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L’histoire par le petit bout de la lorgnette ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2017

Je n’ai pas le temps de faire un commentaire sur cet article.

Je n’ai pas d’apriori sur l’action menée par Stéphane Bern. Sauf un : c’est que nombre des émissions qu’il anime sur l’histoire nous parlent très peu des contextes économiques et sociaux qui dictaient le comportement des « grands hommes » ou des « grandes dames » qui sont au centre de ses exposés historiques.

Les histoires de culs royaux sont certes à prendre en compte mais ils pèsent bien peu dans  les conflits de classe. Pas plus que celles des culs ordinaires !

Mais bon si tous les gamins regardaient et entendaient les descriptions dont il nous gratifie sur nos écrans de télé cela compenserait peut-être cette ignorance généralisée que l’on peut constater parmi nombre de jeunes et plus tard des adultes qu’ils vont devenir…

 

 

Patrimoine. Stéphane Bern « au pays des soviets »

Audrey Loussouarn
Mardi, 14 Novembre, 2017
L’Humanité
Hier, l’historien Frédérick Genevée a remis à Stéphane Bern, avec une pointe d’ironie, un buste de Robespierre. Iahcène Abib<br /><br /><br />
Hier, l’historien Frédérick Genevée a remis à Stéphane Bern, avec une pointe d’ironie, un buste de Robespierre. Iahcène Abib
 

L’animateur télé, « Monsieur Patrimoine » d’Emmanuel Macron, est venu hier prendre un cours de culture populaire au musée de l’Histoire vivante de Montreuil.

«Je vois le malin plaisir que vous avez à me faire passer devant », glisse dans un sourire Stéphane Bern, déambulant entre le bureau de Jean Jaurès et un portrait de Marx. L’animateur de France 2, sacoche en cuir au bras, aura même en cadeau un format réduit du buste de Robespierre. Hier, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le très médiatique « Monsieur Patrimoine » d’Emmanuel Macron était en visite au musée de l’Histoire vivante. Aucun commentaire sur le bâtiment bourgeois de 1874 ou sur une peinture de Brodsky montrant Lénine à Smolny, dans l’exposition sur les révolutions russes, n’échappe aux journalistes. « Peut-être que demain la presse titrera sur “Stéphane Bern au pays des soviets”, mais c’est un débat sérieux que nous ouvrons ici », a rappelé Frédérick Genevée, président de l’association gérant le musée. À l’adresse de l’invité, celui-ci relève que « les dominés ne peuvent pratiquement pas inscrire leur histoire dans la pierre » et que « le patrimoine, ce n’est pas que les belles pierres et les beaux châteaux ».

Conscient de son auditoire, Stéphane Bern a bûché, en amont, sur les trésors du musée et ne cessera de rassurer sur sa volonté de défendre le patrimoine français « sans exclusive » – évoquant longuement la mémoire des sites industriels et vantant le Front populaire « auquel nous devons tant de droits »… Tout cela dit par un « fils de rien », précise-t-il en réponse à Patrice Bessac, maire PCF de la ville, qui l’interpellait : « Une histoire doit être écrite, celle des gens de rien qui ont décidé à un moment de renverser la table. Cette visite doit être un premier pas vers la reconnaissance. » Pour Alexis Corbière, député FI de la circonscription, ce serait un « crime » que de voir « disparaître ce patrimoine populaire ». Ce musée créé par les élus communistes dans le cadre du Front populaire en 1937 est financé pour 66 % de son budget par la municipalité, dont les aides « sont sans cesse réduites par l’État », précise quant à lui Patrice Bessac.

Certains historiens craignent un possible « histotainment »

La visite de l’exposition sur la révolution d’Octobre 17, qui tend à « interroger les lectures » des événements, ne pouvait pas tomber mieux. Car, ce sont ces mêmes lectures de l’histoire qui ont inquiété les historiens dès la nomination de Stéphane Bern à la mi-septembre. En pleines Journées du patrimoine, au château de Monte-Cristo, à Port-Marly (Yvelines), l’animateur, diplômé de commerce, ex-rédacteur en chef du magazine Dynastie, et Emmanuel Macron, amis depuis des années (Bern voit en lui une « vraie noblesse de cœur et d’intelligence », une « empathie » propre aux « royaux »), opèrent une étonnante réécriture de l’histoire sur l’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée en 1539 par François Ier, qui aurait effacé les langues régionales au profit du français. « Ce que vous tentez d’attribuer à François  Ier, c’est la Révolution qui l’impose », l’interpelle alors l’historienne Mathilde Larrère. Comme un exemple de ce que craignent certains historiens comme Nicolas Offenstadt, qui voit le « Monsieur Patrimoine » en « château-centré », en défenseur d’un « roman national » « tout sauf neutre idéologiquement dans sa manière d’appréhender le passé, l’histoire de France et même le présent ». Et de prophétiser un possible « histotainment ». Stéphane Bern en est déjà coutumier, et ce depuis 2007, avec ses Secrets d’histoire sur France 2. En mai 2015, sur 88 émissions diffusées depuis 2008, Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière calculent que « 60 % ont été consacrées exclusivement à des monarques et à leurs favorites ». Stéphane Bern revendique cette partialité : « Il y a eu 700 ans de monarchie et moins de 250 ans de République », expliquait-il en octobre dernier au Monde. « Et puis, les sujets sur les révolutionnaires ne marchent pas ! » Question d’audience donc, même pour le service public, pour l’ami des têtes couronnées et futur animateur de Suivez le guide, coanimée avec son comparse en royalisme Lorànt Deutsch.

Stéphane Bern est conscient de ce manque d’unanimité. Ce week-end, au Parisien, il confirmait que quatorze sites de patrimoine pourraient être réhabilités dès 2018 et que « chaque catégorie sera représentée », citant « château, église », mais aussi « patrimoine religieux, industriel, ouvrier, vernaculaire ». « Qu’on ne m’accuse pas de ne vouloir sauver que les églises et les châteaux. J’aimerais aussi qu’on cesse de considérer les propriétaires de châteaux comme des nantis, alors qu’ils se saignent aux quatre veines pour essayer d’entretenir leurs vieilles pierres », insistait-il.

Aussi, comment trouver des financements sans « surcharger le budget de l’État », comme il le souligne ? « On peut aller en trouver (de l’argent) », soumet l’animateur télé, sur Europe 1 en septembre, évoquant des partenariats public/privé et des fondations. Ce week-end, il a donné une autre piste de financement : « Il faut d’urgence faire payer l’entrée des cathédrales. On est le seul pays où leur accès est gratuit. » « Il s’agit là d’un vrai choix politique à faire », l’a alerté Frédérick Genevée, après avoir cité des sites « rares, fragiles et menacés comme la maison Henri Barbusse à Aumont ou le musée Jaurès à Castres.

L’État ne doit pas se désengager ou proposer des solutions qui n’en sont pas, comme le mécénat, pour lequel les petites structures, surtout quand elles portent la mémoire des dominés, ne peuvent concourir face aux grands musées et aux institutions installées ».

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Jack Ralite est décédé à 89 ans

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2017

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Automne ton chant n’est pas monotone…

Triste nous le sommes tous. Comment  ne pas l’être ? 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Jack Ralite deux fois. Je dirais plus justement « apercevoir » car avaient été organisé la première fois en Arles des manifestations auxquelles il était invité en qualité de Ministre de la santé .

A la question de l’un d’entre nous sur l’insuffisance de la politique gouvernementale en matière de santé : que fait le gouvernement ? Il avait tout simplement répondu : « Et vous que faites-vous ? » rappelant ainsi que la mobilisation n’était pas suffisante pour contraindre le gouvernement à majorité socialiste à satisfaire les revendications que nous portions avec la CGT notamment.

L’autre rencontre ce fut au cours d’un Congrès de la FNMF  ou la Direction de cette Fédération, sous l’impulsion de son Président qui fut plus tard Ministre Socialiste, était combattue le principe de double affiliation pour exclure la Fédération de Mutuelles de Travailleurs. Nous fûmes quelques uns à dénoncer cette orientation à la tribune. 

La présence de François Mitterrand accompagné des Ministres Communistes, dont  Jack Ralite, ne fut certainement pas sans effet sur le recul de cette idée de division des mutualistes puisque les congrès ne l’adopta pas !

C’était une époque où, pour le moins, quelques avancées sociales furent réalisées parce que le libéralisme n’avait pas tout à fait gangrené  la politique du PS. Et que les communistes malgré le premier recul de 1981 pesait fortement.

Les temps ont changé…Mais il en viendra d’autres. Meilleurs !

 

Lorenzo Clément avec AFP

Dimanche, 12 Novembre, 2017
Humanite.fr
Photo Patrick Nussbaum.

L’ancien ministre communiste Jack Ralite est décédé à l’âge de 89 ans, a annoncé dimanche Meriem Derkaoui, maire de la ville d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qu’il a dirigée de 1984 à 2003.

« C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que nous apprenons le décès à l’âge de 89 ans de Jack Ralite ce dimanche 12 novembre. Son état de faiblesse avait conduit à son hospitalisation il y a deux semaines », écrit la maire sur le site internet de la ville. M. Ralite fut notamment l’un des ministres communistes du gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1984.

Né le 14 mai 1928 à Chalons-sur-Marne (Marne), Jack Ralite avait adhéré au PCF en 1947. Journaliste à l’Humanité puis à L’Humanité-Dimanche, cet autodidacte passionné de culture est élu pour la première fois au conseil municipal d’Aubervilliers en 1959. Il devient ensuite premier adjoint au maire puis maire en 1984. En novembre 2002, il avait annoncé qu’il abandonnerait son mandat au printemps 2003 pour laisser la place à un maire plus jeune, restant alors conseiller municipal jusqu’en 2008.

Député de Seine-Saint-Denis de 1973 à 1981, Jack Ralite avait démissionné de son mandat parlementaire en juillet 1981 pour entrer dans les gouvernements Mauroy comme ministre de la Santé (1981-1983) puis comme ministre délégué chargé de l’Emploi (1983-1984). Depuis 1995 et jusqu’en 2011, Jack Ralite, conseiller régional d’Ile-de-France de 1986 à 1992, avait été sénateur de Seine-Saint-Denis.

Jack Ralite, spécialiste des questions culturelles au PCF, a été membre du comité central, puis national de 1979 à 2000. Ce passionné de culture, notamment de théâtre, a été administrateur du Théâtre national de la colline (TNC). Il a été également administrateur de l’établissement public de la Cité de la Musique (1996-2006).

Jack Ralite était aussi membre du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, du Conseil national de l’innovation pour la réussite scolaire, et du conseil politique de la fondation Agir contre l’exclusion, lancée par l’ancienne ministre socialiste Martine Aubry.

 

 

a réagi sur Twitter la sénatrice CRC de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi. 

« Tristesse et émotion à l’annonce du décès de J.Ralite. (…) Il était passionnément engagé pour la culture, exigeante et populaire. Attaché à la Gauche rassemblée, il défendait la banlieue avec sensibilité », a réagi Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis.

A Aubervilliers, dès ce dimanche, « les drapeaux seront mis en berne et un hommage lui sera rendu dans les prochains jours », a précisé Mme Derkaoui.

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Le message de Mériem Derkaoui

C’est avec une grande tristesse et une profonde émotion que nous apprenons le décès à l’âge de 89 ans de Jack Ralite ce dimanche 12 novembre.

Son état de faiblesse avait conduit à son hospitalisation il y a deux semaines.

Mes premières pensées vont à ses enfants Sophie, Pascal, Daniel et Denis, à son gendre Pascal Beaudet, à sa famille et ses proches qui l’ont côtoyé tout au long de sa vie.

Ministre de la santé de 1981 à 1983 puis Ministre délégué à l’Emploi de 1983 à 1984,  il fut également député et sénateur de la Seine-Saint-Denis.

Aujourd’hui, Aubervilliers une ville « rude et tendre » comme il aimait la qualifier, perd un grand homme. Il en a été le maire de 1984 à 2003 et il y aura vécu jusqu’à la fin de sa vie.

 

À jamais, Jack Ralite aura marqué Aubervilliers de son empreinte.

 

Connu pour avoir promu inlassablement la culture, il a fait de celle-ci un outil d’émancipation humaine qui participe au rayonnement de la banlieue.

L’homme ne manquait ni d’idées ni d’énergie, c’était un infatigable militant politique.  Son autorité morale et son intransigeance quant au respect de l’égalité et de la dignité humaine forçaient le respect et l’admiration. Jack Ralite va manquer à Aubervilliers, au monde de la culture et à la pensée en général.

 

Dès aujourd’hui, les drapeaux de la mairie sont mis en berne et un hommage lui sera rendu dans les prochains jours.

 

Mériem Derkaoui

Maire d’Aubervilliers

 

Charles Fiterman. Je suis profondément touché par la disparition de Jack Ralite. Proches l’un et l’autre de Waldeck Rochet, nous avons cheminé côte à côte pendant cinquante ans. Les vicissitudes du temps, nos choix parfois différents n’ont pas entamé la forte amitié, devenue de l’affection, que je lui ai portée jusqu’au dernier jour. Jack Ralite avait une vive sensibilité sociale, une exceptionnelle générosité naturelle, une perception créatrice toujours en éveil des mouvements du monde. Ce fut un révolutionnaire humaniste. Il a eu une belle vie d’homme.
 
Jean-Claude Gayssot. « Chère Monique, Chers Denis, Pascal, Sophie, Je viens d’apprendre avec tristesse la disparition de Jack et bien sûr des tas de souvenirs me viennent en tête tant nous avons partagé de moments et de combats ensemble. Plus généralement, je tiens à saluer l’homme d’Etat, le ministre qu’il sut être avec talent dans des conditions  difficiles, le parlementaire qui avait la Seine-Saint-Denis au cœur, le maire d’Aubervilliers qui marqua cette ville populaire qu’il aimait tant de son empreinte généreuse et humaniste. Et puis surtout je veux évoquer sa magnifique amitié pour les artistes, son amour du théâtre, son action inlassable au sein des Etats généraux de la Culture pour que la culture devienne les bien commun du plus grand nombre.
Dans ces circonstances difficiles pour vous et pour ses proches, je tiens à vous assurer de toute ma sympathie et à vous présenter mes plus sincères condoléances. Bien sûr, mon épouse Jacote se joint à moi pour vous embrasser. »
 
Bernard Vasseur, directeur de la Maison Elsa Triolet-Aragon. « Notre ami Jack Ralite vient de nous quitter. Pour le Conseil d’Administration et toute l’équipe de la Maison Elsa Triolet-Aragon, c’est une triste nouvelle. Jack était en effet un membre fondateur de notre Association dont il suivait et soutenait avec passion l’activité par une présence régulière au Moulin. Il avait dit à de nombreuses reprises son affection et son admiration sans borne pour Elsa Triolet et Aragon, qu’il avait bien connus et  dont il savait par cœur bien des vers et bien des textes. Tout récemment encore, dans le cadre du Festival d’Avignon, il avait tenu à me remettre, pour la Maison de Saint-Arnoult, le certificat officiel confié au poète par la Présidence de la République à l’occasion de sa décoration de la Légion d’honneur et qui avait été alors oublié dans sa voiture. Homme de grande culture et de grande gentillesse qui était apprécié de tous au Moulin, il nous quitte alors même qu’il avait entrepris les démarches pour pouvoir y inviter et y accueillir sa famille et ses amis afin de célébrer prochainement son quatre-vingt-dixième anniversaire. Oui, aujourd’hui, nous qui étions ravis de le recevoir quand il venait nous voir, nous pensons à lui, à sa famille, à tous ses amis, et nous nous inclinons devant la mémoire d’un grand homme qui fut notre ami et qui fit tant pour que la plus belle et haute culture devienne le bien de tous.
J’ajoute qu’à titre personnel je perds un ami fidèle et un frère de combat qui m’était très proche depuis de longues années. Je suis triste à le dire, mais il faut bien s’y faire : nous n’aurons plus ces coups de téléphone du matin où nous échangions l’un l’autre les vers d’Aragon qui allaient orienter nos journées. Allez savoir pourquoi, je pense à l’un d’entre eux que Jack aimait tant à citer : « La rose naît du mal qu’a le rosier/ Mais elle est la rose ». »
 
« Tristesse et émotion à l’annonce du décès de J.Ralite. (…) Il était passionnément engagé pour la culture, exigeante et populaire. Attaché à la Gauche rassemblée, il défendait la banlieue avec sensibilité ». Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.
 
« La France perd un formidable défenseur de l’art et de la culture ». Anne Hidalgo, maire de Paris.
 
« Une voix communiste inspirée et attentive à toutes les formes de la culture s’éteint », Jean-Luc Mélenchon.
 
Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, a rendu hommage à « l’un des plus brillants militants de la culture, homme d’engagement et grand communiste ». « Son départ est irremplaçable », a-t-elle tweeté.
 
André Laignel, Maire d’Issoudun, Premier vice-président de l’Association des Maires de France, Ancien ministre
« Je veux rendre hommage au chemin de vie de Jack Ralite : celui du combat politique à Gauche, celui du journalisme et de la culture. Ancien ministre communiste des gouvernements Mauroy sous la présidence de François Mitterrand, il a été un acteur de la Gauche rassemblée et en mouvement.
Journaliste et homme politique, communiste lucide, son action comme maire d’Aubervilliers ou de parlementaire est indissociable de la Culture qu’il qualifiait d’« indispensable levier pour ériger une communauté humaine ». Je veux témoigner et rendre hommage quant à son apport essentiel pour l’exception culturelle au Parlement au sein de la commission des affaires culturelles. J’ai en mémoire son compagnonnage avec Jean Vilar, sa défense des artistes, son action comme fondateur en 1987 des Etats Généraux de la culture, sa participation au conseil politique de la fondation Agir contre l’exclusion créée par Martine Aubry. J’adresse à sa famille, à ses compagnons communistes toutes mes sincères condoléances. Emprisonné durant l’Occupation parce que communiste, Jack Ralite nous enseigne que la vie est un combat : celui de ne pas dévier d’un pouce de ses convictions. Jack Ralite a mené avec force et détermination la bataille culturelle et pour la culture. Se souvenir de Jack Ralite, c’est puiser des forces pour la Gauche de demain. »
 

Clémentine Autaindéputée de Seine-Saint-Denis. « Tristesse infinie en apprenant la mort de mon ami et camarade Jack Ralite. Je lui dois tant, nous lui devons tant. Profondément communiste, il possédait une culture et une éloquence d’une rare intensité ». 

 

Pierre Musso, Philosophe.

Quelle immense tristesse, quel triste dimanche de novembre, notre ami Jack, est parti rejoindre ses amis Vitez et Vilar, Ferrat et Aragon et tous les grands aux cieux de la culture et de la création, eux qui l’avaient tant inspiré et qu’il aimait tant citer. Jack ce fut notamment le fondateur et l’animateur des Etats Généraux de la Culture lancés il y a tout juste 30 ans pour dire que « la culture se porte bien pourvu qu’on la sauve ». Triste anniversaire ! Il nous laisse en héritage son  combat inlassable en faveur de « l’élitisme pour tous » inauguré par Diderot et pour que « le peuple n’abandonne jamais son imaginaire au monde des affaires ». La création fut toujours son étoile et reste la nôtre. Salut l’ami !

 

Didier Bezace : « C’est une énorme page d’histoire qui se tourne nous laissant orphelins, et pour le moins démunis devant le monde qu’il nous donnait la force d’appréhender. J’étais un ami-artiste de Jack, je l’ai connu et fréquenté plus de 15 ans lorsque j’étais directeur du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. Il a toujours été d’un soutien indescriptible pour nous tous acteurs. C’est un deuil énorme. » Propos recueillis par Anna Musso

 
Claude Mazauric. « Avec Lucien Marest, nous étions parmi les proches de Jack Ralite… Et depuis si longtemps ! Il y a peu de temps, moins d’un mois,, nous conversions au téléphone à propos  de rien et de tout : de la Révolution russe, de Robespierre, de nos dernières lectures, de l’été communiste de 1984, de nos grands bonheurs d’autrefois en Avignon .. . Sans lui, rien pour nous ne sera jamais au niveau de ce qui était.  Le chagrin est immense… »
 
Charles Silvestre, Vice-président des Amis de l’Humanité
Jack et Edmonde : chapeau les artistes ! Jack Ralite était à lui tout seul, et sans forfanterie, un rendez-vous des amis de l’humanité. Pas étonnant que les Amis de l’Humanité, avec un grand A et un grand H,  l’aient retrouvé à tous les tournants d’un parcours des vingt dernières années selon cette forte définition de l’artiste franco-américain Robert Filliou : « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».
Toujours là. Toujours à l’écoute. Toujours prêt à dire. Parce qu’il faut aussi dire. Dire à chacun et dire à tous. A chacun, ne serait-ce qu’au téléphone, dans l’intimité de l’aube naissante, dire à tous sous un chapiteau en plein vent et sous la trombe d’eau à la fête de l’Humanité.
C’est là que la Résistance connut un retour de flamme. Sur la même scène, dans une totale complicité : une dame qui, à vingt ans, transportait clandestinement, à Marseille, des armes à la barbe de l’occupant ; un monsieur se souvenant de ses quatorze ans où, écolier, avec sa classe, il se dressa contre l’arrestation de son maître. Fiers de s’être insurgés, fiers d’être toujours là ensemble. C’étaient Edmonde Charles-Roux, disparue l’an dernier et Jack Ralite, parti ce dimanche de novembre. Ils n’ont raté, ni leur entrée dans la vie, ni leur sortie. Chapeau les artistes !
 

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Qui sont les inquisiteurs ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2017

Alors que le système de protection sociale est ouvertement mis en cause, la plupart des médias ne réagissent  que lorsque la rue s’en mêle et pas nécessairement à l’avantage de cette dernière. Par contre ces mêmes médias se complaisent dans les polémiques nées de sujets sociétaux en les relatant généreusement voire en les alimentant.

S’agissant du harcèlement sexuel qui frappe dans tous les milieux  il est aisé de s’en servir pour démolir des personnalités au gré de ses choix et des opportunités qu’offrent une multitude de dénonciations dont il est difficile de croire qu’elles sont toutes désintéressées.

Mais dire cela conduit évidemment à s’attirer les foudres des dogmatiques du féminisme et autres défenseurs de causes semblables très respectables (les causes). A tel point que celui qui veut nuancer certaines mise en accusation – même non confirmée par une décision judiciaire – se voit ranger du côté du pseudo délinquant.  Dupont Moretti et de Edwy Plenel,   qui se voient rangés du côté des islamistes par une certaine populace issue de milieu prétendant à une hauteur intellectuelle, sont deux exemples qui démontrent cette dérive.

Si l’on voulait empêcher  que des personnalités ou même de simples citoyens soient de  véritables avocats ou journalistes, on ne ferait pas mieux ! Que veulent ces inquisiteurs qui refusent la nuance, la contradiction ou disons simplement la réalité dans sa profondeur et non dans son apparence ?

Ces gens qui accusent facilement les autres de totalitarisme en sont finalement les adeptes. Leur  souffrance innommable, lorsqu’ils sont victimes ne leur donne pas ce droit de condamner avant la justice, de jeter l’anathème sur qui prend le parti de comprendre l’accusé, voire de le défendre en sa qualité de professionnel.

Bref l’article ci dessous le dit mieux que moi ! Je suis heureux de voir la réaction du Directeur de l’Humanité et je souhaiterais que tous les communistes fassent pruve d’autant de perspicacité !

Le débat oui, le discrédit NON !

Samedi, 11 Novembre, 2017
Humanite.fr

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité. Le cadre du débat démocratique est allègrement franchi par les mises en accusation violentes du directeur de Mediapart Edwy Plenel.

En toute chose le débat, la confrontation démocratique est nécessaire, y compris entre journaux. Mais, le cadre du débat démocratique est allègrement franchi par les mises en accusation violentes du directeur de Mediapart Edwy Plenel. Autant il est sain, normal, voire essentiel de confronter des jugements raisonnés sur les positions des uns et des autres dans le débat public, autant rien ne justifie la violence des attaques qu’il a à subir, notamment celles, infamantes, d’avoir couvert des viols ou d’être un agent du terrorisme islamique.

La tentative de discréditer des oppositions par de tels arguments outranciers et calomniateurs porte un lourd préjudice au débat public, déjà bien grevé par les postures, polémiques stériles et les bavardages qui ne sont qu’un miel couvrant les spasmes d’un système producteur d’inégalités, destructeur des biens communs, menaçant pour la planète et fauteur de guerres.
Je rajoute concernant cette affaire que les prises de positions de E.Plenel et les contacts, somme toute relatifs et critiques, qu’il a pris avec M. Ramadan s’inscrivent dans le nécessaire combat antiraciste. En discuter l’opportunité et les modalités est indispensable. Mais lui porter le discrédit par des coups bas, inacceptable.
 dans POLITIQUE
Directeur de l’Humanité

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Le harcèlement sexuel : une aubaine pour les médias !

Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2017

 

 

Je ne me suis pas encore hasardé à faire des commentaires sur cet ensemble « d’affaires » qui s’inscrivent dans de nombreux comportements de harcèlement sexuel qui frappent  avant tout les femmes. Que celles-ci soient évidemment victimes majoritairement, nous le savons bien comme nous savons que l’Humanité, dans ses son évolution connaît des « entraves mortifères » qu’explique  la lutte pour la vie, pour subsister, et qui a fait naitre l’exploitation économique  de l’homme par l’homme (au sens le plus large qui implique évidemment les femmes en terme de classe).

Mais à cette exploitation  s’est ajoutée celle de la femme par l’homme. Pas seulement car l’animal hominisé exploite tout ce que lui offre la généreuse nature (un effet que certains considèrent comme secondaire) qui ne se limite pas à abuser de la force de travail féminine, comme le démontrent certains éléments des différentes catégories de notre espèce en usant des plus faibles, ne serait ce qu’en les privant de la solidarité de la collectivité.

Je laisserai aux philosophes, aux psychanalystes,  le soin d’entrer dans le détail de ces différents sujets, du moins à ceux qui en font le point de départ de tous ces comportements. Des comportements qui frappent évidemment en priorité là où le pouvoir et l’argent fixent les règles du jeu entre les individus. Pas idiot cependant au point de croire qu’ils sont les seuls à transgresser d’autant la privation de pouvoir et d’argent produit suffisamment de frustration pour alimenter les délinquances de toutes sortes.

Je ne sais si c’est d’ordre génétique ou culturel, bien  que je sois enclin à pencher pour la deuxième cause – à conditions de remonter au plus loin et sans doute au delà des textes bibliques et des civilisations de l’antiquité – et donc à considérer que la socialisation des humains explique bien plus de choses sur les « perversions de ce monde d’aujourd’hui » que la pseudo nature.

Il ne me reste plus après cela que d’observer et de tenter de comprendre. Fanatique de la recherche des causes plutôt que de réagir impulsivement sur les effets je me contenterai de « mettre en garde » sur ce qui me semble devenir une menace pour nos civilisations : la globalisation et la généralisation de faits qui résultent de comportements jugés nuisibles dans tel ou tel domaine. Le jeu sordide avec les apparences, sur fond d’hypocrisie, permettant entre autre d’exploiter à des fins politiques voire idéologiques des faits divers, gagne du terrain sur l’éducation, meilleure garantie de prévention.

Franchement après avoir un instant cogité sur les effets de  la misère humaine je me retourne vers mes chats : deux chattes recueillies et qui portent  moins la souffrance et la crainte que j’ai probablement atténuées avec des soins modestes mais essentiels et deux chats nés dans cette ambiance, parfois joueurs, parfois tendres, hélas un peu égoïstes mais jamais agressifs. Il est remarquable ce que les soins et le bien être qui en résulte peuvent influencer le comportement des animaux…

Mais je n’oublie pas tout de même que sans le bon côté de notre humanité ces chats seraient sauvages ! Un peu comme nous…

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harcèlement sexuel

Le droit de se défendre

 

Vendredi, 10 Novembre, 2017
L’Humanité

La chronique philo de Cynthia Fleury

A vec #balancetonporc, #metoo, les procédés dérangent, lorsqu’ils sont ad hominem, et déjudiciarisent un instant la charge, mais pour le reste, lorsqu’il s’agit de décrire la culture sexiste de base qui organise les rapports de société, le dénigrement, jusqu’à la banalisation de la violence…, l’outil se révèle néanmoins régulateur. Il faudra le temps long pour vérifier l’aspect disruptif de ce phénomène dit de « libération » de la parole des femmes.

Il faudra aussi le jugement durable de la justice avec les affaires désormais en cours, affrontant la charge de la preuve, car si les témoignages des victimes se révèlent définitivement vrais, il était plus que temps que ces ignominies soient dénoncées. Prenons le livre d’Elsa Dorlin, Se défendre : une philosophie de la violence (Zones, 2017). Ou comment, depuis toujours, il y a ceux qui ont le droit de se défendre et ceux à qui on ôte ce droit. Dominer les autres, ce n’est pas seulement soumettre autrui par la violence, la force, l’humiliation, ou toute autre technique s’abattant sur son corps, c’est aussi le priver du droit de se défendre, au sens de s’autodéfendre, même à mains nues. La domination est une « fabrique des corps désarmés » : en 1685, l’article 15 du Code noir français, rappelle Dorlin, défend « aux esclaves de porter aucune arme offensive, ni de gros bâtons » sous peine de fouet. S’attrouper leur est tout autant interdit, faire quelques mouvements qui pourraient laisser croire à un entraînement des corps, aussi. « Cette interdiction de porter et de circuler en possession d’armes trahit une inquiétude permanente des colons qui atteste de l’effectivité des pratiques de résistance esclaves. » L’autre grand domaine des corps sans défense est bien sûr celui dévolu aux femmes.

Dès 1792, les citoyennes révolutionnaires dénoncent le fait qu’elles ne puissent pas porter, à l’instar des citoyens actifs, des armes pour se défendre ou défendre la patrie. Pauline Léon et 319 femmes signent alors une pétition pour organiser une garde nationale féminine.

C’est l’acte de naissance des fameuses « tricoteuses parisiennes », qui s’appuie sur un droit naturel à l’autodéfense. Mais rien n’y fait, car les femmes jugées perfides par nature (la culture sexiste, inégalitaire, ayant traversé toutes les séquences historiques et toutes les contrées géographiques de ce bas monde), dangereuses, représentent une « menace en soi ».

Pauline Léon, Théroigne de Méricourt défendront l’idée d’un bataillon d’amazones françaises : « Françaises, je vous le répète encore, élevons-nous à la hauteur de nos destinées ; brisons nos fers ; il est temps enfin que les femmes sortent de leur honteuse nullité, où l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes les tiennent asservies depuis si longtemps. (…) Citoyennes, pourquoi n’entrerions-nous pas en concurrence avec les hommes ? Prétendent-ils eux seuls avoir des droits à la gloire ? » L’émancipation des femmes n’était nullement au menu, encore moins l’émancipation armée.

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Philippe Martinez interviewé par l’Huma

Posté par jacques LAUPIES le 10 novembre 2017

 

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