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Oeuvres de Brigitte Bernard

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2018

Oeuvres de Brigitte Bernard dans POLITIQUE

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De l’utilité des grèves de mai 1968

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2018

Ce Directeur de la SNCF me fait bien rire. Le voilà qui brandit la menace des actions « illégales » que fomenterait un militant de la CGT.

S’il arrivait que des cheminots occupent les locaux et « forcent » une minorité de non grévistes à prendre un congé évidemment il crierait au scandale et les médias aidant l’opinion en serait saisie. Ce qui ne veut pas dire que cette opinion condamnerait les cheminots un peu trop radicaux dans leur mouvement. Il serait alors facile de trouver sur quelque trottoir une mémée apeurée, un esprit bourgeois grincheux ou quelque employée qui ne voit au bout de son nez que les inconvénients d’un retard à sa prise de service et je ne sais quel autre « citoyen » manipulé par les télés pour stigmatiser ces privilégiés que nous sommes, cheminots actifs et retraités.

En tout cas que Monsieur Pepy le sache – et il est assez intelligent pour le comprendre – la classe ouvrière, au sens large du terme, n’a d’autre moyen pour se défendre que la grève, même s’il lui en coute. Et pourquoi n’utiliserait-elle pas la démocratie dans l’entreprise en exigeant de ceux qui ne veulent pas faire la grève qu’ils restent chez eux et se  donne les moyens de les y contraindre.

Considérant que ceux qui nous imposent leur volonté sont des élus « minoritaires » et représentent, au premier tour de l’élection présidentielle qui a fait les élections législatives, même pas un français sur cinq, sont mal placés pour donner des leçons de démocratie.

Je n’ai aucun regret et ne me considère pas comme un délinquant  avec quelques camarades avoir demandé à des non grévistes de quitter leur poste de travail au PRS de Tarascon, poste d’aiguillage stratégique pour la circulation des trains, et de rejoindre ainsi 80 % du personnel en grève en gare, sur les voies et au service électrique. Initiative évidemment généralisée dans l’entreprise.

Comment l’aurions nous pu au vu des acquis de mai 1968 pour les cheminots  (accord du 4 juin 1968) :

1° Rémunérations.

Du 1er janvier 1968  au 1er novembre 1968, l’augmentation globale est de 13.8 %. Elle va de 16 % à l’échelle 2 (début) à 10,2 % et au dessus  à l’échelle 13 (maitrise) Un crédit supplémentaire de 2.8 % a été obtenu pour les basses échelles.

……………………………………………………………………………

2° Retraites

Le rapport salaires-retraites a été amélioré par l’incorporation  du 1/3 du complément ds traitement non liquidable dans le calcul de la pension à dater du 1er juillet 1968.

Compte tenu de la revalorisation  des traitements, l’augmentation des retraites a été de 13 % par rapport à octobre 1967 pour le minimum de pension.

De plus des bonifications d’ancienneté de service ont été accordées aux agents de conduite des machines.

3° Durée du Travail.

La réduction de la durée du travail en vue du retour à 40 heures a été officiellement reconnue et dans l’immédiat , la semaine de travail a été ramenée de 46 h à 44 h 30.

…………………………………………………………………………

4° Droit syndical.

La commission mixte du statut doit débattre de l’amélioration du protocole de 1948 sur le droit syndical, des pouvoirs des délégués, de la gestion des œuvres sociales, de la représentation des retraités. En outre un dossier déposé par la CGT est à l’étude. Il concerne la réparation des préjudices subis par les cheminots révoqués ou sanctionnés arbitrairement dans le passé ou en raison de leur activité syndicale.

De quoi ne rien regretter d’avoir prié des copains de travail récalcitrants à la grève (qui sont devenus depuis d’excellents amis) De quoi aussi bien rire de cet Apathie (journaliste de service dans nombre de médias, contre tout ce qui touche à la défense des droits des salariés) qui ne semble plus reconnaître la droite de la gauche et prétend que 68 n’aurait pas servi à grand chose !

Et s’il existe des sceptiques  sur les acquis de 1968 je les invite à consulter « Le bilan social de 1968″ publié en 1969 par la Revue Pratique du Droit Social qui ne se limite pas à la publication de l’accord du 4 juin 1968

 

Réforme ferroviaire. Un changement de statut qui enterrerait le développement du rail

Marion d’Allard et Clotilde Mathieu
Mercredi, 21 Mars, 2018
L’Humanité
En haut, la ministre des Transports, élisabeth Borne. Le PCF veut la rencontrer pour lui exposer ses propositions de financement du rail. A. Jocard/AFP<br /><br />
En bas, Jacques Baudrier, Pierre Laurent et Hubert Wulfranc, hier, lors de la conférence de presse sur l’avenir du ferroviaire. Nicolas Cleuet<br /><br />

En haut, la ministre des Transports, élisabeth Borne. Le PCF veut la rencontrer pour lui exposer ses propositions de financement du rail. A. Jocard/AFP En bas, Jacques Baudrier, Pierre Laurent et Hubert Wulfranc, hier, lors de la conférence de presse sur l’avenir du ferroviaire. Nicolas Cleuet
 

Le gouvernement prévoit de transformer la SNCF d’Epic en société anonyme. Pourtant, le statut public de l’entreprise lui permet aujourd’hui de financer à moindres coûts les investissements cruciaux sur le réseau, garantissant la sécurité des circulations.

La réforme ferroviaire que le gouvernement prévoit de faire passer à la va-vite par ordonnances d’« ici à la fin de l’été », alors que rien ne justifie l’urgence, repose sur trois piliers : l’ouverture à la concurrence, la disparition du statut des cheminots et la transformation de celui de l’entreprise publique historique en société anonyme de droit privé. Or ce dernier point, loin d’assainir la situation financière d’un système ferroviaire plombé de plus de 50 milliards d’euros d’arriérés, risque au contraire de faire gonfler la note. Car sans les garanties de solvabilité de l’État, la SNCF va voir ses taux d’emprunt augmenter significativement pour financer ses investissements. Une gabegie que seul un changement radical de la politique publique de transport serait à même de juguler. C’est dans ce contexte que le PCF a présenté hier ses « propositions de financement (…) à l’opposé de celles d’un gouvernement » qui « refuse tout débat ».

C’est l’un des piliers de la réforme ferroviaire, vendu par l’exécutif comme un moyen d’enrayer l’endettement du système. Pourtant, la transformation de la structure juridique des Epic (établissement public à caractère industriel et commercial) SNCF Mobilités et Réseau en société anonyme revient, à terme, à alourdir considérablement les frais financiers inhérents aux investissements à venir.

Lesté d’une dette cumulée de plus de 50 milliards d’euros en 2017, dont 46,6 milliards sur la seule tête de l’Epic SNCF Réseau, le système ferroviaire souffre en parallèle d’un déficit structurel de près de 3 milliards d’euros annuels, représentant, entre autres, les investissements nécessaires à la régénération d’un réseau vieillissant. Pour financer l’investissement, SNCF Réseau (et à moindre échelle SNCF Mobilités) emprunte sur les marchés financiers et, en tant qu’établissement public, bénéficie de ce fait de la garantie de recouvrement de l’État. Un atout considérable qui rassure les investisseurs. Cette garantie illimitée de l’État, « découlant du statut d’Epic (…), (lui) permet en effet d’obtenir des conditions d’emprunt quasiment équivalentes à celles de l’État et donc beaucoup plus favorables que celles de ses concurrents », note ainsi noir sur blanc le rapport Spinetta, feuille de route de la réforme gouvernementale. Le passage du statut d’établissement public à celui de société anonyme – de droit privé par définition –, et ce même avec un État actionnaire unique, change profondément la donne.

Plus de 1,5 milliard d’euros par an au titre des seuls intérêts de la dette

Sans la garantie de solvabilité de l’État, l’entreprise s’expose à des charges financières alourdies au titre des assurances de crédit et autres taux d’intérêt. Et si aujourd’hui la SNCF s’acquitte déjà de plus de 1,5 milliard d’euros par an au titre des seuls intérêts de sa dette, cette charge, pour un montant équivalent, risque de s’alourdir significativement. Le rapport du taux d’emprunt passant même « de 1 à 3 », estime une source proche du dossier.

Preuve en est, Fitch, l’une des trois agences de notation qui évalue la capacité des entreprises ou des États à faire face à leurs engagements financiers, a mis sous surveillance négative SNCF Mobilités. Et ce deux jours seulement après la publication par le premier ministre de la feuille de route pour réformer le groupe ferroviaire. Fitch estime que « le statut d’Epic dont bénéficie SNCF Mobilités est un élément important de sa qualité de crédit » car l’entité « ne peut pas être liquidée ou se mettre en faillite ». Avec le statut d’Epic, une dissolution de SNCF Mobilités par une loi « entraînerait un transfert automatique de tous ses actifs et passifs à l’État », précise Fitch. Jusqu’à présent, SNCF Mobilités bénéficie de très bonnes notes chez Fitch : « AA » pour sa dette à long terme et « F1+ » pour le court terme. Sans cette garantie, l’agence pourrait alors l’abaisser. En conséquence, la prime de risque payée par la SNCF pour se financer auprès des marchés serait plus élevée puisque celle-ci sera forcément supérieure au taux des émetteurs notés « double A ». À cela s’ajoute la probable remontée des taux d’intérêt dans les prochaines années. Ce qui enterrerait pour de bon un financement à moindre coût pour la SNCF.

Pour convaincre l’opinion publique de la pertinence du changement de statut, le gouvernement agite le droit européen. Cette exception française qu’est l’Epic serait, selon la Commission européenne, « contraire au droit de l’Union européenne pour les activités mises en concurrence ». L’arrêt de la CJUE du 3 avril 2014, statuant sur le cas de La Poste, considérait que les particularités telles que l’inapplicabilité des procédures de droit commun de redressement et de liquidation judiciaire, ainsi que la garantie illimitée de l’État, plaçait l’Epic dans une situation avantageuse par rapport à d’autres entreprises exerçant la même activité et soumises au risque de redressement et de liquidation. Jugeant ainsi que cela revenait à octroyer une aide d’État. Reste que les directives européennes elles-mêmes prévoient des exceptions à la mise en concurrence des chemins de fer communautaires. Le gouvernement pourrait tout à fait se saisir de ces dispositions légales pour maintenir un opérateur ferroviaire public unique et intégré.

Loin de choisir cette option, l’exécutif poursuit ses objectifs de libéralisation totale du secteur. Pire, le gouvernement se sert aujourd’hui du renchérissement des coûts financiers corrélé directement au changement de statut de l’entreprise publique pour servir son propos. « L’évolution du statut juridique de l’entreprise (…) permettrait de sortir du piège d’une capacité d’endettement sans limite et responsabiliserait les dirigeants de l’entreprise, l’État et les collectivités », estime Édouard Philippe. En d’autres termes, seuls les investissements jugés « rentables » trouveront des sources de financement. Une position contraire à la notion même de service public, qui présage aussi d’un coup d’arrêt probable à la rénovation du réseau secondaire, ces « petites lignes » que Jean-Cyril Spinetta a clairement mises sur la sellette. Pour autant, la perspective d’une dégradation des notations financières de l’entreprise et la question du désendettement de SNCF Réseau, prérequis indispensable à un changement de statut de l’Epic, pourraient faire vaciller le gouvernement sur ses bases dogmatiques. De là à ce que seule SNCF Mobilités – qui sera mise en concurrence dès 2019 – passe du statut d’établissement public à celui de société anonyme et que SNCF Réseau demeure un Epic, il n’y a qu’un pas.

 

 

 

 

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Mars 1968 dans ma ville…

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2018

Tout le temps où j’étais en activité au sein de la SNCF j’ai participé et souvent contribué à l’organisation de grèves sur le plan local et je n’ai pas le souvenir que l’une quelconque d’entre elles ne fut pas justifiée. Généralement il s’agissait de nous battre pour de meilleurs salaires, pour l’intégration d’éléments de rémunération dans le calcul des retraites. Souvent nous devions mener des actions pour des revendications catégorielles où était posée la question du maintien des effectifs, du déroulement de carrière conforme à la qualification.

Evidemment mon souvenir le plus fort me ramène à 1968. Depuis des mois des actions étaient menées sur le plan interprofessionnel mais les cheminots  étaient mieux organisés au nombre de plus d’une centaine sur la site de Tarascon. Depuis 1963/64 une réelle solidarité existait entre les travailleurs de la « Cellulose du Rhône » devenu aujourd’hui « Fibre excellence » forte d’un effectif de plus de 400 salariés qui dès 1963 avait  mené avec succès de grandes grèves.

Les agents d’EDF et les Postiers  plus catégoriels étaient cependant présents dans l’amorce d’actions revendicatives. Tout comme se renforçait l’activité syndicale présente dans les services publics (personnel de l’équipement DDE, personnel communal)

En 1967 en  pleine construction du barrage de Vallabrègues (village du Gard sur la rive gauche du Rhône) plus de mille travailleurs du Bâtiment et des Travaux Publics étaient présents et organisés  sur le site.

« Monoprix » avait été inauguré il y avait peu de temps non loin des nouveaux Bureaux de la Sécurité Sociale et allaient se doter à l’occasion des grèves de 1968 de syndicats locaux.

Tarascon ville rurale, de professions libérales (présence du Tribunal) ou de militaires (activité du centre destiné aux « 3 jours des jeunes » en vue du service militaire)  était devenue en moins d’une décade une ville où la classe ouvrière pesait.

Une classe ouvrière  partiellement constituée de travailleurs issus de l’agriculture qui continuaient souvent à aider et travailler dans l’exploitation familiale.

Animé par quelques sentiments prémonitoires concernant l’évolution des luttes je m’acharnais à tenter d’animer une Union Locale CGT (Rue Marie de Lolly) que fréquentaient les militants comme moi convaincus que les « choses » ne pouvaient en rester là. Un peu solitaire j’assurais des permanences que fréquentaient des salariés isolés en besoin le plus souvent de soutien juridique face à de petits patrons locaux.

Les militants cheminots assuraient une part essentielle de l’activité interprofessionnelle et il est bon de le rappeler à la jeunesse.

Nous étions jeunes et bien que le produit des trente glorieuses en plein essor, nos salaires étaient bas et ne suivaient pas l’essor économique. De plus planaient encore un climat d’incertitude sur le plan international (la guerre d’Algérie terminée, des bombes s’abattaient sur le sol Vietnamien)

Le Parti Communiste auquel j’avais adhéré en 1962, « m’expliquait » le monde depuis six ans. Et en ce mois de mars 1968 où se profilaient les luttes étudiantes j’avais pleinement conscience qu’il allait se passer quelque chose ! Tout simplement parce que d’entreprise en entreprise, de chantiers en chantiers, ça grognait, le mécontentement était là.

Le mouvement qui se dessinait en ce mois de mars prenait forme et bien que les actions étudiantes qui avaient plus pour fondement leurs inquiétudes dans une société qui ne leur  donnait pas toutes les garanties d’insertion et la spéculation sur leurs exigences à caractère sociétal (liberté sexuelle et mœurs conservatrices à abolir) a singulièrement été exagérée. En tout cas cela n’était pas du tout la préoccupation locale ! Mais il ne faut pas regretter évidemment l’impact des actions de la jeunesse en ce domaine. Bien au contraire.

Et lorsque s’abattit la répression sur le mouvement étudiant début mai, que l’organisation départementale de la CGT par l’intermédiaire de Pierre Moscatelli qui avait à charge le secteur de Tarascon pour me donna un « feu vert » attendu depuis quelques jours, j’entreprenais avec notamment les militants cheminots et de la Cellulose, rejoint par ceux de la CGE et les non syndiqués contactés ici et là sur le barrage, la tournée des entreprises.

Je me souviens en substance avoir utilisé trois mots d’ordre ; « élaborez vos cahiers de revendication et exigez en la satisfaction » et « soyez solidaires des jeunes qui à Paris sont matraqués, ne laissons pas faire cela » « organisez un vote pour la grève et occupez l’entreprise ».

 

Déclaration unitaire :

Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et  investissement massif  vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations  préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer  produisent la disparition de  lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

 Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

 

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.

Alternative Libertaire (AL) ; EELV ; Ensemble ; Gauche Démocratique et sociale (GDS) ;  Géneration.s, ;Groupe Parlementaire FI,  NPA ;  PCF ;  PCOF ; Parti de Gauche (PG),République et socialisme,

 

 

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Mobilisation du 22 mars. La gauche lance un appel commun

Posté par jacques LAUPIES le 20 mars 2018

 

« Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s ». Photo : Christophe Archambault/AFP

Plusieurs formations de gauche, d’EELV au PCF en passant par le NPA, Génération.s ou les députés FI, ont rendu public ce lundi un appel à riposter à la casse du service public orchestrée par Emmanuel Macron

Les cheminots prêts à en découdre contre les ordonnances

Clotilde Mathieu
Lundi, 19 Mars, 2018
L’Humanité
Centre de circulation SNCF à Saint-Nazaire. « On est juste dégoûtés de la dégradation de notre qualité de service, c’est cela, aujourd’hui, qui est insupportable	!	». Patrice Morel<br />

Centre de circulation SNCF à Saint-Nazaire. « On est juste dégoûtés de la dégradation de notre qualité de service, c’est cela, aujourd’hui, qui est insupportable ! ». Patrice Morel
 

Réforme ferroviaire. Dans les gares, les syndicats multiplient les tournées. Dans la région de Saint-Nazaire, la colère est palpable. Les cheminots semblent majoritairement favorables à partir au combat, et commencent à s’organiser.

«Quelque chose est en train de se passer. Ça démarre bien, très bien même. » Mikael Rapacé est rincé mais assuré. Après une journée marathon à la rencontre de ses camarades cheminots entre les gares de Saint-Nazaire et de la presqu’île guérandaise, le responsable syndical CGT, secrétaire du comité d’entreprise, est confiant. Le 22, la place de la Bastille sera remplie pour la grande mobilisation à Paris, assure Alban, responsable TER du syndicat. Sur la vingtaine d’agents ayant rencontré l’équipe cégétiste, cinq se sont inscrits dans un des trains pour Paris. Cinq autres seront en grève. Et d’autres hésitent encore. Les places réservées par la CGT au niveau du département, à une semaine de la première mobilisation, sont déjà prises. Soit le double de celles réservées, le 8 février, date à laquelle la grande manifestation devait avoir lieu, avant que le froid et la neige poussent la CGT à reporter l’initiative.

Les attaques du gouvernement et le « cheminot bashing » des médias n’ont pas plombé le moral, bien au contraire. Surtout que les agents du rail ont l’impression que le discours des usagers change. « Faut arrêter de regarder les reportages à la télé. Ils nous voient tellement galérer qu’ils comprennent que nous ne sommes pas les responsables. Après, ça ne les empêche pas de nous en mettre plein la gueule tous les jours. Mais nous, les cheminots, on est juste dégoûtés de la dégradation de notre qualité de service, c’est cela, aujourd’hui, qui est insupportable ! » lance une cheminote dans la gare de Saint-Nazaire. L’heure est donc à la mobilisation. D’ailleurs, à chaque porte qui s’ouvre, très vite les échanges tournent autour de l’action à venir. « Pour une fois, je suis motivée à faire grève ! » lance Sylvie*. Agent « 27 », polyvalente, capable de passer du poste de contrôle au guichet, elle a vu ses congés de vacances refusés. « Ils ne recrutent plus, et comme je suis seule à pouvoir tout faire, je suis condamnée à prendre mes congés en dehors de ceux des autres. » La goutte d’eau, comme on dit. Reste que, avec 1 300 euros par mois, la jeune femme ne peut pas faire grève pour rien. Elle préfère attendre et voir si la riposte au projet anti-SNCF « démarre fort » et si « les cadres s’y mettent aussi ».

« Je viens de passer à temps partiel à 91 % pour préserver ma santé »

D’autres membres du personnel demandent aux syndicats d’attendre la fin de leur service pour tenir une réunion et engranger le maximum d’informations. C’est le cas d’Isabelle, bien décidée à mener le combat jusqu’au bout. Non syndiquée, elle relaie auprès de ses collègues de la comptabilité les informations syndicales pour se préparer à partir en grève. L’esprit combatif semble aussi avoir gagné les agents aux guichets. « Je viens de passer à temps partiel à 91 % pour préserver ma santé, pouvoir souffler et éviter de multiplier les arrêts maladie ! » lance Anne*. Depuis que sa gare est passée de TGV en TER, c’est l’« horreur ». « On croule sous les anomalies avec le nouveau système de vente. Et nous n’avons toujours pas été formés. Ils font ça toujours trop vite et nous, on court derrière. Et ils appellent ça la simplicité », ironise la guichetière. Depuis plusieurs années, les postes sont supprimés un par un. Et les points de vente dans les gares environnantes ferment les uns après les autres. Pour pousser les « clients » à acheter leurs billets sur la plateforme de vente ou sur les machines mises à disposition dans les gares, la direction de la SNCF impose aux agents commerciaux des objectifs de vente négatifs. Pour 2018, « c’est moins 25 % ». Un chiffre « inatteignable », au mieux « on arrivera à 2 % », explique Alban, commercial et syndicaliste à la CGT. « Nous avons une conscience professionnelle, si les usagers viennent jusqu’à nous, qu’ils attendent, c’est qu’ils ont besoin de contacts humains et de conseils pour dénicher des billets à moindres frais », argumente-t-il. « Avec la privatisation, le nombre de guichets va encore se réduire. C’est pour cela que nous allons continuer à nous battre », enchaîne Anne. Jeudi, la cheminote se mettra d’ores et déjà en grève, mais restera à Saint-Nazaire pour manifester. Et pour la suite : « Nos conditions de travail sont tellement…, s’interrompt-elle, avant de poursuivre, qu’on fait grève à chaque fois. » Elle et sa collègue se sont déjà organisées : « Si l’une fait grève, les guichets ferment, car nous ne travaillons jamais seules pour des raisons de sécurité. »

Dans les couloirs de la direction, les cadres confirment le mal-être des agents. « Aujourd’hui, je suis incapable de répondre à leurs inquiétudes sur les impacts qu’aura l’ouverture à la concurrence des lignes régionales », explique l’une d’entre eux. « Nous n’avons aucune information et ce n’est pas nous qui décidons », soupire-t-elle. Aux effectifs supprimés dans certaines gares, s’ajoutent de nombreux départs en retraite qui n’arrivent pas à être compensés. La dégradation des conditions de travail, tout comme le gel des salaires depuis de nombreuses années font qu’aujourd’hui « nous ne sommes plus attractifs. Les salaires proposés sont trop bas et nous n’arrivons pas à recruter », explique le chef de gare, qui n’a pas réussi à remplacer un des effectifs. Les pseudo-privilèges agités par l’exécutif gouvernemental ont pourtant permis de recruter Tanguy*. C’est d’ailleurs ici le seul à l’évoquer. Sans cela, le jeune cheminot, arrivé depuis deux ans dans l’entreprise publique, aurait refusé. Après avoir enchaîné les petits boulots dans la grande distribution, la garantie de l’emploi tout comme la facilité de circulation, qui lui permet à moindres frais de monter voir sa copine à Paris, ont pesé dans la balance. Devant son poste de sécurité, celui qui veille sur les voies estime que le projet du gouvernement « craint ». « Si on enlève tous les trucs intéressants, la SNCF ne pourra plus recruter. »

« Le coup des retraites, je l’ai encore au travers de la gorge »

Malgré sa petite expérience, ses critiques sont autant acerbes que celles de ses aînés. « On fait plein de trucs incohérents, des choix qui n’ont aucun sens et après, on passe pour des cons auprès des clients. » Inutile de relater la liste des dysfonctionnements, tout le monde autour du poste de contrôle les connaît. S’il n’éprouve pas « autant de ras-le-bol » que ceux qui « ont vingt-cinq ans de boîte », il ne se voit pas rester là toute sa vie : « Vu comment ça se passe, si j’ai une opportunité ailleurs… » Sa cheffe de ligne ne dit pas autre chose. « Si ça tient encore, c’est grâce à nos efforts quotidiens. Leurs réformes successives ont tout cassé. Beaucoup d’agents de circulation qui ont vingt ans d’ancienneté demandent à partir. On ne reconnaît plus l’entreprise dans laquelle on a été embauchés », résume-t-elle. La grève, elle y pense, même si elle craint de se « faire trahir ensuite ». « On a souvent les miettes et les conducteurs, les avantages de la grève. Le coup des retraites, je l’ai encore au travers de la gorge. » Nombreux sont ceux faisant référence à l’année 2007 où, après de nombreuses journées de grève contre le projet de réforme des régimes spéciaux, la CFDT-FGAAC, qui représente une partie des conducteurs, avait signé un accord permettant à Nicolas Sarkozy de faire passer sa réforme. Mikaël Racapé (CGT), également conducteur de TER, se veut rassurant. « La direction ne peut plus nous acheter. L’aspect financier n’est aujourd’hui plus suffisant, tellement nos conditions de vie se sont dégradées », explique-t-il. « Quand tu commences à 15 heures et que tu rentres chez toi le lendemain à 22 heures pour repartir ensuite à 15 heures, et cela pendant six jours, tu les vois quand, tes gosses ? Il n’y a plus d’équilibre aujourd’hui. »

*Ces prénoms ont été changés.
Journaliste à la rubrique social-économie

 

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Refugiés…

Posté par jacques LAUPIES le 19 mars 2018

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T’en fais pas on t’aime

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L’union fait la force, à condition de garder la tête haute

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Sois pas méchant ça sert à rien

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L’accueil des animaux n’est pas à la portée de notre ville : la SPA représentée à Salon de Provence est éloignée et l’antenne des Baux de Provence se déclare non concernée par l’accueil des animaux de Tarascon.

Par contre existe un refuge à Bellegarde qui éventuellement peut répondre aux besoins de ceux qui ont à cœur de venir en aide à ces compagnons qui nous apportent tant, pour peu que l’on ait un regard pour eux…

 

Russie. La continuité, seul grand vainqueur du scrutin présidentiel

Vadim Kamenka
Lundi, 19 Mars, 2018
L’Humanité
Plus de 107 millions d’électeurs russes étaient appelés aux urnes ce dimanche. Photo AFP.

Plus de 107 millions d’électeurs russes étaient appelés aux urnes ce dimanche. Photo AFP.

Vladimir Poutine a été réélu hier président, pour un quatrième mandat de six ans. La participation semble avoir été relativement importante.

Au 23, rue Olympiskiï De-revni, des petits groupes discutent devant un établissement scolaire. Le bureau de vote connaît une affluence correcte, ce dimanche. « Nous sommes venus voter avec les enfants pour aller ensuite profiter du soleil et faire de la luge », nous raconte Macha, la quarantaine.

Dehors, l’une des responsables sortie pour fumer a connu trois présidentielles. Elle nous assure que la participation est similaire, cette fois-ci. Le large banquet, les cadeaux attirent aussi un électorat intéressé. Pour Macha, cependant, « ici, elle devrait être moins forte. Plusieurs de (ses) amis n’iront pas voter ». En mars 2012, la participation à Moscou et à Saint-Pétersbourg avait été moins forte qu’ailleurs, 64 %. Dans la capitale, Vladimir Poutine y avait enregistré son plus mauvais score (48 %, contre 63 % au niveau national), ce qui illustrait les conséquences d’une crise politique débutée en 2011. À l’occasion des législatives, Medvedev et Poutine avaient échangé leur place sur le tandem du Kremlin entre chef de l’État et chef du gouvernement, provoquant d’importantes protestations. « Les jeunes issus des milieux aisés, les couches moyennes supérieures avaient sanctionné cette permutation. Même si le contexte est différent, le décalage entre ces deux grandes cités et le reste de la Russie continue », analyse Denis, journaliste au quotidien Novaïa Gazeta.

Au sovkhoze Lénine, l’effervescence retombe petit à petit. L’ancienne ferme d’État se replonge dans son activité première : l’agriculture. « On va se reposer et retrouver notre métier », nous confie Anastasia après plusieurs mois à jongler entre la campagne et le sovkhoze. Pour le candidat du Parti communiste (PCFR), du Leviï Front (Front de gauche) et d’autres formations de gauche, « ce n’est en rien une fin ». Au contraire, pour Pavel Groudinine, « une campagne s’achève mais une autre débute. Car nous défendons un changement de régime afin que le peuple retrouve des droits : accès aux soins, à l’éducation, à la culture »… Dans la course à la seconde place entre les sept autres candidats, Pavel Groudinine paraissait très bien placé, hier soir. Mais il devrait faire moins bien que Guennadi Ziouganov, candidat du PCFR en 2012 qui avait alors atteint les 17 %. Sachant que les thèmes de son programme, « 20 pas vers une vie digne », relatent une réalité sociale et économique que Vladimir Poutine prétend cerner comme l’un de ses principaux défis.

Risque de coupes budgétaires dès l’automne

Pour son quatrième mandat, le président sortant a promis de « diviser par deux le taux de pauvreté » (14 %) et « d’atteindre une croissance autour de 4 % » grâce à d’importants investissements. Pour l’heure, cependant, si les prévisions de croissance varient autour de 2 % pour 2018 et 2019, plusieurs élus du PCFR sont inquiets et pensent que des coupes budgétaires auront lieu à l’automne. « C’est là tout le paradoxe de cette élection, constate, pour l’Observatoire France-Russie, Jean Radvanyi. La majorité des Russes sont fiers de leur président, mais demeurent inquiets quant au fond sur l’avenir du pays. »

Sans surprise, poutine l’emporte haut la main

À la fermeture des bureaux de vote, hier soir, au moins 70 % des 109 millions de Russes sont allés voter pour le premier tour de la présidentielle. La participation a été plus importante qu’en 2012 dans plusieurs régions. Néanmoins, plusieurs irrégularités ont été recensées. À la sortie des urnes, Poutine arrivait largement en tête, avec 71 % des voix. Pour la deuxième place, parmi les sept autres candidats, Pavel Groudinine (KPRF, 8,5 %) arrivait légèrement, devant Vladimir Jirinovski (LDPR, extrême droite, 6,8 %). Les cinq autres se tenaient en moins de 1 % : Boris Titov (Parti de la croissance), Grigori Iavlinski (Iabloko), Ksenia Sobtchak, Sergueï Babourine et Maxime Souraïkine (Communistes de Russie).

 

 

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