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Consommer sans discernement conduit à des formes de violence

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2017

 

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Je crois que c’est Bacchus (de dos)

Il faut bien se rendre à l’évidence : dans nos sociétés, où qu’elles se trouvent  sur la planète, dès lors qu’une paix relative et un progrès économique et social, tout aussi relatif, existent, les comportements des individus deviennent globalement animés et motivés par le besoin de consommer souvent sans discernement. Certes il y a des exceptions d’individus, voire de groupes ou de catégories qui échappent à ce besoin qui, au fond, est à inscrire dans la lutte pour la vie contre la nature.

Ces exceptions ne peuvent résulter que d’un cheminement intellectuel qui nous conduit à ne rechercher que le nécessaire que l’on ne peut définir autrement qu’en prenant appui sur le développement historique des forces productives, rattaché à un degré de civilisation et des rapports sociaux harmonieux de coopération entre les humains.

Dès lors que cela n’est pas atteint le conflit est latent. Ainsi nous ne pouvons échapper à l’individualisme et au repli sur soi, sauf à nous impliquer collectivement avec nos semblables dans le combat politique qui, seul, peut permettre de créer une société à la mesure de nos besoins naturels.

S’impose alors l’exigence de la révolution mais celle-ci ne peut aboutir sans le ralliement de tous ceux qui sont dans l’exception en premier lieu et hors de l’exception en second lieu…

Ainsi l’éducation, la réflexion philosophique deviennent une exigence pour tous. Si cet objectif n’est pas majoritairement atteint (voire quasi unanimement)  il restera toujours une place pour l’anarchie ou le totalitarisme, le désordre ou la violence, et la révolution échouera…

 

Extraits de la Lettre à Ménécée :

“Qu’on ne remette pas à plus tard, parce qu’on est jeune, la pratique de la philosophie et qu’on ne se lasse pas de philosopher, quand on est vieux. En effet, il n’est, pour personne, ni trop tôt ni trop tard, lorsqu’il s’agit de veiller à la santé de son âme. D’ailleurs, celui qui dit que le moment de philosopher n’est pas encore venu, ou que ce moment est passé, ressemble à celui qui dit, s’agissant du bonheur, que son moment n’est pas encore venu ou qu’il n’est plus. Aussi le jeune homme doit-il, comme le vieillard, philosopher : de la sorte, le second, tout en vieillissant, rajeunira grâce aux biens du passé, parce qu’il leur vouera de la gratitude, et le premier sera dans le même temps jeune et fort avancé en âge, parce qu’il ne craindra pas l’avenir. Il faut donc faire de ce qui produit le bonheur l’objet de ses soins, tant il est vrai que, lorsqu’il est présent, nous avons tout et que, quand il est absent, nous faisons tout pour l’avoir.”

http://la-philosophie.com/epicure-lettre-a-menecee

 

Vingt ans en Chine, l’âge des possibles ?

Asie.
Dominique Bari, Vadim Kamenka, Lina Sankari
Mardi, 21 Novembre, 2017
L’Humanité

Née après les réformes initiées par l’ex-président Deng Xiaoping, la nouvelle génération oscille entre tradition et modernité. Rapport à la politique, à l’argent, aux aînés, à l’Occident… ces enfants qui feront la Chine de demain livrent leurs aspirations.

Tout ce que la Chine compte de high-tech se trouve dans la rue Zhongguancun. La zone, jadis investie par les vendeurs de rue de composants électroniques, est aujourd’hui la place forte des petits génies de l’informatique et des géants du Web. Le quartier de Haidian compte à lui seul 12 000 entreprises. Ses cafés branchés et connectés sont le repère de Lin. Encore étudiant, il y donne rendez-vous sans consommer. Au premier abord, il a tout du jeune individualiste qui souhaite tracer son chemin sans se soucier du reste. Il fait partie de cette nouvelle classe intermédiaire qui représentera potentiellement 400 millions de personnes en 2020, soit près d’un tiers de la population qui gagnera 60 000 yuans (7 700 euros) par an. Étudiant en aéronautique à la faculté de Beihang (Pékin), le jeune homme de 23 ans n’a pas d’idée précise de son avenir. Exemple vivant d’un pays où les possibilités se multiplient. Originaire de Foshan (Guangdong), Lin aimerait « rester dans une grande ville pour gagner plus d’argent ». Canton, qui le rapprocherait de sa famille ? Shanghai, où sa petite amie aimerait déménager ? À l’étranger, malgré le désaccord de ses parents ? À l’instar de cette nouvelle génération née après les réformes initiées par Deng Xiaoping, Lin a des rêves de mouvement. Également parce que l’aéronautique est le symbole de cette Chine de l’innovation qui émerge. « Ce type d’étudiants ne souhaite pas revenir dans la région dont il est originaire. D’une manière générale, le retour est perçu comme une régression sociale. Ne pas trouver d’emploi dans les grandes villes est une perte de prestige même si les familles font pression pour que les enfants reviennent », observe le sociologue et directeur de recherches au Ceri, Jean-Louis Rocca.

Les mariages arrangés restent une tendance forte

Autre lieu, autre parole. À la gare centrale de Pékin, la plus vieille de la capitale, l’horloge qui égrène les heures au son de l’Orient est rouge. L’affluence est grande, on y croise les migrants, ceux qui arrivent, ceux qui partent. Jiao Tigang, 22 ans, est de ceux-là. Il ressemble à un gamin, pourtant il a débarqué à Pékin il y a cinq ans, pour tenter sa chance. Elle était mince, avec pour tout bagage une éducation en école primaire bâclée ; il n’a pu trouver qu’un emploi de garde de sécurité dans un immeuble de l’ouest de la grande cité. À 3 000 yuans (385 euros) par mois, nourriture et logement inclus. Sans le précieux hukou, le permis de résidence, il a été exclu de toute aide sociale. De Pékin, il n’a rien vu mais il s’en moque. Ce grand timide est aujourd’hui heureux. Il repart chez lui dans le Shandong, dans sa ville natale de Dezhou, il va retrouver sa famille qui lui a tellement manqué. Il n’est pas trop inquiet pour son avenir, il a trouvé une place en apprentissage pour devenir vendeur ambulant de crêpes chinoises, ces fameuses « bing » si savoureuses. Il s’établira à son compte par la suite.

On a souvent décrit le décalage entre la jeunesse actuelle et ses aînés qui ont connu les privations. Il existe. Mais le paradoxe de ce pays en mouvement est de veiller à ses traditions tout en poursuivant sa propre voie sans se caler sur l’Occident. Ces traditions, c’est curieusement Wang Quan, jeune ingénieur dans une entreprise d’État et membre du Parti communiste chinois (PCC), qui les défend le mieux. Il a confiance en son pays et vante les principes de Confucius qu’il « connaît mieux que la théorie marxiste ». Ses parents étaient de modestes ouvriers du pétrole. Lui a pu faire des études et souhaite transmettre cette même chance à son fils. Il n’envisage pas d’autre enfant. « La compétition est trop grande, il faut de l’argent non seulement pour élever les enfants mais pour les activités extrascolaires et les salaires sont insuffisants à Pékin. »Selon Jean-Louis Rocca, les mariages arrangés restent par ailleurs une tendance forte. « Les parents, marqués par d’anciennes pratiques, continuent d’exercer une pression sur les enfants pour qu’ils trouvent un partenaire avant 30 ans. Ce n’est pas le simple fait des campagnes. Dans des grandes villes comme Pékin ou Shanghai, on trouve encore des marieuses. En ce domaine, on ne fait pas confiance au hasard. Ce qui peut aboutir à des conflits même s’il est rare que les enfants rompent totalement les liens. » Les parents de Lin sont, à ses dires, des « Cantonnais traditionalistes ». Lui récuse toute idée de gouffre générationnel : « Nous avons la même culture. S’ils aiment le poulet bouilli et que je le préfère frit, nous aimons tous trois le poulet et donc on peut trouver un consensus », sourit le jeune homme.

« L’argent est perçu comme un espace de liberté potentiel »

Cette pression familiale ressort au fil des témoignages. « Il s’agit plutôt d’un décalage entre notre génération qui n’a jamais connu la famine et celle de nos parents », souligne Ma. Jovial, cet étudiant en français souhaite se faire embaucher deux ou trois ans par une entreprise chinoise au Tchad ou en Côte d’Ivoire. « Le salaire y est particulièrement élevé. 25 000 yuans par mois (près de 3 200 euros). Cela me permettrait de reprendre mes études au Canada, où j’ai étudié une année. Ainsi, je n’aurai pas besoin de dépendre de mes parents. » Il faut néanmoins relativiser ce « fantasme africain ». Beaucoup d’entreprises ont du mal à trouver des candidats au départ. La pression familiale pour dénicher un emploi stable et bien rémunéré reste forte. « À la différence de nos parents, nous avons la possibilité de faire un métier qui nous corresponde. Au Québec, les contraintes familiales et sociales sont moins fortes. »

Le rapport à l’argent de la Chine actuelle peut surprendre. Si son salaire le lui permet, Lin souhaite acquérir son futur appartement même si les prix dans les grandes villes ont crû sur une base annuelle de plus de 10 % jusqu’au début 2017. « Le logement est la première chose à acheter après ses études car la valeur ne diminue jamais, confirme Cuifen (1), une étudiante en linguistique, nos parents nous donnent une partie de l’argent et, pour le reste, tout le monde fait un emprunt. » « La jeunesse actuelle semble seulement attirée par l’argent. C’est certainement lié au souvenir de la souffrance de leurs parents durant les années 1950, la Révolution culturelle et les mouvements critiques des années 1980 qui ont mené à Tian’anmen. Elle n’est sans doute pas aussi dépolitisée qu’on le dit mais, pour elle, l’argent est perçu comme un espace de liberté potentiel », observe Lian (1), une traductrice pékinoise.

«	Ne pas trouver d’emploi dans les grandes villes est une perte de prestige même si les familles font pression pour que les enfants reviennent	», observe le sociologue et directeur de recherches au Ceri, Jean-Louis Rocca. Claro Cortes IV/Reuters<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
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Contrairement aux apparences, la politique est en fait très présente. Si les jeunes ne se reconnaissent pas dans les discours officiels, elle est à fleur de paroles comme pour Yu Yinqing, qui, derrière son comptoir, vend des jus de fruits dans un point de vente de la gare. Casquette et blouse jaunes, aux couleurs de l’enseigne, cette jeune fille de 22 ans, originaire du Jiangsu, travaille sept jours sur sept, de 9 à 10 heures par jour, pour 4 000 yuans (514 euros) par mois. « À part la présence requise, le boulot n’est pas dur », assure-t-elle, toute à sa joie de vivre dans la capitale. Elle a trouvé par des relations à se loger près de la place Tian’anmen, dans une petite chambre de 7 m2 pour 500 yuans (64 euros) par mois. Une vraie chance qui lui fait oublier son rêve : celui de rentrer dans l’armée. « Il me manque mon diplôme de fin d’études secondaires. Je n’avais pas l’argent nécessaire pour poursuivre mes études. » Sa vocation est venue en 2008 lorsqu’elle a vu comment les militaires se sont portés au secours des sinistrés du Sichuan, après le terrible tremblement de terre qui a dévasté la province. « C’est ce travail humanitaire qui m’a séduite. » Adhère-t-elle au grand « rêve chinois » promu par le président Xi Jinping ? Un temps de réflexion : « Je fais mon travail de mon mieux et faire son travail, c’est aussi contribuer au rêve chinois. »

À 23 ans, Lin a déjà voyagé en Europe, au Vietnam et en Thaïlande. Comme beaucoup de jeunes Chinois, il a l’image d’une Europe sur le déclin, instable politiquement et où l’insécurité règne : « Elle me donne une impression de chaos. » De leur point de vue, aux États-Unis, la technologie est aussi développée que la libre circulation des armes à feu et le racisme anti-asiatique. « Pour eux, l’Europe est un monde dangereux. Ils ont un rapport au métissage culturel assez problématique faute d’y avoir été habitués. Les Chinois, y compris ceux qui sont critiques vis-à-vis du gouvernement, sont également dubitatifs à l’égard de notre modèle politique, où le président change régulièrement et où la loi est contestée dans la rue », décrypte Jean-Louis Rocca. Reste que la nouvelle génération fait preuve d’optimisme. Du fait des succès du pays, les jeunes font globalement confiance au gouvernement et aux avancées scientifiques pour régler les problèmes. Depuis son café du quartier de Haidian, Lin rappelle que Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, réseau bloqué en Chine depuis 2009, a appris le mandarin. Le retour de la Chine sur le devant de la scène mondiale après le « siècle d’humiliation » est sans conteste vécu comme une revanche.

(1) Le prénom a été changé.
Une société vieillissante

 

Une société vieillissante

 

Selon le président de l’Association de la Sécurité sociale de Chine, Zheng Gongcheng, la population âgée de 65 ans et plus gonfle chaque année d’environ 10 millions de personnes et devrait atteindre environ 400 millions d’individus fin 2035, soit 14 % de la population, le seuil à compter duquel la société est considérée comme vieillissante.

Cet article a été publié le Mercredi 22 novembre 2017 à 00:44 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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