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De la douleur et déjà la polémique…

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2017

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un autocariste sur la défensive

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la SNCF également

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et des émotions visibles

 

Les médias sont évidemment complètement axés sur ce terrible accident et il faut bien constater que cela crée parmi la population une réelle compassion pour tous ceux qui sont concernés par cette catastrophe.

S’est déjà ouverte une polémique sur la cause possible de l’accident de Millas. Quelle qu’elle soit, une fois de plus est démontré le risque que représente l’existence de passages à niveau.  qui appelle à des responsabilités importantes pour leurs utilisateurs autant que pour ceux qui ont à charge leur fonctionnement et leur entretien.

Pour avoir eu à  entretenir ce genre d’installation, à une époque où elles étaient généralement non automatisées pour leur ouverture, nécessitant l’intervention d’un garde-barrière. Nous étions souvent appelés à intervenir lorsque des alarmes inopinées se déclenchaient lesquelles provoquaient le respect de certains procédures avant d’autoriser une ouverture manuelle.

Il n’empêche que la surveillance était toujours préoccupante et que le fait qu’aujourd’hui tout est automatisé et doit garantir le maintien en fermeture en cas de dérangement, accroit la responsabilité des installateurs.

Du côté des automobilistes elle est d’autant accrue qu’un passage « forcé » peut toujours avoir lieu – avec des barrières qui peuvent être détournées – et présente de gros risques notamment à cause de la fragilité desdites barrières.

L’enquête dira ce qu’il en a été exactement à Millas. Une chose est sure la suppression des passages à niveau et leur transformation en pont, ou passages souterrain, parait être la meilleure garantie de sécurité. Mais cela à un coût…

 

Millas. Le bilan de la collision car-train s’alourdit

Avec AFP
Vendredi, 15 Décembre, 2017
Humanite.fr
Photo Raymond Roig/AFP

Photo Raymond Roig/AFP

Le bilan humain de la collision entre un autocar scolaire et un train régional à Millas s’est à nouveau alourdi vendredi à cinq enfants décédés, après la mort d’un blessé grave, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Défaillance technique ou erreur humaine ? L’heure était à l’enquête vendredi au lendemain de la terrible collision entre un autocar scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales), dans lequel au moins cinq enfants ont été tués et 15 autres personnes blessées.
Vingt-quatre personnes ont été impliquées dans cet accident, dont une vingtaine d’enfants âgés de 13 à 17 ans, scolarisés au collège Christian-Bourquin de Millas. L’accident s’est produit à 16H10 au passage à niveau No25 sur l’axe Perpignan-Villefranche de Conflent, situé à Millas. Deux cars scolaires ont franchi l’un après l’autre le passage à niveau et « nous ne disposions pas de listes », a précisé le préfet, soulignant que le « travail d’identification continue à l’heure où nous parlons ». La conductrice du bus, âgée de 48 ans, a été grièvement blessée.
 
Au lendemain de la tragédie, une question essentielle, lourde de conséquences judiciaires, reste sans réponse: les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s’engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées ? Le conducteur du TER a été entendu, tout comme d’autres personnes. La conductrice, âgée de 48 ans et employée des autocars Faur, a été grièvement blessée dans l’accident au passage à niveau No 25. Derrière, un deuxième bus s’apprêtait à le suivre.
Rien pour l’heure n’a filtré des auditions. Mais le procureur de Marseille Xavier Tarabeux, qui s’est saisi de l’enquête via son pôle spécialisé dans les accidents collectifs, donnera à 18H00 une conférence de presse dans la cité phocéenne, au côté du préfet des Pyrénées-Orientales Philippe Vignes.
La SNCF a indiqué jeudi que « selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l’enquête ». Depuis lors, elle n’a plus communiqué officiellement. Il s’agit d’un passage à niveau « classique » doté d’une signalisation automatique et de deux barrières, qui « n’était pas considéré comme particulièrement dangereux », selon elle. « Il y avait une bonne visibilité », a confirmé Carole Delga, la présidente de la région Occitanie.
Un père d’élève, Samuel Conegero, a cependant affirmé, se basant sur une photo prise par son fils, que « la barrière (était) complètement relevée et qu’il n’y (avait) pas de barrière cassée ». « Il y avait une barrière levée », a également indiqué Robert Taillant, le maire de Saint-Féliu d’Avall. Face aux informations et témoignages contradictoires, les enquêteurs restent très prudents.
Une enquête de flagrance pour « homicides et blessures involontaires » a été confiée au groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales. Elle permettra de « mettre toute la lumière sur les circonstances exactes de la survenue de cet accident », a encore précisé le procureur. De source proche de l’enquête, on indique que des témoins ont déjà été entendus et d’autres le seront. Des prélèvements seront effectués pour vérifier l’alcoolémie et la toxicologie de la conductrice du car de ramassage scolaire ainsi que du chauffeur du TER.
L’Association nationale Droits des Victimes (ADV) a déploré que la SNCF se soit « très rapidement exonérée de toute responsabilité dans cette affaire. Je rappelle que depuis 2014, RFF expérimente des « radars de passage à niveau » destinés à empêcher ce type d’accidents sans, toutefois généraliser ce dispositif pourtant indispensable ».
« Les différentes enquêtes permettront de déterminer les circonstances exactes de cet accident », indique dans un communiqué l’entreprise des autocars Faur, propriétaire du car au service de l’agglomération de Perpignan.
Le Premier ministre Edouard Philippe, qui se trouvait à Cahors (Lot), est arrivé par hélicoptère en début de soirée à Millas, une petite commune rurale de 4.000 habitants. « Ce soir, il faut penser aux familles, à leur angoisse, à leur tristesse et faire en sorte que nous puissions avec décence les accompagner pour surmonter les nouvelles qui sont devant elles », a-t-il notamment déclaré.
A Millas, devant la halle des sports où une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les familles, des élèves du collège s’étaient massés avec anxiété. Le collège sera ouvert vendredi « pour que les élèves puissent libérer leur parole ». La mairie de Millas a mis en place un numéro d’urgence, le 04 68 57 35 03.

Défaillance technique ou erreur humaine ? L’heure était à l’enquête vendredi au lendemain de la terrible collision entre un autocar scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales), dans lequel au moins cinq enfants ont été tués et 15 autres personnes blessées.

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Modigliani présenté sur Arte dans « Le corps te l’âme mis à nu »

Posté par jacques LAUPIES le 15 décembre 2017

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Défendre l’Europe pour la transformer
Il faut bien se pencher sur la question européenne et ne pas laisser les français qui demain vont avoir à choisir leurs députés au parlement européen ignorant de ce qui peut se passer.
Vont ressurgir les éternelles attitude à l’égard de l’Europe : celle de ceux qui veulent une Europe encore plus libérale et notamment l’impliquer dans des traités internationaux la rendant dépendante de la domination économique de l’Amérique, celle de ceux qui veulent la rendre plus démocratique et sociale, enfin celle de ceux qui voudraient la voir disparaître.
Si, au temps de la guerre froide l’Europe pouvait devenir un instrument  pour affaiblir les pays socialistes placés sous la houlette de l’Union Soviétique ‘il était compréhensible que communistes français et parfois même gaullistes (pour des raisons différentes)  résistent à cette perspective. De nos jours, cependant la question de faire de l’Europe un moyens pour régler des contradictions naissant des impérialismes économiques américains et russes demeure à l’ordre du jour. Le tout alimenté par les nationalismes naissants dans la plupart des pays du continent.
Deux raisons qui appellent précisément à ne pas mettre en cause la construction européenne et à œuvrer – bien que ta tâche fut difficile – à rassembler des peuples si différents et semblables à la fois, pour en faire une entité de démocratie, de paix et de progrès social qui sont des éléments essentiels à son assise économique.
L’Europe dispose de forces capables de la construire ainsi mais cela ne peut se faire que dans un combat de classe dont bénéficieront les dits peuple contre les oligarchies et autres expressions du capitalisme international.
Le Brexit au centre des débats du Conseil européen

Un an et demi après le référendum britannique, il apparaît qu’il est beaucoup plus compliqué de quitter l’Union européenne que d’y rester. Entre tergiversations, retards et malentendus, où en sont les négociations de sortie ? Entretien avec les eurodéputés Pervenche Berès (S et D) et Pascal Durand (Verts-ALE).

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Thomas Lemahieu

Jeudi, 14 Décembre, 2017
L’Humanité
Bruxelles, un accord conclu entre May et Juncker afin de pouvoir commencer à discuter du type de «	partenariat	» qu’ils comptent nouer avec le Royaume-Uni. Emmanuel Dunand/AFP<br /><br /><br /><br /><br /><br />

Bruxelles, un accord conclu entre May et Juncker afin de pouvoir commencer à discuter du type de « partenariat » qu’ils comptent nouer avec le Royaume-Uni. Emmanuel Dunand/AFP
 

Royaume-uni. Theresa May et Jean-Claude Juncker ont abouti à un accord sur la première phase des négociations. Un texte que les chefs d’État doivent entériner à Bruxelles aujourd’hui. Mais un ministre du gouvernement conservateur entretient le flou.

En quelques jours, David Davis a réussi à se faire un nom. En Grande-Bretagne, d’abord : en milieu de semaine dernière, sous le feu roulant des questions du député travailliste Hilary Benn, celui qui est ministre chargé des négociations sur le Brexit a fini par admettre que le gouvernement conservateur de Theresa May ne disposait d’aucune étude d’impact de la sortie de l’Union européenne sur chacun des grands secteurs économiques du pays. Une faille accréditant l’idée, dans l’opinion publique britannique, que la facture totale promet d’être extrêmement salée outre-Manche. Puis, depuis dimanche dernier, dans toute l’Union européenne : le sous-ministre anglais a, en effet, voulu minimiser la portée de l’accord de dernière minute trouvé vendredi matin entre Jean-Claude Juncker et Theresa May, le présentant comme une simple « déclaration d’intention » sans valeur « juridiquement contraignante ». Il a également affirmé que Londres ne paierait sa facture de divorce à l’UE que si le pays parvenait à conclure un accord commercial avec Bruxelles.

« Nous n’accepterons aucune reculade »

Or, du côté des dirigeants européens, ce texte de quinze pages, qui servira de base à la rédaction d’un « traité de retrait », est présenté comme une victoire sur toute la ligne : Londres accepte, selon eux, de garantir les droits des citoyens de l’Union européenne installés au Royaume-Uni, de prendre des engagements financiers à hauteur de 45 à 50 milliards d’euros et surtout – c’était le point brûlant de ces dernières semaines – d’éviter de rétablir une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. Sur place, alors que les Irlandais du Nord ont majoritairement voté contre la sortie de l’UE, la perspective d’un nouveau mur sur l’île fait craindre un coup d’arrêt au long processus de pacification engagé depuis l’accord du Vendredi saint entre les unionistes et les républicains en 1998.

Aujourd’hui et demain, à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne doivent avaliser l’accord conclu entre May et Juncker afin de pouvoir commencer à discuter du type de « partenariat » qu’ils comptent nouer avec le Royaume-Uni. Mais les commentaires de David Davis font tache dans le paysage. « Nous n’accepterons aucune reculade », prévient Michel Barnier, le négociateur en chef pour l’UE, qui dénonce des propos risquant de « saper la bonne foi » des Britanniques. Dans leur texte préparatoire, les Vingt-Sept préviennent que les négociations à venir « ne peuvent progresser que si tous les engagements pris durant la première phase sont pleinement respectés ».

Au Parlement européen, mercredi, les eurodéputés ont voté à une très large majorité une résolution soutenant le lancement de la deuxième phase de négociations entre le Royaume-Uni et l’UE sur le Brexit : 556 ont voté pour, 62 contre et 68 se sont abstenus. Là aussi, David Davis a fédéré très largement contre lui. Dans un amendement présenté par les principaux groupes parlementaires, des conservateurs aux sociaux-démocrates en passant par les libéraux, les écologistes et la gauche communiste et verte GUE-NGL, ils condamnent fermement l’attitude du ministre britannique : « Des commentaires comme ceux faits par David Davis, qui a qualifié les résultats de la première phase des négociations de simple déclaration d’intention, risquent de compromettre la relation de bonne foi qui a été établie au cours de ces négociations. »

Dans ce contexte, Theresa May ; qui a eu un répit de quelques jours ; pourrait vite se retrouver de nouveau en difficulté. Hier soir, le Parlement britannique devait se prononcer sur un amendement rendant obligatoire une consultation contraignante sur l’accord final de sortie de l’UE. Soumis par un député conservateur et déjà soutenu par une dizaine de parlementaires du même bord comme par les travaillistes, alors que la première ministre ne dispose que d’une très courte majorité, le texte pourrait fragiliser encore les positions britanniques dans la négociation.

Le pouvoir d’achat en berne

Les salariés britanniques ont vu leur pouvoir d’achat encore s’éroder ces derniers mois. L’Office des statistiques nationales (ONS) a annoncé que les salaires avaient augmenté de 2,5 % lors de la période d’août à octobre sur un an, mais cela reste inférieur à l’inflation, si bien que les salaires réels des Britanniques se sont effrités de 0,2 % sur un an. Il s’agit du huitième mois consécutif de repli des salaires réels.

Rubrique Monde

 

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Une bonne nouvelle ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 décembre 2017

 

Washington prêt à un dialogue « sans préalable » avec Pyongyang

Lina Sankari
Mercredi, 13 Décembre, 2017
Humanite.fr
Rex Tillerson, secrétaire d’Etat américain : « voyons nous face à face et ensuite on pourra commencer à établir une feuille de route de ce vers quoi nous voudrions aller ». Photo : Jonathan Ernst/Reuters

Rex Tillerson, secrétaire d’Etat américain : « voyons nous face à face et ensuite on pourra commencer à établir une feuille de route de ce vers quoi nous voudrions aller ». Photo : Jonathan Ernst/Reuters

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a assuré que son pays était disposé à négocier sans forcément viser la dénucléarisation. Un changement de paradigme.

A force de souffler le chaud et le froid, Pyongyang et Washington dévaluent la parole diplomatique. Malgré les provocations, et des propos mille fois reniés par le locataire de la Maison-Blanche, le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, a assuré être disponible à l’ouverture de discussions avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) « sans condition préalable ». Il n’est pas réaliste de dire « nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme (nucléaire) »», a expliqué, hier, Rex Tillerson, lors d’une conférence à Washington. Jusqu’alors, les Etats-Unis assuraient que l’issue des négociations devait viser la dénucléarisation avec l’arrêt des tests pour préalable.

Feuille de route

Ce changement notable de paradigme signifie en instance la reconnaissance de la RPDC comme Etat nucléaire. Un statut auquel les dirigeants nord-coréens aspirent sur la scène internationale. « Nous avons dit, du côté diplomatique, que nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter », a ajouté l’ancien patron d’ExxonMobile qui demande tout de même à ce qu’une « période de calme » soit respectée. De leurs côtés, les Etats-Unis refusent toujours de mettre fin aux manœuvres militaires conjointes avec Séoul perçus à juste titre comme une menace par Pyngyang. « Ce serait difficile de parler si au milieu de notre discussions vous décidez de tester un autre engin », a dit Rex Tillerson avant de préciser : « rencontrons-nous, parlons de la météo si vous voulez, ou discutons pour savoir s’il faut une table carrée ou ronde si c’est ce qui vous fait plaisir. Mais au moins voyons nous face à face et ensuite on pourra commencer à établir une feuille de route de ce vers quoi nous voudrions aller ».

Comme c’est désormais son habitude, le président américain a court-circuité quelques heures plus tard cette initiative en jetant le trouble sur ses intentions. Sa porte-parole, Sarah Huckabee Sanders, expliquait en effet dans un communiqué on ne peut plus flou que « les vues du président sur la Corée du Nord n’ont pas changé ». Il est ainsi difficile de savoir si la proposition de dialogue de Rex Tillerson, entouré de rumeurs de départ persistantes, fait figure de dernier coup d’éclat. Fin septembre, alors que les tensions étaient à leur comble, les Etats-Unis avaient reconnus être entrés en contact avec la Corée du Nord. Mi-octobre, Donald Trump lui aurait demandé de préserver la communication malgré les menaces de destruction totale qu’il avait proférées par ailleurs.

Initiative sino-russe

La semaine dernière, en marge d’une conférence à Vienne, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, laissait lui aussi entrevoir une sortie de la crise par la diplomatie à partir d’un plan établi avec la Chine. « Nous savons que la Corée du Nord veut par dessus tout discuter avec les Etats-Unis des garanties pour sa sécurité. Nous sommes prêt à soutenir cela, prêt à faciliter de telles négociations », confirmait Sergueï Lavrov. Ces initiatives coïncident avec la visite, la semaine dernière, d’un haut responsable des Nations unies en Corée du Nord. Une première en six ans. A l’issue de ses rencontres, le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, qui s’est entretenu avec le ministre nord-coréen des affaires étrangères Ri Yong-ho, a précisé : « le temps dira quel a été l’impact de nos discussions, mais je pense que nous avons laissé la porte entrouverte et j’espère ardemment que la porte à une solution négociée sera maintenant ouverte ». Ce voyage pourrait préparer une prochaine  visite du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres qui assurait, en août, que ses « bons offices (étaient) toujours à disposition ».

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Pourquoi ce besoin de tuer le père

Posté par jacques LAUPIES le 13 décembre 2017

 

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A l’issue de ma vie j’ai parfois un sentiment diffus : celui que les sociétés, les groupes d’individus et les individus eux-mêmes se plaisent à se distinguer de ceux qui les ont précèdés. Cela dans la mesure où ils ne veulent pas endosser des échecs et leurs conséquences.

Ce comportement à l’avantage de masquer, au niveau des dirigeants et  des décideurs d’une entité, le fondement de ces échecs, d’en faire une affaire de personnes plus qu’une affaire de défaut du système dans lequel ils vivent. Il permet en outre de déculpabiliser ce qui se présente comme nouveau en chargeant ce qui est ancien.

Que ce soit en économie, en politique, dans la vie sociale en général, les conséquences sont lourdes car elles détournent les citoyens des vraies causes des difficultés dont ils sont les premiers à être victimes.

Ce qui peut conduire non pas à transformer le fonctionnement de l’entité en question mais à faire un procès aux individus ou groupes d’individus qui la dirigent et cela en en transférant la responsabilité  à tous ceux qui la composent.

L’état français symbolise parfaitement cette réalité puisque nous disposons d’une constitution dont le système électoral est fondé sur l’élimination des expressions spécifiques au profit de celles qui disposent des moyens de manipulation les plus puissants et les plus sophistiqués (Système d’enseignement, de formation (ou non formation) d’information, etc. Un système qui se prête à des opérations de recomposition prenant appui sur le fait générationnel. Un système que les dominants utilisent avec l’appui d’une minorité trompée, victime des opportunismes.

Mais au delà de l’état nous sommes tous tributaires de ce phénomène et nous devons veiller à ce que les rapports sociaux nous déterminent plus que celui de nos relations avec nos pères pour solutionner les contradictions qui nous étouffent.

Ce commentaire n’a rien à voir avec le texte suivant…enfin presque !

 

 PARUS DANS L’HUMANITE DE LUNDI

Pour un mouvement social par Roger Martelli, historien, codirecteur de Regards

Roger MartelliHistorien, codirecteur de Regards

Le capitalisme reste lui-même et pourtant il n’est plus le même. Plus que jamais il précarise les individus, les discrimine et les classe sur l’échelle des avoirs, des savoirs et des pouvoirs. Le classement stimule la lutte millénaire des mal classés et des bien classés, des pauvres et des riches, des dominants et des dominés. La lutte des classes n’est pas morte, loin s’en faut. Mais elle ne délimite plus de façon simple des classes sociologiques. Au cœur des dominants, se trouve une oligarchie réduite, moins une classe qu’un club élitiste et protégé des regards par l’opacité des réseaux financiers. Du côté des dominés, il n’y a plus le groupe central et expansif que sécrétait l’industrie. Les dominés sont plus nombreux, mais dispersés, atomisés par la concurrence. À la limite, on pouvait penser hier que, pour mener politiquement la lutte des classes, il suffisait de guider la classe ouvrière pour qu’elle « prenne le pouvoir ». Mais que faire quand, mondialisation et financiarisation aidant, le pouvoir concentré est plus diffus et que la classe révolutionnaire a perdu elle-même de sa centralité ?

Disons-le tout net : le peuple est d’autant moins à guider qu’il doit avant tout se constituer. Or on ne le fera pas en l’opposant seulement à ce qui n’est pas le peuple, à « l’élite » ou à la « caste ». Le peuple ne se constitue pas d’abord dans la détestation du privilégié, mais dans la conscience du privilège qui contredit l’émancipation du plus grand nombre et tourne le dos à l’exigence désormais vitale du commun et du partage. Le ferment de long souffle de la lutte n’est pas la haine, mais le projet contestant ce classement qui légitime l’inégalité. Au fond, ce ne fut pas un hasard si Marx et Engels, en 1848, ne mirent pas au centre du débat le « parti de la classe », mais le « Parti communiste ».

Les catégories populaires doivent se constituer en multitude, c’est-à-dire en mouvement social. Au-delà, elles doivent s’imposer comme peuple politique. Elles n’ont pas besoin pour cela d’un « parti du peuple ». Parce que, si la politique nécessite qu’il y ait de l’organisation politique, elle ne met plus au centre la question du parti. Signe des temps qui changent…

En s’imposant historiquement, le capitalisme a séparé les instances de l’économique, du social, du politique et du symbolique. Il a suscité la distinction fonctionnelle de l’association, du syndicat et du parti. Or l’évolution actuelle rend de plus en plus inextricable le jeu des « instances ». Agir sur la société, pour la conserver ou la transformer, suppose d’agir sur le tout en même temps que sur chaque partie. La spécialisation des organisations peut rester la règle ; leur séparation est un handicap. Pour qui veut révolutionner le monde, la maîtrise politique de la lutte des classes suppose donc d’innover autour de quatre questions.

Comment penser une logique des communs qui, pour mettre en cohérence les sociétés, se substitue à celle de la concurrence et de l’État administratif ?

Comment réarticuler les registres de l’action sociale (association, syndicat, parti) sans les fondre dans un tout indistinct ?

Comment refonder les logiques collectives de l’action politique, en dépassant les limites historiques non pas de l’organisation politique en général, mais de la « forme parti » qui la façonne depuis un siècle ?

Comment cesser le balancement perpétuel entre l’autonomie individuelle et l’action collective, ce qui suppose de refonder en même temps la conception de l’individu (non individualiste) et celle du collectif (non collectiviste) ?

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« Voila pourquoi la lutte des classes non seulement n’a rien perdu de son actualité, mais s’impose de manière plus évidente que jamais »

Posté par jacques LAUPIES le 12 décembre 2017

 

Le texte que je vous propose est paru ce lundi dans l’Humanité et appelle réflexion pour développer la conscience de classe des dominés dans leur diversité. Dans un texte qui suit celui ci, Roger Martelli, historien questionne sur ce que doit-être un mouvement social. Personnellement  j’y ai trouvé une certaine  « non réponse »…

  • Il s’agit de contrer l’esprit du système par Jean-Luc Nancy, philosophe

Jean-Luc NancyPhilosopheEn un premier sens la lutte des classes est aussi vieille que l’humanité. Nul doute qu’il y ait toujours eu des appropriations violentes, des accaparations sournoises, des exploitations et des dominations. On en trouve quelques traces dans la préhistoire, et l’histoire la plus ancienne ne manque pas de récits de domination, de spoliation, de confiscation, de contrainte et d’asservissement – non moins que de révolte, d’insubordination, d’insurrection. En ce sens, l’appropriation – ou l’enrichissement – qui est en jeu croit pouvoir se réclamer d’un ordre sacré ou naturel : le seigneur l’est par lignage ou par élection divine. En même temps, sa richesse consonne avec sa noblesse : elle en est le signe. Tout se passe dans un régime de reproduction des castes et de leurs biens. La lutte des classes en son sens déterminé commence lorsque la richesse est dépouillée de sa noblesse pour devenir moins une fin en soi qu’un moyen investi dans un processus de production. Comme son nom l’indique, la production ne reproduit pas mais invente, fabrique, crée : elle suscite des fins pour lesquelles elle produit des moyens. Par exemple, la vitesse. Mais ces fins sont aussi des moyens pour un accroissement indéfini : plus de vitesse et plus de richesse. Mais aussi plus de concentration de cette richesse qui devient elle-même une fin infinie.

Les classes naissent dans ce contexte. Au lieu de correspondre à des places sociales déterminées par la nature ou par les dieux, les « classes » sont elles-mêmes produites par la société, qui répartit les places en les classant selon la logique du processus de production. L’appropriation des moyens et/ou des fins fait partie du processus qui implique toutes sortes de combinaisons, d’agrégations et d’organisations des techniques aussi bien que des capitaux. Ce processus est aussi un système ou un système de systèmes : un agencement d’interdépendances qui annule tendanciellement toutes les indépendances.

Les classes sont le produit social de la production devenue la raison d’être d’un monde qui se conçoit comme la croissance indéfinie de sa propre capacité de croissance. C’est la logique débridée d’une végétation qui ne cesse pas de grandir et d’envahir tous les secteurs de l’humanité, de la nature et bientôt du cosmos.

Voilà pourquoi la lutte des classes non seulement n’a rien perdu de son actualité, mais s’impose de manière plus évidente que jamais. Ce qui croît avec la croissance productrice (fût-elle purement financière), c’est l’écart entre les places dévolues aux populations et aux personnes dans le processus. Ce qui croît, c’est donc le caractère cru et massif de l’injustice qui se creuse entre les places, les races et les castes visibles ou dissimulées au cœur du système.

Or le système implique la libre et/ou automatique (ici c’est équivalent) manipulation des fonctions et des biens en même temps qu’il se réclame d’une égalité en effet supposée par son fonctionnement. Cette égalité est celle de pièces interchangeables – pièces de machines et pièces de monnaie. Au regard de ce qui devrait justifier l’existence humaine – et même non humaine –, l’inégalité forme le principe (et non un accident) de cette égalité. Il est donc clair que la lutte devient plus qu’une lutte pour l’égalité et le pouvoir à l’intérieur du système. Elle lutte contre le système lui-même. Contre ce qui l’anime, contre son esprit. Marx a très justement flétri « un monde sans esprit » auquel la religion n’offrait qu’un opium. La religion ne fait pas mieux aujourd’hui, elle fait parfois pire et en tout cas elle est incapable d’animer un monde aussi manifestement injustifiable.

C’est d’un esprit qu’il s’agit. Pas de spiritualité, ni de métaphysique, ni de représentations éthiques, juridiques ou politiques. Il s’agit de toucher au cœur du système, là où il s’est lui-même condamné à une course folle dont il se pourrait bien qu’elle l’épuise lui-même. Il y a désormais des signes qui vont dans ce sens, précisément là où l’énergie s’épuise par son propre excès, là où la politique s’épuise dans l’administration et la culture dans la déploration ou dans l’imprécation. Notre monde est aussi inquiet qu’il est ivre de production. S’il y a dans ce monde d’énormes rivalités de production et d’accumulation qui déplacent les pôles de la puissance, il y a aussi d’immenses souffrances et d’immenses famines – de nourriture et de sens. Cet écart s’aggrave et son aggravation contient déjà les ferments d’une lutte qui reste celle des classes même, si ce n’est plus seulement selon le schème de la propriété des moyens de production. Ce schème n’est pas caduc, loin de là, mais il est lui-même englobé dans un autre schème ou du moins dans l’ébauche d’une autre configuration, celle de la propriété des fins. Il faut entendre ici un génitif subjectif : les fins ne peuvent appartenir à personne, c’est évident (et c’est le malheur intime de la richesse), mais il faut renouveler de fond en combe la pensée de ce qui peut être propre aux fins. La pensée, donc, de ce qui peut être propre à l’inappropriable. Ce n’est plus une lutte finale, c’est une lutte pour trouver d’autres fins.

Cette lutte est en cours en même temps que se poursuit et s’intensifie la lutte des expropriés contre les expropriateurs. Les convulsions d’aujourd’hui en sont les signaux – qu’elles soient financières, morales, politiques ou artistiques. Le sens de ces signaux n’est pas la prédiction d’un futur assuré : il est plutôt dans la condamnation de toute espèce de prédiction et d’assurance. Et dans l’incitation pressante à changer de civilisation. Cela demande des siècles, c’est vrai, mais l’intéressant est que c’est déjà commencé.

Dernier ouvrage paru : Marquage manquant & autres dires de la peau, entretien avec Nicolas Dutent. Les Venterniers.

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