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La lutte des classes envahit le plateau de Pujadas…

Posté par jacques LAUPIES le 9 décembre 2017

 

 

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Je viens d’entendre le débat de ce soir sur LCI, dans lequel était posée la question du devenir du SMIC que certains voudraient dans un premier temps réduire pour les jeunes.

Il y avait un fond de lutte des classes dans l’air mais les deux camps n’étaient pas, en nombre, sur un pied d’égalité et,  si l’on veut bien reconnaître  à l’animateur Pujadas un rôle d’arbitre  – ce qui pour le moins est très généreux de notre part – se trouvaient face à face d’une part trois zélés serviteurs du capital (François de Closets, se disant pompeusement essayiste, la non moins agressive Agnès Verdier-Molinié, Directrice de l’IFRAP, se disant économiste et un patron dont le nom m’échappe) et d’autre par Mercier le syndicaliste CGT, ouvrier type.

Les trois suppôts de la bourgeoisie nous ont servi leur soupe habituelle : il faut de la croissance pour augmenter les salaires et créer des emplois, donc il faut être compétitif et aligner nos salaires sur ceux qui se pratiquent chez nos concurrents basés à l’étranger. 

Trois valets du patronat qui se partagent le même discours obligent celui qui les affronte à répéter trois fois la réponse simple : pourquoi ne pas prendre sur les profits qui ne cessent de croitre (chiffres à l’appui) et aligner les smic allemands, anglais et autres sur le smic français.

Réponse simple qui fait enrager l’économiste dont l’agressivité habituelle contre tout ce qui à un caractère social, de service public qu’elle veut réduire sans pitié pour sauver les pauvres patrons acculés au sacrifice.

Bref de débat d’une heure aurait pu être bâclé en un quart d’heure et le téléspectateur y aurait vu tout aussi clair. 

Ah j’oubliais ! Pour conclure  arrive un député (Laurent Saint-Martin – LREM) qui aligne ses arguments sur ceux des trois mousquetaires du patronat. Ce n’est plus trois contre un mais quatre contre un.

 

Jérusalem. Les États-Unis

plus que jamais isolés à l’ONU

 

Lorenzo Clément avec AFP
Vendredi, 8 Décembre, 2017
Humanite.fr
Photo Dennis Van Tine/Geisler-Fotopres/AFP.

Photo Dennis Van Tine/Geisler-Fotopres/AFP.
L’ONU s’est déclarée vendredi « particulièrement inquiète des risques d’une escalade violente » après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël, lors d’une réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle les États-Unis sont apparus plus isolés que jamais.
Cette décision « n’est pas conforme aux résolutions du Conseil de sécurité », ont tancé à l’issue de cette réunion urgente – demandée par 8 membres sur les 15 du Conseil de sécurité – les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d’Allemagne. Elle « ne favorise pas la perspective de paix dans la région », ont-ils ajouté lors d’une déclaration solennelle, sans évoquer de mesures de rétorsion. Lors de la réunion, tous les partenaires des Etats-Unis ont critiqué la décision de Donald Trump de manière plus ou moins appuyée. A l’ONU, les Etats-Unis n’ont pas besoin de « sermons » et de « leçons », a riposté sur la défensive l’ambassadrice américaine Nikki Haley, en affirmant que le temps où Israël n’était pas traité de manière équitable dans l’Organisation était révolu.
Les Etats-Unis « restent engagés dans le processus de paix » au Proche-Orient, a-t-elle ajouté, en déniant à quiconque la possibilité de rejeter Washington comme médiateur dans ce conflit. « Lorsqu’il y aura un accord de paix, il sera signé à la Maison Blanche », a-t-elle assuré. « Je comprends que le changement soit difficile » pour les partenaires des Etats-Unis mais « nos actions visent à faire progresser la cause de la paix », a-t-elle insisté.
Avec leur nouvelle décision, les Etats-Unis n’ont « pas pris position sur les limites ou les frontières » et le « statu quo est maintenu sur les lieux saints », a également fait valoir la diplomate américaine, qui n’a eu comme seul soutien que son homologue israélien à l’ONU.  »Jérusalem devra être la capitale des deux Etats, Israël et la Palestine. En l’absence d’accord, nous ne reconnaissons aucune souveraineté sur Jérusalem », ont asséné les cinq ambassadeurs européens. « L’Union européenne ne reconnaîtra aucun changement sur les lignes de 1967, y compris s’agissant de Jérusalem, autres que ceux convenus entre les parties », ont-ils déclaré.
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, le fossé semble se creuser davantage à chaque dossier entre Washington et ses partenaires sur la scène internationale. De l’Iran à la Corée du Nord en passant par le dossier climat, peu de sujets se prêtent à un consensus entre la première puissance mondiale et ses plus proches alliés. Au Conseil de sécurité, les opposants à Washington n’ont cependant guère de moyens de contrecarrer l’annonce d’un transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Les Etats-Unis, membre permanent, sont dotés d’un droit de veto sur toute résolution ou déclaration du Conseil requérant un consensus.
Lors d’une liaison vidéo avec Jérusalem, Nikolay Mladenov, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, a mis en garde contre le risque de voir se développer « un radicalisme religieux » dans la région. Le responsable de l’ONU a appelé les dirigeants du monde entier « à montrer de la sagesse » pour ramener le calme dans la région. « Toutes les parties et tous les acteurs régionaux » sont appelés « à travailler ensemble à maintenir le calme », ont abondé les ambassadeurs européens.
La réunion en urgence du Conseil de sécurité avait été demandée par la Suède, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, la Bolivie, l’Uruguay, l’Egypte et le Sénégal. La décision américaine est une « violation de la légitimité internationale », a déploré l’ambassadeur égyptien Amr Aboulatta, évoquant une « ville sous occupation ».
Son homologue français François Delattre a souligné que « sans accord sur Jérusalem, il n’y aura pas d’accord de paix ». « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats », a abondé l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia, tandis que l’Italien Sebastiano Cardi indiquait que son pays maintiendrait son ambassade à Tel Aviv. Riyad Mansour, ambassadeur palestinien au statut d’observateur à l’ONU, a dénoncé « une décision irresponsable ». Son homologue jordanienne, Sima Sami Bahous, a exhorté les Etats-Unis à être « un médiateur neutre ».

 

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Le funérarium médiatique s’installe…

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2017

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Les médias dont on sait que pour l’essentiel, c’est à dire l’information du public, ils dépendent largement des tenants du pouvoir économique, nous fixent quotidiennement l’ordre du jour des questions à débattre.

Les populistes – qui ne sont pas toujours où l’on croit – adorent alimenter, et s’alimentent des faits susceptibles d’accroitre leur notoriété pour peu que les médias leur en donnent l’occasion.

Il en va ainsi lorsqu’une personnalité aimée du public vient à disparaître à cette nuance prêt que l’on donne un peu plus d’importance à un écrivain dont la célébrité est plus limitée parmi la foule, qu’à un chanteur dont l’art parait d’un prestige intellectuel relativement restreint mais qui pénètre pleinement cette foule.

La France est riche en célébrités, plus ou moins méritées. Certaines se voient encenser et leur nombre s’accroit à la mesure de l’invasion médiatique ce qui présente un risque de monopolisation de l’information télévisée et la saturation des plateaux de télévision par des hommages teintés de funéraire.

Cela ne m’a pas empêché de trouver l’émission de la grande librairie de ce soir plaisante et divertissante dans une évocation d’un D’Ormesson qui tout de même était un peu destructeur de grandiloquence sur la fin de sa vie notamment.

Mais après tout ces évocations, quel que soit l’usage que l’on puisse en faire, peuvent se substituer à de médiocres prestations télévisées. Reste que leur sélection nous indique souvent qu’elles sont loin de l’impartialité que chaque auditeur ou téléspectateur est en droit d’exiger !

Après la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël, Trump et Netanyahu seuls face au monde entier

Jeudi, 7 Décembre, 2017
Humanite.fr
Photo Brendan Smialowski/AFP.

Photo Brendan Smialowski/AFP.

Le président américain a humilié les Palestiniens en leur déniant tout droit sur la ville dont ils revendiquent la partie orientale occupée. Il remet en cause toute possibilité de paix et transforme un conflit politique en affrontement religieux.

« Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ». Donald Trump n’a pas tourné longtemps autour du pot lors de sa relative brève annonce, le 6 décembre. Aucune surprise puisque tout avait été fait depuis plusieurs jours pour habituer les esprits à cette décision qui suscite la controverse aux quatre coins du globe. Trump le savait, il l’a fait quand même. Il sait que le statut de Jérusalem n’est pas seulement délicat. Il est l’objet d’un statu quo depuis des décennies et tout évolution ne peut se faire qu’au travers des négociations impliquant et les Israéliens et les Palestiniens.

On remarquera également que Donald Trump qui, il y a quelques mois encore déclarait qu’il pouvait « aussi bien vivre avec la solution à deux Etats qu’à un seul Etat » s’est, de fait prononcé pour la création d’un Etat palestinien. C’est évidemment une tromperie. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël à ce moment précis ne doit rien au hasard. Elle intervient au moment où le chef des négociations américaines, son gendre, Jared Kushner, et son envoyé spécial au Proche-Orient, Jason Greenblatt, ont mis la dernière main à ce que la Maison-Blanche appelle « le plan ultime », censé régler une fois pour toute le conflit israélo-palestinien. Dans ce plan, Jérusalem est la capitale d’Israël, pas de l’Etat de Palestine, les colonies sont, pour l’essentielles maintenues et annexées à Israël, ce qui reste de la Cisjordanie sous contrôle palestinien ne possèdera aucune lien physique avec la Bande de Gaza. Alors, quand Trump affirme que « les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties » et qu’ils soutenaient une « solution à deux Etats », si les deux parties « se mettaient d’accord » sur cette question. On se doute bien que la pression sera mise sur les Palestiniens. D’autant plus que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou – qui s’est évidemment félicité de la décision américaine (« Ceci est un jour historique. Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans, c’est la capitale d’Israël depuis presque 70 ans », a-t-il dit) – et qui a toujours refusé de discuter de Jérusalem dans le cadre de négociations, se sent maintenant légitimé dans son attitude.

Pour le président de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas, l’annonce de Donald Trump « ne changera rien à la situation de la ville de Jérusalem, la capitale éternelle de l’Etat de Palestine ». Il a insisté, devant les caméras de la télévision palestinienne: « Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies ». Le président américain pouvait-il attendre une autre réaction. Pensait-il vraiment que les Palestiniens allaient le remercier?

Hormis Israël, personne ne se félicite de ce qui apparait comme une volonté délibérée de mettre les Palestiniens à genoux, d’humilier le monde arabe et plus encore le monde musulman. Car, ce faisant, le président américain transforme la lutte des peuples pour la reconnaissance de ses droits fondamentaux, notamment celui d’avoir un Etat, en une confrontation de caractère religieux, qui risque d’être des plus violentes. « Les Américains viennent d’annihiler le niveau politique du conflit, pour le remplacer par une guerre terrifiante entre le judaïsme et l’Islam. Tout ne sera plus évoqué qu’au travers ces deux termes », prévient l’ambassadeur de Palestine, Elias Sanbar, dans les colonnes de « l’Humanité ». Les Palestiniens sont appelés par leurs dirigeants à « Trois jours de colère ». Des manifestations ont déjà eu lieu à Gaza et à Istanbul, devant le consulat américain. Vendredi, jour de grande prière pour les musulmans il faut s’attendre à des incidents violents. Mais n’est-ce pas ce que recherchent les Etats-Unis et Israël? Car le plan machiavélique de Donald Trump ne s’arrête pas à Jérusalem. Ce n’est qu’une étape en vue d’un remodelage de l’ensemble du Moyen-Orient où de nouvelles alliances se noueraient entre d’une part de nombreux pays arabes, à commencer par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe ainsi que l’Egypte et la Jordanie et Israël d’autre part. L’ennemi commun qui les rassemblerait: l’Iran.

Le calcul est dangereux pour la paix de la région et même celle du monde. En « confessionnalisant » le conflit israélo-palestinien, Trump et consorts vont renforcer les groupes islamistes dans le monde musulman et renforcer les orthodoxes juifs et l’extrême-droite (qui sont souvent les mêmes) en Israël où ils dominent déjà très largement le gouvernement. Quant aux dirigeants arabes, d’accord avec le « plan ultime » américain, ils pourraient très vite se trouver en porte-à-faux avec leurs propres peuples.

Donald Trump, tout à son mépris, a peut-être aussi sous-estimé ses alliés « naturels ». Que la Russie et la Chine soient opposées à sa décision, il n’en a sans doute pas cure, bien qu’il s’agisse là de deux membres permanents du Conseil de sécurité. Mais va-t-il prendre les dirigeants occidentaux pour des imbéciles qui tomberaient dans le panneau de sa dialectique simpliste voire de ses mensonges? Pas sûr. La réaction d’Emmanuel Macron – qui doit pourtant recevoir Netanyahu dimanche, à Paris – en témoigne. Depuis Alger, où il se trouvait en déplacement officiel, il a « regretté » la décision américaine « prise unilatéralement » et que « la France n’approuve pas, qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu ». Le président français peut en être d’autant plus contri qu’il l’avait déjà dit, sans succès, à son homologue américain. Il a néanmoins rappelé que Jérusalem est « une question de sécurité internationale qui concerne toute la communauté internationale ». Le statut de Jérusalem « devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies ». Et il a insisté sur l’importance de la création de deux Etats, Israël et la Palestine, « vivant côte à côte, en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec comme capitale des deux Etats ». Comment privilégier dès lors le « dialogue » pour éviter les violences. Quelles initiatives?

C’est évidemment la question principale qui se pose puisque pratiquement tous les pays européens sont sur la même longueur d’onde. La situation, qui pourrait devenir explosive nécessite des décisions fortes et rapides pour contrecarrer ces funestes projets. A la demande de la Bolivie, l’Egypte, la France, l’Italie, le Sénégal, le Suède, le Royaume-Uni et l’Uruguay le Conseil de sécurité de l’Onu  se réunit ce vendredi. Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une « négociation directe » entre Israéliens et Palestiniens, a insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été « contre toute mesure unilatérale ». Il a ajouté: « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine »

rump et Netanyahu seuls face au monde entier

 

 

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Ca pue l’encens…

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2017

J’ai bien aimé les prestations télévisées de D’Ormesson. L’homme ne manquait pas d’esprit et semblait prendre plaisir à se flageller parfois. Etait-ce une coquetterie ou quelques remords. Il n’empêche qu’à l’inverse de certains intellectuels de son milieu il affichait ne pas se prendre trop au sérieux.

En tout cas il savait reconnaître des talents que la société et sa classe rejetait comme la peste. En témoigne son admiration pour Aragon.

Je n’ai lu aucun de ses ouvrages et je n’en suis pas fier. Donc difficile de dire s’il était le grand écrivain que l’on dit. De toutes façons je n’ai pas les qualités requises pour ça et comme nombre de mes compatriotes je me suis fié à ce que peuvent en penser ses contemporains.

Evidemment ses sympathies à droite l’ont rendu, en un temps, moins intéressant à mes yeux. L’épisode Ferrat avec un « air de liberté » m’a poussé au delà  des limites de la considération. Cependant l’homme par la suite m’a plu et j’aimais bien l’entendre.

Il faisait donc parti pour moi de ces écrivains dont la France s’enorgueillit et que tout le monde, après leur disparition trouve génial. Selon la bonne règle qu’un grand écrivain, avec ses œuvres, traduit et parfois interprète la société avec une intelligence progressiste, même s’il a de profondes attaches avec la classe dominante. 

Le jeu politique, pour ne pas dire les récupérations, aussi grossières soient-elles, que celle que nous observons compliquent un peu les choses.

Finalement l’esbroufe l’emporte au point que l’on encense au lieu d’honorer dignement. Bien dommage.

Et Johnny alors ? Alors la on dépasse les bornes ! 

 

« Un air de liberté »
Jean Ferrat

Les guerres du mensonge les guerres coloniales
C’est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs
Quand vous les approuviez à longueur de journal
Votre plume signait trente années de malheurLa terre n’aime pas le sang ni les ordures
Agrippa d’Aubigné le disait en son temps
Votre cause déjà sentait la pourriture
Et c’est ce fumet-là que vous trouvez plaisantAh monsieur d’Ormesson
Vous osez déclarer
Qu’un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s’appelle Ville Ho-Chi-MinhAllongés sur les rails nous arrêtions les trains
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine

Nous disions que la guerre était perdue d’avance
Et cent mille Français allaient mourir en vain
Contre un peuple luttant pour son indépendance
Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains

Ah monsieur d’Ormesson
Vous osez déclarer
Qu’un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s’appelle Ville Ho-Chi-Minh

Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d’hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez

Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Excusez moi Monsieur d’Ormesson ce n’est pas pour ombrager votre mémoire que je rappelle cette chanson de Ferrat, je vous respecte, mais simplement pour dire mon dégout de ce monde médiatique qui fait oublier qu’un talent porte toujours quelques fautes ou « impureté »! 

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La carte à jouer pour battre les majorités minoritaires…

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2017

Qui peut croire avec le gouvernement que moins de deux français sur dix se sont donné, leur situation va s’améliorer. Certes si l’on ajoute  les scores de Marine Le Pen (16 % des inscrits), de Fillon 15% des inscrits) cela peut faire  au mieux cinq  sur dix qui approuvent les thèses droitières (libérales) que soutiennent sociaux libéraux et droite

Mais c’est faire peu de cas de la signification du vote FN qui n’est pas comme certains, à droite et à gauche, à classer à l’extrême droite alors que ce vote, aussi dangereux soit-il est pour l’instant un vote protestataire à signification plus « sociale » qu’on ne le dit. Mais attention qu’il ne deviennent pas e soutien au pire dans une recomposition à droite…

Reste donc les deux français sur dix qui ont voté Mélenchon-Hamon et extrême gauche et les deux et demi sur dix qui se sont abstenus.

En toute hypothèse  gouvernement et largement minoritaire si l’on veut bien creuser la signification des vote. En témoigne les sondages.

Certes la constitution lui a permis de bénéficier d’une assisse de soutien au parlement mais pur qui est dans la vie de tous les jours il est clair que les français ne s’en satisfont pas !  

Cela est la donne mais il faut trouver la carte maitresse pour que le jeu change !

 

Etre adhérent au Parti Communiste Français

Du local au national, de la sympathie à l’engagement militant, être adhérent c’est un choix politique pour la mise en mouvement de toutes et tous pour une société fraternelle, une société de justice et d’égalité. Chacun se détermine suivant ses aspirations, dans les cadres et structures d’activités qui lui sont proposés (structure d’animation locale -« cellule » ou « section »- ou nationale -« fédération »-, animation de réseau sur des questions générales ou spécifiques, apport de compétence ou formation, apport logistique…).

Les droits de l’adhérent

Il sont fixé par les statuts. Quelques extraits : 

  • Choisir les réseaux collectifs auxquels il ou elle souhaite participer, réfléchir et agir
  • Recevoir une véritable information
  • Participer, dans leur diversité, aux débats d’orientation de leur Parti
  • Etre informé-e des ordres du jour et des éléments préparatoires à la discussion des instances du Parti
  • Etre consulté-e sur les questions politiques essentielles
  • Saisir toute instance du Parti de toute proposition, et être informé-e de la suite qui lui aura été donnée
  • Se voir proposer une offre diversifiée d’initiatives de formation, correspondant à ses attentes

*Rappel des résultats au 1er tour

Liste des candidats Voix % Inscrits % Exprimés
M. Emmanuel MACRON 8 656 346 18,19 24,01
Mme Marine LE PEN 7 678 491 16,14 21,30
M. François FILLON 7 212 995 15,16 20,01
M. Jean-Luc MÉLENCHON 7 059 951 14,84 19,58
M. Benoît HAMON 2 291 288 4,82 6,36
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN 1 695 000 3,56 4,70
M. Jean LASSALLE 435 301 0,91 1,21
M. Philippe POUTOU 394 505 0,83 1,09
M. François ASSELINEAU 332 547 0,70 0,92
Mme Nathalie ARTHAUD 232 384 0,49 0,64
M. Jacques CHEMINADE 65 586 0,14 0,18
Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 47 582 183
Abstentions 10 578 455 22,23
Votants 37 003 728 77,77
Blancs 659 997 1,39 1,78
Nuls 289 337 0,61 0,78
Exprimés 36 054 394 75,77 97,43

En raison des arrondis à la deuxième décimale, la somme des pourcentages peut ne pas être égale à 100%.

*Résultats proclamés par le conseil constitutionnel.

 

CSG + 1,7 point au 1er janvier, qui est concerné, quelles compensations et exonérations?
COMPARATIF CSG 2017 ET CSG PREVUE EN 2018
Daniel Roucous
Mardi, 5 Décembre, 2017

La CSG sera bien portée à 8,3% pour les retraités et 9,2% pour les actifs (+ 1,7 point), le 1er janvier 2018… les petites retraites et les allocations de chômage épargnées. Voici la nouvelle CSG 2018 et son poucentage déductible des impôts.

 

C’est fait ! Lundi 4 novembre le Parlement a adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui deviendra effectif le 1er janvier 2018 comme vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur http://www.assemblee-nationale.fr/15/dossiers/plfss_2018.asp

Cela signifie que la hausse de la CSG de 1,7 point aura bien lieu en 2018 comme prévu par l’article 8 du texte définitif du Projet de loi de financement de la sécurité sociale

Les députés n’ont donc pas suivi les sénateurs qui refusaient cette hausse csg-sur-les-retraites-le-senat-vote-contre-son-augmentation

Venons-en à l’objet de cet article: quel taux de CSG sera prélevé sur vos salaires et retraites en 2018 ?

 

Quelle CSG pour les salariés ?

Le taux de la CSG sur les revenus d’activité est actuellement de 7,5% dont 5,1% déductibles des impôts. La hausse de 1,7 point fait passer la CSG à 9,2%  dont 6,8% déductiles des impôts, le 1er janvier 2018.

En contrepartie les salariés bénéficieront en deux étapes : le 1er janvier puis le 1er octobre 2018 de la suppression des cotisations sociales (part salariale) « maladie » dont le taux est de 0,75% et « chômage » dont le taux est de 2,40%. Le PLFSS annonce une baisse de 2,25% pour le 1er janvier puis le reliquat le 1er octobre.

Ca augmentera certes le salaire de 132 euros par an en 2018 puis 263 euros en 2019 pour un salarié payé au SMIC… MAIS se traduira (soulignons-le) par une hausse d’autant du revenu net imposable et les conséquences sur les diverses prestations ou exonérations dont peuvent bénéficier certains salariés.

Même topo pour les auto-entrepreneurs et indépendants dont le taux de CSG est de 7,5% et passera à 9,2%.

Les fonctionnaires et contractuels sont concernés par la hausse de la CSG de 1,7 points, mais ne bénéficieront pas de la suppression des cotisations « maladie » et « chômage ». Deux sortes de compensations sont prévues :

- l’une consiste à la diminution des cotisations CES (cotisations exceptionnelles de solidarité) de 1% et la la cotisation maladie de 0,75% pour les contractuels

- l’autre consiste au versement d’une indemnité compensatrice de perte du pouvoir d’achat (à définir) pour celles et ceux qui ne versent pas de cotisations salariales. 

Quelles CSG sur les revenus du capital ?

La CSG sur les revenus du capital et des jeux est actuellement de 8,2%. En 2018, elle sera alignée sur celle des salaires soit 9,2%. L’augmentation n’est donc que de 1 point au lieu de 1,7 point pour les salaires et les retraites !

 

Quelle CSG pour les retraités ?

Le taux de la CSG sur les retraites est actuellement de 6,6% dont 4,2% déductibles des impôts. Son augmentation de 1,7 point la fait passer à 8,3% dont 5,9 % déductibles des impôts dès le 1er janvier 2018.

Ca se traduit par une baisse des retraites puisque la hausse de la CSG n’est pas compensée, pour les retraités, par la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage ». Cette mesure avait été contestée par l’intersyndicale des retraités dans une lettre à Emmanuel Macron

Elle n’est pas compensée non plus par la revalorisation de 0,8% des retraites au 1er octobre – circulaire CNAV du 26 septembre 2017

Par contre, les retraités qui y sont assujettis bénéficeront de la baisse puis de la suppression de la taxe d’habitation en compensation. Notre article taxe-dhabitation-qui-en-est-exonere-aujourdhui-qui-le-sera-demain ?

Sont concernés tous les retraités qui déclareront en 2018 un revenu net imposable (année n – 2, soit 2016) supérieur à 14 404 euros (14 375 euros en 2017) pour une part de quotient familial + 3 846 euros par demi-part supplémentaire.

Notons au passage que les retraités imposés à la CSG au taux plein comme au taux réduit paient en plus la CASA-contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie depuis le 1er avril 2013 au taux de 0,30%. Cette CASA normalement destinée au financement de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) comme c’est déjà le cas d’une partie de la CSG (!) servirait à d’autres fins selon l’ UNA-Union Nationale de l’Aide, des soins et des services à domicile qui dénonce le détournement-des-financements-dedies-aux-personnes-agees-et-en-situation-de-handicap

Autre inquiétude des acteurs associatifs la diminution de la part de la CASA affectée au financement de l’aide à domicile – Lire leur Communiqué du 24 octobre 2017

 

Et pour les petits retraités ?

Les retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2016 (année n – 2) ne dépassera pas 14 404 euros (14 375 € en 2017) pour une part de quotient familial + 3 846 euros (3 838 € en 2017) par demi-part supplémentaire seront assujettis en 2018 à la CSG au taux réduit (3,8%).

Ils ne sont pas concernés par la hausse du taux de la CSG de 1,7 point. Mais ils restent redevables de la CASA à taux plein et de la CRDS.

Bien entendu, les retraités actuellement exonérés de la CSG resteront exonérés de la CSG sur les retraites dues en 2018. Il s’agit des retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2016 (année n – 2) ne dépassera pas 11 018 euros en 2018 (10 996 € en 2017) pour une part de quotient familial + 2 942 euros (2 936 € en 2017) par demi-part supplémentaire.

Ces chiffres viennent de faire l’objet d’une Circulaire CNAV du 20 octobre 2017

Précisons qu’avant 2015, le droit au taux réduit ou à l’exonération de la CSG dépendait du montant de l’impôt payé et non du revenu net imposable comme c’est aujourd’hui le cas.

Pour comprendre votre taux de prélèvement, exemple à l’appui cliquez sur le site de l’assurance-retraite/Prelevements-sociaux

Sont également exonérés de ces trois contributions sociales les retraités qui perçoivent l’ASPA (ex minimum vieillesse) ou l’allocation de solidarité invalidité ASI  ou la retraite du combattant, la retraite mutualiste ou encore une pension militaire d’invalidité ou de victimes civiles de guerre.

 

Qu’en est-il des résidents des maisons de retraite ou des EHPAD ?

En principe ils ne paient pas de taxe d’habitation sauf s’ils occupent un logement à titre privatif et ne bénéficient pas d’une exonération et/ou résident dans une maison de retraite non médicalisée.

Précisons que la notion de « logement privatif » dépend de la réglementation propre à l’établissement. Ainsi s’il prévoit l’obligation de prendre les repas en commun, limite les heures de visites, permet au personnel d’accéder librement au logement (chambre, studio, F2…) le logement n’est plus considéré par le fisc comme privatif et donc exonéré de la taxe d’habitation.

Ainsi donc, pour compenser la hausse de la CSG aux retraités en EHPA ou EHPAD médicalisés dont le revenu net imposable 2015 (déclaré en 2017) est supérieur à 14 375 euros pour une part de quotient familial + 3 838 par demi-part supplémentaire mais non soumis à la taxe d’habitation, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a promis des compensations. En effet, le plus souvent c’est l’établissement d’hébergement des personnes âgées qui paie la taxe d’habitation et la répercute dans les tarifs. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 devrait donc prévoir que la baisse de la taxe d’habitation dont devraient bénéficier les EHPA soit répercutée sur leurs tarifs… à suivre.

Cette compensation reste à formaliser.

 

Quelle CSG pour les  indemnités de départ à la retraite ?

Trois possibilités :

- départ à la retraite à l’initiative de l’employeur = exonération de la CSG et de la CRDS pour la part de l’indemnité exonérée de cotisations sociales (2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale) dans la limite du montant légale ou conventionnel de mise à la retraite ;

- départ volontaire à la retraite dans le cadre d’un plan social = comme ci-dessus ;

- départ volontaire à la retraite hors plan social = les indemnités sont soumises à la CSG au taux de 7,5% (9,2% en 2018 ) et à la CRDS au taux de 0,5% dès le premier euro.

Les indemnités de départ à la retraite ne sont pas assujetties à la CASA.

 

Quelle CSG pour les demandeurs d’emploi ?

Les indemnités des demandeurs d’emploi, passibles de la CSG au taux de 6,20% dont 3,8% déductibles ainsi que les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) ne sont concernées ni par la hausse de 1,7 point de la CSG ni par la baisse des cotisations salariales « maladie » et « chômage ».

 

Quid de la part déductible de la CSG ?

La hausse de 1,7 point sera entièrement déductible des impôts sur le revenu tant sur le taux de CSG, ce qui donnera à compter du 1er janvier 2018, les taux de CSG et leur part déductible suivants :

- salarié = 9,2% dont 6,8% déductibles 

- auto-entrepreneurs = 9,2% dont 6,8% déductibles,

- retraités = 8,3% dont 5,9% déductibles.

 

Articles en lien

- taxe-d-habitation-qui-en-est-exonere-aujourdhui-qui-le-sera-demain ?

- Histoire-et-decadence-de-la-CSG-vu par la CGT

 

Comment a évolué la CSG ?

La CSG s’applique depuis 1991! C’est une idée du gouvernement Rocard destinée à combler le trou de la sécu.

Depuis elle est toujours affectée à la branche maladie de la sécurité sociale et sert également à financer :

- les prestations familiales pour compenser la suppression des cotisations sociales « familles »,

- le FSV (fonds de solidarité vieillesse) pourvoyeur de l’ASPA – allocation de solidarité aux personnes âgées  ex-minimum vieillesse sans oublier qu’il est aussi alimenté par la Journée-de-solidarité qui consiste à travailler gratos ce jour là,

-  la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) pourvoyeur des prestations liées à la dépendance dont l’APA. Ce qui fait doublon avec la CASA !

Cela s’est traduit par une hausse du taux de la CSG qui a évolué ainsi :

- 1,1% en 1991 (gouvernement Rocard)

- 2,4% en 1993 (gouvernement Balladur)

- 3,4% en 1997 (gouvernement Juppé) + 0,50% de CRDS

- 7,5% en 1998 (gouvernement Jospin) + 0,30% de CASA en 2013 (gouvernement Ayrault).

Le projet de se servir de la CSG pour réduire les cotisations salariales n’est donc pas une idée neuve.

En fait, il s’agit ni plus ni moins d’un impôt qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu (IR), soit 93,8 milliards d’euros en 2016. La nouvelle hausse programmée de la CSG ajouterait 22 milliards de plus.

  

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Déclaration du Comité exécutif national du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 5 décembre 2017

 

Les nationalismes de tout poil progressent face à une droite qui les fait naitre et les entretient avec ses politiques anti sociales.

Ce la n’augure rien de bon ! D’autant que les abstentionnistes, potentialité pour la gauche, progressent eux aussi.

On est comme qui dirait « dans la merde »…

Amis et sympathisants communistes d’hier, jeunes d’aujourd’hui, éveillez-vous !  

 

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Déclaration du Comité exécutif national du PCF dans POLITIQUE 17-12-05

 

Déclaration du Comité exécutif national du PCF

Les résultats du premier tour de l’élection territoriale en Corse sont très inquiétants pour la Corse elle-même. Ils mettent en évidence une crise politique dont l’abstention est révélatrice.

Un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes et c’est encore plus marquant dans les bureaux de vote des quartiers populaires des grandes villes de Bastia et d’Ajaccio, où l’abstention dépasse souvent les 60 %.

La réforme institutionnelle de la Collectivité, imposée aux Corses sans consultation par référendum reçoit en ce sens un cinglant désaveu.

A ce déni de démocratie, s’ajoute, pour ce troisième scrutin de l’année, le sentiment que les difficultés de la vie quotidienne, auxquelles une grande majorité d’entre eux est confrontée, ne font que s’accentuer.

La cherté de la vie, la pénurie de logements sociaux, les bas salaires, le chômage, la pauvreté et la précarité ont été évacués de cette campagne électorale. De même, il n’a jamais été question des compétences qui seront exercées prochainement par les élus de cette nouvelle collectivité dotée d’importantes compétences et concentrant tous les pouvoirs non régaliens.

En revanche, il est déjà question, côté nationaliste, d’engager avec le gouvernement une négociation en vue d’une nouvelle étape institutionnelle pour, cette fois-ci, changer radicalement le rapport de la Corse à la République.

Cela interpelle d’autant plus que la référence au fédéralisme européen, voire à l’autodétermination dans les dix ans est régulièrement avancée sans se soucier de la concurrence exacerbée entre les territoires que cette option suppose dans un cadre toujours plus libéral.

Or, il est évident que pour la Corse, région métropolitaine la plus pauvre, cette fuite en avant, tout en affaiblissant l’expression de la solidarité nationale dont elle a besoin, sera désastreuse.

Dans ce contexte, il n’y aura plus aucun élu pour porter dans cet hémicycle de la Collectivité unique de Corse une alternative de gauche, antilibérale et écologique, malgré une belle campagne menée par les militantes et les militants de la Corse Insoumise, du Parti communiste français, de la Manca Alternativa et d’Ensemble.

En rassemblant 6788 suffrages, 660 de moins qu’en 2015 pour la liste PCF-FdG, cette liste, la seule de gauche (FI, PS, PRG, EELV ayant jeté l’éponge avant de mener le combat) n’est pas parvenue avec 5,7 % à franchir la barre des 7 %, indispensable pour qu’elle puisse être maintenue.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, plusieurs voix sur le continent se sont félicitées de cette disparition, dont des responsables politiques de gauche qui ne présentaient pas de candidat. C’est une analyse à courte vue, dont le patronat local pourra se satisfaire tant il est vrai que sa domination économique et sociale n’était contestée jusqu’ici que par les élus régionaux communistes.

Ce deuxième tour pourrait donc voir se réaliser une fusion des listes de droite, « macroniste » incluse, sans que cela ne vienne contrarier la victoire, non moins libérale, des listes nationalistes impatientes d’engager un bras de fer avec Paris au bénéfice de leurs résultats pour obtenir un nouveau statut.

Dans ces conditions, ce scrutin ne pouvant être considéré comme un blanc-seing, il faudra en préalable à toute discussion de ce type donner la parole aux Corses.

Le Parti communiste français apporte, toute sa solidarité aux corses et renouvelle toute son amitié aux colistier.e.s et militant.e.s de la liste « l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in cumunu », soutenue par la Corse insoumise, le Parti communiste français, Manca alternativa/Ensemble.

Paris le 4 décembre 2017

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