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Les doutes sur les réformes du pouvoir, engentrés par les pressions médiatiques : un facteur de division

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2018

 

 

L’interrogation des français sur le fait que les caisses de l’état sont vides et que de ce fait les dépenses sociales doivent-être réduites est bien une réalité. Tout autant le doute peut s’installer sur la réalité de la dette, sur la gestion des services publics.

Les français n’ont pas en main tous les éléments  pour vérifier ces données. Ils  sont cependant nourris par une opinion publique (leur opinion diffuse) conditionnée que l’on détourne, en leur présentant des  bouc-émissaires, en dissimulant les vrais coupables. 

Ainsi dès qu’une question  vient à l’ordre du jour ils sont divisés pour la recherche des causes et l’analyse des conséquences du problème posé par tel ou tel sujet. Il ne reste plus  aux gestionnaires et aux politiques qu’à enfoncer le clou dans le sens des intérêts qu’ils représentent. Et le passage à l’action revendicative  est d’autant compliqué que l’entreprise de division agit.

Ainsi procède t on dans les milieux de la classe dominante pour imposer la plupart des « réformes » suggérées notamment a propos des entreprises nationales, des grandes institutions comme la Sécurité Sociale, des administrations régaliennes, et d’une manière générale partout ou l’état intervient financièrement. Bref partout ou le capital veut diminuer les dépenses à caractère social, les salaires…

La SNCF n’a pas échappé à ce processus destructeur qui consiste à provoquer ou exploiter des  dysfonctionnements dont par ailleurs la Direction est responsable contrainte par l’état lui-même à des choix économiques inadaptés (défauts d’investissements structurels, compression des effectifs, privilégiant le route u ferroviaire, etc.)

Mais la pilule ne passe pas et les cheminots, autant que chez nombre d’usagers, qui subissent par ailleurs les attaques au système de santé et de sécurité sociale, les atteintes au code du travail, le poids écrasant du chômage et de la précarité, tous se posent la question de l’injustice des réformes envisagées. 

Faudra-t-il que le recours aux ordonnances deviennent un catalyseur et donne réalité à ce « tous ensemble » qui devient une nécessité incontournable et pas seulement pour les cheminots.

 

Propositions de loi. Les députés PCF face au « oui mais non » d’En marche !

Aurélien Soucheyre
Jeudi, 22 Février, 2018
L’Humanité
Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures «	vertueuses	» selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic<br /><br />

Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine ont proposé des mesures « vertueuses » selon la majorité, qui les a pourtant rejetées. Michel Baucher/Panoramic
 

Le député PCF Fabien Roussel a défendu hier une nouvelle proposition contre la fraude fiscale. Elle a été rejetée en commission, tout comme l’ensemble des textes présentés par les élus GDR dans le cadre de leur niche parlementaire.

Il est possible d’ouvrir un compte bancaire dans un paradis fiscal en quelques clics. Fabien Roussel l’a rappelé hier en commission des Finances, en diffusant une vidéo promotionnelle de la société SFM-Offshore, autoproclamée « leader mondial » dans son domaine. Le député PCF présentait une proposition de loi afin de renforcer la liste noire française des paradis fiscaux, qui ne compte que sept États… « Déterminés » à lutter contre le « fléau » de la fraude fiscale, dont le coût est estimé chaque année à 1 000 milliards d’euros en Europe, dont 80 milliards en France, les députés LREM membres de la commission ont finalement rejeté ce texte. « Je voulais vous remercier pour cette proposition de loi. Quel que soit le sort qui lui sera réservé, il y a une nécessité absolue que son esprit puisse être inscrit dans le droit français », a mesuré Joël Giraud pour la majorité. Oui, mais pas tout de suite. Idem pour Romain Grau, du même groupe : « Il est nécessaire que nous nous montrions intraitables sur le sujet. Nous sommes donc pleinement d’accord sur l’objectif et le principe de cette liste. » Mais cette loi arrive trop tôt, ou trop fort, ou pas du bon côté de l’Hémicycle pour En marche ! « Elle ne propose pourtant que de retenir les critères d’établissement des paradis fiscaux qui sont déjà ceux de l’Union européenne, en les traduisant dans le droit français, et en excluant tous petits arrangements et toute liste grise. Nous proposons aussi de réévaluer la liste tous les ans devant le Parlement. Cela devrait faire consensus ! » regrette Fabien Roussel.

« Je doute de la volonté politique réelle de la majorité »

La majorité, parfois embêtée, a plaidé que les critères en question amèneraient à inscrire des pays membres de l’Union européenne sur la liste noire française, et craint une limitation de l’activité des banques françaises dans les pays listés, contraire à la « liberté d’entreprendre ». Surtout, conformément à une méthode éculée, les députés LREM ont renvoyé la question aux conclusions de la mission parlementaire en cours sur le verrou de Bercy, de celle dédiée à l’évitement fiscal qui démarre aujourd’hui, et au « plan d’action du gouvernement contre la fraude fiscale », qui doit être présenté avant l’été. « Je doute de la volonté politique réelle de la majorité. Un signal très fort aurait pu être envoyé en commission, observe Fabien Roussel. Mais je ne désarme pas. Le combat avance. Cette proposition arrivera le 8 mars dans l’Hémicycle et pourra toujours être adoptée. Celle qu’Alain Bocquet avait fait voter en 2017 sur une COP fiscale a d’ailleurs été reprise dans une résolution du Parlement européen mardi. Les députés LREM freinent souvent de façon politicienne quand cela ne vient pas de chez eux. Toutes nos propositions ont d’ailleurs été repoussées, comme l’avaient été celles de la France insoumise. »

De fait, les cinq projets de loi présentés entre hier et mardi par les communistes dans le cadre de leur niche parlementaire ont été rejetés en commissions. Souvent avec les mêmes arguments. La gratuité des transports scolaires ? Pas finançable en l’état, et puis la loi « mobilité » doit bientôt arriver. Le projet de lutte contre les marchands de sommeil ? Contient des mesures « vertueuses », mais mieux vaut en reparler dans le cadre de la loi Elan sur le logement. La reconnaissance sociale des aidants familiaux ? Les fonds manquent, et une réforme des retraites est en préparation… Quant aux pistes de lutte contre la précarité professionnelle des femmes, elles sont intéressantes, mais ne distinguent pas assez temps partiel « subi » et temps partiel « choisi », en plus de faire planer un risque d’augmentation du « coût du travail ».

« Tout cela est révoltant. On nous dit qu’il y a de vrais sujets, et ils sont bloqués, constate le député PCF Pierre Dharréville. Mais on ne se résigne pas. On va continuer à pousser jusqu’au 8 mars. Des députés de tous bords, dont des élus LREM, ont voté nos propositions en commission, et d’autres sont encore à convaincre. Nos mesures sont très précises, très concrètes et peuvent être adoptées de suite. Si elle ne bouge pas, la majorité devra assumer devant le pays de ne pas vouloir agir sur des sujets essentiels. »

Journaliste

 

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Tout va bien, ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2018

 

J’ai pris l’habitude lorsque je fais des achats ou simplement me renseigne sur un produit que je n’ai pas nécessairement envie d’acheter, de taquiner le vendeur en lui disant que le  prix de la marchandise qu’il me propose me parait hors de portée depuis que Macron a provoqué la réduction de ma retraite.

Et d’ajouter « je n’ai pas voté ni pour lui ni pour la Députée qu’il parrainait ! »

Je suis assez étonné de la franchise de pas mal de commerçants ou d’employés de commerce qui avouent au contraire avoir accordé leur suffrage au Président et bien entendu à sa troupe de candidats. Non moins étonné quand ils me disent pour un grand nombre qu’ils ne sont pas prêts de recommencer mais que leur choix était dicté par une réelle absence de confiance en qui que ce soit. Bref un vote par dépit qui hélas n’a pas entrainé le changement qu’ils espéraient.

Parallèlement se développent des luttes pour de meilleurs salaires, de meilleurs service publics, qui constituent une des réponses à la perte de pouvoir d’achat et donc l’aggravation de la crise du système (laquelle est permanente et non passagère comme le prétendent les commis du système capitaliste)

Mais Macron et son gouvernement ne lâchent  pas pied dans l’aggravation du rapport capital/travail au détriment de ceux qui portent le travail. Cela continuera-t-il longtemps ? La prise de conscience des causes profondes des difficultés et le positionnement de classe vers un tous ensemble nécessaire se fera-t-il ? 

Pourquoi pas ? J’étais au cœur du combat en 1968 et je vais paraître bien prétentieux en vous disant que durant toute l’année 1967 je sentais venir ce vent de ce qui a été  une immense lutte sociale victorieuse pour les salariés dont le déclencheur fut la lutte étudiante. Il est vrai que responsable local de la CGT, je pouvais prendre le pouls de chacune des entreprises locales parfois fraichement dotées d’un syndicat CGT majoritaire.

L’histoire ne se répète pas dit-on. C’est sans doute vrai mais il est des signes qui ne trompent pas… 

Cela risque de surprendre qui se contente de jouer à carnaval  (voir le texte ci-dessous)

Christian Salmon. « L’homo-politicus est en voie de carnavalisation »

 

Entretien réalisé par Pierre Duquesne
Mercredi, 21 Février, 2018
Humanite.fr
Photo : Philippe Desmazes/AFP

Photo : Philippe Desmazes/AFP

A l’heure où le débat public a perdu toute crédibilité, à l’heure du discrédit du personnel politique,  la seule manière d’exister, c’est d’enchaîner les transgressions, quitte à plonger dans une ère de post-vérité. Les déclarations de Laurent Wauquiez, délibérée ou non, ressemblent beaucoup à la stratégie adoptée par Donald Trump, explique Christian Salmon, auteur de la Cérémonie cannibale (éditions Fayard) et de Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte). Entretien.

L’entretien de Laurent Wauquiez sur BFM TV a été suivi mardi soir par 786 000 téléspectateurs en moyenne, dont un pic à 969 000 spectateurs. Un record pour la chaîne. Le président du parti Les Républicains a refusé de s’excuser à propos de ses déclarations chocs faites lors d’un cours donné sur les « enjeux de société » à l’EM Lyon, ancienne école de management devenue l’école des « Early Makers ». 
 
« J’assume les propos qui ont été les miens, je n’ai pas de double langage », a expliqué le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il ne regrette que les mots prononcés au sujet de  Nicolas Sarkozy, accusé d’espionner le conseil des ministres lorsqu’il était président. Valérie Pécresse qui ne fait « que des conneries », Alain Juppé qui a « totalement cramé les caisses » à Bordeaux et les « guignols d’En Marche » apprécieront.
 
Que ces propos aient été sciemment prononcés ou non, ils dénotent d’une transformation profonde de la vie politique, estime Christian Salmon, membre du Centre de recherches sur les arts et le langage (EHESS/CNRS). Le buzz provoqué par les outrances de Laurent Wauquiez, qui dure depuis près d’une semaine, témoigne selon lui d’une évolution du langage et de la communication politique. 
 
Il y a le « bullshit» que Laurent Wauquiez réserve sur les plateaux TV et ses vérités en coulisse, qui s’apparentent à des outrances et des provocations. Du « trash talk », pour reprendre un autre terme anglo-saxon. Ce double discours, voire ce cynisme, sont-ils une nouveauté ?
Christian Salmon. Il faut toutefois se garder de personnaliser des phénomènes qui sont devenus systémiques. La vie politique s’est transformée en une suite de provocations et de chocs. On est passé de l’incarnation de l’homo-politicus à son exhibition, et de son exhibition à sa carnavalisation. Lorsque la parole politique et le débat public ont perdu toute crédibilité, la seule manière d’exister sur cette planète du discrédit, c’est d’enchaîner les provocations et les transgressions. Quoi de plus transgressif que de dire à des étudiants : « vous savez les dés sont pipés, l’avant scène politique c’est l’univers du mensonge, une fake « politics » et moi je vais vous dire la vérité nue, sans détours, la vérité- trash. Fake news, alternative facts et trash-talks sont les nouveaux paramètres de la scène du discrédit politique.
 
Beaucoup de commentateurs comparent Laurent Wauquiez à Donald Trump. Existe-t-il une filiation, un lien, entre ces deux dirigeants de la droite contemporaine, au moins dans les mots choisis ? 
Christian Salmon. Wauquiez essaie de se faire une place sur le champ de ruines de la droite en singeant Trump. Donald Trump représente une sortie du politique et une chute dans le carnaval.  Mais cette sortie du politique a sa logique et son monde : le carnaval trumpiste animé par une haine radicale de  « Washington ».  Au premier rang,  le clown, le bonimenteur, capable de capter l’attention des américains de base et des exclus du système qu’il divertit et venge par ses rodomontades et ses grossièretés et ses tweets compulsifs… mais derrière lui s’activent les déconstructeurs, animés d’une passion de la dérèglementation politique et administrative. C’est toute la trame institutionnelle de l’Etat fédéral qui est détricoté, département par département, règlement après règlement. L’ancien stratège de la Maison Blanche, Steve Bannon, appelle cela avec gourmandise la «déconstruction de l’État administratif». Au milieu du scandale incessant, il est facile de perdre de vue ce que cette administration réussit parfaitement et se révèle spectaculairement disciplinée, calculatrice et efficace. « Ma vie a été bouleversée par son élection, c’est un cauchemar national », explique Carter Goodrich, l’auteur de la une du New Yorker du 30 octobre dernier qui transforme Trump en clown maléfique. « Je suis toujours aussi abasourdi maintenant qu’il y a un an, la nuit des élections. » Et il ajoute :  « C’est difficile de parodier cet homme… Il marche, parle déjà comme une caricature de lui-même. » « On ne peut pas  protester à chaque décision; on ne ferait plus que ça », écrit aussi l’éditorialiste Michelle Goldberg. « Après l’élection de Trump, de nombreux libéraux s’étaient engagés à ne pas « normaliser » Trump. Mais une des leçons de cette année c’est que nous ne pouvons pas décider à quoi ressemble ce qui est normal. »
 
Peut-on dire aujourd’hui qu’un nouveau langage politique de post-vérité est en train de voir le jour ?
Christian Salmon. La confiance dans le langage s’est effondrée comme lors d’un krach boursier, ouvrant la voie à un nouveau régime d’énonciation qui maintient tous les énoncés sur le mode de l’indécidabilité. Et Trump a bâti son succès sur ses ruines.  Ce n’est pas tant que le mensonge soit devenu la norme et que la vérité soit interdite ou exclue, c’est leur indifférenciation qui est désormais la règle. Ce nouveau régime de véridiction est d’ailleurs celui là même qui a cours sur les marchés financiers, alimentés autant par la rumeur que par les faits et où le cours d’une action n’a plus rien à voir avec la performance réelle d’une entreprise. De même que les gestionnaires de portefeuille ne se soucient pas du cours des actions de la veille, le président n’avait à se soucier de ce qu’il avait  tweeté le jour précédent. L’essentiel étant d’alimenter la volatilité créée par des avis imprévisibles – une volatilité qui peut être dévastatrice pour ceux dont la réputation est en jeu, mais peut être extrêmement lucrative pour ceux qui savent comment la rentabiliser.
 
« L’affaire Wauquiez » est-il un épiphénomène ou signifie-t-il que le débat politique est de plus en plus réduit, voire condamné, à une succession de réactions en chaîne à des phrases chocs, de « punchlines » et de révélations accessoires ? Une sorte de parapolitique où le débat devrait se résumer à l’analyse de la mise en scène du personnel politique et des « fact checking » de fausses informations ?
Christian Salmon. Vérité et mensonge. « Bulshit » et « trash talk ». Raison et Folie. Original et Parodie. Toutes ces oppositions rassurantes ont été dynamitées par l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Une nouvelle ère politique caractérisée par la simulation généralisée, le paranormal et la post vérité. Wauquiez pratique ce que Trump appelle l’« hyperbole vraie », « une exagération qui est une forme efficace de promotion ». Et dans la ruche des réseaux sociaux, c’est l’« hyperbole vraie » qui règle les échanges, avec ses bulles informationnelles indépendantes les unes des autres qui créent une sorte de huis clos informationnel, propice aux rumeurs les plus folles, au complotisme et au mensonge. Trump s’adresse via Twitter et Facebook à ses petites républiques du ressentiment qu’il réussit à fédérer en une masse survoltée. Une partie de la société a fait sécession aux États Unis et s’est retourné contre le système de représentation qui est devenu une parodie de lui même. Trump est leur héros. Wauquiez aspire à ce rôle. A coups de transgressions et de provocations Wauquiez est entrain de tracer sa route sur le chemin du post politique tel que l’avait dessiné Baudrillard. Selon lui, l’hégémonie ne s’affirmait plus seulement par l’exportation des techniques, des valeurs et des idéologies, mais par l’extrapolation universelle d’une parodie de ces valeurs. Il soulignait la puissance symbolique de la dérision et de la profanation des valeurs, cette impiété totale d’un peuple qui fascine tout le monde, vulgarité phénoménale, d’un univers (politique, télévisuel) enfin ramené au degré zéro de la culture. Mais qui est aussi le secret de l’hégémonie mondiale…. Je le dis sans ironie, et avec admiration : c’est ainsi, par la simulation radicale, que l’Amérique domine le reste du monde, à qui elle sert de modèle.
Juste avant l’investiture de Donald Trump, on a demandé à Newt Gingrish, son ex-meneur de claque, ce qu’il pensait de la décision du président de conserver son poste de producteur délégué de Celebrity Aprentice. Sa réponse en dit long. Il affirme que Trump commet une erreur parce qu’il va être le producteur délégué de quelque chose qui s’appelle  le gouvernement des Etats Unis. Il aura la responsabilité d’un immense show télévisé intitulé « Diriger le monde ».
Journalist

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Tout va bien, ça continue…

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2018

D’évidence point n’est besoin d’une grande imagination pour faire un commentaire sur ce blog qui a une connotation politique. Il suffit de prendre en exemple  un article qui évoque une question d’actualité et d’y adjoindre une vision plus personnelle des évènements et faits qu’il décrit.

Le déroulement d’une journée nous rappelle que la politique est présente dans nos moindres gestes et cela suffit à nous inspirer.

En décrivant une journée faite de simples gestes et préoccupations quotidiennes et sans grande portée on peut mettre en évidence ce mal être qui s’installe dans notre environnement et les causes qui le génèrent !

Je l’ai fait hier mais facile de reproduire cela chaque jour.

Aujourd’hui est un autre exemple.

Après le réveil rituel accompagné de l’écoute des infos du jour, lesquelles ne diffèrent guère de ce que j’ai entendu hier tout au long de la journée, je fais le même constat sur l’exploitation des faits divers, l’insistance sur les déclarations de Wauquiez  à qui l’on accorde la primeur sur les antennes, ce qui confirme que la pseudo maladresse de l’intéressé lui permet de se constituer une certaine popularité, tout en mettant à l’écart la concurrence interne dont on peut considérer  qu’il n’a plus rien à en faire !

Ce n’est pas sans risque pour lui mais cela entre dans les processus actuels de recomposition politique et il serait bien naïf de croire  que la bourgeoisie de ce pays se désintéresse de la manœuvre en cours. Pour ce qui est de la réaction de ses « compères » de droite de LREM au FN en passant par ceux de son propre parti les Républicains évidemment le « crime » ne leur profite guère ! Mais l’avenir se prépare y compris pour le MEDEF malgré les égratignure du leader de LR.

Passons et revenons à une autre réalité. En ballade de fin de marché je rencontre un tarasconnais qui m’interpelle car il est en difficulté avec la banque postale qui le relance pour un prélèvement mensuel de 140 euros lequel ajouté à d’autres prélèvements (environ 370 €) ampute son revenu mensuel avoisinant les 1000 € ce qui lui laisse a peine de quoi payer logement et nourriture. Impuissant je constate ce qui au fond devient banal !

Il me faut prendre rendez-vous avec mon cardiologue. Son secrétariat d’accueil me propose le 22 mai, impossible avant pour ce qu’il considère comme un contrôle. Trois mois d’attente ! Le Secrétaire me dit : voyez avec le gouvernement ! Autrement dit si entretemps j’ai un accident cardiaque je recommande à ma famille de porter plainte pour défaut de prévention imputable à quelque Ministre qui ne forme plus assez de médecins et maintien le fameux « numérus clausus »

L’après midi se passe et me voila en réunion avec des communistes  de ma Section pour faire le point sur notre activité, notre stratégie, notre organisation et son renforcement.

Très important mais pas simple du tout. On en reparlera ! 

 

Hôpital public. L’action, remède à la souffrance

Sylvie Ducatteau
Mardi, 20 Février, 2018
L’Humanité
À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence<br /><br /><br /><br /><br /><br />

À Lyon, les services d’urgences des deux CHU sont en grève. Guillaume Atger/Divergence
 

Ici, c’est un service qui se mobilise. Ailleurs, une profession, praticiens hospitaliers, soignantes, secrétaires médicales…Grèves, pétitions, lettres ouvertes se multiplient contre l’austérité imposée aux hôpitaux publics et à leurs personnels.

«En l’absence de rendez-vous, nous envisagerons toutes les actions utiles pour être reçus et entendus ! » Cet avertissement très ferme vient d’être adressé à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, par 1 300 médecins hospitaliers de toutes disciplines signataires d’un courrier resté lettre morte depuis plus de six mois. Le 18 septembre, soutenus par l’ensemble de la commission médicale d’établissement, 168 médecins de l’un des plus grands établissements psychiatriques de France, le Vinatier, à Lyon, avaient lancé un cri d’alarme face à la dégradation des établissements publics, très vite relayé par leurs confrères des hôpitaux généraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et puis ce cri s’est répandu partout, repris « de Colmar à Pointe-à-Pitre », précise le docteur Bruno Caron, l’un des porte-parole de la pétition des praticiens hospitaliers, qui se réjouit « de l’élargissement du mouvement » pour un moratoire sur les fermetures de lits et de services ainsi que sur les regroupements hospitaliers.

Samedi dernier, accueillis par la sénatrice communiste Laurence Cohen, une cinquantaine des signataires de la lettre à Agnès Buzyn se sont retrouvés au palais du Luxembourg, à Paris, plus remontés que jamais : « Face à la situation catastrophique des hôpitaux, nous considérons que les annonces du 13 février faites par Édouard Philippe sont une poursuite de la politique du rouleau compresseur qui écrase l’hôpital public et a motivé notre mobilisation. Il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à cette politique qui ne nous permet pas de prendre en charge correctement nos patients », écrivent-ils dans leur communiqué.

La première grève victorieuse des secrétaires médicales

L’hôpital public est en souffrance, « à bout de souffle ». Pour autant, les personnels de toutes catégories, agents techniques, administratifs, soignants et médecins, se mobilisent pour continuer à offrir des soins de qualité, voire d’excellence, pour tous. C’est le cas des secrétaires médicales de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), premier centre européen de lutte contre le cancer. Elles viennent de vivre leur première grève, victorieuse. À Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), soutenus par les patients dont une pétition a recueilli des centaines de signatures en quelques jours, les personnels dénoncent la transformation des lits de médecine interne en lits polyvalents aboutissant à la disparition de ce service. À Lyon, les services d’urgence, des deux CHU sont en grève. À Toulouse, outre les ouvriers chargés du transport des prélèvements sanguins en grève depuis octobre (voir ci-contre), les soignants des services traumato, médecine interne et infectiologie ont cessé le travail depuis plus d’un mois. Ils ont été précédés par les aides-soignantes et infirmières du pôle psychiatrie. À Lannion (Côtes-d’Armor), les soignants sont mobilisés contre l’austérité qui leur est imposée alors que le déficit de l’établissement s’envole. À Clamart (Hauts-de-Seine), les assistantes sociales de l’hôpital Antoine- Béclère étaient en grève la semaine dernière pour exiger le renforcement de leur équipe. Sous-effectifs, restructurations, fermetures de services voire d’établissements, partout les personnels posent le même constat de « mise à mal de l’hôpital ». Et ils sont de plus en plus nombreux à quitter leurs blouses blanches pour s’y opposer.

Lien coordination-nationale des hopitaux et maternité de proximité

Journaliste

 

 

 

 

 

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Belle journée : tout va bien : intox à tout vent !

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2018

 

 

Je me  lève un peu tard. Normal car je me couche très tard. Mais comme je dors relativement bien me voilà prêt à encaisser  la première épreuve de la journée : l’actualité du jour sur l’une des chaînes d’info. Peu importe laquelle puisqu’elles  « disent » toutes la même chose 

Bref un peu d’info sur l’affaire d’héritage Johnny Halliday revue et corrigée au gré des jours qui se suivent pour  nous faire pleurer sur les déshérités et détester l’héritière privilégiée. Sordide et qu’est ce qu’on s’en fout ! Puis on nous sert les dernières mises au point concernant l’assassin Nordahl Lelandais qui, comme le non moins célèbre, sur un autre registre, Tariq Ramadan le pseudo violeur, se trouve en consultation psychiatrique. Pas de quoi s’étonner de l’évolution médicale qui va évidemment faire enrager les justiciers des cafés du commerce !

Pour clore la rubrique faits divers, nous est signalé  un accident mortel provoqué par une avalanche. Cela nous rappelle que dès qu’une mort accidentelle survient et est « exploitable » elle va hanter les médias.

Côté politique le débat « s’élève » avec la mise à l’index de Vauquiez dont certains prétendent que l’enregistrement de ses propos n’était pas aussi clandestin qu’on le dit mais qui, en tout cas nous confirme ce que tout le monde, ou presque, sait. Bref si l’on y ajoute  les hostilités entre  Le Pen et Phillipot on peut s’interroger sur le but de la médiatisation de ces querelles droitières et extrêmes droitière qui occupent un terrain que semble bouder la « droite modérée »  et le centre et que le macronisme occupe gaillardement en répondant aux vœux du patronat ! 

Enfin les infos du jours vont se consacrer, toutes télés confondues à préparer l’opinion sur la mise en pièce de la SNCF dont elles ont le culot de dire que le statut de son personnel serait la cause de sa mauvaise gestion et de ses difficultés.

Cheminots debout, debout, la déraison tonne !

Tout va bien ! Me voilà dispo pour la douche, avaler les médicaments et boire un café, prendre la route pour rendre visite à une amie qui craint de se faire arnaquer par un opérateur de téléphone qui lui a suggéré la connexion au réseau « fibre » gratuitement et lui a donné rendez-vous à cet effet. Tout va bien !

Sur la route pas de surprise sauf que pas mal d’automobilistes me doublent à plus de cent à l’heure. Histoire sans doute de se défouler avant que la limitation portée à 80 KMH ne les appelle à plus de modération. Comme d’habitude ils n’en feront rien et je continuerai à payer pour eux si par malheur je dépasse les 85 kmh. Tout va bien !

Arrivé sur les lieux je découvre que les techniciens et moi même se sont déplacés pour rien car les boites de connexion sont trop éloignées du répartiteur téléphonique de l’immeuble. Du coup rien à faire. Tout va bien je reviendrai !

J‘en profite pour aller acheter une paire de chaussures, alléché par un magasin qui solde à 50 %. Bien que l’arnaque soit évidente je dépense 58 euros pour une paire qui ne vaut guère mieux et qui est affichée à 116 euros. Tout va bien je ne suis pas dupe malgré ce que doit penser la vendeuse qui doit assurer son salaire et payer charges et loyer !

Sur le chemin du retour toujours autant de « pressés » qui se foutent bien des limitations de vitesse. Arrivé je retrouve le super marché  pour acheter des éponges. Au milieu des rayons les quatre valent 2,50 euros, en bas de l’étal les mêmes sont vendues 0.55. La caissière me dit que c’est une différence de marque. Tout va bien j’ai gagné 2 euros !

 

 

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Depuis plusieurs jours et même avant la publication du rapport sur l’état de la SNCF journalistes et commentateurs croupions ne cessent de discréditer l’entreprise et d’en rendre les cheminots coupables. Seule la CGT mène la bataille pour démentir cela !

 

Syndicalisme. 300 luttes victorieuses en 2016 et 2017 pour la CGT

Clotilde Mathieu
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP<br /><br /><br />

Paris, en 2015. Manifestation des travailleurs sans papiers pour l’obtention du permis de séjour. CrowdSpark/J. Seddiki/AFP
 

Le syndicat tenait, la semaine dernière, une journée des « luttes gagnantes ». Philippe Martinez appelle à rendre partout visibles les victoires des salariés.

Après sept jours de grève, les salariées du secrétariat médical de l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) ont obtenu une prime mensuelle de technicité de 60 euros brut pour les assistantes médicales et les secrétaires médico-administratives, mais aussi les aides-soignantes, plusieurs postes en CDI, le paiement des heures supplémentaires. Ce même jour, le 14 février, la CGT organisait une journée des luttes gagnantes. Une victoire de plus à mettre au compteur.

Après l’échec des dernières mobilisations contre les ordonnances ou la loi El Khomri, la CGT cherche à dynamiser, positiver l’image des luttes. Et donner à voir une « CGT qui gagne » au moment où de nombreuses batailles se préparent, dans la fonction publique, dans la santé, chez les cheminots. « On nous montre souvent l’image de salariés qui pleurent parce que leur boîte ferme et qu’ils n’arrivent pas à l’empêcher, et non ceux qui luttent et qui gagnent, a affirmé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Or, lorsqu’on gagne, trop souvent, on ne le dit à personne. Car les salariés sont modestes. Alors qu’un plus, même un tout petit plus, est loin d’être misérable. »

Entre 2016 et 2017, « plus de 300 luttes » ont été gagnantes, a compté son organisation. Et ce « dans tous les secteurs d’activité ». Les nombreux témoignages qui ont jalonné cette journée, au côté des luttes emblématiques comme celles du salon de coiffure du boulevard de Strasbourg de Paris 10e, de la clinique de l’Ormeau à Tarbes (Hautes-Pyrénées), ou encore des routiers, puis de la fonction publique pénitentiaire, ont montré la diversité des modalités d’action. Comme en Haute-Garonne, où la mobilisation citoyenne, l’implication des élus locaux et le soutien de députés ont permis, au bout de six mois, la réintégration d’une femme de ménage travaillant pour Onet, sous-traitant de la SNCF. Et ce « sans aucune journée de grève », rapporte un cheminot. Idem aux douanes d’Évreux (Eure), où la mobilisation des élus syndicaux, en refusant de donner un avis dans les instances du personnel, a bloqué le processus de fermeture du bureau des douanes et a rendu possible la bataille juridique.

Parfois, la naissance d’un syndicat CGT est une condition suffisante à l’obtention de nouveaux droits. C’est le cas dans cette usine de textile, où le patron décomptait les « RTT, les jours fériés ». « Nous sommes allés voir la CGT pour demander quels étaient nos droits, explique un jeune militant. En un mois, avec l’aide de nos structures, nous avons monté un syndicat, une liste. Nous avons tous été élus. Trois mois plus tard, un nouveau calendrier sur les RTT était négocié. Et un quart des salariés se sont syndiqués », raconte-t-il.

Autre lutte, nouvelle histoire, dans cette entreprise de la métallurgie spécialisée dans la rénovation de matériels roulants. « Nouveaux dans le syndicalisme », les cégétistes se sont rendu compte rapidement que leur organisation « était partout ». Un « véritable atout ». « Nous avions les informations avant notre patron », comme lorsque la RATP décide de mettre fin au contrat. « Nous n’avons pas fait de grève, la direction était avec nous. » Leur revendication : obtenir un contrat pour éviter la fermeture. Avec des administrateurs salariés dans les deux groupes de transport public et l’appui de la fédération syndicale auprès des ministères, ils ont obtenu « au final la rénovation des lignes 7 et 8 du métro parisien ».

Philippe Martinez appelle à multiplier la compilation de ces témoignages dans « les territoires, les départements » et à poursuivre le travail de syndicalisation. Et le dirigeant de conclure : « Imaginez si la CGT était partout. »

Journaliste à la rubrique social-économie

 

En témoigne

 

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Petit aperçu. La « pensée Marx » à tous les étages et de toutes les générations

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2018

https://www.facebook.com/humanite.fr/videos/10156139812133695/

 

 

Pierre Chaillan et Jérôme Skalski Photos de Julien Jaulin/Hanslucas
Lundi, 19 Février, 2018
L’Humanité
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Durant plus de douze heures, la trentaine d’intervenants invités par l’Humanité au Forum Marx ont nourri les échanges autour d’une pensée en mouvement. La forte affluence affirme un appétit rehaussé pour la politique. À suivre.

Plus de 2 000 personnes ont participé, dans la journée de samedi, qui avait pris des allures printanières, au Forum Marx organisé par l’Humanité en ce lieu mythique du monde du travail et de la création, la Bellevilloise. Des centaines de visiteurs par arrivées successives. Attentifs, curieux, discutant, débattant, annotant, prenant la parole, interpellant, tous s’interrogeant à la rencontre de la trentaine de personnalités intellectuelles invitées par le journal fondé par Jean Jaurès pour s’entretenir de l’actualité de la pensée de Marx. Beaucoup de jeunes aussi, qui avaient pris place jusque dans les travées de la grande salle chargée d’histoire, aujourd’hui baptisée « le loft ». Un lieu où Jean Jaurès prononça un discours en 1906. Au fil de la journée, l’événement prend la forme d’un rendez-vous populaire où un large public envahit les différents lieux de rencontre : deux salles de débat, un espace dédié aux partenaires de l’événement (1), un véritable petit « village du livre », sans oublier le stand de l’Humanité où le hors-série Marx, un coup de jeune, présenté en avant-première, et l’Humanité des débats du week-end sont partis… comme des petits pains.

Intervenant pour lancer le forum et sa dizaine de rencontres et de débats, Patrick Le Hyaric n’a pas caché sa satisfaction devant la foule rassemblée malgré l’heure matinale. Le directeur de l’Humanité, soulignant l’étonnement des organisateurs de ce premier pas d’une année Marx engagée par le journal avec le collectif Marx 2018, y a vu un encouragement « à faire preuve d’encore plus d’audace ».

Bon augure pour ce bicentenaire

De son côté, l’historien Jean-Numa ­Ducange, membre de l’animation du collectif Marx 2018, a salué cette affluence comme augure d’« une dynamique » pour ce bicentenaire. Cet élan nouveau pour Marx, qui s’est traduit en amont par la participation de nombreux jeunes ­chercheurs, se confirme et s’amplifie donc en aval par une participation aux débats digne des meilleurs crus de la Fête de l’Humanité.

Marx à tous les étages, dans tous ses états et sur tous les fronts des débats actuels. Au forum (rez-de-chaussée), c’est la découverte du philosophe à la plume littéraire acérée souvent méconnue, grâce à Pascale Fautrier, Jean Quétier et Jean-Pierre Lefebvre (2). De profil sur la couverture de plusieurs parutions et rééditions de référence au stand des Éditions sociales ou du Temps des cerises, c’est encore Marx qui est mis en discussion dans les ouvrages présentés par la librairie de la Renaissance qui donne au « sas » de la Bellevilloise des allures de « village du livre ». Au loft (deuxième étage), Jean Marie ­Harribey, Michael Löwy et Alain Obadia argumentent sur les analyses marxistes d’aujourd’hui, ainsi que sur la nécessité, pour le mouvement social, d’une prise en compte de la nature et des enjeux environnementaux. Lors de la table ronde intitulée « Marx et la France », Françoise Blum, Marie-Cécile Boujou, Jean-Numa Ducange et Stéphanie Roza explorent la « pensée Marx », entre hier et aujourd’hui pour construire « demain au présent ». La puissance de la critique du capitalisme par Marx et les ressources à y puiser pour comprendre les évolutions du travail et du capital traversent aussi les interventions de Frédéric Boccara, Anne Eydoux et Bernard Friot ou encore l’échange, fructueux, sur les luttes des classes, entre Pierre Khalfa, Saliha ­Boussedra et Nasser ­Mansouri. Et toujours, des jeunes à la tribune ou dans la foule, même si ce sont toutes les générations qui investissent les salles archicombles.

Le temps des révolutions ?

Au regard de ce succès éclatant, ce moment fort de rencontres pourrait bien décrire un appétit rehaussé pour la politique. Marx et le communisme retrouvent des couleurs, une pertinence dans les enjeux actuels (crise écologique, sociale et financière) et la recherche d’« une visée » qui s’appuie sur la pensée de Marx, comme l’explique le philosophe Lucien Sève dans son entretien filmé, présenté en primeur. Le temps des révolutions serait-il dépassé ? Mathilde Larrère, Guillaume Roubaud-Quashie et Pierre Serna, en tout cas, mettent en garde tous ceux, momifiés dans leurs préjugés, qui souhaiteraient imposer une date de péremption aux aspirations révolutionnaires. Un peu auparavant, Jacques Bidet, Isabelle Garo et Michèle Riot-Sarcey avaient ouvert l’atelier « Penser un monde nouveau avec Marx ». Un chantier à ciel ouvert des révolutions à comprendre et à mener.

À tous, maintenant, d’en faire autant pour cette année Marx. « Vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé jusqu’ici ? » demande le Marx d’Howard Zinn aux spectateurs médusés. « Il est des morts qui font germer les fleurs des champs », chantait Léo Ferré.

(1) Espaces Marx, la Fondation Gabriel-Péri, l’Institut CGT d’histoire sociale, la Fondation Copernic, les revues Cause commune, la Pensée et Économie & Politique, les Cahiers d’histoire, Livres en lutte. (2) Raoul Peck, le réalisateur du Jeune Karl Marx, et le philosophe Étienne Balibar se sont fait excuser.

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