenter un casier judiciaire vierge. S’ensuit une période d’essai d’un an minimum et jusqu’à deux ans et demi pour les cadres, période dite de « stage d’essai » durant lequel « le contrat de travail peut être rompu sans indemnité », précise la SNCF. Une fois embauché au cadre permanent, il n’existe que trois motifs de rupture du contrat : la démission, la retraite mais aussi la radiation. Cette garantie de l’emploi « à vie » assure dans le temps un haut niveau de formation et de qualification des personnels et demeure, dans l’articulation des autres « droits et devoirs » inhérents au statut, « un rempart à l’individualisation, à la précarisation et à la mise en concurrence entre salariés d’une même entreprise », estime la CGT.

2 les cheminots partent-ils tous à la retraite à 50 ans ?

Actuellement, tous les cheminots au statut sont automatiquement affiliés au régime de prévoyance et de retraite des agents du cadre permanent. Ce régime prévoit le départ en retraite des agents sédentaires entre 55 et 57 ans et des conducteurs de train entre 50 et 52 ans. Théoriquement. En effet, de réforme en réforme, la durée de cotisation a été allongée depuis 2008 (43 ans par exemple pour un cheminot né en 1973). Ainsi, dans les faits, seuls les cheminots sédentaires nés avant 1962 peuvent partir à 55 ans et seuls les cheminots roulants (conducteurs et contrôleurs) nés avant 1967 peuvent partir à 50 ans. Par ailleurs, les cotisations au régime spécial sont plus élevées qu’au régime général : 7,85 %, contre 7,05 %. Habilement épargnée par les ordonnances concernant « l’avenir de la SNCF », la réforme du régime spécial de retraite des cheminots (créée entre 1909 et 1911) sera intégrée à une future réforme globale des retraites.

3 les cheminots sont-ils mieux payés que les autres ?

Six cheminots sur dix touchent moins de 3 090 euros brut mensuels, rémunération moyenne des salariés de la SNCF (contre 2 900 euros brut pour les autres salariés). Leur salaire varie en fonction du poste occupé, la grille comportant huit échelons. À ce traitement mensuel s’ajoute une prime de fin d’année (PFA), versée à mi-décembre, égale à une mensualité, une prime de travail variable, une gratification de vacances (environ 400 euros annuels) et une gratification annuelle d’exploitation (8 % d’un mois de salaire) versées au mois de juin.

Pas le moindre signe d’une « prime de charbon » comme le claironnait encore Marine Le Pen hier. La dernière locomotive charbon ayant parcouru ses ultimes kilomètres en 1974, cette prime a été supprimée dans les années 1970. Il n’existe pas plus de « prime de non-prime »…

4 les cheminots ont-ils plus de vacances ?

Les cheminots sont soumis aux 35 heures. Mais, les trains circulant 24 heures sur 24 et 365 jours par an, une réglementation interne sur le temps de travail, appelée RH 0077, fixe l’organisation des congés et des repos en fonction du poste occupé. Loin des grands « privilèges » que d’aucuns décrivent, un agent de conduite bénéficie de 126 jours de repos annuels. En raison des contraintes de travail le week-end, ces jours de repos comprennent 52 « repos doubles », c’est-à-dire deux jours consécutifs, comme pour tout salarié. Les sédentaires, eux, bénéficient seulement, en dehors des 28 jours ouvrables de congés payés fixés par le Code du travail, de 10 jours de RTT « par année complète travaillée ».

5 les cheminots sont-ils nourris, logés, blanchis ?

Le mythe du logement de fonction pour les 150 000 cheminots est également à démonter. La SNCF dispose de « trois types de logements », précise l’entreprise : « environ 7 000 logements meublés (…) hébergement par nature transitoire et temporaire à disposition des nouveaux embauchés qui n’habitent pas encore leurs lieux d’affectation ou encore pour répondre à des besoins urgents ». L’entreprise dispose également d’un « parc social de 36 000 logements réservés aux cheminots en activité » et dont l’attribution est soumise aux mêmes conditions de ressources que les HLM. Et enfin, « un parc libre de 13 000 logements », à disposition des cheminots en activité sous réserve qu’ils aient les moyens d’en payer le loyer.

Quant aux facilités de circulation, chaque cheminot dispose d’une carte de libre circulation, le Pass Carmillon. Leur conjoint bénéficie de seize trajets annuels et leurs parents et grands-parents de quatre.

En lien

- Intox-désintox par la CGT du statut de cheminot

- le statut-cheminot-désintox- direction de la SNCF

- le statut de cheminot alias RH0001- page 20 du livret d’accueil de la CGT

journaliste

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A vous de lire « et si on se passait de Président ! »

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2018

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A droite Noël Luzi. A son côté Cristian Didier, trésorier de la Section du PCF

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Jean Frédéric Dejean Secrétaire de Section PCF d’Arles. A ses côtés Noel Luzi, l’auteur et Josette Pac du Collectif de la section du PCF

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Vue partielle de l’assistance

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Mardi soir à 18 HOO, Noël Luzi, ancien haut fonctionnaire présentait son livre « Et si on se passait de Président » tout en nous offrant un exposé très critique de la Vème République en exposant ce que, selon lui, devrait contenir une nouvelle constitution pour une sixième république.

L’affaire n’est pas simple d’autant que des socialistes à l’extrême droite rares sont ceux qui contestent la cinquième. Bien au contraire ils en font un usage à leur compte et si la droite la défend bec et ongle se faisant l’interprète  d’une grande bourgeoisie qui tire le meilleur parti de ses institutions, la « gauche » socialiste depuis Mitterrand qui l’a combattue puis encensée  jusqu’à Hollande, en a aggravé les aspects « totalitaires ».

Le livre développe  ces évolutions et amorce une série de propositions. Les lecteurs y trouveront assurément réponse à nombre de questions que soulève l’actualité politique dans notre pays mais aussi une incitation à la réflexion  pour l’urgente nécessité de bâtir une nouvelle constitution, intégrant des droits nouveaux de représentation politique pour les citoyens ainsi que pour les salariés dans les entreprises, sans oublier la nécessité d’en finir avec la monarchie présidentielle qui corrompt la vie politique.

 

 

Sncf. Les cheminots peaufinent la contre-attaque

Marion d’Allard
Mercredi, 28 Février, 2018
L’Humanité
Laurent Brun, de la CGT cheminots, prédit « l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF ». C. Platiau/File Photo/Reuters

Laurent Brun, de la CGT cheminots, prédit « l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF ». C. Platiau/File Photo/Reuters

Unanimes pour dénoncer « la provocation » du gouvernement et de ses ordonnances, les syndicats de cheminots entendent ancrer la mobilisation.

Le passage en force du gouvernement et les coups de menton de son premier ministre concernant l’avenir de la SNCF ont légitimement déclenché la colère des syndicats de cheminots. Et si, d’un côté, la probabilité d’une grève dure – et unitaire – des travailleurs du rail se précise, de l’autre, le gouvernement sort l’artillerie de communication pour justifier ses positions.

Édouard Philippe, qui a annoncé lundi le recours aux ordonnances pour réformer l’entreprise publique de transport ferroviaire, avait clos son laïus en précisant qu’il ne cherchait « l’affrontement avec personne », réaffirmant le soir même sur le plateau de France 2 : « Je ne vais pas au conflit. » C’est pourtant comme une « provocation » que les cheminots ont vécu l’annonce de la destruction de leur statut, de la casse de celui de l’entreprise, de la confirmation d’une course à la libéralisation et l’exigence de « gains de productivité » en interne. Le tout avec, en ligne de mire, la réduction de la dette abyssale qui plombe les comptes du système ferroviaire de plus de 50 milliards d’euros cumulés. Une dette, pivot de la problématique, largement contractée par l’État pour financer le développement des lignes à grande vitesse. Et alors que la CGT estime que cette dette devrait être reprise par l’État – comme ce fut le cas, partiellement, en Allemagne –, l’exécutif continue d’en faire peser le poids sur la SNCF.

Les quatre syndicats cherchent une réponse unanime

Pire, elle s’en sert aujourd’hui d’outil de chantage pour exiger des cheminots toujours plus de « productivité ». En somme, si la SNCF parvient à se réformer en interne afin « d’équilibrer ses coûts de production », et devenir « plus compétitive », « d’ici à la fin du quinquennat, nous pourrons envisager la reprise de la dette de la SNCF », a déclaré, hier, Bruno Le Maire. Et le ministre de l’Économie de détailler : « Une fois qu’on aura fait la transformation de la SNCF, une fois qu’on aura transformé le statut des cheminots (…), une fois qu’on aura permis à la SNCF de renouer avec les bénéfices… nous pourrons envisager de reprendre la dette. »

L’annonce d’une série de « concertations » menées par la ministre des Transports dans le courant des mois de mars et d’avril réunissant les acteurs du dossier ne semble pas être de nature à apaiser la colère des cheminots. Pour les syndicats, une chose est claire, « le gouvernement porte l’entière responsabilité d’un conflit majeur ». Les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, Unsa, CFDT et SUD rail), qui se sont réunies hier en fin d’après-midi, cherchent la construction d’une réponse unanime, qui se doit d’être « appropriée » face à une « attaque gravissime », a précisé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Dès avant les annonces d’Édouard Philippe, la CGT cheminots (premier syndicat de la SNCF), rejointe par SUD rail et l’Unsa ferroviaire, avait appelé à une manifestation nationale le 22 mars prochain, date de mobilisation dans la fonction publique, y voyant l’occasion d’une convergence des cortèges. Mais l’officialisation du recours aux ordonnances qui contracte le calendrier de la réforme pourrait aussi resserrer celui de la riposte syndicale. Ainsi l’Unsa ferroviaire plaide-t-elle pour une grève « avant le 22 mars », « dès le 14, même », avance pour sa part la CFDT. Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, prédit, quant à lui, « l’un des plus importants mouvements sociaux de l’histoire de la SNCF », « une grève dure », prévient SUD rail.

journaliste

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