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Dernières nouvelles de la spéculation sur le beurre

Posté par jacques LAUPIES le 3 novembre 2017

 

Gérard Le Puill
Jeudi, 2 Novembre, 2017
Humanite.fr
Le prix du beurre n’aurait pas augmenté de 173% en quelques mois si le prix du lait était resté rémunérateur pour les paysans ces trois dernières années. Photo : Charly Triballeau/AFP
Le prix du beurre n’aurait pas augmenté de 173% en quelques mois si le prix du lait était resté rémunérateur pour les paysans ces trois dernières années. Photo : Charly Triballeau/AFP

Les journaux et médias audiovisuel ont trouvé un nouveau feuilleton pour alimenter les heures creuses de l’actualité. Il s’agit de repérer quelques rayons vidés de leurs plaquettes de beurre en grande surface pour agiter le spectre de la pénurie en faisant remonter les souvenirs des plus anciens à l’occupation allemande durant la seconde guerre mondiale.Toutefois, il n’y aurait pas de pénurie de beurre si la grande distribution n’avait pas tant tiré sur les prix en février 2017, au moment du bouclage de la négociation annuelle avec ses fournisseurs.

Le feuilleton relatant la pénurie de beurre continue en France. Au fil des jours, la vérité sur les causes des rayons vides dans certains magasins commence à percer. En avril 2016, le prix de la tonne de beurre sur le marché international était de 2 500€. Son prix avait commencé à augmenter à la fin de cette même année 2016. Mais les négociateurs des enseignes de la grande distribution n’ont pas voulu en tenir compte dans les négociations annuelles de prix qui se sont terminées en février 2017 avec les laiteries. En pratiquant le chantage au déréférencement du beurre de chaque marque en négociation entre mars 2017 à février 2018 auprès des laiteries qui demandaient des hausses de prix, les enseignes comme Leclerc, Carrefour, Casino, Auchan ont fait plier leurs fournisseurs dont l’une des marques les plus connues est « Paysan breton ».

Mais, en cet automne  2017, le prix de la tonne de beurre navigue entre 6 500 et 7 000€ sur les marchés internationaux. Il en est ainsi parce que la demande internationale est en hausse, tandis que l’industrie de la pâtisserie reste une grande consommatrice de beurre en France. Elle paye le beurre en fonction de l’évolution des cours au niveau européen  et mondial. Ces dernières semaines, les laiteries ont pris leur revanche sur les grandes surfaces devenues trop radines. Elles ont livré en priorité les acheteurs qui payaient le mieux, qu’il s’agisse du marché intérieur ou des exportations jusqu’en Chine. Voilà pourquoi des grandes surfaces ont été informées que l’on manquait de beurre du fait de la réduction de la production laitière en raison d’un prix du lait trop bas, ce qui est également vrai.

30% de la semaine potentielle non satisfaite du 16 au 22 octobre en grande surface

Comme le risque de pénurie pousse les ménages à augmenter les achats de précaution quitte à congeler quelques plaquettes, environ 30% de la demande potentielle n’aurait pas été satisfaite en France dans la semaine du 16 au  22 octobre selon le cabinet Nilsen qui collecte les informations sur la vente dans les grandes surfaces.

En dépit de la demande mondiale en hausse, on peut penser que le prix du beurre n’aurait pas augmenté de 173% en quelques mois si le prix du lait était resté rémunérateur pour les paysans ces trois dernières années. En novembre 2013, le prix moyen du litre de lait perçu par le producteur français, primes de qualité comprises, était de 37,95 centimes d’euro. En mai 2014, il était de 35, 8 centimes. La production laitière augmentait dans plusieurs pays d’Europe avec la perspective de la fin des quotas de production par pays à partir d’avril 2015. Du coup, le prix moyen pour 2015 en France a été de 30,50 centimes le litre de lait pour tomber entre 27,50 et 29 centimes de moyenne en 2016.

Dès la fin de  l’année 2014 et durant toute l’année 2015, la production européenne de lait était plus importante que la demande globale de produits laitiers. Pour dire les choses autrement, la consommation de yaourts, de lait entier et de fromages n’a pas augmenté alors que la production de lait augmentait. Dans un premier temps, il suffisait que les laiteries industrielles écrèment plus de lait pour transformer la crème en beurre et le lait liquide écrémé en poudre sèche, sachant que la congélation permet de stocker le beurre. Mais le surplus de poudre ne trouvant pas son marché, son stock européen est vite monté à 350 000 tonnes. Il a « bénéficié » de l’intervention publique pour un prix dérisoire financé par le budget européen. Les laiteries en ont profité pour faire baisser le prix du lait en 2015 et en 2016 au départ de la ferme. Actuellement le prix de la tonne de poudre stagne à 1 600€ sur les marchés internationaux alors que celui de la tonne beurre est passé de 2 500€ à plus de 6 500€ entre temps

La collecte de lait de vache en recul de 2,2% en France

Selon une étude que vient de publier le service économique des Chambres d’agriculture, en juillet 2017 le prix moyen du lait payé aux producteurs était remonté 34,2 centimes le litre. La hausse a été de 12% sur les six premiers mois de 2017 sans retrouver, loin s’en faut, le prix moyen de 2013. La même étude indique que « fin août 2017, la collecte française de lait de vache est en recul de 2,2% par rapport à l’année passée ». Cette étude nous indique aussi que « la baisse de la collecte est particulièrement forte dans le Sud-Ouest, en Charente-Poitou, en région Centre et en Auvergne-Limousin ». Bref, c’est dans les régions les moins spécialisées en élevage laitier que la production recule entre 5 et 7%  puisque « la baisse est contenue pour les deux principaux bassins laitiers avec moins 0,4% dans le Grand-Ouest et moins 1,6% en Normandie ».

Dans la mesure où le prix du lait a été et reste trop bas depuis trois ans, certains éleveurs ont vendu des vaches pour compenser une perte de trésorerie. Ils ont réduit les achats d’aliments composés dans le but de réduire le prix de revient de chaque litre de lait. Moins qu’en France, la collecte européenne de lait de vache recule aussi de 0,6% durant le premier semestre de 2017 par rapport à 2016. Enfin, l’étude des Chambres d’agriculture confirme ce que nous avons déjà écrit pour expliquer la relative pénurie de beurre. « Bien que la demande de beurre soit extrêmement dynamique et que les cours flambent, les transformateurs privilégient les fabrications de fromages au détriment du couple beurre-poudre. En effet, les fromages sont bien valorisés à la fois sur le marché intérieur et à l’export, alors que les cours de la poudre de lait écrémé demeurent à leur niveau (de prix, ndlr) d’intervention du fait des stocks importants qui ne trouvent pas d’acquéreur ».

Notons enfin que si le prix français du lait avait moins baissé  que dans d’autres pays au plus fort de la crise, il remonte aussi moins vite. Selon l’étude des Chambres d’agriculture, le prix moyen payé au producteur français était de 331€ la tonne en juin dernier contre 367€ aux Pays Bas, 366€ en Italie et 344€ en Allemagne. Selon l’interprofession laitière le prix français aurait atteint 349€ la tonne en août dernier.

Finalement, la non maîtrise de la production laitière européenne via l’abandon des quotas par pays a déstabilisé la production et fragilisé les producteurs. Leur maintien, avec au besoin des droits à produire supplémentaires attribués de manière ponctuelle, aurait permis d’avoir le beurre pour les consommateurs et l’argent du beurre pour les producteurs de lait.

 

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Merci pour cet article qui résume bien ma tres modeste réflexion

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2017

 

Cent ans après la révolution d’Octobre, un proscrit nommé Lénine

 

Spécial Révolution d’octobre
Jean-Paul Piérot
Jeudi, 26 Octobre, 2017
L’Humanité

Le dirigeant bolchevik a été, depuis vingt ans, l’objet d’une campagne visant à lui imputer une responsabilité dans les crimes du stalinisme. Si le léninisme en termes d’organisation et de projet est périmé, il est utile de lire son œuvre, estime Lucien Sève.

De Budapest à Tirana, des pays Baltes à l’Asie centrale, la chute des régimes issus du modèle soviétique a donné lieu à la destruction des statues de Lénine qui marquaient l’appartenance de ces États au camp socialiste. L’image la plus célèbre du film Good Bye Lenin ! de Wolfgang Becker montre le buste du dirigeant soviétique promené au bout d’un câble fixé à un hélicoptère dans le ciel de Berlin. Au-delà des monuments, c’est la pensée et l’œuvre de Vladimir Oulianov qu’on a voulu déboulonner. Jusqu’alors, la figure de Lénine était liée, dans la conscience collective, au début de l’histoire soviétique, au triomphe d’une révolution pleine de promesses, en opposition avec le règne tyrannique de Staline et ses grands procès qui liquidèrent les compagnons de Lénine. L’image du dirigeant bolchevik était restée positive, symbole de la pureté de l’idéal révolutionnaire. « Lénine, relève-toi, ils sont devenus fous », chantait jadis Michel Sardou, artiste de droite qu’on ne pouvait soupçonner de soviétophilie.

Un essai vif et stimulant au titre qui annonce la couleur

Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, s’est développée une campagne idéologique visant à ternir la mémoire de Lénine en l’associant à Staline. Le centenaire d’Octobre marquera-t-il le retour de Vladimir Oulianov à la place qu’il doit occuper ? Une chose est sûre : on ne peut comprendre la révolution russe sans connaître la pensée de celui qui en fut le premier concepteur et son organisateur.

Lucien Sève publie un essai vif et stimulant au titre qui annonce la couleur : Octobre 1917. Une lecture très critique de l’historiographie dominante. Le philosophe marxiste, fin connaisseur de Lénine, oppose textes originaux et arguments convaincants à une image dépréciative du dirigeant bolchevik largement diffusée depuis les années 1980. Cette offensive remonte à la présidence de Ronald Reagan aux États-Unis, qui désignait l’URSS comme « l’empire du mal ». En France a paru il y a vingt ans le Livre noir du communisme, réalisé sous la direction de Stéphane Courtois, qui stigmatisait Lénine comme précurseur de la tyrannie stalinienne. Courtois récidive cette année en publiant un essai intitulé Lénine, l’inventeur du totalitarisme. Lucien Sève combat ce révisionnisme historique qui vise finalement à criminaliser tout projet communiste. « De Lénine à Staline, il y a eu bien plus rupture que continuité, rappelle-t-il, et même trahison plutôt que fidélité, de sorte que les horreurs à quoi renvoie syncrétiquement le terme de stalinisme sont à comprendre non comme une fatalité universelle inscrite dans les gènes du marxisme, mais comme une logique spécifique de la révolution dans un pays retardataire dont l’essence est entièrement historique. »

S’il y a bien eu rupture entre la séquence Lénine et le règne de Staline, celle-ci n’est cependant pas absolue, analyse de son côté Roger Martelli, dans son nouvel ouvrage 1917-2017. Que reste-t-il de l’Octobre russe ? L’historien spécialiste du PCF énumère des « failles », dès le début de la révolution, « que Staline va accentuer à outrance ». Affirmer que le stalinisme n’a rien à voir avec le communisme n’aide pas à comprendre comment cet acte d’émancipation a débouché, des années 1930 à 1953 (mort de Staline), sur un système de contrainte maximale et inhumaine, ni comment des militants comme Maurice Thorez, Georges Dimitrov ou Palmiro Togliatti étaient à la fois de fervents staliniens mais n’en furent pas moins des révolutionnaires capables d’impulser des politiques d’ouverture qu’ils ne purent néanmoins déployer pleinement.

La prématurité du communisme lors de la révolution d’Octobre

À l’expérience de la Russie, estime Roger Martelli, les communistes ont appris en quelques décennies ce qu’il ne faut pas faire : prendre à la lettre la notion de dictature du prolétariat utilisée par Marx, confondre la sphère publique et l’État, la cohérence et le monolithisme. En revanche, les bolcheviks n’ont pas été pour rien dans le fait que le capitalisme, à partir des années 1930, ait dû intégrer des modèles de régulation non marchands ; par la gratuité des dépenses sociales ils ont nourri l’idée que le marché n’était pas l’horizon nécessaire des hommes, note encore Roger Martelli. Avant de parvenir au pouvoir, les bolcheviks soutenaient les exigences populaires, une fois en place, ils se sont substitués au peuple. « Le parti pensait prendre l’État et l’État a fini par prendre le parti. »

Que retenir de la vision de Lénine pour les combats d’aujourd’hui ? Pour Roger Martelli, la conviction qu’il n’y a pas de fatalité dans l’histoire et que le capitalisme n’est pas l’alpha et l’oméga de la régulation sociale. L’esprit de révolution est la plus haute manière d’exprimer la liberté des hommes, mais cette conviction ne se concrétisera pas en projet, en culture et en forme d’organisation centrés sur la liberté. Dans une Russie désorganisée, c’est Staline qui remporta la mise, ce qui fut dramatique pour le communisme.

Il n’est évidemment pas question de revenir au léninisme pour Lucien Sève, qui précise : « Celui-ci est périmé, et il serait nuisible de vouloir le ressusciter. » Le philosophe pose la question, soulevée par Lénine lui-même, de la prématurité du communisme lors de la révolution d’Octobre. « Les bolcheviks ont attendu en vain la révolution dans les grands pays capitalistes. Mais, en réalité, nulle part à l’échelle mondiale, il n’y avait de pays ayant atteint la maturité du passage au communisme. » « Entre une visée historique – en l’occurrence celle du Manifeste du Parti communiste (1848) – et la possibilité de son accomplissement, les délais peuvent être extrêmement longs. Le drame du XXe siècle aura résulté de cette implacable contradiction », analyse Lucien Sève.

On ne peut parler de faillite du communisme car, nulle part, il n’y eut de société communiste, estime Lucien Sève. « Engager la sortie du capitalisme passe par une bataille pour rendre son honneur à la visée communiste marxienne. » Si le léninisme est politiquement périmé, l’œuvre écrite de Lénine demeure « une source de lucidité historique et d’intelligence politique. Comme Marx le fut longuement hier, Lénine est actuellement traité de façon très largement dominante en chien crevé. Il mérite à haut point d’être redécouvert ».

L’œuvre de Lénine devenue « un magistral trou noir académique »

Lénine a quasiment disparu des rayons des bibliothèques. Son œuvre est devenue « un magistral trou noir académique », déplore Guillaume Roubaud-Quashie dans la postface de Lénine dans la révolution, cosigné avec Francis Combes, ouvrage articulé autour d’un choix de textes de Lénine datant de 1917. Le philosophe, directeur de la revue du PCF Cause commune, s’interroge sur « le long silence des communistes français ». En 1979, le congrès du PCF a abandonné dans les statuts du parti toute référence au « marxisme-léninisme », mais ne récusait pas Lénine, cité aux côtés de Marx et d’Engels, fondateurs du socialisme scientifique. « Tout se passe comme si le retour à Lénine brandi par Khrouchtchev en 1956, puis par Gorbatchev aux premiers temps de la perestroïka (1985), n’avait pas résisté à la défaite définitive de l’Union soviétique. »

Un livre pour redécouvrir ou découvrir Lénine

Et si nous profitions de cet automne 2017 pour redécouvrir ou découvrir Lénine ? Le livre de Florian Gulli et Aurélien Aramini, Introduction à la pensée de Lénine, comble heureusement un manque. Les deux jeunes auteurs ont adopté une démarche résolument pédagogique : les textes du révolutionnaire russe sont accompagnés de fiches de contextualisation et de conseils de lecture pour aller plus loin. « Aujourd’hui, préviennent-ils, sous l’argument de rejeter le dogmatisme, la facilité consiste à ne plus lire Lénine au prétexte que ses textes à dimension théorique seraient, au mieux, le reflet asséché d’une époque, et qu’ils n’auraient plus rien de pertinent à nous dire. » Ce recueil veut éviter ces deux impasses. Il s’agit de découvrir Lénine sans chercher à découvrir dans ses écrits un manuel de prêt-à-penser révolutionnaire. Comme l’écrit Roger Martelli dans la préface de son propre livre, « la nostalgie est une impasse, mais l’oubli est un tombeau ».

Octobre 1917. Une lecture très critique de l’historiographie dominante, par Lucien Sève. Éditions sociales, 170 pages, 14 euros. 1917-2017. Que reste-t-il de l’Octobre russe ?, par Roger Martelli. Éditions du croquant, 222 pages, 12 euros. Lénine dans la révolution, par Francis Combes et Guillaume Roubaud-Quashie. Le Temps des cerises, 220 pages, 15 euros. Introduction à la pensée de Lénine, par Florian Gulli et Aurélien Aramini. Éditions Aden.

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Mélenchon en rassure certains et en inquiète d’autres

Posté par laupiesjacques le 1 novembre 2017

 

Présenté comme le principal opposant à Macron, largement  médiatisé,  le leader de la France Insoumise est sous le feu des journalistes qui, tradition puante oblige, fourrent leur nez dans la moindre expression de ses états d’âme et dans sa vie privée.

Ainsi avec tout le sérieux qui les caractérise, ces concierges de la vie politique bavassent sur les plateaux de télévision et dans les journaux écrits ou parlés, pour colporter le moindre fait qui de manière démesurée fera passer JLM pour un révolutionnaire peu scrupuleux, riche, etc. 

En fait il s’agit là d’une manière de faire de la politique, car le but n’est autre que de discréditer un homme qui représente plus que son propre parti. Donc l’encenser parfois est aussi utile que de le démolir.

La droite et une fraction de la gauche très social libérale sont objectivement prises en sandwich entre le FN et une  gauche qu’ils ne vont pas manquer de qualifier d’extrême. Cette attitude qui a toujours constitué un atout pour la droite appelle à son rapprochement avec LRM de Macron et ce qui est à peu près semblable à ces derniers : certains des vestiges du PS.

Il est tout à fait probable que nous aurons de ce fait, localement, dans le cadre des futures élections municipales  notamment, a subir des attaques dirigées contre JLM. Plus de 20 % des suffrages exprimés en sa faveur qui comprennent de nombreux électeurs proches du parti communiste, constituent une force qui sera déterminante.

Il faut considérer que si nous n’avons pas en tous points les mêmes orientations que ce dernier il demeure avec son mouvement  un allié potentiel et que le courant, né localement lors de la présidentielle, qui se rapproche de l’influence que seul le PCF à pu avoir dans cette ville, constitue une force progressiste et donc un obstacle pour la droite, le centre et les macroniens (ex PS pour la plupart)

S’en prendre à Jean Luc Mélenchon c’est s’en prendre à cette force qui représente un espoir face à la droite et à l’extrême droite. Le Parti Communiste poursuivra dans ce sens sa démarche unitaire, sachant que de l’appui de la population dépend une union sur la base d’un programme commun !

 

Mélenchon : « Pour l’instant, c’est Macron qui a le point »

 

Aurélien Soucheyre
Mardi, 31 Octobre, 2017
L’Humanité

Loi travail XXL. Le député FI mesure que « l’avalanche » attendue contre Macron n’a pas eu lieu, même si la mobilisation continue.

Tous les six mois, la presse s’interroge. Jean-Luc Mélenchon connaîtrait-il un essoufflement ? « Serait-il en train de perdre la foi et l’envie ? », écrit le Parisien, quand le Dauphiné libéré se demande si le dirigeant de la France insoumise est victime d’un « coup de mou ou coup de blues ? ». En cause, les propos du député à Athènes, en fin de semaine dernière. « C’est un moment étrange dans le pays. Parce qu’il est en état surcritique. Normalement, l’avalanche devrait avoir lieu. Elle n’a pas lieu », a-t-il mesuré. Celui qui appelait, fin août, à une déferlante contre « le coup d’État social » et espérait des manifestations à même de faire reculer le gouvernement constate que ni la casse du Code du travail, ni la suppression de l’ISF, ni l’attaque d’ampleur contre la Sécurité sociale n’ont suffisamment réveillé le pays. « Il se passe une chose hors du commun en France. Nous étions le dernier pays, de toute l’Europe, qui avait un mécanisme de résistance sociale tel que le dur de la réforme libérale qui est passée sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et même le Portugal, l’Italie n’avait pas atteint la France », a-t-il développé, avant d’ajouter que, « pour l’instant, c’est (Macron) qui a le point. Faut pas chercher à le cacher ».

La FI s’interroge sur la mobilisation

Pourtant, les ordonnances sur la casse du Code du travail n’ont pas encore été ratifiées par l’Assemblée nationale. Une manifestation, avec un arc syndical inédit à la suite de la décision de FO, doit avoir lieu le 16 novembre. Tout n’est donc pas terminé. D’ailleurs, si Mélenchon constate que Macron mène au score, il n’a à aucun moment admis avoir perdu une manche face à lui, comme l’a titré le Monde. Reste à savoir quel rôle compte jouer la FI dans les jours qui viennent, après avoir en outre défilé avec les syndicats le 12 septembre (400 000 personnes dans le pays), puis réuni 150 000 personnes à Paris le 23 du même mois. À l’époque, le mouvement disait envisager une marche « à un million sur les Champs-Élysées ». « On peut espérer reprendre le point et c’est clair que, si la jeunesse se met en mouvement, c’est parti… Mais ce n’est pas le cas », a ajouté Mélenchon, qui avait déjà dit craindre « une défaite du mouvement ouvrier traditionnel » le 16 octobre, critiquant au passage « les directions des corps intermédiaires ». « Ce n’est pas un coup de mou pour les insoumis, a répondu Éric Coquerel. (…) Mais, ce que l’on constate pour le moment, c’est que, du côté de la mobilisation sociale, ou du côté de la mobilisation de la jeunesse, on n’a pas la concrétisation de ce qu’on sent. » CGT, FO, Solidaires, FSU, l’Unef, la FIDL et l’UNL se sont en tout cas donné rendez-vous le 16.

Journaliste

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